12 juillet 2005
Le spasme du sanglot : conseils à la noix
Aujourd'hui, ma fille Roxane,
bout de chou à croquer de 11 mois, a eu un spasme du sanglot...c'est
arrivé ce midi, alors que je lui demandais un peu abruptement pourquoi
elle voulait arracher son bavoir...elle était déjà en train de pleurer,
et là, mon ton (alimenté par 3 jours et 2 nuits de souffrances dues à
une p**** d'otite externe) a été la goutte d'eau pour elle...elle
hurlait, hurlait, puis, plus un son n'est sorti de sa bouche pendant
quelques secondes, ses lèvres et son visage devenant bleus....j'ai
compris immédiatement que ça n'allait pas s'arrêter comme les autres
fois. J'ai tiré la chaise haute, elle était toute raide. Je l'ai
attrapée...toujours aucun son...et elle s'est évanouie dans mes bras.
J'ai réussi à garder mon calme (je sais que m'affoler ne fait
qu'empirer son état de peur d'habitude). Mon mari n'a pas compris de
suite...j'ai posé ma toute douce sur un matelas, j'ai tapoté ses joues,
j'ai soufflé sur son nez, en lui parlant doucement....une trentaine de
secondes (un siècle !) après, elle rouvrait les yeux...étonnament
calme. Elle a flotté entre deux mondes pendant 4 ou 5 minutes, puis est
revenue entièrement à nous....
Voilà, je m'y attendais depuis
longtemps, et c'est arrivé...elle me remue et me bouge, cette petite.
J'ai fait le serment aujourd'hui, à elle comme à moi, de maîtriser mon
ton et de ne plus me laisser envahir par la colère au point de lui
faire peur...elle me pousse, m'apprend, merci mon Ange....j'ai fait
beaucoup de chemin depuis mon enfance, depuis la violence vue et subie,
mais il me restait encore à ne plus crier, à ne plus m'égarer dans des
hauteurs verbales que tu ne comprends pas, qui te font tellement
sursauter que tu en hurles.
Pourquoi je m'y attendais ?
parce-que, déjà, quelques jours à peine après ta naissance, tu as
commencé à hurler à en devenir bleue dès que je te mettais en
voiture....c'était tellement éprouvant, tellement dur, que j'ai limité
mes déplacements pendant 9 mois...jusqu'au jour où tu as pu t'endormir
paisiblement dans le siège auto. J'ai compris lors d'un long
déplacement ce qui te faisait pleurer : assise à côté de toi, à
l'arrière, j'ai été prise de nausées et de sueurs froides, obligeant
ton papa à s'arrêter...et j'ai vu que ton petit nez se couvrait de
sueur malgré la climatisation...j'ai compris que tu étais malade en
voiture...depuis, je roule les fenêtres bien ouvertes et cela semble
bien te convenir, ainsi qu'à ton frère, régulièrement malade lui
aussi....mais il n'y avait pas que la voiture...chaque fois que tu t'es
fait très mal, ou que tu as eu peur, tu as frôlé le spasme du
sanglot....je t'ai ramené tant de fois avant que tu ne sombres
finissant par presque m'habituer à cette émotion qui te soulève et que
tu ne gères pas....mais voilà, aujourd'hui, tu as franchi le pas...et
tu m'as tourneboulée....je viens de te parler dans ton sommeil, à peine
endormie, repus de câlins et de lait...je t'ai dit qu'on allait essayer
toutes les deux de ne plus laisser nos émotions nous submerger à ce
point...tu as souri dans ton sommeil, tu as entendu...
Dans l'après-midi, j'ai surfé sur Internet, à la recherche d'éventuelles conséquences sur ta santé, ne doutant pas de ce que j'allais trouver : de telles inepties sur les "causes" de ce "comportement" et des conseils à tomber à la renverse !
Jugeons plutôt les écrits d'un pédiatre :
"Parents, ne vous laissez pas faire
Devant un tel tableau,
les parents paniquent. Effectivement, le spasme du sanglot est très
spectaculaire pour les parents non‑initiés. Il provoque de leur part
une réaction de surprotection dont profite outrageusement l'enfant. De
peur de déclencher de telles crises, les parents n'osent plus rien
refuser à leur bambin qui se comporte alors en maître tyrannique. Il
faut que les parents évitent de tomber dans le piège qui consiste à ne
rien interdire à l'enfant de peur qu'il ne fasse « sa crise » !
Il
s'agit souvent d'enfants hyperactifs, turbulents, opposants et coléreux
qui profitent de l'anxiété de leur mère ou des membres de la famille.
Ces spasmes se produisent d'ailleurs sélectivement lorsque l'enfant se
trouve en face de certains membres de sa famille particulièrement
faibles ou crédules.
Avec des conseils adaptés, l'attitude des parents peut faire disparaître les crises très rapidement."
http://malaise.free.fr/textes/medecin5.htm
ou encore :
"Dans
l'immense majorité des cas, il ne faut rien faire, ces troubles sont
bénins. Les parents ne doivent pas s'en inquiéter outre mesure, au
risque d'installer un climat familial trop permissif aboutissant à un
laxisme éducatif responsable de moult problèmes plus tard."
http://www.medecine-et-sante.com/pediatrie/spasmedusanglot.html
ou encore :
"Conduite à tenir
Tamponner le front de l'enfant simplement avec de l'eau
Les parents doivent adopter une attitude calme
Il ne faut en aucun cas céder aux caprices de l'enfant tout en redoublant d'affection pour lui.
Le
danger réside dans le fait que l'enfant peut profiter de la situation,
c'est-à-dire de la peur que les parents éprouvent lors des crises, pour
abuser de son pouvoir."
http://www.vulgaris-medical.com/front/?p=index_fiche&id_article=4309
Ma
fille n'ayant rien à voir avec le "portrait" décrit dans cette
édifiante prose, je me suis permis d'interpeller ces médecins. Ma fille
est douce, gaie, toujours en train de rire, sourire, danser, chanter,
applaudir. Elle n'a rien d'une enfant hyperactive ni tyrannique.
Je suis consternée de voir la qualité des conseils que peuvent proférer certaines personnes, surtout si elles sont détentrices d'une forme "d'autorité", comme par exemple médicale...combien de parents vont se laisser influencés par ce type de paroles ? combien vont se croire faibles, anxieux et laxistes ?
j'ai la chance de bien me connaître, et d'avoir confiance en moi et mes capacités maternantes, ces paroles ne m'atteindront pas...je ne suis ni anxieuse, ni "faible" (je n'aurais pas accouché dans la douceur de ma maison si ça avait été le cas !)... alors, réfléchissons ensemble : un bébé fait un spasme du sanglot, s'évanouissant, bleu, sous les yeux ou dans les bras de ses parents....et le conseil donné, c'est plus de fermeté, moins d'anxiété, ne "pas tomber dans le piège" ?!!!!! j'ai lu qu'il fallait feindre l'indifférence !
Croyez-vous que si un adulte tombe dans les pommes, on pourra dire qu'il nous manipule et qu'il ne faut pas intervenir ?
croyez-vous
que si un adolescent, en proie à des émotions ingérables, essaie
d'attenter à ses jours (consciemment ou inconsciemment par des
comportements à risques), on conseillera à ses parents de l'ignorer,
d'être plus fermes, et de ne "pas tomber dans le piège" ?
non !!! on ne réserve ce sort qu'aux bébés....
ben
voyons, c'est tellement facile, va rien dire lui....juste se sentir en
insécurité grandissante, et comprendre que papa/maman se fichent
complètement de ses grosses frayeurs / douleurs !
comme il y a
vingt ans, on opérait encore les bébés sans anesthésie, juste paralysés
au Curare (vous ne me croyez pas ? lisez "le bébé est une personne",
vous serez anéantis par tant d'inhumanité), dénigrant qu'ils aient les
mêmes sensations / douleurs que nous adultes, on continue, aujourd'hui,
au 21 ème siècle, dans une société soi-disant civilisée (ou simplement
coupé de son tronc émotionnel ?) à nier que les bébés puissent avoir de
BONNES raisons de crier leurs émotions, leurs colères.
Oui, ça "marche" de laisser pleurer un bébé....oui, ça "marche" de
jouer l'indifférence.....oui, il va rapidement s'arrêter....mais ce
qu'il avait à dire par ses paroles ou ses actes n'a pas disparu comme
par magie ! on n'a, en aucun cas, réglé "son problème", il a simplement
renoncé à communiquer ! un enfant qui va jusqu'à s'évanouir est en
proie à une émotion tellement bouleversante qu'il ne peut la
supporter...feindre de l'ignorer ne fera pas disparaître son émotion,
mais l'expression de cette émotion....
Combien
d'entre nous ont enregistré dans leur petite enfance que leurs émotions
n'avaient pas de place, se heurtaient à l'indifférence ou à la négation
?
combien d'entre nous ont oublié leur capacité à exprimer ce qui ne va
pas dans leur vie, se rongeant de l'intérieur ? combien sommes-nous à
pouvoir nous "dire", à oublier cette incapacité à communiquer, à transmettre,
déguisée sous les traits d'une soi-disant "pudeur" ?
combien se dopent
/ droguent, à la cigarette, à l'alcool, au sport, aux médicaments, à la
nourriture, au sexe, au psymachin, pour essayer de traduire des émotions qui n'ont pas
de sortie ?
combien
développent une violence corporelle contre les autres ou contre
eux-mêmes ? ne voit-on pas fleurir, au grand étonnement des
"spécialistes", fleurons de notre époque moderne qui a perdu un bon
sens pratique de l'humain, des comportements d'auto destruction dans
une population de plus en plus jeune par refoulement de leurs émotions
qui trouvent une autre porte de sortie ?
les petits n'ont pas tout ça à leur disposition...alors,
ils crient, hurlent, s'évanouissent parfois....
Ma fille, puisque je connais son "cas", a peur facilement, et
notamment si je crie. Je ne peux m'empêcher de relier son comportement
à ce qui est arrivé quelques heures après sa naissance....j'ai subi des
tentatives de délivrance manuelle de mon placenta qui tardait à
sortir....douleurs de chien, je n'ai jamais autant souffert de ma vie,
même pendant l'accouchement ! j'ai longuement hurlé, mon bébé contre
moi, dégoulinant la sueur, et manquant de m'évanouir à plusieurs
reprises....ma fille a tout entendu, tout vécu avec moi...quelle
empreinte aura laissé cet épisode malheureux dans notre existence ?
qu'a-t-elle gardé de mes hurlements de douleur ? a-t-elle "enregistré"
qu'on exprimait sa douleur, sa peur, ainsi ? fort probable, non ?
Elle
est aussi très communicante, elle rit beaucoup, applaudit, danse,
s'amuse...elle est entière, ma toute belle...et dans ses émotions
négatives aussi...alors, si elle s'est fait mal, ou si elle n'arrive
pas à s'endormir en voiture (sacrés dos d'ânes !), elle va pleurer,
pour soulager sa peur ou ses tensions, pour évacuer...et si ça dure
dans le temps, ça empire jusqu'à approcher le spasme...
Où voit-on
des colères manipulatrices, des caprices ici ? comment un bébé de
quelques jours pourrait-il "manipuler" ses parents ? (j'ai bien une
copine qui m'a sorti qu'elle avait compris que j'arrêtais la voiture si
elle hurlait mais bon....).
Je n'y vois pour ma part que
l'expression d'un sentiment (l'agacement, l'énervement, l'inconfort),
d'une souffrance (quand ma pépette tombe, c'est souvent sur la bouche,
ce qui est très douloureux), un trop plein d'émotions qui cherche à se
déverser mais ne trouve pas la sortie ! j'y vois un bébé qui hurle,
mais qui n'en peux plus d'hurler, et d'être incompris !
Allez, jetons au rencart la sempiternelle image du bébé manipulateur, du diable que nous aurions porté en notre sein....un bébé a des besoins et des émotions fortes, et il arrive que parfois les adultes ne les comprennent pas, alors il les crie.... ou il se résigne à ne plus rien dire aussi.... les "désirs", les "caprices", chers à ce vieux Dr Freud et à tous ses disciples, viendront bien plus tard et pour des choses bien plus futiles qui ne nécessiteront pas qu'ils "jouent à s'évanouir" (pffff, comment on provoque un évanouissement volontairement, vous y arrivez, vous ?) ....
Parents, vous qui vivez la même chose que moi, je vous assure qu'il y a des choses qui "marchent" : ne pas s'affoler (votre peur alimentant celle de votre bébé, je l'ai constaté), le prendre doucement dans les bras, le regarder dans les yeux, lui parler doucement, le serrer fort, lui tapoter le dos....le contact avec la douceur maternelle, la chaleur corporelle, le son de la voix, les "ramènent" bien plus sûrement que l'indifférence prônée.
J'essaie de toujours tirer une leçon des épreuves que je traverse, et celle d'aujourd'hui ne fut pas des moindres...j'y ai compris que j'avancerai grâce à ma fille qui m'indique de tout son être à quel point mes comportements ou cris peuvent bouleverser un tout petit....je me dis que si beaucoup plus d'enfants faisaient des spasmes du sanglot, ça viendrait peut-être à bout des violences qui leur sont faites, comme cette maman que j'ai vu jeudi dernier donner des claques à son bébé de 5 / 6 mois, lui dire "dégage / merde, t'as pas compris ce que je te dis / garce"... tout ça pour une frite que tentait d'attraper ce bébé visiblement affamé...le monde ne tourne pas rond, vraiment....au pays des médecins qui perçoivent bébé comme un tyran, des parents qui s'énorgueillissent de taper leur bébé (eh oui, je me suis accrochée avec ladite dame), que faisons-nous mes enfants ?
