12 juillet 2005
Le spasme du sanglot : conseils à la noix
Aujourd'hui, ma fille Roxane,
bout de chou à croquer de 11 mois, a eu un spasme du sanglot...c'est
arrivé ce midi, alors que je lui demandais un peu abruptement pourquoi
elle voulait arracher son bavoir...elle était déjà en train de pleurer,
et là, mon ton (alimenté par 3 jours et 2 nuits de souffrances dues à
une p**** d'otite externe) a été la goutte d'eau pour elle...elle
hurlait, hurlait, puis, plus un son n'est sorti de sa bouche pendant
quelques secondes, ses lèvres et son visage devenant bleus....j'ai
compris immédiatement que ça n'allait pas s'arrêter comme les autres
fois. J'ai tiré la chaise haute, elle était toute raide. Je l'ai
attrapée...toujours aucun son...et elle s'est évanouie dans mes bras.
J'ai réussi à garder mon calme (je sais que m'affoler ne fait
qu'empirer son état de peur d'habitude). Mon mari n'a pas compris de
suite...j'ai posé ma toute douce sur un matelas, j'ai tapoté ses joues,
j'ai soufflé sur son nez, en lui parlant doucement....une trentaine de
secondes (un siècle !) après, elle rouvrait les yeux...étonnament
calme. Elle a flotté entre deux mondes pendant 4 ou 5 minutes, puis est
revenue entièrement à nous....
Voilà, je m'y attendais depuis
longtemps, et c'est arrivé...elle me remue et me bouge, cette petite.
J'ai fait le serment aujourd'hui, à elle comme à moi, de maîtriser mon
ton et de ne plus me laisser envahir par la colère au point de lui
faire peur...elle me pousse, m'apprend, merci mon Ange....j'ai fait
beaucoup de chemin depuis mon enfance, depuis la violence vue et subie,
mais il me restait encore à ne plus crier, à ne plus m'égarer dans des
hauteurs verbales que tu ne comprends pas, qui te font tellement
sursauter que tu en hurles.
Pourquoi je m'y attendais ?
parce-que, déjà, quelques jours à peine après ta naissance, tu as
commencé à hurler à en devenir bleue dès que je te mettais en
voiture....c'était tellement éprouvant, tellement dur, que j'ai limité
mes déplacements pendant 9 mois...jusqu'au jour où tu as pu t'endormir
paisiblement dans le siège auto. J'ai compris lors d'un long
déplacement ce qui te faisait pleurer : assise à côté de toi, à
l'arrière, j'ai été prise de nausées et de sueurs froides, obligeant
ton papa à s'arrêter...et j'ai vu que ton petit nez se couvrait de
sueur malgré la climatisation...j'ai compris que tu étais malade en
voiture...depuis, je roule les fenêtres bien ouvertes et cela semble
bien te convenir, ainsi qu'à ton frère, régulièrement malade lui
aussi....mais il n'y avait pas que la voiture...chaque fois que tu t'es
fait très mal, ou que tu as eu peur, tu as frôlé le spasme du
sanglot....je t'ai ramené tant de fois avant que tu ne sombres
finissant par presque m'habituer à cette émotion qui te soulève et que
tu ne gères pas....mais voilà, aujourd'hui, tu as franchi le pas...et
tu m'as tourneboulée....je viens de te parler dans ton sommeil, à peine
endormie, repus de câlins et de lait...je t'ai dit qu'on allait essayer
toutes les deux de ne plus laisser nos émotions nous submerger à ce
point...tu as souri dans ton sommeil, tu as entendu...
Dans l'après-midi, j'ai surfé sur Internet, à la recherche d'éventuelles conséquences sur ta santé, ne doutant pas de ce que j'allais trouver : de telles inepties sur les "causes" de ce "comportement" et des conseils à tomber à la renverse !
Jugeons plutôt les écrits d'un pédiatre :
"Parents, ne vous laissez pas faire
Devant un tel tableau,
les parents paniquent. Effectivement, le spasme du sanglot est très
spectaculaire pour les parents non‑initiés. Il provoque de leur part
une réaction de surprotection dont profite outrageusement l'enfant. De
peur de déclencher de telles crises, les parents n'osent plus rien
refuser à leur bambin qui se comporte alors en maître tyrannique. Il
faut que les parents évitent de tomber dans le piège qui consiste à ne
rien interdire à l'enfant de peur qu'il ne fasse « sa crise » !