Pascale
maman de Théo (5 ans déjà) et de Roxane (presque 1 an)
Créatrice et développeuse d'êtres humains :-)
"Vous dîtes : c'est
fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez :
parce-qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se
courber, se faire petit. Là, vous avez tort. Ce n'est pas cela qui
fatigue le plus. C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever à la
hauteur de leurs sentiments. De s'étirer, de s'allonger, de se hisser
sur la pointe des pieds. Pour ne pas les blesser."
Janusz Korczak
Commentaires
Leçons de vie
Bonjour Pascale,
C'est toujours une joie de te lire.
Effectivement, l'enfant nous donne chaque jour des leçons de vie, et c'est à nous de les accepter, et de grandir vers l'amour et le respect...
Parfois, je suis aussi à bout de nerf, j'ai trop envie de craquer, de laisser ma fille pleurer seule... Mais en lui parlant doucement, honnêtement, de choses VRAIES (je lui raconte tout mes sentiments, mes disputes) je lui répète sans cesse "ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de ta faute"...
Bon courage avec tes 2 anges
Bises
Mathilde
Merci Mathilde :-)
on est passé près encore avant-hier, son papa ayant crié de douleur (mais pas du tout de colère) parce-que le grand frère lui a pris les cheveux dans une hélice de bateau électrique (mèche que j'ai dû couper !). C'est donc la frayeur plus que la colère qui la surprend et fait monter un spasme. Elle est terrifièe, et hurle de peur, ma poussinette....ça relie donc bien à mes cris pendant la délivrance, je trouve...
bises.
un petit truc...
ma 2ème fille a eu plusieurs "épisodes" de spasme du sanglot...
ça lui arrive quand elle se fait très mal (en se cognant la tête par exemple) et c'est la douleur qui la fait hurler, perdre son souffle et tomber en syncope (sûrement pas un "caprice" grrrr).
Voilà mon truc : au moment où le cri devrait sortir mais que l'enfant semble "bloqué" il suffit de le prendre dans les bras et de lui souffler tout doucement dans la bouche, l'arrivée d'air le fait reprendre son souffle, le cri sort et c'est fini ;-)
quand on connait ce truc et qu'on a pu l'essayer avec succès, ce genre d'incident se vit beaucoup mieux quand on le sent arriver.
j'espère que cela pourra aider des parents :-)
Ha oui, merci ! j'ai déjà remarqué qu souffler sur son visage la faisait revenir, mais pas aussi assurément que tu l'as testé. Merci beaucoup.
Roxane, de fait, c'est vraiment la peur ou la souffrance qui lui coupent le souffle.
Merci pour l'info
Merci pour les conseils que je vais essayer de prodiguer sur mon fils en plus du classique "jeté d'eau froide sur la figure". Mon petit bout de 18 mois fait des spasmes depuis qu'il a 4/5 mois...Son père et moi-meme sommes totalement désouvrés quand il vient à ne pas reprendre son souffle parfois pendant de longues minutes...Il lui est meme arrivé de tomber en syncope. Jusqu'à présent rien de pire, mais je redoute toujours le prochain spamsme, qui peut partir de rien du tout...
MERCI!
Simplement Merci, j'ai pleuré quand j'ai lu l'article car ma fille fait des spasmes du sanglot depuis qu'elle a 6 mois...j'en ais parlé à plusieurs spécialistes de la santé et TOUS m'ont dit que ma fille avait un mauvais caractère et était bien "maline"...non mais c'est comme si elle était un petit diable...elle avait déjà du mal à respirer quand elle avait 3 jours de vie alors franchement, quel commentaire!!!!! En plus, plusieurs personnes de mon entourage nous juge et je trouve cela difficile. L'autre jour, mon voisin a dit très fort (alors que ma fille avait du mal à reprendre son souffle):"bon, elle va perdre connaissance..." ! Mon coeur me fait mal quand j'entend des choses pareille! Je sais qu'elle est différente mais les gens retiennent juste ÇA d'elle et elle est tellement géniale...désolée, je m'emporte mais je trouve ca bien lourd à porter, je me sens coupable tout le temps et je pense souvent que c'est ma faute. Je voulais encore dire MERCI car ca m'a fait un immense BIEN de lire cet article ce soir...
Une maman québécoise
de rien, Démétane
Je suis heureuse de pouvoir aider, et rassurer. Je suis ulcérée par ces conseils débiles ! comment croire qu'un tout petit petit fait "un caprice" ou nous manipule alors qu'il n'a que 3 jours, ou que ses spasmes surviennent principalement lorsqu'il s'est fait mal ou a eu peur ? je le comprendrais - à la rigueur - si on parlait d'enfants de 3/4 ans qui réclament un jouet, tapent des pieds, hurlent, et se roulent par terre....mais d'un tout petit !
Ma fille continue à être complètement paniquée lorsque je me fais mal ou lorsqu'on m'ausculte devant elle....je ne peux pas m'empêcher de relier sa peur à la longue séance de tortures et à mes hurlements lors des tentatives d'extraction manuelle de mon placenta quelques heures après sa naissance....j'ai longuement hurlé, hulé de douleurs à en mourir (un cauchemar bien pire, en 1000 fois, que l'accouchement en lui-même);...avec ma fille contre ma poitrine.
Roxane n'a néanmoins plus fait de spasmes depuis ses 1 an.
Ecoutons notre coeur....et pas tous ses soi-disants "spécialistes" !
Un avis plus partagé...
Bonjour Pascale,
Je trouve votre approche intéressante. Je suis papa d'une petite fille de 11 mois. Elle a fait ses premiers spasmes du sanglot vers 5-6 mois. Cela lui arrive de temps en temps surtout lors de chute douloureuse et lors de grosse frayeur, rarement par frustration.
Autant certain conseil de médecin ou autre sont impensables (vous les citez) autant je trouve que vous ne laissez aucune place à la possibilité qu'un bout de chou, même de 6 mois, ne puisse pas être capable, inconsciemment, de sentir que la situation lui sera plus 'favorable' en 'faisant' une crise. Je le répète, de façon inconsciente! Avec ma femme, nous avons remarqué que dans certaines situations, on s'attendait à une crise mais rien n'est venu (ouf!).
Je suis par contre tout à fait d'accord avec votre façon de réagir face à la situation. Le fait de rester calme et de surtout rester à l'écoute de bébé. Quand je vois ma fille commencer une crise, il y a un moment précis où elle 'panique' parce qu'elle n'arrive plus a reprendre son souffle. Et c'est vraiment le pire moment à vivre pour nous et sûrement pour elle, même si la perte de connaisance est impressionnante.
Je pense également qu'il y a un risque pour les parents de modifier leur comportement vis à vis de bébé, quelques soient les véritables raisons à l'origine des spasmes, et que cela peu aboutir à un enfant qui n'a pas les bons repères éducatifs. Les conseils de 'ne pas tomber dans le panneau' ainsi que 'éviter la surprotection' sont importants, même si son application (mépris, indifférence) est très discutable...
En tout cas, je prends bon conseil pour le souffler sur le visage ou dans la bouche afin de désamorcer l'apnée! J'espère que ce sera efficace et bénéfique pour tout le monde!
Merci à toutes pour vos récits de vie et vos conseils!
Bonsoir Nico
Merci pour votre avis.
Je continuerai, quand même, à être profondément convaincue que les bébés ne sont pas manipulateurs (même "inconsciemment") et qu'ils ne peuvent déclencher d'aussi forts symptomes juste pour attirer notre attention...
qu'ils aient un langage, en l'absence de communication parlée, que nous ne comprenons pas, peut-être...
que nous ne comprenions pas l'importance pour eux des évènements qui les bouleversent, une fois passés à notre filtre d'adulte, peut-être....
que l'importance de leurs émotions nous semblent tellement démesurée... que nous ressentions l'utilité d'appeler ça "comédie" ou "manipulation"....peut-être,oui, peut-être, nous qui sommes tellement loin de nos émotions d'enfants....
Et je continuerai à être convaincue qu'ils n'ont pas besoin d'être "éduqués" à 6 mois !
à cet âge-là, et jusqu'à l'âge d'opposition environ, l'enfant a d'abord des besoins. C'est par l'assurance, la réassurance que leurs besoins sont entendus et comblés (attention, je ne parle pas de désirs, hein ?) que l'enfant pourra développer et consacrer son énergie à étudier et copier ses parents dans les actes, gestes, et comportements quotidiens....ce que j'appelle "l'éducation silencieuse"....faut-il que ses parents soient exemplaires :-) et s'ils ne le sont pas...qu'ils n'exigent pas plus à leurs enfants qu'à eux-mêmes, première rencontre avec l'injustice, premiers besoins de se révolter.
Après avoir appris à mes enfants qu'ils sont dignes d'intérêt et de respect, après avoir rempli leur réservoir d'amour, de tendresse, de l'assurance que leur papa et moi sommes des rocs dans leur vie, des piliers auxquels ils peuvent s'accrocher pour résister à toutes les tempêtes, je ressens naturellement le besoin de beaucoup expliquer, de poser MES limites, d'aider mon enfant à repérer celles des autres, lui apprendre doucement (et principalement par l'exemple) la vie avec les autres vers 15 / 18 mois, âge auquel ils s'opposent fermement pour prendre leur envol, se détacher de nous et créer leur individualité.
Mais pas avant.
Je crois utile de préciser que mon fils de presque 6 ans est un enfant sensible, gai, gentil...remuant et bougeant beaucoup, certes vivant...mais très agréable..."bien éduqué", certains diraient :-)
Ah, au fait, Roxane n'a pas fait de spasmes de sanglot depuis l'été dernier. Ses émotions, ses colères, ses joies sont toujours bruyantes mais mieux canalisées....il faut beaucoup l'entourer quand elle a peur...et que je ne lui fasse pas peur moi-même, dans un accès émotif incontrôlé :-/ dirait-on qu'un bébé manipule plus qu'un "grand" de 20 mois ? ou que ce même bébé a pris confiance ou a appris d'autres manières de crier sa peur et sa douleur ?
Je vous laisse juge :-)
spasme du sanglot
Tout ce que vous avez évoqué vient de nous arriver et depuis, nous ne savons pas comment réagir etquoi faire.Pourriez-vous donc nous dire si,durant sa perte de connaissance, l'enfant respire-t-il ou non .
Si nous ne sommes pas présents lors d'un spasme et donc de sa perte de connaissance,peut-il en mourir ou revient-il obligatoirement à lui.
Merci de nous répondre vite.
bonsoir
ma fille respirait lors de ses évanouissements. Il ne s'agit pas d'une syncope ni d'un arrêt cardiaque dans son cas.
J'espère que ce que j'ai écrit dans mon message vous aide à trouver les bons gestes.
Je n'ai jamais laissé ma fille, en garde à quiconque pour l'instant, et a fortiori seule dans ses moments-là. Et le maternage que j'ai choisi, dit "proximal", m'encline à ne jamais laisser pleurer ma fille seule dans son coin, encore moins dans un lit. Donc, je ne peux pas vous dire ce qui se passe en l'absence des parents. Mais je peux présumer que vivre une telle expérience seul et s'en remettre seul doit plonger l'enfant dans un immense abîme de solitude..."personne n'est là pour moi".
Ceci dit, des enfants sont déjà morts étouffés par leurs pleurs, à cause des glaires notamment et par suffocation et manque de reprise du souffle.
Il s'agit de bien faire la différence entre un enfant qui fait un spasme du sanglot sans rapport avec d'interminables pleurs mais plutôt avec une grande frayeur (ma fille ne pleure presque pas, en fait, elle hurle de terreur sans reprendre son souffle)...et des pleurs qu'on laisse se dérouler dans la peur et la solitude.
J'espère vous avoir répondu.
mreci d'avoir répondu. Nous allons chez un pédiatre pour un bilan.
Je pose sincèrement la question :
pour quoi faire ?
pour vous entendre dire qu'elle est capricieuse et manipulatrice ? pour cautionner que "tout va bien" ? ne le sentez-vous pas vous-mêmes, en tant que seuls spécialists, seuls connaisseurs de votre fille et de ses réactions ?
avez-vous "analysé" ce qui avait conduit votre fille à s'évanouir ? et ne pouvez-vous pas mettre en place, par vous-mêmes et de façon autonome, un comportement adéquat ?
est-il besoin d'aller voir un "spécialiste" pour demander comment se comporter ?
je serais assez intéressée pour que vous reveniez me dire ce que ce pédiatre concluera..au cas où certains docteurs pourraient me surprendre encore par leur humanité... :-)
finalement sa n 'arrive pas qu 'aux autres
voila j'ai mon enfant Amazigh agé de 19 mois qui ma fait ce spasme du sanglot avec le quel je me suis comporter d'une maniere calme .Mais ce qui me tracasse le plus le phenomene de rigidité qui accompagne le spasme et surtout les raisons etiologiques de ce phenomene amicalement
Bonjour et merci pour ces témoignages! Ma fille de 16 mois a fait 2 malaises consécutifs la semaine dernière, je ne connaissais pas du tout le spasme du sanglot, j'ai paniqué et je l'ai conduit au service pédiatrique de l'hopital le plus proche. Dès le 1er examen, l'interne a mentionné le spasme du sanglot, sans m'expliquer le phénomène. On a fait endurer à ma pitchoune une série d'examens tous plus pénibles les uns que les autres, sans jamais m'expliquer, malgré mes demandes, ce qu'ils recherchaient. Après 2 jours (!) d'hospitalisation, nous étions toutes deux (je suis seule avec elle, donc pas de relai!) à bout, j'étais résolue à quitter l'hopital et en finir avec ces examens incessants (éléctrodes collées sur la tête, prises de sang, radios, etc). Le chef de service est venu avec sa troupe, m'a demandé pourquoi j'étais "dans tous mes états" (!!), et m'a dit qu'il restait un examen a effectuer, et que de toute façon, si je tenais à la santé de mon enfant, je n'avais pas le choix. Je reste traumatisée par ce dernier examen, qui consistait à presser fortement sur les globes occulaires de mon petit bout jusqu'à ce que la douleur lui fasse perdre connaissance!! Je ne comprends toujours pas le sens de cet examen, et je culpabilise énormément de les avoir laissé lui faire du mal.
Chère Equivalt
je suppose que vous avez fait ce qui vous semblait le plus approprié, vous en référer à "ceux qui savent" (soi-disant) mieux que nous. Vous avez eu peur et votre choix d'aller à l'hôpital était mû par l'inquiétude.
Je fais aussi partie des gens qui ont du mal à s'opposer aux autorités médicales et à faire valoir mes droits de parturientes, à me faire respecter. J'ai du mal à lutter..merci à mon éducation qui m'a surtout appris à me soumettre et à la fermer. Raison pour laquelle je cherche dans mon coin, le plus souvent, des "solutions"...et finalement, j'en trouve bien d'autres que ce que le corps médicale propose !
je suis effarée du nombre d'examens intrusifs et iatrogènes qu'on peut infliger aux patients, a fortiori aux tout-petits, pour poser un diagnostic :-( j'ai même su que des ponctions lombaires peuvent être pratiquées pour quelques jours de lègère fièvre inexpliquée :-/ quelle horreur :-(
question : ces examens se multiplieraient-ils autant si la sécu ne payait pas les factures sans broncher ? m'étonnerait bien :-(
Câlinez-bien votre poupette. Tendresse à vous deux.
Merci Pascale! Je viens d'écrire une lettre à la direction de l'hôpital, ça m'a fait un bien fou de pouvoir vider mon sac! Je doute qu'elle est un impact quelconque sur les personnes concernées mais peu importe, j'avais besoin d'exprimer ma colère! J'ai aussi eu un long entretien avec une super pédiatre homéopathe, qui m'a expliqué le pourquoi des examens subis par pitchounette, et le processus du malaise vagal (le spasme en question). Quel soulagement! Et quel réconfort d'être traitée de façon humaine! Très important, son discours déculpabilisant, qui a fini d'effacer les commentaires du personnel de l'hôpital. Pour info, voici en gros ce que la pédiatre a pu me dire sur le malaise vagal:
il est déclenché par l'activité d'un nerf, le nerf vagal (ou nerf vague), qui modére la rapidité des battements cardiaques. Il agit en équilibre avec le système nerveux qui accélère notre coeur. De nombreux réflexes passent par le nerf vagal et contribuent à accorder le pouls et les besoins de l'organisme. Si l'un de ces réflexes fonctionne trop, ou de façon inappropriée, le nerf vagal ralentit trop notre rythme cardiaque et entraine une baisse de la tension artérielle et le malaise.
En tout cas, dans cette histoire, ce que je veux surtout retenir, c'est de ne plus me laisser impressionner par les soi-disant détenteurs d'un sacro-saint savoir, médecin, infirmière ou autre...
Qu'est-ce qu'ils nous aident à grandir ces enfants! :)
spasme du sanglot
Ma fille de 4 mois a fait un spasme hier soir. Nous étions en voiture vers 18h30, je venais de la récupérer de chez sa grand mère pour rentrer à la maison. Heureuse de la retrouver, puisque, travaillant, je ne la vois pas le matin ni entre midi et deux. Nous voilà en voiture et les pleurs commencent. D'abord doucement alors je commence à chanter des chansons pour la distraire et pour rendre le voyage plus joyeux. Les pleurs s'intensifie, je ne m'arrête toujours pas car il est tard et j'ai six personnes à diner ce soir. Arrivées en bas de ma rue (qui est longue et pentue), elle commence vraiment à ne plus trouver sa respiration et tousse... je me dépèche et j'arrive enfin, après 20 minutes de ce trajet je la prends dans mes bras et la tiens contre moi. Elle est écarlate, hurle à s'époumoner, ses jambes, qui marquent vite sont un peu bleues mais elle ne tombe pas dans les pommes et moi je suis attérée de voir dans quel état elle est capable de se mettre alors que je suis là tout près d'elle à lui parler et à lui chanter des chansons. 1/4 d'heure pour se remettre, son père arrive et là voilà tout sourire et toute clame enfin!!! La soirée peut enfin commencer, nous jouons ensemble avant le bain et le bib du soir. Elle sourit et rit même , tout est fini mais moi une fois qu'elle est couchée je ne peux que me demander si, j'aurais du m'arrêter plus tôt, la calmer au milieu du trajet ou si la laisser pleurer en la rassurant par mes mots et mes paroles suffisent. Bref, je ne sais pas comment réagir. La journée et finie, nous sommes le matin et j'espère vraiment que notre prochaine soirée, déjà si courte ensemble ne sera pas entachée par une nouvelle crise, si spectaculaire et si éprouvante pour elle. Quant à moi, je voudrais savoir quelle attitude adopter. Le pédiatre est formel. Il n'y a pas de spasme sans spectateur mais que veut elle me dire? c'est ce que j'aimerais comprendre... pour être à côté d'elle et l'aider à gérer ses angoisses et ses frustrations. Je ne crois pas être faible ou crédule juste très triste de la savoir si mal par moment et pourtant tellement vive et heureuse à d'autres.
Bonjour sbm,
votre toute-petite n'a pas fait un spasme du sanglot, puisqu'elle n'a pas perdu connaissance, mais hurlé jusqu'à ce que vous répondiez à son besoin d'être prise dans vos bras.
C'est un réel besoin pour un aussi petit nourrisson ! vous vous rendez compte de la dureté de ce type de vie pour un tout petit bébé ? ne pas voir l'être sans qui tout son univers s'effondre, ne pas être contre vous, sentir votre odeur, entendre votre voix, sentir votre présence....
En plus de la difficulté à s'adapter à être gardée toute la journée par quelqu'un d'autre que celle qui l'a mise au monde il y a 4 mois à peine.....être "seule" (c'est à dire sans vous, car à son âge, vous seule importe) toute une looooooongue journée, très longue journée (ils n'ont pas de repère de temps, et une journée ressemble à plusieurs jours pour eux), être récupérée par une maman aimante mais pressée, sans doute fatiguée par sa journée et impatiente de rentrer, être "larguée" dans un siège auto loin des bras de celle pourtant tant attendue, espérée toute la journée de tout son corps qui souffre de faim affective, ne pas vous sentir disponible pour elle puisque vous tendez à autre chose que passer votre soirée avec....quelle horreur pour ce tout petit être sorti de sa mère depuis si peu....et elle a crié, hurlé, pleuré...de plus en plus fort....pour que votre fibre maternelle vibre, parce-qu'elle est programmée pour crier son mal-être afin que sa maman accourre et vienne, et que vous, vous êtes normalement programmée pour répondre à sa détresse, si vous n'êtes pas coupée de vos instincts......parce-que son besoin affectif est tout aussi grand et vital que manger, boire et dormir (avez-vous eu connaissance de cette expérience terrible faite dans un orphelinat sur 2 groupes d'enfants ; 1 groupe était nourri à sa faim mécaniquement par une sorte de mannequin, et l'autre était sous nourri par une infirmière qui s'en occupait avec tendresse....le premier groupe a dépéri complètement !).
Ce que vous a dit la pédiatre est abject. Changez-en.
Avoir aussi peu de tendresse, de compréhension, et de connaissance des besoins des tout-petits est indigne d'un pédiatre (mais bon, on sait que certains le sont devenus pour des tas d'atures raisons que l'amour ou l'intérêt des enfants !). Parler de "spectacle" pour une crise aussi forte de pleurs d'un nourrisson de 4 mois, c'est insoutenable...avec le recul, ne le sentez-vous pas ? et dire qu'un parent est "spectateur" au lieu d'être acteur, c'est avoir une conception de la relation parent-enfant bien particulièrement froide.
Vous n'êtes ni faible ni crédule, vous êtes une maman qui vibre, et qui est programmée pour (heureusement que les mamans réagissent aux pleurs époumonnés de leurs bébés...imaginez un peu si l'espèce humaine aurait survécu si les bébés n'avaient pas su dire leur détresse et si les mamans n'avaient pas su réagir !)
je partage avec vous les écrits d'une amie à une co-listière sur une liste de discussion autour du maternage. La maman s'inquiétait de ce que sa fille, après avoir dormi profondément un bon moment (est ce le cas de votre fille chez sa mamie ? si oui, sachez que le sommeil peut parfois être un refuge pour "oublier" quelque chose de trop dur à vivre) :
"Sans vous connaître, à la lecture de ton récit et à la lueur de mon expérience, voilà mon ressenti...Ta toute-petite n'a que peu de repères : les voix de ses proches, ton odeur et celle du papa, ton sein...Elle est totalement démunie face à un éventuel prédateur et est conditionnée génétiquement pour adopter des comportements de survie en cas de sentiment d'insécurité (là où on dit "insécurité" le corps du nourisson "pense" "grand danger").
Hier soir au Flunch elle n'a pas reconnu les odeurs familières, a
entendu des sons inconnus, éloignée de tes bras, ton odeur, du bruit de ton coeur...Pour ne pas attirer l'attention du danger éventuel qui aurait pu se dissimuler derrière cet environnement inconnu (=potentiellement hostile, donc inquiétant) ta fille s'est réfugiée dans le sommeil. Puis dès qu'elle s'est retrouvée dans un endroit plus rassurant, entourée seulement de personnes connues, elle a pu laisser libre cours à l'expression du stress précédemment ressenti.Le stress de ta fille peut être tout à fait "normal", ce qui serait inquiétant à mon sens c'est qu'elle puisse rester indifférente aux changements, qu'elle ne réagisse pas.
Ca me rappelle ces nouveaux-nés (dont ma fille à l'époque !) qui
dorment tout le temps lors des visites... et hurlent ensuite toute
la soirée :-/".
Il vous arrivera certainement de ressentir comme injuste que votre fille hurle quand vous la récupérez alors qu'on vous dira qu'elle a été "pourtant adorable" toute la journée (c'est un discours qu'on entend souvent des nounous ou crêches)...c'est qu'elle n'a que faire des autres....la seule qui lui importe, la seule à qui elle a envie de crier sa détresse, la seule qui peut vibrer contre elle, c'est vous.
Ce n'est ni calculateur, ni manipulateur, c'est inné, et preuve du besoin qu'elle a de vous, et de l'amour immense qu'elle a pour vous, de la confiance qu'elle porte en votre écoute.
Ne pas lui répondre, c'est lui dire "tu te trompes, tu ne peux pas avoir confiance en moi, je ne suis pas là pour te comprendre ni combler tes besoins affectifs..;;et le petit être assoiffé qu'elle est, finira par se taire, cesser de pleurer, de réclamer, résignée à ne plus se dire puisque non écoutée...c'est comme ça qu'on "dresse" un enfant, et puis qu'on se plaint ensuite qu'il ne nous parle plus, qu'il ne s'exprime plus...qu'il somatise ce qu'il a à dire par diverses manifestations physiques ou psychologiques...comme ça qu'on en arrive à un enfant qui subit divers évènements sans en parler à papa et maman...comme ça qu'un ado rejette avec force ses parents, parce-que malgré ce qu'ils lui assurent, il "sait" au fond de lui - c'est gravé - qu'ils ne sont pas là pour lui, pas là pour répondre à ses besoins. Et là, il est trop tard pour faire machine arrière, ce qui a été imprimé est indélébile.
Comment vous comporter ? le mieux est d'écouter ce que votre coeur vous dit, pas de vous référer à un quelconque spécialiste de la petite enfance...personne ne connaitra jamais aussi bien que vous l'enfant que vous avez mis au monde...à condition que vous en soyez convaincue, bien sûr.
Personnellement, je me suis toujours arrêtée pour prendre ma fille dans les bras, la consoler, la câliner, lui donner le sein...certains m'ont dit "bien sûr, elle a compris..."...qu'est ce que 5 minutes dans une vie ? 5 minutes d'amour et de réassurance, 5 minutes pour remplir son tout petit réservoir afin qu'elle tienne 10 minutes de route supplémentaires ?
J'ai gardé ma fille contre moi pratiquement 24h sur 24 pendant 7 mois (sauf en voiture, of course)...elle a eu quelques spasmes du sanglot (4, je crois) mais maintenant c'est fini, elle gère bien ses pleurs, a appris à reprendre son souffle, à ne pas sombrer dans le gouffre...peut-être l'ai-je assez rassurée sur mon écoute ? c'est contraire à tout ce qu'on entend...on nous dit que plus on les écoute, plus ça empire...Roxane est le contre exemple parfaire et la preuve que c'est absolument faux. Elle est, à 21 mois, une petite fille solide, rieuse, très dégourdie, bien dans sa peau, qui joue longuement seule, qui n'a peur de pas grand chose, qui va vers les autres spontanément...elle est propre depuis quelques jours, témoin s'il en faut, que mon maternage, loin de la bloquer, est un formidable moteur.
Je vous encourage à écouter les émissions d'Edwige Antier, célèbre pédiatre, sur France Inter le mercredi matin (elles peuvent êtres podcastées et écoutées ultérieurement), à lire ses livres (et notamment "éloge des mères") ainsi que ceux d'Isabelle Filliozat ("au coeur des émotions de l'enfant"), de Claude Didier-JeanJouveau ("pour une parentalité sans violence") et ceux du Dr Sears.
Mon coup de coeur actuel va pour un livre qui vient d'être traduit en français "le continuum concept" de Jean Liedloff, une révolution.
Ouvrez votre coeur et votre réflexion à d'autres horizons que ceux des pédiatres lambda de l'Occident dégénéré, qui a perdu bon sens et chemin du coeur, à force de rationnaliser les relations entre êtres humains, à force d'avoir peur de "trop donner".
On ne donne jamais trop à l'enfant que l'on a voulu mettre au monde (je parle de besoins, et non de désirs).