Il
s'agit souvent d'enfants hyperactifs, turbulents, opposants et coléreux
qui profitent de l'anxiété de leur mère ou des membres de la famille.
Ces spasmes se produisent d'ailleurs sélectivement lorsque l'enfant se
trouve en face de certains membres de sa famille particulièrement
faibles ou crédules.
Avec des conseils adaptés, l'attitude des parents peut faire disparaître les crises très rapidement."
http://malaise.free.fr/textes/medecin5.htm
ou encore :
"Dans
l'immense majorité des cas, il ne faut rien faire, ces troubles sont
bénins. Les parents ne doivent pas s'en inquiéter outre mesure, au
risque d'installer un climat familial trop permissif aboutissant à un
laxisme éducatif responsable de moult problèmes plus tard."
http://www.medecine-et-sante.com/pediatrie/spasmedusanglot.html
ou encore :
"Conduite à tenir
Tamponner le front de l'enfant simplement avec de l'eau
Les parents doivent adopter une attitude calme
Il ne faut en aucun cas céder aux caprices de l'enfant tout en redoublant d'affection pour lui.
Le
danger réside dans le fait que l'enfant peut profiter de la situation,
c'est-à-dire de la peur que les parents éprouvent lors des crises, pour
abuser de son pouvoir."
http://www.vulgaris-medical.com/front/?p=index_fiche&id_article=4309
Ma
fille n'ayant rien à voir avec le "portrait" décrit dans cette
édifiante prose, je me suis permis d'interpeller ces médecins. Ma fille
est douce, gaie, toujours en train de rire, sourire, danser, chanter,
applaudir. Elle n'a rien d'une enfant hyperactive ni tyrannique.
Je suis consternée de voir la qualité des conseils que peuvent proférer certaines personnes, surtout si elles sont détentrices d'une forme "d'autorité", comme par exemple médicale...combien de parents vont se laisser influencés par ce type de paroles ? combien vont se croire faibles, anxieux et laxistes ?
j'ai la chance de bien me connaître, et d'avoir confiance en moi et mes capacités maternantes, ces paroles ne m'atteindront pas...je ne suis ni anxieuse, ni "faible" (je n'aurais pas accouché dans la douceur de ma maison si ça avait été le cas !)... alors, réfléchissons ensemble : un bébé fait un spasme du sanglot, s'évanouissant, bleu, sous les yeux ou dans les bras de ses parents....et le conseil donné, c'est plus de fermeté, moins d'anxiété, ne "pas tomber dans le piège" ?!!!!! j'ai lu qu'il fallait feindre l'indifférence !
Croyez-vous que si un adulte tombe dans les pommes, on pourra dire qu'il nous manipule et qu'il ne faut pas intervenir ?
croyez-vous
que si un adolescent, en proie à des émotions ingérables, essaie
d'attenter à ses jours (consciemment ou inconsciemment par des
comportements à risques), on conseillera à ses parents de l'ignorer,
d'être plus fermes, et de ne "pas tomber dans le piège" ?
non !!! on ne réserve ce sort qu'aux bébés....
ben
voyons, c'est tellement facile, va rien dire lui....juste se sentir en
insécurité grandissante, et comprendre que papa/maman se fichent
complètement de ses grosses frayeurs / douleurs !
comme il y a
vingt ans, on opérait encore les bébés sans anesthésie, juste paralysés
au Curare (vous ne me croyez pas ? lisez "le bébé est une personne",
vous serez anéantis par tant d'inhumanité), dénigrant qu'ils aient les
mêmes sensations / douleurs que nous adultes, on continue, aujourd'hui,
au 21 ème siècle, dans une société soi-disant civilisée (ou simplement
coupé de son tronc émotionnel ?) à nier que les bébés puissent avoir de
BONNES raisons de crier leurs émotions, leurs colères.