Pour l'équilibre et la croissance harmonieuse de votre fille, mais aussi de votre famille nouvellement constituée.
Vous trouverez aussi, sur ce blog, des liens vers des lectures sur le maternage respectueux.
Bonne route sur le chemin d'une parentalité consciente, responsable, et aimante.
Recemment
Je voudrais savoir si tu as vu l'emission de canal Vie sur le spasme du sanglot avec Dre Nadia. Cette emission a passe le 20 mai dernier et si oui, ta position sur les suggestions.
Merci,
Mono en Duo
J'oubliais...
http://www.canalvie.com/forum/message/7/1932/1/#7009
sur ce lien vous trouverez l'explication tres interessante d'un cas. Pour votre information.
Mono en Duo
Non, je ne l'ai pas vue
car je ne reçois pas cette chaîne.
Mais je suis allée voir le lien que tu donnes :-) si je comprends bien, on peut soupçonner des cas d'épilepsies chez des enfants qui font des spasmes du sanglot, c'est ça ?
en tout cas, d'après le peu que j'ai lu, ce Dr dit bien que ce ne sont pas des caprices...toi, qui a vu l'émission, tu peux m'en dire plus ?
merci !
Oui je l'ai vu. PTI, Dre Nadia est une psychologue qui vient a domicile (P. de Quebec) pour son emission (vraiment bon).
Elle travaille en collaboration avec Pierre Faubert (excellent).
Quand j'ai vu l'emission, le sujet m'a vite captivee car mon fils mais surtout ma fille avaient des symptomes du genre (pas au point de tomber sans connaissance). Je vais tenter de te resumer ce qu'il suggere mais le mieux serait de leur ecrire. Je suis sure qu'il pourrait te donner la bonne demarche car les crises ont diminue. D'autre part, dans un autre forum sur le meme site par lien que je t'ai fait parvenir, effectivement, en lisant la conversation, Mme Levac est restee vigilante et son intuition ne lui mentait pas. Les symptomes sont apparentes a l'epilepsie. Je ne crois pas qu'il faut conclure un lien direct les symptomes sont surement a etre surveiller.
Donc pour revenir a l'emission, (Ecoute j'etais sure que c'etait toi qui racontait ton histoire car le profil de ta fille est tres similaire a celui de Maika - petite fille tres enjouee, aidante...comme tu la decris). Dans le debut de l'emission, Dre Nadia a fait allusion a l'activite electrique du cerveau qui est plus elevee dans les cas du spasme du sanglot. Apres verification, ils ont recommande de securiser l'enfant au moment des crises et d'ignorer quand c'etait dans des cas de disciplines par contre quand l'enfant etait triste, de la consoler. Voici le lien au cas de Maika. http://www.canalvie.com/grille/diffusion/781584/
Il arrive que l'emission soit re-diffusee. Je ne pensais jamais que j'aurai a discuter de cette question avec quiconque. C'est pas pour rien que la vie m'a amene sur votre site! :)
Ma fille a aujourd'hui presque 19 ans et elle a des crises d'anxiete. Elle panique encore. Mon fils est tres anxieux aussi. Je ne connaissais pas ca quand ils etaient bebes. Et sans faire ou trouver des bibittes ou il n'y en a pas, je vais quand meme demander a Mme Levac comment les symptomes de son fils ont persistes pour qu'elle decide de faire passer un scan a son fils de 18 ans. Je reviendrai voir vos commentaires. A+
Oui je l'ai vu. PTI, Dre Nadia est une psychologue qui vient a domicile (P. de Quebec) pour son emission (vraiment bon).
Elle travaille en collaboration avec Pierre Faubert (excellent).
Quand j'ai vu l'emission, le sujet m'a vite captivee car mon fils mais surtout ma fille avaient des symptomes du genre (pas au point de tomber sans connaissance). Je vais tenter de te resumer ce qu'il suggere mais le mieux serait de leur ecrire. Je suis sure qu'il pourrait te donner la bonne demarche car les crises ont diminue. D'autre part, dans un autre forum sur le meme site par lien que je t'ai fait parvenir, effectivement, en lisant la conversation, Mme Levac est restee vigilante et son intuition ne lui mentait pas. Les symptomes sont apparentes a l'epilepsie. Je ne crois pas qu'il faut conclure un lien direct les symptomes sont surement a etre surveiller.
Donc pour revenir a l'emission, (Ecoute j'etais sure que c'etait toi qui racontait ton histoire car le profil de ta fille est tres similaire a celui de Maika - petite fille tres enjouee, aidante...comme tu la decris). Dans le debut de l'emission, Dre Nadia a fait allusion a l'activite electrique du cerveau qui est plus elevee dans les cas du spasme du sanglot. Apres verification, ils ont recommande de securiser l'enfant au moment des crises et d'ignorer quand c'etait dans des cas de disciplines par contre quand l'enfant etait triste, de la consoler. Voici le lien au cas de Maika. http://www.canalvie.com/grille/diffusion/781584/
Il arrive que l'emission soit re-diffusee. Je ne pensais jamais que j'aurai a discuter de cette question avec quiconque. C'est pas pour rien que la vie m'a amene sur votre site! :)
Ma fille a aujourd'hui presque 19 ans et elle a des crises d'anxiete. Elle panique encore. Mon fils est tres anxieux aussi. Je ne connaissais pas ca quand ils etaient bebes. Et sans faire ou trouver des bibittes ou il n'y en a pas, je vais quand meme demander a Mme Levac comment les symptomes de son fils ont persistes pour qu'elle decide de faire passer un scan a son fils de 18 ans. Je reviendrai voir vos commentaires. A+
merci de ton résumé :-)
merci beaucoup :-) ça apporte de l'eau à mon moulin :-)
Effectivement, en consolant et rassurant ma fille, les crises ont disparues complètement. Je "sentais" sa peur, sa panique, elle était palpable...jamais, je n'aurai pu dire et penser que c'était "de la comédie". J'ai enveloppé de mon bras, rassuré, réassuré....pris contre moi longuement, parlé doucement.
Elle n'en a plus fait depuis 9 mois (la dernière a été quand mon frère - un géant pour elle de plus de 1,90 m - s'est penché sur elle pour la prendre dans les bras alors qu'elle ne l'avait vu que très peu depuis sa naissance puisqu'il habite à 800 km de chez nous...elle a été impressionné, et sans pleurer, elle s'est évanouie), et gère bien son souffle durant ses pleurs ou crises de panique désormais...
Je pense que, vraiment, nous n'aurons plus de spasmes du sanglot à affronter. Elle est très gaie, vive, rigolote, et a un "bon" caractère et tout plein de tendresse à donner. C'est un rayon de soleil :-)
je ne trouve pas chez elle d'angoisse, par contre. Ni elle, ni mon fils ne sont des enfants angoissés. Sans être des "caïds", loin de là, ils sont à l'aise dans leur peau et manifestement heureux pour l'instant (ils ont 6 ans et 21 mois), même si ma fille est légèrement plus peureuse (bien que beaucoup plus téméraire) dans certains cas (insectes, avions, chiens par ex) que mon fils à son âge. Je vais dire qu'elle a une sensibilité toute féminine :-)
J'espère que tu trouveras comment aider tes enfants. Connais-tu les Fleurs de Bach ? ça marche très bien sur moi pour réguler mes humeurs.
@ bientôt
Merci
Bonjour, je tombe là dessus.
Moi mon fils Louis vomit des glaires en fait, et ce serait un début de spasmes du sanglot, il reste en apné très longtemps aussi et c'est vrai que c'est terrifiant.
Le plus térifiant a été quand j'en ai parlé à mon pédiatre, il m' a dit, pfff, il a le réflexe vomisseur, allez voir un pédopsychiatre.
Là je me suis dit, à 8 mois, il va lui raconter quoi Louis, il va faire quoi le psy....
Aujourd' hui il a 13 mois, et hier soir, ne voulant pas se coucher, il m' a fait sa colére jusque 1h du matin, vommissant 2/3 fois, avec des apnés impressionnantes, et ce matin, je craque...
J'apelle les urgences pédiatriques pour des renseignements, qui me disent juste " spasmes du sanglot " bon, j'apelle un pédopsy, qui me dit qu'il peut recevoir Louis dans.... 3 mois, bref, je cherche sur le net, et avec le même sentiment je tombe sur des ayez un peu d'autorité ect...
Enfin voilà. Je te remercie et ne manquerai pas de revenir.
Marie.
De rien Marie :-)
j'espère sincèrement que ça t'aura rassurée. Roxane n'a plus fait de spasme du sanglot depuis bientôt 1 an. Elle n'a pas de problèmes psy, juste parfois très peur (je rappelle que ces crises n'arrivent jamais après une remontrance, toujours après une peur...je ne vois pas en quoi ce serait "psy" !).
Est ce que je peux souligner quelque chose dans ton message ?
tu dis "ne voulant pas se coucher, il M'a fait sa colère"...comme si c'était fait exprès pour T'embêter ? (c'est l'utilisation du "m'a fait" qui me donne cette impression)
N'y avait-il pas la possibilité de lâcher prise, de le câliner ou le garder avec toi jusqu'à ce qu'il ait vraiment sommeil ?
quelle journée avait-il passé ? quel a été son niveau d'activité ? (on est moins fatigué et on se couche moins tôt quand on a passé une journée à ne rien faire que quand on fait un marathon ;-)), une sieste trop tardive peut-être (seule raison qui fait que ma fille peut repousser son endormissement jusqu'à 23h, mais c'est entièrement de ma faute parce-que je la mets à la sieste trop tard, par ex, le WE qd on se lève tard...) ? ou à l'inverse, pas assez de sieste (le manque de sommeil de jour dérègle le sommeil de nuit) ?
si tu travailles, peut-être que tu lui manques et qu'il a besoin de plus de présence ? ou son papa ? (je connais une petite fille dont la maman nous lit qui n'a plus de soucis pour s'endormir depuis que son papa est bcp plus présent)...peut-être avait-il trop chaud ? pas assez ou trop mangé ? une poussée dentaire ? pas assez de détente, de sortie dans la journée ? trop d'excitation juste avant le coucher (par les papas souvent ;-)) ?
Et toi, et son papa, comment allez-vous en ce moment ? bien ? pas trop de stress ? pas trop énervée ?
j'ai remarqué que souvent quand l’enfant a un comportement qui nous énerve jusqu'à l'épuisement, on a tendance à durcir le ton, à serrer la vis, en pensant qu’il a besoin d’être recadré. Je pense que ça peut être nécessaire parfois, mais que si l’enfant continue et que c’est l’escalade, c’est peut-être que le besoin est autre,, qu’il s’agit plutôt d'une demande de rééquilibrage ?
Je crois qu’on passe toutes et tous (grands et petits) par ces phases de “rééquilibrage” :-/ c’est dur, et puis, il y a la compréhension au bout et on sort du tunnel :-)
Et...en tant qu'adultes, arrivons-nous à dormir et à nous coucher toujours facilement ? d'où l'utilité du lâcher prise et de la recherche de la compréhension, toujours, de ce qui se passe pour l'enfant à ce moment-là.
Plus que d'un psy, c'est de sa maman et de son papa qu'il a besoin ;-)
Une précision quand même : le spasme du sanglot survient parfois sans pleurs, et arrive très vite. Et c'est un évanouissement.
Ce que tu décris d'hier soir me semble plus relever d'une longue séance de pleurs inconsolables, qui ont suractivé ses glandes lacrimales et son système orl, faisant couler bcp de sécrétions qu'il n'a pas pu avaler en totalité...j'ai déjà vu des petits vomir comme ça, terriblement désespérés d'être longuement incompris à ce moment-là. Toi seule peut savoir au bout de combien de temps de pleurs ton fils a vomi, et quelle a été ton / votre attitude...colère, gronderies, épuisement, violence...ou juste angoisse et incompréhension ? l'avez-vous forcé, coûte que coûte à rester au lit ? si oui, pourquoi ne pas lui avoir offert une soirée avec vous plutôt que de gâcher une nuit et de passer un si long et si éprouvant moment (en premier lieu, pour lui, d'ailleurs) ?
Quand mon fils aîné était petit, je m'obstinais à ce qu'il aille se coucher à l'heure que j'avais décidée, sans tenir compte de ses besoins divers (sommeil, présence etc...). Je passais parfois des heures à l'endormir.
Avec ma fille, j'ai lâché prise, je la couche quand elle montre des signes de sommeil...à moi de faire en sorte qu'elle soit bien fatiguée le soir à une heure "raisonnable" (pour nous) ;-) 90 % du temps, elle s'endort entre 21h et 21h30 en quelques minutes....sinon, j'attends quelques moments ;-) cette souplesse est d'ailleurs bien pratique en diverses occasions, comme quand nous devons sortir en famille (fête de la musique etc...).
Amicalement.
J'aurais que mon loulou souffre du spasme du sanglot !!
Bonjour,
je ne sais pas par où commencer, je ne voudrais pas alarmer tout le monde ni "casser l'ambiance", mais je ressens le besoin de répondre à cette 'discussion'.
J'aurais bien aimé que mon petit loulou adoré souffre du spasme du sanglot. Un hôpital publique lui en a diagnostiqué un le 22/02/06.
Je m’explique : il est né le 02/12/05 et tout allait très bien. Il grandissait bien , prenait du poids, se développait bien, etc. Bref, le bonheur !
Le soir du 22/02, après son bain, fort fatigué, il s'est mis à pleurer et n'arrivait plus à reprendre sa respiration. Ses lèvres devenaient un peu bleues et je pensais qu'il allait tomber en syncope. Affolés, nous avons appelés les pompiers et 5 minutes plus tard, pompiers et Samu s’occupaient de notre petit bonhomme. Direction l’hôpital le plus proche : après un électrocardiogramme et une auscultation, le diagnostic est tombé : spasme du sanglot ! On nous a juste dit qu’on ne peut rien faire à part calmer son bébé. Ils ont rajouté qu’il faut faire attention, car certains bébés le font exprès pour obtenir ce qu’ils veulent. Bref, que c’est un caprice ! Tout de même soulagés, car on avait peur que ce ne soit plus grave.