Oui, ça "marche" de laisser pleurer un bébé....oui, ça "marche" de
jouer l'indifférence.....oui, il va rapidement s'arrêter....mais ce
qu'il avait à dire par ses paroles ou ses actes n'a pas disparu comme
par magie ! on n'a, en aucun cas, réglé "son problème", il a simplement
renoncé à communiquer ! un enfant qui va jusqu'à s'évanouir est en
proie à une émotion tellement bouleversante qu'il ne peut la
supporter...feindre de l'ignorer ne fera pas disparaître son émotion,
mais l'expression de cette émotion....
Combien
d'entre nous ont enregistré dans leur petite enfance que leurs émotions
n'avaient pas de place, se heurtaient à l'indifférence ou à la négation
?
combien d'entre nous ont oublié leur capacité à exprimer ce qui ne va
pas dans leur vie, se rongeant de l'intérieur ? combien sommes-nous à
pouvoir nous "dire", à oublier cette incapacité à communiquer, à transmettre,
déguisée sous les traits d'une soi-disant "pudeur" ?
combien se dopent
/ droguent, à la cigarette, à l'alcool, au sport, aux médicaments, à la
nourriture, au sexe, au psymachin, pour essayer de traduire des émotions qui n'ont pas
de sortie ?
combien
développent une violence corporelle contre les autres ou contre
eux-mêmes ? ne voit-on pas fleurir, au grand étonnement des
"spécialistes", fleurons de notre époque moderne qui a perdu un bon
sens pratique de l'humain, des comportements d'auto destruction dans
une population de plus en plus jeune par refoulement de leurs émotions
qui trouvent une autre porte de sortie ?
les petits n'ont pas tout ça à leur disposition...alors,
ils crient, hurlent, s'évanouissent parfois....
Ma fille, puisque je connais son "cas", a peur facilement, et
notamment si je crie. Je ne peux m'empêcher de relier son comportement
à ce qui est arrivé quelques heures après sa naissance....j'ai subi des
tentatives de délivrance manuelle de mon placenta qui tardait à
sortir....douleurs de chien, je n'ai jamais autant souffert de ma vie,
même pendant l'accouchement ! j'ai longuement hurlé, mon bébé contre
moi, dégoulinant la sueur, et manquant de m'évanouir à plusieurs
reprises....ma fille a tout entendu, tout vécu avec moi...quelle
empreinte aura laissé cet épisode malheureux dans notre existence ?
qu'a-t-elle gardé de mes hurlements de douleur ? a-t-elle "enregistré"
qu'on exprimait sa douleur, sa peur, ainsi ? fort probable, non ?
Elle
est aussi très communicante, elle rit beaucoup, applaudit, danse,
s'amuse...elle est entière, ma toute belle...et dans ses émotions
négatives aussi...alors, si elle s'est fait mal, ou si elle n'arrive
pas à s'endormir en voiture (sacrés dos d'ânes !), elle va pleurer,
pour soulager sa peur ou ses tensions, pour évacuer...et si ça dure
dans le temps, ça empire jusqu'à approcher le spasme...
Où voit-on
des colères manipulatrices, des caprices ici ? comment un bébé de
quelques jours pourrait-il "manipuler" ses parents ? (j'ai bien une
copine qui m'a sorti qu'elle avait compris que j'arrêtais la voiture si
elle hurlait mais bon....).
Je n'y vois pour ma part que
l'expression d'un sentiment (l'agacement, l'énervement, l'inconfort),
d'une souffrance (quand ma pépette tombe, c'est souvent sur la bouche,
ce qui est très douloureux), un trop plein d'émotions qui cherche à se
déverser mais ne trouve pas la sortie ! j'y vois un bébé qui hurle,
mais qui n'en peux plus d'hurler, et d'être incompris !
Allez, jetons au rencart la sempiternelle image du bébé manipulateur, du diable que nous aurions porté en notre sein....un bébé a des besoins et des émotions fortes, et il arrive que parfois les adultes ne les comprennent pas, alors il les crie.... ou il se résigne à ne plus rien dire aussi.... les "désirs", les "caprices", chers à ce vieux Dr Freud et à tous ses disciples, viendront bien plus tard et pour des choses bien plus futiles qui ne nécessiteront pas qu'ils "jouent à s'évanouir" (pffff, comment on provoque un évanouissement volontairement, vous y arrivez, vous ?) ....
Parents, vous qui vivez la même chose que moi, je vous assure qu'il y a des choses qui "marchent" : ne pas s'affoler (votre peur alimentant celle de votre bébé, je l'ai constaté), le prendre doucement dans les bras, le regarder dans les yeux, lui parler doucement, le serrer fort, lui tapoter le dos....le contact avec la douceur maternelle, la chaleur corporelle, le son de la voix, les "ramènent" bien plus sûrement que l'indifférence prônée.
J'essaie de toujours tirer une leçon des épreuves que je traverse, et celle d'aujourd'hui ne fut pas des moindres...j'y ai compris que j'avancerai grâce à ma fille qui m'indique de tout son être à quel point mes comportements ou cris peuvent bouleverser un tout petit....je me dis que si beaucoup plus d'enfants faisaient des spasmes du sanglot, ça viendrait peut-être à bout des violences qui leur sont faites, comme cette maman que j'ai vu jeudi dernier donner des claques à son bébé de 5 / 6 mois, lui dire "dégage / merde, t'as pas compris ce que je te dis / garce"... tout ça pour une frite que tentait d'attraper ce bébé visiblement affamé...le monde ne tourne pas rond, vraiment....au pays des médecins qui perçoivent bébé comme un tyran, des parents qui s'énorgueillissent de taper leur bébé (eh oui, je me suis accrochée avec ladite dame), que faisons-nous mes enfants ?
Pascale
maman de Théo (5 ans déjà) et de Roxane (presque 1 an)
Créatrice et développeuse d'êtres humains :-)
"Vous dîtes : c'est
fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison. Vous ajoutez :
parce-qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se
courber, se faire petit. Là, vous avez tort. Ce n'est pas cela qui
fatigue le plus. C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever à la
hauteur de leurs sentiments. De s'étirer, de s'allonger, de se hisser
sur la pointe des pieds. Pour ne pas les blesser."
Janusz Korczak
Commentaires
Leçons de vie
Bonjour Pascale,
C'est toujours une joie de te lire.
Effectivement, l'enfant nous donne chaque jour des leçons de vie, et c'est à nous de les accepter, et de grandir vers l'amour et le respect...
Parfois, je suis aussi à bout de nerf, j'ai trop envie de craquer, de laisser ma fille pleurer seule... Mais en lui parlant doucement, honnêtement, de choses VRAIES (je lui raconte tout mes sentiments, mes disputes) je lui répète sans cesse "ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de ta faute"...
Bon courage avec tes 2 anges
Bises
Mathilde
Merci Mathilde :-)
on est passé près encore avant-hier, son papa ayant crié de douleur (mais pas du tout de colère) parce-que le grand frère lui a pris les cheveux dans une hélice de bateau électrique (mèche que j'ai dû couper !). C'est donc la frayeur plus que la colère qui la surprend et fait monter un spasme. Elle est terrifièe, et hurle de peur, ma poussinette....ça relie donc bien à mes cris pendant la délivrance, je trouve...
bises.
un petit truc...
ma 2ème fille a eu plusieurs "épisodes" de spasme du sanglot...
ça lui arrive quand elle se fait très mal (en se cognant la tête par exemple) et c'est la douleur qui la fait hurler, perdre son souffle et tomber en syncope (sûrement pas un "caprice" grrrr).
Voilà mon truc : au moment où le cri devrait sortir mais que l'enfant semble "bloqué" il suffit de le prendre dans les bras et de lui souffler tout doucement dans la bouche, l'arrivée d'air le fait reprendre son souffle, le cri sort et c'est fini ;-)
quand on connait ce truc et qu'on a pu l'essayer avec succès, ce genre d'incident se vit beaucoup mieux quand on le sent arriver.
j'espère que cela pourra aider des parents :-)
Ha oui, merci ! j'ai déjà remarqué qu souffler sur son visage la faisait revenir, mais pas aussi assurément que tu l'as testé. Merci beaucoup.
Roxane, de fait, c'est vraiment la peur ou la souffrance qui lui coupent le souffle.