Ayant fait ensuite des recherches sur internet, j’apprends que cela concerne surtout des enfants à partir de 6 mois à 3 / 4 ans, jamais au delà de 6 ans.
Mon Loulou n’avait même pas 3 mois ! Des caprices ?? Mais bon, c’est notre premier bébé, il est suivi par médecin et pédiatre, on fait confiance aux experts après tout!!
Il nous a refait quelques crises mais n’est jamais tombé en syncope.
Fin mars, il développe une toux qui est une trachéite selon notre médecin. Sirop et tout le tralala. Rien de grave en soi !
Comme sa toux ne se calme pas, on reconsulte mais on tombe sur une remplaçante qui nous convainc pas. Direction le pédiatre. Nous sommes le 27/04. C’est le papa qui l’emmène car je ne pouvais pas me libérer du travail. Le pédiatre constate que notre loulou a du mal à respirer et il contrôle son taux d’oxygène dans le sang. Jugé insuffisant, il décidé de l’hospitaliser pour des examens complémentaires. Ils font une radio et boum, le monde s’arrête, le monde s’écroule, on hurle « POURQUOI ? ». Une simple radio a révélé que son cœur était anormalement gros et qu’il avait une malformation cardiaque grave et en plus de ça une infection pulmonaire. Direction l’hôpital cardiologique du CHR. L’écographie plus poussée révèle que notre loulou avait un «CAV complet » (canal atrioventriculaire complet= je vous laisse faire les recherches sur le web pour voir de quoi il s’agit). Sous traitement, il devait 15 jours plus tard se faire opérer sur Paris. Il n’a jamais eu cette chance car il est décédé lors du transport en ambulance. Nous n’étions même pas présents !! Depuis la vie s’est arrêtée !
Comme écrit au début, je ne veux pas alarmer inutilement (ce genre de malformation touche 1 bébé sur 5 000, ce qui est donc très rare) mais s’il y a des mamans qui lisent ce message je veux juste leur dire : si votre bébé est trop jeune pour correspondre aux « critères » du spasme du sanglot, demandez (exigez) une simple radio afin de lever tout doute !!
Car après avoir eu le médecin chef du 1er hôpital en question au téléphone, il m’a dit que ce genre de malformation n’était pas décelable avec une simple radio. Ok, mais la radio avait tout de même révélé un cœur trop gros. Après quelques instants, il m’a redemandé ce que la radio avait donné. Ma réponse était que : « justement, aucune radio n’avait été faite !! »
Les médecins disent que les chirurgiens préfèrent opérer des bébés qui font plus que 5 kg car il s’agit d’une opération à cœur ouvert et pour eux, un bébé un peu plus grand est plus facile à opérer.
Le 14/02 notre loulou pesait 5.2kg et il aurait pu se faire opérer à ce moment là. Ce qui nous hante le plus, c’est qu’on ne saura jamais si l’opération aurait pu sauver la vie de notre petit amour !!
Je rejoins donc tout à fait le premier message : chuchotez les ! Calmez les s’il s’agit d’un spasme !! L’indifférence fait trop mal !!
Vous pouvez donc plus facilement comprendre le titre de mon commentaire! Qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir continuer à "calmer" mon bébé !!
je n'ai pas de mots
pour dire l'immense tristesse que je ressens à vous lire.
L'effroi aussi...et la colère, colère qu'on continue à parler de caprices ou de manipulation de la part de bébés qui expriment des symptômes forts. Ce Docteur mériterait de s'entendre dire que ce n'est pas toujours un "caprice" et que ça peut être dramatique.
Bien à vous
Pascale et Pat : MERCI
Ma fille de 16 mois a fait un spasme du sanglot avec évanouissement pour la première fois cet après-midi et j'avoue que, effrayés, mon mari et moi avons réagi avec panique mais je me souvenais que de l'eau froide sur le visage était efficace dans ces cas-là et effectivement, ma puce est revenue à elle.
Nous avons eu une peur horrible et depuis, je surfe sur le net pour trouver des infos.
Pascale, tu as mille fois raison, on parle de colère, de manipulation de l'enfant, de traitement par l'indifférence... C'est terrible, surtout que comme toi, ma puce est tout sauf une colérique, dans son cas, c'était une réaction de peur face à une séparation. Aucune manipulation donc, simplement l'expression de son émotion.
Merci d'expliquer la bonne conduite à avoir, à savoir le calme, le dialogue, les mots doux, la chaleur. Je te promets de tout faire pour l'appliquer s'il devait y avoir une prochaine fois.
Pat, MERCI pour le truc du souffle dans la bouche. Idem, je l'appliquerai s'il devait y avoir une prochaine fois.
Ce site porte bien son nom : AVANCER !!!
j'ai eu beaucoup d'émotion à lire ton article , et les commentaires .J'envoie toute mon affection à Elokine .
Et justement c'est d'émotion dont on parle .
Une émotion tellement grande , intense , in supportable que le bébé se met "hors tension" au propre , comme au figuré !!
Et si alors il se trouve des esprits pervers pour voir dans ce reflexe de survie emotionnelle une manipulation , c'est que ces gens ont tué en eux toute émotion spontanée, toute compassion humaine . Ce sont les mêmes qui tournent la tête pour ne pas voir une agression , ou qui se taisent quand une injustice est commise . A ne pas fréquenter donc .
Je suis d'accord avec Pascale, si vote pédiatre vous sort des sornettes pareilles , changez en , il n'est pas digne de s'occuper d'enfants.
bravo!
Merci pour cet article! J'ai 2 enfants. Ma fille faisait la forme blanche du spasme et mon petit 9 mois fait la forme bleue du spasme. Comme vous, les crises, apparaissent seulement lors d'une chute.Tous les articles que j'ai lu sur ce spasme parle uniquement d'enfants "capricieux".Mon petit bout vient de trébucher sur le carrelage ce matin. Résultat spasme! mais souffler sur le nez n'a pas suffit. Il a fallu que je l'eclabousse d'un peu d'eau! J'ai lu qu'il fallait leur temponner le front. Celui qui a écrit ça n'a jamais vu un gamin faire un spasme! Il faut simplemnt les faire réagir ces petits bouts! Bref, la théorie sur lme spasme du sanglot est a revoir !!
Bon courage à tous et pas de panique!!!
Grosse peur
Mon loulou vient de faire une nouvelle crise ce matin et j'ai vraiment eu très peur, c'est pourquoi je surfais sur le net pour trouver des "trucs". Depuis sa naissance nous en sommes à 5 ou 6 criseS (il a deux ans aujourd'hui). Elles sont toujours aussi impressionnantes mais ne surviennent qu'après une chute. C'est a priori la peur après la chute qui provoque son spasme. Je pense qu'il a la forme blanche car le premier cri ne sort jamais, il tombe dans les pommes très raide au bout de quelques secondes d'apnée, toujours les yeux grands ouverts. J'ai chaque fois l'impression qu'il meurt.... Cette fois-ci, mon époux a du lui ouvrir la bouche car a priori il ne reprenait toujours pas son souffle.
Le médecin nous a toujours dit de ne pas s'inquiéter et de ne pas paniquer, que cela passe spontanément. Pour notre part, la crise en soi est déjà effrayante mais le voir tout raide, tomber dans les pommes, les yeux grands ouverts avoir quelques spasmes musculaire et lui demander de revenir pendant de trop longues secondes, c'est horrible! A chaque fois, je panique, croyant qu'il va mourir.
Je tenterais la prochaine fois (qui j'espère n'arrivera pas) le souffle sur le visage et/ou dans la bouche car les paroles douces lui demandant calmement de respirer n'ont jamais fait d'effet vu la rapidité du spasme.
Est-on certain que ces crises n'ont pas de conséquences pour leur cerveau ?
Du spasme à la convulsion
Pas de panique, facile à dire mais pas vraiment facile à faire ! ma pitchoune de 15 mois fait régulièrement des spasmes du sanglot : lorsque sa grande soeur (de 3 ans et 1/2)lui retire un jouet,elle se met à pleurer et aussitôt la respiration se coupe, et au bout de quelques secondes elle devient bleue. Les premières fois on est forcemment paniqué ; puis on se renseigne, et on obtient tous les mêmes remarques : "il ne faut pas céder, c'est un caprice", notre pédiatre nous a conseillé de lui mettre une bonne claque sur les côtes pour qu'elle reprenne sa respiration... chose qu'on ne peut pas faire !!!donc nous avons décidés de l'allonger par terre pour qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle ne chute pas en perdant connaissance(mon mari lui jetait souvent un verre d'eau sur le visage)et tout rentrait dans l'ordre, jusqu'au jour où, pour les mêmes raisons, le spasme est allé trop loin et notre petite puce, en reprenant sa respiration après de trop longues secondes, a fait des convulsions pendant près de 2 minutes qui paraissent interminables. Le lendemain, idem, la chose se reproduit avec en prime une hospitalisation durant laquelle notre petite dernière à subit un E.E.G. pour rechercher si elle n'est pas epyleptique. Nous sommes d'ailleurs dans l'attente des résultats (qui à l'oeil de l'infirmière parraissent normaux). Je regrette toutefois de n'avoir eu aucun soutient du personnel médical, aucun conseil (sauf de ne pas la contrarier : chose qui n'est pas simple à expliquer à la grande soeur de 3 ans et 1/2)Aujourdh'ui nous sommes toujours dans le néant, nous faisons tout pour éviter un conflit entre les 2 petites, donc il faut toujours les avoir à l'oeil ... et nous pensons désormais agir autrement : c'est à dire ne pas attendre, lui souffler tout de suite au visage et lui détourner l'attention en lui faisant regarder autre chose (oh, regarde l'oiseau dans le ciel !!!!)on verra bien, en espérant qu'elle n'en fasse plus, c'est à l'heure actuelle mon plus grand souhait. Bon courage à tous !
la peur de ma vie!!!
c'est arrive hier apres midi,ma petite JADE de 3 ans voulait absolument jouer avec de l'eau et pour moi il en etait hors de question;ce qui a provoque chez elle une colere folle!elle a commence a prendre sa respiration ,ce qu'elle faisait depuis toujours,mais la ca durait un peu longtemps,j'etais au telephone avec maman quand je l'ai vu devenir toute bleue!la bouche ouverte et aucun son ne sortait,et cela faisait deja bien 2 minutes!et d'un coup plus rien plus de JADE,je l'ai secoue mais rien ,je pleurais ,je criais et la petite ne bougais plus ma mere au telephone,ne comprenais pas ce qui arrivait et me conseillais de lui mettre un peu d'eau sur le visage!elle etait aussi panique que moi!et environ 20 secondes apres elle est revenue a elle et ne savais plus ou elle etait,elle m'a dit qu'elle etait tres fatiguee et qu'elle voulait dormir,mais je n'ai pas voulu que JADE aille se coucher de peur que le petit ange ne se reveille plus du tout!on a pris un bain ,elle a fait la folle et depuis tout va bien,j'esper que ca n'arrivera plus ,j'ai eu la peur de ma vie j'ai cru qu'elle etait "morte"!!la nuit qui a suivi ,j'ai dormi avec elle et ma main sur son coeur!bon courage a toutes les mamans!
Peur de perdre mon enfant
J'ai un petit garçon de deux ans et demi. Il fait des spasmes du sanglot dépuis ses 6 mois. Ce n'est pas très fréquent mais très spéctaculaire. Quand il fait une crise, j'ai du mal à garder mon calme. La crise me fait paniquer car j'ai l'impression qu'il est en train de mourir dans mes bras. Il devient tout mou, complètement inanimé, lors de ça dernière crise même les yeux ouverts. Donc je cris, essaie de l'interpeller pour qu'il revienne! Je sais que ce n'est pas la conduite idéale à tenir, mais quoi faire contre l'angoisse, surtout après avoir lu que les crises pouvaient aller jusqu'à un arrêt cardiaque. Pour moi un arrêt cardiaque signifie la mort. Et c'est exactement le sentiment traumatisant que j'ai eu lors de sa dernière crise: de tenir un enfant mort dans mes bras. Donner moi des conseils pour lutter contre mon angoisse, et s'il y a des médecins, rassurez-moi, ça veut dire quoi: arrêt cardiaque? Le coeur s'arrête et reprend tout seul après quelques minutes???
Annette,
je ne suis pas médecin, juste une maman avec une petite fille qui a fait des spasmes du sanglot.
Je ne peux affirmer aucune donnée médicale.
Mais je n'ai jamais entendu parler, ni lu que les spasmes du sanglots pouvaient mener à un arrêt cardiaque...j'ai vraiment du mal à y croire au vu des conseils "d'indifférence" préconisée par pratiquement 99% des médecins !
Il est évident que c'est impressionnant, très impressionnant, mais si vous savez que c'est un simple évanouissement (s'inquiète-t-on d'un arrêt cardiaque qd quelqu'un tombe dans les pommes ?), vous aurez beaucoup moins peur, je pense.