Merci pour l'info
Merci pour les conseils que je vais essayer de prodiguer sur mon fils en plus du classique "jeté d'eau froide sur la figure". Mon petit bout de 18 mois fait des spasmes depuis qu'il a 4/5 mois...Son père et moi-meme sommes totalement désouvrés quand il vient à ne pas reprendre son souffle parfois pendant de longues minutes...Il lui est meme arrivé de tomber en syncope. Jusqu'à présent rien de pire, mais je redoute toujours le prochain spamsme, qui peut partir de rien du tout...
MERCI!
Simplement Merci, j'ai pleuré quand j'ai lu l'article car ma fille fait des spasmes du sanglot depuis qu'elle a 6 mois...j'en ais parlé à plusieurs spécialistes de la santé et TOUS m'ont dit que ma fille avait un mauvais caractère et était bien "maline"...non mais c'est comme si elle était un petit diable...elle avait déjà du mal à respirer quand elle avait 3 jours de vie alors franchement, quel commentaire!!!!! En plus, plusieurs personnes de mon entourage nous juge et je trouve cela difficile. L'autre jour, mon voisin a dit très fort (alors que ma fille avait du mal à reprendre son souffle):"bon, elle va perdre connaissance..." ! Mon coeur me fait mal quand j'entend des choses pareille! Je sais qu'elle est différente mais les gens retiennent juste ÇA d'elle et elle est tellement géniale...désolée, je m'emporte mais je trouve ca bien lourd à porter, je me sens coupable tout le temps et je pense souvent que c'est ma faute. Je voulais encore dire MERCI car ca m'a fait un immense BIEN de lire cet article ce soir...
Une maman québécoise
de rien, Démétane
Je suis heureuse de pouvoir aider, et rassurer. Je suis ulcérée par ces conseils débiles ! comment croire qu'un tout petit petit fait "un caprice" ou nous manipule alors qu'il n'a que 3 jours, ou que ses spasmes surviennent principalement lorsqu'il s'est fait mal ou a eu peur ? je le comprendrais - à la rigueur - si on parlait d'enfants de 3/4 ans qui réclament un jouet, tapent des pieds, hurlent, et se roulent par terre....mais d'un tout petit !
Ma fille continue à être complètement paniquée lorsque je me fais mal ou lorsqu'on m'ausculte devant elle....je ne peux pas m'empêcher de relier sa peur à la longue séance de tortures et à mes hurlements lors des tentatives d'extraction manuelle de mon placenta quelques heures après sa naissance....j'ai longuement hurlé, hulé de douleurs à en mourir (un cauchemar bien pire, en 1000 fois, que l'accouchement en lui-même);...avec ma fille contre ma poitrine.
Roxane n'a néanmoins plus fait de spasmes depuis ses 1 an.
Ecoutons notre coeur....et pas tous ses soi-disants "spécialistes" !
Un avis plus partagé...
Bonjour Pascale,
Je trouve votre approche intéressante. Je suis papa d'une petite fille de 11 mois. Elle a fait ses premiers spasmes du sanglot vers 5-6 mois. Cela lui arrive de temps en temps surtout lors de chute douloureuse et lors de grosse frayeur, rarement par frustration.
Autant certain conseil de médecin ou autre sont impensables (vous les citez) autant je trouve que vous ne laissez aucune place à la possibilité qu'un bout de chou, même de 6 mois, ne puisse pas être capable, inconsciemment, de sentir que la situation lui sera plus 'favorable' en 'faisant' une crise. Je le répète, de façon inconsciente! Avec ma femme, nous avons remarqué que dans certaines situations, on s'attendait à une crise mais rien n'est venu (ouf!).
Je suis par contre tout à fait d'accord avec votre façon de réagir face à la situation. Le fait de rester calme et de surtout rester à l'écoute de bébé. Quand je vois ma fille commencer une crise, il y a un moment précis où elle 'panique' parce qu'elle n'arrive plus a reprendre son souffle. Et c'est vraiment le pire moment à vivre pour nous et sûrement pour elle, même si la perte de connaisance est impressionnante.
Je pense également qu'il y a un risque pour les parents de modifier leur comportement vis à vis de bébé, quelques soient les véritables raisons à l'origine des spasmes, et que cela peu aboutir à un enfant qui n'a pas les bons repères éducatifs. Les conseils de 'ne pas tomber dans le panneau' ainsi que 'éviter la surprotection' sont importants, même si son application (mépris, indifférence) est très discutable...
En tout cas, je prends bon conseil pour le souffler sur le visage ou dans la bouche afin de désamorcer l'apnée! J'espère que ce sera efficace et bénéfique pour tout le monde!
Merci à toutes pour vos récits de vie et vos conseils!
Bonsoir Nico
Merci pour votre avis.
Je continuerai, quand même, à être profondément convaincue que les bébés ne sont pas manipulateurs (même "inconsciemment") et qu'ils ne peuvent déclencher d'aussi forts symptomes juste pour attirer notre attention...
qu'ils aient un langage, en l'absence de communication parlée, que nous ne comprenons pas, peut-être...
que nous ne comprenions pas l'importance pour eux des évènements qui les bouleversent, une fois passés à notre filtre d'adulte, peut-être....
que l'importance de leurs émotions nous semblent tellement démesurée... que nous ressentions l'utilité d'appeler ça "comédie" ou "manipulation"....peut-être,oui, peut-être, nous qui sommes tellement loin de nos émotions d'enfants....
Et je continuerai à être convaincue qu'ils n'ont pas besoin d'être "éduqués" à 6 mois !
à cet âge-là, et jusqu'à l'âge d'opposition environ, l'enfant a d'abord des besoins. C'est par l'assurance, la réassurance que leurs besoins sont entendus et comblés (attention, je ne parle pas de désirs, hein ?) que l'enfant pourra développer et consacrer son énergie à étudier et copier ses parents dans les actes, gestes, et comportements quotidiens....ce que j'appelle "l'éducation silencieuse"....faut-il que ses parents soient exemplaires :-) et s'ils ne le sont pas...qu'ils n'exigent pas plus à leurs enfants qu'à eux-mêmes, première rencontre avec l'injustice, premiers besoins de se révolter.
Après avoir appris à mes enfants qu'ils sont dignes d'intérêt et de respect, après avoir rempli leur réservoir d'amour, de tendresse, de l'assurance que leur papa et moi sommes des rocs dans leur vie, des piliers auxquels ils peuvent s'accrocher pour résister à toutes les tempêtes, je ressens naturellement le besoin de beaucoup expliquer, de poser MES limites, d'aider mon enfant à repérer celles des autres, lui apprendre doucement (et principalement par l'exemple) la vie avec les autres vers 15 / 18 mois, âge auquel ils s'opposent fermement pour prendre leur envol, se détacher de nous et créer leur individualité.
Mais pas avant.
Je crois utile de préciser que mon fils de presque 6 ans est un enfant sensible, gai, gentil...remuant et bougeant beaucoup, certes vivant...mais très agréable..."bien éduqué", certains diraient :-)
Ah, au fait, Roxane n'a pas fait de spasmes de sanglot depuis l'été dernier. Ses émotions, ses colères, ses joies sont toujours bruyantes mais mieux canalisées....il faut beaucoup l'entourer quand elle a peur...et que je ne lui fasse pas peur moi-même, dans un accès émotif incontrôlé :-/ dirait-on qu'un bébé manipule plus qu'un "grand" de 20 mois ? ou que ce même bébé a pris confiance ou a appris d'autres manières de crier sa peur et sa douleur ?
Je vous laisse juge :-)
spasme du sanglot
Tout ce que vous avez évoqué vient de nous arriver et depuis, nous ne savons pas comment réagir etquoi faire.Pourriez-vous donc nous dire si,durant sa perte de connaissance, l'enfant respire-t-il ou non .
Si nous ne sommes pas présents lors d'un spasme et donc de sa perte de connaissance,peut-il en mourir ou revient-il obligatoirement à lui.
Merci de nous répondre vite.
bonsoir
ma fille respirait lors de ses évanouissements. Il ne s'agit pas d'une syncope ni d'un arrêt cardiaque dans son cas.
J'espère que ce que j'ai écrit dans mon message vous aide à trouver les bons gestes.
Je n'ai jamais laissé ma fille, en garde à quiconque pour l'instant, et a fortiori seule dans ses moments-là. Et le maternage que j'ai choisi, dit "proximal", m'encline à ne jamais laisser pleurer ma fille seule dans son coin, encore moins dans un lit. Donc, je ne peux pas vous dire ce qui se passe en l'absence des parents. Mais je peux présumer que vivre une telle expérience seul et s'en remettre seul doit plonger l'enfant dans un immense abîme de solitude..."personne n'est là pour moi".