Personnellement, j'arrive à garder mon calme (depuis la première fois) car mon propre affolement nourrit le sien et c'est ce que je souhaite le moins. Pas facile, je sais, de contrôler son angoisse, mais si l'enfant ne risque rien, on peut peut-être y arriver ?
bien à vous et bon courage....lisez mon dernier article sur la sollicitude qui crée l'inquiétude :-)
je commence à m'inquiéter moi aussi
Merci à vous tous pour vos témoignages, souvent boulversants et émouvants; j'ai 3 enfants, l'ainé à 5 ans le deuxième 3 ans dans 2 mois et la dernière 6 mois ! le cas chez nous c'est le deuxième, un grand tendre, ultra sensible, une joie de vivre à toute épreuve, un petit amour qui sait bien ce qu'il veut dans la vie. Il fait le spasme du sanglot depuis qu'il a 6 mois ! la première fois je ne me suis pas inquiétée parce que chez moi c'est classique : mon père le faisait bébé et mon petit frère aussi. Je n'ai donc jamais paniqué, mais je dois dire que je suis un peu à bout, parce que ça lui arrive assez souvent (quelque fois 3 ou 4 fois dans une semaine puis rien pendant 2 mois), il s'est cassé les deux dents de devant les fois ou je suis arrivée trop tard pour le rattrapper (ses spasme n'arrivent qu'après une chute ou au moins une grosse douleur), il se fait souvent encore plus mal quand il s'évanouit, il tombe "raide" (ça me fait froid dans le dos rien qu'en évrivant ça). Il est vrai qu'il le fait plus souvent quand je suis à coté mais ça lui est déjà arrivé devant ma mère (une fois) mon mari (2 ou 3 fois) et ma nièce 8 ans (1 fois) puis hier tout seul, je l'ai entendu se cogner puis pleurer, puis plus rien, j'ai foncé (on est quand même toujours à l'écoute) il était au bord de l'éscalier dans les choux, je vous assure que quand on me dit c'est du chiquet, du cinéma je n'en peux plus ! mon bonhomme est surement plus émotif que la moyenne, mais on ne me fera pas croire que tout ceci est calculé, je dois voir mon ostéopathe la semaine prochaine je compte bien lui en parler et revenir vers vous après, je suis sure qu'elle aura de bon conseils à me donner. Bon courage à tous les parents, qui souffrent et qui s'inquiètent, on voudrait tellement prendre la souffrance de nos enfants ! ce que je peux vous dire en tout cas c'est que mon père et mon frère sont en pleine forme aujourd'hui, très bien dans leurs baskets pleins de joie (c'est vrai assez sensibles tous les deux) et qu'ils ont des coeurs excellents !
à bientot
premier spasme
bonjour et merci à tou(te)s
j'ai tellement au peur vendredi quand mon bébé de 10 mois a fait pour la première (et dernière j'espère) fois un "spasme". j'en pleure encore en vous écrivant. j'ai moi aussi lu doctissimo mais vos expériences sont plus "vraies". j'ai remis son lit dans notre chambre, je l'écoute respirer quand il dort, je ne le laisse plus commencer à pleurer, bref je ne sais plus quoi faire tellement je suis inquiète. le médecin a dit : ça arrive, c'est rarement fatal ! ah je suis bien rassurée maintenant. mon bébé d'amour quand il pousse un grand pleur,prend toujours 5 secondes avant de commencer à crier, depuis qu'il est né. mais vendredi il était fatigué, je l'emmenais à la sieste, quand il a été vivement contrarié par un petit truc de rien du tout, genre je ne l'ai pas laissé attraper un truc, et là, le cri n'arrivait pas, et il ne respirait pas, les secondes s'égrenaient et rien n'arrivait, l'angoisse, et soudain il est devenu tout bleu. je crois que j'ai hurlé et que je l'ai secoué dans mes bras, et il a enfin crié et respiré. mais aussitot il s'est évanoui. j'ai crié son nom et il est revenu à lui. vous aussi, ça faisait comme ça ? j'ai trop peur. comment le laisser à une nounou maintenant ? c'est impossible ! en plus, je culpabilise. je crois que c'est en partie de ma faute, je crie trop, et j'ai deja pensé et même dit qu'on avait eu notre deuxième trop tot (pauvre amour !). vous croyez que c'est de ma faute ? que faire pour que cela ne se reproduise plus ? réponse souhaitée pour mon bébé d'amour.
Bonjour Cécile
je comprends vos émotions, votre peur, votre désarroi, votre sentiment de culpabilité.
Oui, ça peut faire comme ça : l'enfant bleuit, on hurle de peur, et il s'enfonce encore plus jusqu'à s'évanouir...puis, il revient tout doucement.
J'ai l'habitude de penser et de dire que si nous ne sommes pas coupables, nous pouvons être parfois responsables...la lucidité sur nos actes, nos façons de faire, est le seul moyen d'oeuvrer sur nous, à nous améliorer...et c'est le seul bout de la ficelle que nous tenons : parce-que ce faisant, nous pouvons agir sur nous-mêmes.
Alors si vous sentez au fonds de vous que vous "criez trop", écoutez votre instinct...et votre petit. Oui, il arrive que nous leur faisions peur au point qu'ils s'évanouissent de peur et de stupeur...Personnellement, je trouve que c'est une chance d'avoir un enfant pas habitué à nos débordements (pas encore écrasé et résigné par eux, du moins) et qui manifeste aussi fortement leur impact sur lui : c'est un signe qu'il nous FAUT faire autrement, trouver d'autres solutions pour nous exprimre que les cris, les hurlements...la violence, quoi :-/
vous pouvez garder à l'esprit que vous n'êtes pas coupable du chemin qui vous a amené à cette violence, mais néanmoins vous êtes responsable de vos actes. Si vous ne tenez pas compte de la souffrance que vous engendrez quand vous-même souffrez (même si vous avez parfaitement le droit de souffrir pour X raisons), là, vous serez responsables de ce que cela produit sur votre petitou :-(
En d'autres termes, prenez bien soin de vous, soignez votre moral, votre repos, votre corps, chouchoutez-vous...vous chouchouterez vos enfants dans le prolongement :-)les enfants sont proches, très proches de nous...et il est si "facile" de se décharger sur eux de choses qui ne leur appartiennent pas :-( c'est humain, bien sûr...mais pas anodin, la preuve :-)
Et cherchez les solutions pour être "vraie" avec vous-même et avec vos enfants (quand ça ne va pas à cause d'eux ou pas, dîtes le leur), trouver vos solutions (parfois, la possibilité de se reposer une petite demie-heure rechargee les batteries) et des solutions pour contourner vos colères (j'ai écrit plusieurs articles dans la catégorie "éducation non violente" et "maternage".
bon courage :-)
Et un autre cas de spasme du sanglot
Tout a commencé mardi après-midi lorsque nous sommes partis en voiture pour le retour a la maison. Nous étions chez mon physiothérapeute, et notre petit garcon de 2ans et demi s'amusait à écrire et dessiner au tableau dans la salle d'attente. Lorsqu'il fut le temps de partir, il s'est mis dans une colère, pleurait et se débatait afin de ne pas s'asseoir dans son siège d'auto. Après quelques instants, je suis arrivée à l'auto et c'était la crise. Il donnait des coups de pieds derrière le siège de mon mari (côté passager) il hurlait et se tortillait dans tous les sens tellement il était en colère. J'ai décidé de m'engager sur la route et de laisser le temps passer tout en essayant de lui changer les idées et en lui disant de ne pas se faire du mal comme ça et je gardais mon calme, et j'essayais de ne pas trop accorder d'importance à sa crise... (sur les bons conseils des pédiatres). Près de 10 minutes se sont écoulées et il était toujours aussi en colère. Son père a du lui tenir les pieds, et il lui a dit d'arrêter de pousser dans le banc et ce sur un ton assez autoritaire. Mais il n'y avait rien à faire il était en transe. Puis j'ai remarqué que ses cris s'estompaient tranquillement et tout à coup PLUS RIEN. Tout en conduisant, et suspecte j'ai dit à mon mari : REGARDE s'il n'est pas mort! Là, nous avons dit son nom a 4 reprises et RIEN... J'ai arrêté l'auto, mon mari a débarqué, il lui a donné 3 petites tapes (très douces) et RIEN... la panique. Il m'a dit appelle 911, puis il l'a sorti de son siège d'auto et en le sortant, notre petit est revenu à lui. QUEL BONHEUR, mon mari l'avait dans les bras dehors au bord de l'autoroute et il pleurait à chaudes larmes et moi aussi. Lorsqu'il est revenu à lui, tout semblait très calme et il voulait faire dodo. Mon mari s'est assis à l'arrière avec lui et Carl-Olivier ne s'emblait pas savoir pouquoi nous étions si paniqués. À notre retour, j'ai appelé la clinique pédiatrique et parlé à une infirmière : Le diagnostique le spasme du sanglot dû à une grand colère, et de ne pas trop accorder d'importance à ce comportement car l'enfant s'en servira pour nous manipuler. Elle nous dit par contre d'avoir toujours un oeil sur l'enfant afin d'être près de lui si une autre crise survient et lui souffler dans le visage. Après avoir lu tout ce qui a été dit sur ce site, je me demande aussi comment agir face à cette situation. Manipulation? je ne sais pas. Mais c'est certain que je ne crois pas tout lui permettre de peur qu'il fasse une autre crise mais je vais essayer de calmer son insécurité, son mécontentement avant que la situation en vienne au spasme du sanglot. Avez-vous des trucs à me suggérer? Bref j'ai eu un grand réconfort à lire tout ce qui a été écrit et merci à vous tous.
Bonjour Marguarita1
Si vous relisez mon texte et tous les commentaires que j'ai pu apporter par la suite, vous n'y trouverez pas un encouragement à "tout laisser faire" ni à ne pas éduquer.
Je fais un plaidoyer pour une éducation respectueuse, sans violence ni brutalité...et ne pas entendre ce qui s'exprime dans un spasme du sanglot sous prétexte que l'émotion forte qui s'exprime nous semble démesurée et exagérée, à nous adultes qui avons depuis longtemps appris à taire nos affects et à nous tempérer (et pourtant, sommes nous exempts de réactions incompréhensibles pour les autres ? sommes-nous parfaits ?) est une brutalité en soi.
Ignorer l'enfant sous prétexte qu'il nous manipule fait partie de l'arsenal répressif mais n'est en rien éducatif dans le sens "guidance et accompagnement".
De plus, il me semble essentiel d'offrir à nos enfants ce que nous voudrions qu'ils apprennent et offrent aux autres eux-mêmes (à commencer par nous !) : empathie et respect.
Pour comprendre l'univers émotionnel de votre petit, je vous encourage à lire "au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat, mais aussi du même auteur "l'intelligence du coeur". Et pour le côté éducatif : "pour une parentalité sans violence" de C. Didierjean-Jouveau, "le secret des enfants heureux" de Steve Biddulph, "le courage d'éduquer" de Lee Lorowitz, et "parents efficaces" de Thomas Gordon.
Je ne sais plus quoi faire...
Inès, ma fille de 18 mois a fait il y a 2 jours un spasme du sanglot. Il m'a bien fallu ces 2 jours pour "digérer" et écrire. Elle en avait déjà fait 3 ou 4. Après la première (j'étais complètement paniquée!), grâce à quelques conseils du pédiatre et de part et d'autre, j'étais devenue une experte de la maîtrise de mes émotions: je ne me laissais pas envahir par ma peur viscérale de la voir partir, mais au contraire je lui parlais, la rassurais, un gant d'eau froide sur le visage,etc...
Mais voilà que cette fois-ci, je n'ai pas réussi à la faire revenir avec un simple brumisateur. Elle était inerte, toute molle dans mes bras, la tête en arrière et les yeux presque révulsés. Malgré mes appels, c'est comme si elle ne m'entendait pas. J'ai cédé à la panique, seule à ce moment là chez moi. Je suis sortie dans la rue, j'ai crié Appelez les pompiers, ma fille
dans les bras, incapable de plus rien...Heureusement qu'un médecin était là. Il m'a accompagné dans son cabinet en face et a pris Inès. A ce moment précis, elle s'est mise à pleurer!! Mon Dieu quel bonheur de l'entendre.
Je crois que j'arrive à bout de ma compréhension sur ces situations.
Ma fille fait le spasme du sanglot bien souvent suite à une frustration. Pour exemple, cette fois-là, c'était parce qu'elle ne voulait pas se mettre à table. Après plusieurs demandes et le temps de faire chauffer son repas, je l'ai finalement installée sur sa chaise haute...Et c'était parti! Je ne pense pas être trop dure avec elle mais j'ai vraiment la sensation qu'elle s'adresse à moi d'une certaine façon. Mais comment la décrypter?
Elle n'a jamais fait de crise avec personne d'autre et cela arrive quand je suis seule avec elle.
Chez la nounou, elle est adorable. A la maison, c'est la période du NON catégorique sur le moindre détail du quotidien. Je sais que cela fait partie de son évolution. J'essaie souvent de détourner les choses, de passer par le jeu mais parfois le refus (avec des explications) ne peut être que la seule issue et elle a beaucoup de mal à l'accepter.
Je me sens remplie de culpabilité, je me sens complètement coupable de ces spasmes du sanglot et ces images d'Elle à ces moments là me hantent. J'ai tellement peur de la perdre, je l'aime tellement. Je suis dépassée...
ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seule. Merci pour tous ces conseils et vite les prochains.
Sandra
tout d'abord, plein de réconfort....je ne sais pas s'il y a vraiment quelque chose à faire de plus ? continuer à lui offrir compréhension, affection et soutien ? continuer à faire le maximum pour ne pas la brusquer, et la soumettre à une volonté qu'elle vit très mal en cette période de nécessaire construction de son égo ? comprendre que les journées sont dures pour elle, même si elle est adorable chez la nounou (ce qui montre seulemnt qu'elle se contient chez elle pour se laisser aller à ses émotions véritables en présence de la seule personne qui lui importe vraiment, j'ai écrit un article là dessus d'ailleurs - au cas où tu aurais des petites remarques "bien gentilles" du style "oh, elle ne fait pas ça avec moi" : http://avancer.canalblog.com/archives/2006/09/10/2648133.html).
Les enfants ont une sensibilité bien plus grande que la nôtre...de fait, ce qu'elle peut ressentir comme "très dur" ne l'est peut-être pas pour toi, mais ce qui est important, c'est ce qu'elle ressent, elle.