Ceci dit, des enfants sont déjà morts étouffés par leurs pleurs, à cause des glaires notamment et par suffocation et manque de reprise du souffle.
Il s'agit de bien faire la différence entre un enfant qui fait un spasme du sanglot sans rapport avec d'interminables pleurs mais plutôt avec une grande frayeur (ma fille ne pleure presque pas, en fait, elle hurle de terreur sans reprendre son souffle)...et des pleurs qu'on laisse se dérouler dans la peur et la solitude.
J'espère vous avoir répondu.
mreci d'avoir répondu. Nous allons chez un pédiatre pour un bilan.
Je pose sincèrement la question :
pour quoi faire ?
pour vous entendre dire qu'elle est capricieuse et manipulatrice ? pour cautionner que "tout va bien" ? ne le sentez-vous pas vous-mêmes, en tant que seuls spécialists, seuls connaisseurs de votre fille et de ses réactions ?
avez-vous "analysé" ce qui avait conduit votre fille à s'évanouir ? et ne pouvez-vous pas mettre en place, par vous-mêmes et de façon autonome, un comportement adéquat ?
est-il besoin d'aller voir un "spécialiste" pour demander comment se comporter ?
je serais assez intéressée pour que vous reveniez me dire ce que ce pédiatre concluera..au cas où certains docteurs pourraient me surprendre encore par leur humanité... :-)
finalement sa n 'arrive pas qu 'aux autres
voila j'ai mon enfant Amazigh agé de 19 mois qui ma fait ce spasme du sanglot avec le quel je me suis comporter d'une maniere calme .Mais ce qui me tracasse le plus le phenomene de rigidité qui accompagne le spasme et surtout les raisons etiologiques de ce phenomene amicalement
Bonjour et merci pour ces témoignages! Ma fille de 16 mois a fait 2 malaises consécutifs la semaine dernière, je ne connaissais pas du tout le spasme du sanglot, j'ai paniqué et je l'ai conduit au service pédiatrique de l'hopital le plus proche. Dès le 1er examen, l'interne a mentionné le spasme du sanglot, sans m'expliquer le phénomène. On a fait endurer à ma pitchoune une série d'examens tous plus pénibles les uns que les autres, sans jamais m'expliquer, malgré mes demandes, ce qu'ils recherchaient. Après 2 jours (!) d'hospitalisation, nous étions toutes deux (je suis seule avec elle, donc pas de relai!) à bout, j'étais résolue à quitter l'hopital et en finir avec ces examens incessants (éléctrodes collées sur la tête, prises de sang, radios, etc). Le chef de service est venu avec sa troupe, m'a demandé pourquoi j'étais "dans tous mes états" (!!), et m'a dit qu'il restait un examen a effectuer, et que de toute façon, si je tenais à la santé de mon enfant, je n'avais pas le choix. Je reste traumatisée par ce dernier examen, qui consistait à presser fortement sur les globes occulaires de mon petit bout jusqu'à ce que la douleur lui fasse perdre connaissance!! Je ne comprends toujours pas le sens de cet examen, et je culpabilise énormément de les avoir laissé lui faire du mal.
Chère Equivalt
je suppose que vous avez fait ce qui vous semblait le plus approprié, vous en référer à "ceux qui savent" (soi-disant) mieux que nous. Vous avez eu peur et votre choix d'aller à l'hôpital était mû par l'inquiétude.
Je fais aussi partie des gens qui ont du mal à s'opposer aux autorités médicales et à faire valoir mes droits de parturientes, à me faire respecter. J'ai du mal à lutter..merci à mon éducation qui m'a surtout appris à me soumettre et à la fermer. Raison pour laquelle je cherche dans mon coin, le plus souvent, des "solutions"...et finalement, j'en trouve bien d'autres que ce que le corps médicale propose !
je suis effarée du nombre d'examens intrusifs et iatrogènes qu'on peut infliger aux patients, a fortiori aux tout-petits, pour poser un diagnostic :-( j'ai même su que des ponctions lombaires peuvent être pratiquées pour quelques jours de lègère fièvre inexpliquée :-/ quelle horreur :-(
question : ces examens se multiplieraient-ils autant si la sécu ne payait pas les factures sans broncher ? m'étonnerait bien :-(
Câlinez-bien votre poupette. Tendresse à vous deux.