Je sais que ce n'est parfois pas facile, qu'on a aussi le droit de craquer, et d'en avoir marre...envie de crier, de se faire obéir. C'est humain et naturel, mais faisons confiance en nos enfants pour nous guider si nous allons trop loin pour eux.
J'ai vécu 3 épisodes de spasmes du sanglot, à savoir avec évanouissement complet de quelques très longues dizaines de secondes...c'est apparamment fini, Roxane reprend bien son souffle même quand elle est submergée par l'émotion :-) le dernier date donc d'il y a 15 mois :-) ce n'est pas donc inéluctable, tu vois :-) gardes confiance et essaies de ne pas trop paniquer, de rester présente mais calme, sachant que ton état émotionnel alimente directement le sien (ma fille est une vraie éponge de mes émotions....si je suis énervée, elle l'est ; si j'ai des soucis et que je dors mal, elle dort mal...elle m'accompagne, véritable petite compagne de joie et de galère).
bien @ toi.
Merci
Merci, merci d'avoir entendue. Merci pour cet endroit de parole dont j'aurai eu besoin depuis pas mal de temps mais que je ne connaissais pas. C'est très aidant de ne pas encore avoir en face de soi des gens à qui ce genre d'épisode n'est jamais arrivé et qui nous regardent avec des yeux écarquillés, horrifiés voire jugeants qui laissent entendre qu'on a bien du loupé qqchose...
L'important est certainement d'avoir aussi des moments à soi, pour laisser libre court à nos émotions débordantes et être ainsi plus disponible avec notre petit ange. Cela m'est difficile depuis qu'elle est là. A moi de faire le pas. Pour elle aussi et surtout.
Je sais que ce qui est essentiel c'est de savoir et comprendre ce qu'elle ressent elle. Mais c'est bien ce qui m'échappe là, maintenant. Comme la mauvaise impression de ne plus la saisir.
Expérience d'un premier BB, de tellement de tendresse, d'amour et de bonheur, d'inquiétude et de soucis aussi.... J'ai l'habitude de dire qu'une antenne est née quand Elle est sortie de moi. Cette antenne, je ne la connaissais pas. Elle a fait disparaître l'insouciance et l'égoisme qui était en moi.
Inès est bien la plus belle histoire qui m'est jamais été contée..... et j'apprends la suite chaque jour.
Merci encore.
Je n'arrive pas à aller sur ton lien...
De rien, Sandra.
Et crois moi, je te comprends vraiment...tellement d'amour à donner, un feu d'artifice qui s'allume quand bébé de quelques minutes plongent ses yeux dans les nôtres...une immense responsabilité, presque un vertige devant l'ampleur de cet immense amour...et tant de choses à recevoir !
fais-toi confiance, fais lui confiance, continues à chercher en toi, en elle, avec le papa et pourquoi pas à l'aide de lectures (moi, ça m'aide des portes insoupçonnées avant la naissance de mon Théo)...tu trouveras pas mal de lien sur l'éducation respectueuse sur mon blog, et puis tu peux lire aussi ma rubrique "éducation sans violence" :-)
je remets le lien : http://avancer.canalblog.com/archives/2006/09/10/2648133.html
ne te méjuges pas surtout, ne te fies pas au regard des autres pour te juger mais connectes-toi à celui de ta puce :-) elle est et restera le meilleur guide qui soit pour la maman aimante que tu es...et dis toi bien une chose, c'est qu'elle a la chance de pouvoir dire ses émotions là où d'autres ont appris à les taire (raison pour laquelle...;-) une petite fille très sensible, une maman à l'écoute et qui fait de son mieux pour essayer de la comprendre, c'est une grande chance mutuelle que vous avez toutes les deux pour continuer à échanger et ne pas rompre les liens au fur et à mesure qu'elle grandira, changera, et que tu devras t'adapter à sa RE-connaissances sans la violenter.
bien à toi.
Sandra,
je voudrais rajouter à mon précédent message qui me semble un peu pompeux, que nous faisons toutes des erreurs. Que j'en fais quotidiennement, que je crie trop et j'utilise trop la force de l'adulte quand je n'ai plus de ressort ou de patience...mais que l'essentiel, c'est d'être conscient que ce n'est pas la bonne solution et de chercher à s'améliorer :-) nous sommes des parents jardiniers en charge de plantes magnifiques et précieuses qui ont certes besoins de tuteurs, mais pas qu'on les brise ni qu'on les casse à force d'y tirer dessus pour les faire grandir plus vite :-) l'important, c'est de ne pas se résigner et toujours chercher.
Et à ceux qui te feront des réflexions sur ta recherche d'éducation non violente, qui le confondront avec du laxisme, tu pourras dire que ce n'est pas parce-que tu as un idéal que tu te sens parfaite, mais que ce n'est pas parce-que tu es imparfaite que tu ne dois pas avoir d'idéal à atteindre :-)
un autre partage : " Dans la naissance et la révélation de l’enfant, cela vous tombe dessus. Cet intérêt porté à vous-même s’éteint d’un coup et tout est là, dans cet être que vous avez là devant vous. C’est-à-dire que vous faites cette expérience bouleversante que désormais vous êtes sorti de votre prison du je et de l’ego. C’est aussi simple : ça ouvre la faille qui va vous mettre dans la relation à autrui. “ (Christiane Singer)
Merci de votre témoignage
A table, ce midi, mes jumelles de 18 mois trop fatiguées pour avoir envie de manger (passage à l'heure d'hiver), se sont mises à pleurer en coeur, se qui, lorsque l'on est 6 à table dans une petite cuisine est assez difficile à gérer.
Alors Papa s'est fâché et a crié plus fort que les Chouchoux pour se faire entendre. Et là, notre petite Léa est restée muette, la bouche grande ouverte, son visage est passé au bleu pâle, puis elle s'est affessée, toute molle dans sa chaise haute, tout ça en à peine 2 secondes, les plus longues de ma vie, le temps que Papa se lève et la prenne dans ses bras. Léa s'est réveillée tout de suite, j'ai pris le relais, et Louise (sa jumelle), Léa et moi sommes allées faire un gros câlin sur le canapé. La grosse frayeur était passé. Mon mari m'assure que si je ne réagit pas plus fermement, Léa recommencera. Je lui affirme qu'il est inconcevable qu'un bébé tombe dans les pommes volontairement pour punir ses parents. Je pense plutôt que dans le stress général qui rêgnait à table aujourd'hui, les cris de Papa ont effrayés ma Pupuce, qui comme votre fille est douce, rigolote, bavarde, qui chante, danse ; c'est pourquoi je vous remercie de votre témoignage, qui me conforte dans mes convictions.
vous avez tout à fait raison d'écouter votre coeur :-)
non, un évanouissement ne peut être déclenché par "comédie" ou pour manipuler. C'est encore moins soupçonnable de la part de nos enfants qui sont des modèles de spontanéité, de sensibilité et de pureté...pour nous, adultes, qui avons perdu tout ça (c'est d'ailleurs parce-que nous ne "savons" plus que nous le soupçonnons aussi facilement). Câlinez bien Léa et offrez-lui la délicatesse à la hauteur de sa grande sensibilité :-)
ma fille n'en a plus refait...parfois, c'est limite, surtout quand elle se fait très mal, mais elle arrive à gérer en se raccrochant à mon regard :-) c'est d'ailleurs très intense comme relationnel...et merveilleux à la fois :-) et oui, je l'éduque quand même, mais en essayant de ne pas la brusquer (la brusquerie ne relève d'ailleurs pas de l'éducatif, mais de la violence :-/...on fait tous des erreurs, mais pour ne pas les renouveller, il faut arriver à les reconnaitre et ne pas rejeter la faute sur l'autre).
bien @ vous
mon fils aussi!
J'apprécis ce que je lis ici. En effet, mon fils agé de 15 mois en est à son troisième spasme en moins d'un mois. Il parait qu'il commence un peu tard. La première fois, très surpris mon mari et moi, nous avons complètement paniqué car je le croyais mort dans mes bras. Il a démarré une colère parce que je ne voulais pas qu'il aille dans le garage. Moins de 15 jours après, c'est avec mon père, alors que moi et mon mari étions en vacances qu'il a recommencé. Mais celle qui ma le plus choqué est celle d'hier soir. Il avait déjà suffisamment mangé et je lui ai refusé des gateaux apéros. Il a commencé à devenir tout bleu, à se raidir (mais il avait des gateaux dans la bouche qui était si raide que nous ne pouvions y mettre les doigts pour les lui enlever). Nous lui avons jeté de l'eau dans la figure, tapé dans le dos, donné une petite gifle (bref, tout ce qu'on nous avait conseillé) mais il a mis un temps qui m'a paru interminable à revenir. j'ai vraiment cru qu'il était mort! Cela m'a tellement choquée que je ne me suis pas endormi avant 3h du matin. je vais essayer vos conseils mais je n'arrive pas du tout à garder mon calme car j'ai l'impression qu'il est en train de mourir. Quand j'ai commencé à en parler, mon entourage a cru que j'en rajoutais jusqu'à ce que ça arrive à mon père!! Puis on m'a dit que c'était bizarre car c'était en général un problème relationnel avec la maman (merci pour la culpabilité!!!). Mon fils est un petit bonhomme adorable, également très joyeux, souriant, affectueux... Ses crises interviennent pour l'instant après un non, je ne peux quand même pas tout lui céder? Je ne sais pas comment expliquer cela à ma fille ainée qui a assisté à deux crises sur trois et qui nous a vu paniquer.
Bonjour Emilie,
expliquez à votre fille ce qui se passe clairement, dites vos émotions et celles qui poussent votre fils à réagir aussi sensiblement. Les enfants comprennent bien...pourvu qu'on leur explique :-)
Il ne s'agit pas de "tout céder", bien au contraire...mais de poser des limites claires, justes...et de façon respectueuse, c'est à dire sans brutaliser l'enfant. Car même si telle n'est pas notre intention (mais parfois, soyons honnêtes, ça l'est pour X raisons), l'enfant se sent brutalisé et c'est à son ressenti qu'il faut faire attention. Donc, trouver une autre façon de lui poser ses limites.
bien @ vous
spasme ??????
bonjour mon neuveu fait des crise quand il a peur suite a une chute ou a un bruit. il se raidit le corps arqué en arriere devient blanc les yeux revulses il salive devient mou et perd connaissance pendant un quart d'heure. le pediatre a dit a ma soeur de le laisser dans un coin et que ce n'etait rien.je me demande si c'est bien un spasme du sanglot et je me fait du soucis pour lui car je l'ai deja vu en crise d'ailleur il en a fait 2 en 2jours. ma soeur prend ca a la legere et ce n'ai pas mon enfant alors je ne sais pas quoi faire.
Il perd connaissance pendant 1/4 d'h ??? mais ce n'est pas un spasme du sanglot, cela ! je pense qu'il serait urgent d'aller consulter un médecin sérieux, voire de foncer aux urgences pédiatriques...l'évanouissement après le spasme du sanglot ne dure généralement que quelques secondes. Si vous lisez les commentaires, vous verrez que des parents à qui on a conseillé "l'indifférence" sont passés à côté de diagnostics graves. Il peut aussi s'agir d'épilepsie. Prudence, donc.
Je ne comprendrais jamais comment un "spécialiste des enfants" peut encourager des parents à se ficher de la santé physique et morale de leurs enfants. Pour moi, cela s'appelle une faute professionnelle grave.
Oh OUI, Pascale a raison, je suis outrée et sidérée par ce medecin ! Comment peut il statué sur des spames du sanglots sans plus d'examen ! La maman devrait consulter de toutes urgences... Sans être sécialiste, ça ressemble à des crises d'épilepsie, en effet !
quelle peur !
bonsoir
peut-être qu'en écrivant ce message, je vais décompresser à cause du spasme du sanglot sue ma petite puce de 2 ans viens de faire.
tout à commencer par une chute dans les escaliers, puis, une véritable poupée de chiffon qu'on a beau appelée et même gifflée, qui ne se réveille pas ! il lui a fallu plus de 30secondes pour reprendre connaissance.
nous avons été aux urgences car dans ma panique, j'ai appelé les pompiers, pendant ces 30 secondes, je ne pensais pas qu'elle aurait pu se réveiller toute seule, ces yeux tournaient et elle ne revenait pas !
de l'hôpital on est reparti avec ce conseil "ce n'est rien, il ne faut pas s'inquièter, elle a fait un spasme du sanglot."
je ne suis pas rassurée, je n'arrive pas à enlever ces images de ma tête ou ma fille me semblait une poupée de chiffon. je ne suis pas sûre que je vais pouvoir m'endormir cette nuit. quand je lis vos témoignages signalant qu'il faut en effet garder son sang froid, je me dit que je n'y arriverait jamais si c recommence et je vis avec cette peur horrible d'une nouvelle chute qui l'amènerait encore à en faire un.
je suis un peu perdue ce soir, je pense que c'est normal mais invivable !
bonne soirée et merci pour vos témoignages qui vont me permettre de réfléchir plus objectivement pour le futur.
emmanuelle, maman de fabian 6ans1/2 évan 4ans laudie 2ans et aélia 9 mois1/2
Manue,
je crois que garder son sang-froid, ne pas paniquer est vraiment difficile, ça nous touche tellement ! mais ce qu'il faut arriver à faire, c'est AVANT que le bébé ne tombe dans les pommes, quand il tarde à prendre sa respiration et que ses yeux sont plongés dans les vôtres, essayer de ne pas ajouter à son stress, en criant et en hurlant (comme je l'ai fait la première fois pour ma fille).
S'agissant d'une chute, quand même, je serais plus prudente que pour un "simple" spasme de colère ou de peur...il peut aussi y avoir blessure physique :-( vous ont-ils donné les conseils d'usage ? surveiller son comportement, sa vigilance, et si elle vomit, repartir à l'hôpital ? je crois que la solution pour cette nuit serait de dormir auprès d'elle, non, sa petite main dans la vôtre ?
Chaleur à la maman qui a eu si peur :-)
Juste un (autre) témoignage... merci Pascale pour tes conseils, je lisais régulièrement tes commentaires chez les consommatrices repenties mais n'étais jamais venue sur ton blog ;-)
Ma fille a fait 2 spasmes du sanglot, le premier à 13 mois, le second 6 mois plus tard... elle a aujourd'hui 3 ans et n'en a plus refait.
Malheureusement les 2 fois c'était à la suite de chutes sur la tête, donc les 2 fois pompiers, hôpital, radios du crâne etc... de sales moments... mais c'était bien des spasmes du sanglot. Ma généraliste m'avait affirmé qu'il n'y avait jamais eu de cas de décès d'enfant à la suite d'un spasme... (bon bien sur quand on y est confronté ce n'est pas facile d'y croire... la peur est là quand même...)
Ma fille n'a pas refait de spasme depuis plus d'un an et demi, mais jamais je n'oublierai la vision de ma fille toute molle, les yeux révulsés et semblant ne plus respirer (franchement avec la panique je ne sais pas du tout si elle respirait ou pas).
Je trouve bien courageuses les mamans qui arrivent à rester calmes, je pense que si ça se reproduisait, pour ma fille ou pour un autre enfant, je paniquerais de nouveau même sachant ce que c'est ! En tout cas c'est très réconfortant de lire tous ces témoignages...
merci
merci d'avoir répondu à mon message, c'est rassurant de savoir que des personnes comprennent ce que l'on vit dans ces "sales moments".
heureusement pour ma petite laudie, ce n'était qu'un grosse bosse et rien d'autre. nous avons été à l'hopital car j'avais appelé les pompiers dans ma panique, mais ma fille est ressortie 20 minutes après et on nous a juste donné une feuille avec des recommandations à suivre et un 'c'est souvent que les enfants font ça, il ne faut pas s'inquièter". je suis repartie désemparée, pensant que lui n'avait pas vu ma fille dans l'état que je l'avais vu 1 heure avant ! et heureusement que j'ai découvert votre blog et qu'enfin j'ai pu trouver des réponses rasurantes pour m'aider à mieux comprendre ce qui s'est passé et comment je dois me comporter si jamais elle recommencai. alors encore une fois MERCI!
le caprice
vous, qui toutes avaient compris qu'il n'y a pas de caprice chez l'enfant, devriez lire dolto ou alice miller, avant 2 ans, un bébé ne fait que ressentir,il vit dans l'affect, c'est pour cela, qu'il "sent" ou cela fait mal, mais en aucune façon c'est intellectualisé, il n'y a pas un enfant qui se réveille le matin en se disant " tiens, comment je vais les ennuyer ce matin". C'est une reflexion que nous avons, qui fait parti de notre histoire( voir les choristes)
les enfants sont capricieux et meme viscieux, parce qu'ils nous font mal, à nous qui ne voulons que leur bien; en fait ce reflexe est phylogénétique, c a d génétique comme l'angoisse de la nuit, le sourire réponse à 1 mois etc...
Pédiatre, j'ai travaillé 20 ans dans les pays en voie de developpement, salvador, gabon, centre afrique, seychelles, et Djibouti quand on revient en France on est étonné du nombre de personnes qui ont des idées , le plus souvent négatives sur les enfants. Il n'y a pas d'enfant viscieux dangeureux etc....ils le deviennent.
Pour terminer, de ma vie, ayant travaillé comme je le dis plus haut dans des pays differents, le n'ai rien vue de pire que les orphelinats de Roumanie,j'ai effectué une mission pour Medecins du monde, et pour une seule raison l'absence d'amour, il n'y a rien de plus destructurant pour un enfant que l'absence d'amour.
merci rv pour ce beau commentaire et le partage de votre expérience :-)
Alice Miller est mon auteur préféré, je la recommande toujurs vivement. lle a mis des mts sur ce que je ressentais instinctivement au contact de mon fils, et fait disparaitre définitivement les préceptes de "l'enfant malicieux à dresser, dompter, soumettre, dominer" dans lesquels j'ai grandi (et auxquels j'ai adhéré pendant quelques années...avant d'ëtre mère) par besoin de croire que l'éducatin reçue était la meilleure.
Je suis plus nuancée quant à F.Dolto dont les écrits sont merveilleux certes mais entachés à jamais par ceux qu'elle a tenus dans une entrevue concernant l'inceste père-fille...elle y soutient que les filles snt toujours consentantes pour la joie de prendre la place de la mère délaissant son devoir conjugual envers qui n'aurait pas d'autre choix que de se tourner vers sa fille...et là, je n'adhère pas du tout, du tout. J'en suis toujours choquée.
bien à vous.
un grand merci
bonjour,
merci a pascale pour ses mots rassurents sur les enfants faisant des spasme du sanglot.
en effet mon fils de 16 mois jeudi passé nous en a fais un et evidement les medecin on ete tres dur avec moi en mettant en doute l'education envers mon enfant. je leur est signaler tout de meme que j'etais maman aussi d'une petite fille de 4 ans et jamais eu se soucis
mon mari et moi sommes choquer par se qui nous est arrivée et moi je suis enceinte de 4 mois et etais seule ce jour là
maintenant j'ai de grosses apprehenssions
mais je lutte fort contre celles ci
les medecins ont dis que le fait que je l'elève n'es pas bon mais quoi de mieux pour mes enfants d'avoir le bonheur d'etre elever par leur maman !!!! ou est le mal !!! je suis quelqu'un de ferme quand il le faut et n'accepte pas les dirent des medecins mon enfants n'es pas manipulateur il a simplement exprimer pour mon mari et moi son desaccord mais comment arriver a se faire un mal pareil car depuis je le vois plus meffiant lors de ses pleures alors qu'il ne disent pas que l'enfant est conent quand les parents paniques
ensemble
Bonjour,
Je suis tombée sur ce blog en faisant des recherches sur les spasmes du sanglots et je suis tellement ravie de constater que certains parents ne se laisse pas manipuler par cette autorité médicale qui nous fait culpabiliser !
Avant de tomber sur ce blog je me desespérais de ne lire que des commentaires affreux sur ces pauvres petits bien vite étiquettés d'enfants capricieux et manipulateurs : Et surtout je me sentais incomprise et seule !
Je suis maman d'un petit Lucien de deux ans qui a commencé sa vie par bcp de souffrance. Il a été opéré à la naissance d'une atrésie du grêle (intestin grêle bouché). Longue hospitalisation et bcp de souffrance pour mon ptit lu. (nous avons découvert son papa et moi combien il est difficile de lutter contre l'autorité médicale grande détentrice de tous les savoirs !) bref, aujourd'hui notre amour est en pleine forme ; un petit garçon joueur, drôle, vif et curieux de tout. Mais qui, je le pense au fond de mon coeur, garde en lui toute cette souffrance du "trop de manipulations douloureuses", sans ménagement bien souvent et surtout sans pouvoir réagir ! Le bénis le chirurgien d'avoir sauvé mon fils, mais il y a tant à faire pour humaniser les hopitaux....
Avant ses un an il avait déjà fait quelques spasmes du sanglot, mais rien "d'inquiétant", de "simples" petits moment d'apnés après de gros pleurs, le visage devenant rouge et hop la respiration revient. Et il y a deux jours, son papa devait partir à un RDV et Lucien s'est retrouvé désemparé devant la porte, le voyant partir alors qu'il ne le souhaitait vraiment pas et de tout son coeur a crié "non papa, moi zenir aussi" et hop respiration bloquée. Il a tout de suite paniqué et a couru vers moi. Je l'ai immédiatement pris dans mes bras en prenant bien soin de rester la plus calme possible. Mais cette fois çà a duré. Quelle difficulté de garder son calme face à ce qui est le plus important dans sa vie et qui est en train de partir !!!! Il est devenu violet, ne respirait toujours pas ; je gardais toujous mon calme en apparence mais mon coeur s'emballait et la panique me montait vitesse grand V. Puis il est "parti" dans mes bras, tout mou, j'ai juste eu le temps de bien soutenir sa tête qui tombait en arrière. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, je suis incapable de le dire, mais je pense pas plus de quelques secondes, mais ces secondes où mon trésor ne respirait plus, mon coeur s'est lui aussi arrêté de "vivre".
Je suis tellement AVEC vous toutes et tous, sur ce ressenti affreux de "perdre" son petit.
Alors tout comme vous je me sens démunie ; que faire ? N'y a t'il pas un pb mécanique lorsque cet arrêt respiratoire se produit ? Mon petit semble si paniqué de ce qui lui arrive, il sent qu'il ne peut rien y faire. J'ai lu pour bcp sur certains site, que le pb était à l'expiration. Pour Lucien cela semble être à l'inspiration. L'émotion est si forte qu'il inspire et tout se bloque. Le diaphragme ? Je suis reflexologue plantaire ; après coup je me suis dit que j'aurai du tenter quelque chose de ce côté, mais j'avoue que sur l'instant j'ai été complètement prise au dépourvu, et il est vrai que même si celà m'a paru être long, il n'y a du se passer que très peu de temps.
Enfin, voilà, je n'apporte pas de réponse, mais je souhaitais me lier à vous de tout mon coeur de maman qui comme vous se refuse à penser que nos petits ne sont que des monstres manipulateurs, mais qu'ils ont leur souffrance etqu'il leur est parfois bien difficile de l'exprimer.
Bien à vous.
Delphine
Bonjour Delphine, et merci pour ton témoignage de maman :-) je suis de tout coeur avec toi / vous. Que faire ? alala, à part lui offrir tendresse et compréhension et repérer ce qui va le perturber très fortement (quand c'est prévisible !) mais ça peut aussi arriver en se faisant mal. Ce qui marchait bien avec Roxane, c'était de l'attraper bien fort contre moi, et de souffler dans son nez en respirant très fort moi-même pour l'aider à rentrer dans le même mouvement de respiration. Elle n'a pas refait de spasmes depuis ses 13 mois :-)
Ce qui est important, c'est d'écouter son coeur et son instinct. Si vous êtes inquiète anormalement, consultez. Si Lucien revient à lui très rapidement et que le spasme est provoqué par une émotion ou une douleur trop forte, je crois qu'il n'y a pas trop de soucis à se faire, on est bien dans le cadre du sanglot...pas manipulateur pour deux sous, mais bien une belle expression à entendre d'une émotion à apaiser. Mais c'est vrai que c'est si bouleversant !
bien @ vous.
non, je ne suis pas seule!
bonsoir!
Je me rends compte que je ne suis pas la seule à me poser des tas de questions, d'etre angoissée apres que mon garcon de 4 ans ai fait un spasme du sanglot! Pour la petite histoire: Romain fait des spasmes du sanglot depuis qu'il a 5/6 mois, suite à des chutes assez violentes ou lorsqu'il se cogne à la tete ou sur le visage.La dernière en date:hier, en s'essuyant le corps apres le bain, il s'est penché pour s'essuyer les pieds et s'est cogné violemment le nez sur le rebord de la baignoire! romain crie(ou plutot hurle de douleur!)saigne abondamment du nez et commence son spasme...inutile de vous dire dans quel état j'etais!tapotements sur les joues, eau froide sur le visage tout en faisant un point de compression sur la narine qui saignait!le papa est arrivé , l'a pris dans ses bras, lui a parlé, tout en continuant les gestes que j'avais commencé.Romain est revenu à lui apres d'interminables secondes sans connaissance.voilà, c'est toujours le même "scénario" depuis 3 ans, et nous sommes toujours en panique,impressionés par la "violence" de l'évènement, bouleversés (il n'y aura pas assez de mots pour exprimer ce mal etre)!d'autant plus que nous savons que notre petit garcon ne le fait pas exprès, il est adorable, vivant, un vrai bout en train! mais même si je maitrise mes émotions dans le feu de l'action, je suis toujours bouleversée, épuisée d'etre impuissante par ce qui arrive à mon petit garcon, un peu plus maintenant car je suis enceinte de 8 mois, je me dis comment est ce que je vais gerer cela quand le bébé sera là? et d'autres questions qui m'ont traversé l'esprit de cette nuit blanche passée! voilà, un petit mot pour vous dire que je suis soulagée de découvrir et lire vos commentaires dans ce blog, un grand courage à tous et un grand merci pour vos conseils!cela fait tellement avancer les choses...
amicalement
Merci Valérie :-) rien ne m'est plus important que d'aider et rassurer à travers ce blog.
bon courage,
amitiés maternantes ;-)
cela finira t il un jour ?
bonsoir à toutes, mon fils à 19 mois. Ces premières crises on commencé l'hiver dernier (il avait 6 mois) les premières fois, je ne connaissais pas ce phénomène, et d'ailleurs il ne s'agissait pas vraiment de perte de conscience, mais simplement de gros sanglots difficiles à calmer ( il s'arrétait de respirer un court instant, je souflais dans sa bouche et il reprnnait son souffle). Puis un soir où j'étais seule avec ma première fille ( 8 ans et bien sympa ) henri qui était très fatigué et qui avait très faim, c'est énervé. Il pleurait tellemnt que je n'arrivais pas à le nourrir. Je l'ai pris dans mes bras pour l'emmener se changer les idées. Voyant que rien ne le calmait je l'ai mis sur la table à langer pour voir si rien ne le faisait souffir je ne comprenait pas ce qu'il avait... et là il s'est arrété de respirer. J'ai soufflé, crié , je l'ai embrassé, j'ai mis mon doit sur sa langue pour qu'il ne l'avale pas. j'ai pensé à l'épilepsie peut être. Mais sans m'en rendre compte. Après queques secondes ( ou minutes, cela m'a parut etre une éternité) il est devenu mou et avait les yeux comme mort. J ene sait comment ma fille est allée chez les voisins mais