Merci Pascale! Je viens d'écrire une lettre à la direction de l'hôpital, ça m'a fait un bien fou de pouvoir vider mon sac! Je doute qu'elle est un impact quelconque sur les personnes concernées mais peu importe, j'avais besoin d'exprimer ma colère! J'ai aussi eu un long entretien avec une super pédiatre homéopathe, qui m'a expliqué le pourquoi des examens subis par pitchounette, et le processus du malaise vagal (le spasme en question). Quel soulagement! Et quel réconfort d'être traitée de façon humaine! Très important, son discours déculpabilisant, qui a fini d'effacer les commentaires du personnel de l'hôpital. Pour info, voici en gros ce que la pédiatre a pu me dire sur le malaise vagal:
il est déclenché par l'activité d'un nerf, le nerf vagal (ou nerf vague), qui modére la rapidité des battements cardiaques. Il agit en équilibre avec le système nerveux qui accélère notre coeur. De nombreux réflexes passent par le nerf vagal et contribuent à accorder le pouls et les besoins de l'organisme. Si l'un de ces réflexes fonctionne trop, ou de façon inappropriée, le nerf vagal ralentit trop notre rythme cardiaque et entraine une baisse de la tension artérielle et le malaise.
En tout cas, dans cette histoire, ce que je veux surtout retenir, c'est de ne plus me laisser impressionner par les soi-disant détenteurs d'un sacro-saint savoir, médecin, infirmière ou autre...
Qu'est-ce qu'ils nous aident à grandir ces enfants! :)
spasme du sanglot
Ma fille de 4 mois a fait un spasme hier soir. Nous étions en voiture vers 18h30, je venais de la récupérer de chez sa grand mère pour rentrer à la maison. Heureuse de la retrouver, puisque, travaillant, je ne la vois pas le matin ni entre midi et deux. Nous voilà en voiture et les pleurs commencent. D'abord doucement alors je commence à chanter des chansons pour la distraire et pour rendre le voyage plus joyeux. Les pleurs s'intensifie, je ne m'arrête toujours pas car il est tard et j'ai six personnes à diner ce soir. Arrivées en bas de ma rue (qui est longue et pentue), elle commence vraiment à ne plus trouver sa respiration et tousse... je me dépèche et j'arrive enfin, après 20 minutes de ce trajet je la prends dans mes bras et la tiens contre moi. Elle est écarlate, hurle à s'époumoner, ses jambes, qui marquent vite sont un peu bleues mais elle ne tombe pas dans les pommes et moi je suis attérée de voir dans quel état elle est capable de se mettre alors que je suis là tout près d'elle à lui parler et à lui chanter des chansons. 1/4 d'heure pour se remettre, son père arrive et là voilà tout sourire et toute clame enfin!!! La soirée peut enfin commencer, nous jouons ensemble avant le bain et le bib du soir. Elle sourit et rit même , tout est fini mais moi une fois qu'elle est couchée je ne peux que me demander si, j'aurais du m'arrêter plus tôt, la calmer au milieu du trajet ou si la laisser pleurer en la rassurant par mes mots et mes paroles suffisent. Bref, je ne sais pas comment réagir. La journée et finie, nous sommes le matin et j'espère vraiment que notre prochaine soirée, déjà si courte ensemble ne sera pas entachée par une nouvelle crise, si spectaculaire et si éprouvante pour elle. Quant à moi, je voudrais savoir quelle attitude adopter. Le pédiatre est formel. Il n'y a pas de spasme sans spectateur mais que veut elle me dire? c'est ce que j'aimerais comprendre... pour être à côté d'elle et l'aider à gérer ses angoisses et ses frustrations. Je ne crois pas être faible ou crédule juste très triste de la savoir si mal par moment et pourtant tellement vive et heureuse à d'autres.
Bonjour sbm,
votre toute-petite n'a pas fait un spasme du sanglot, puisqu'elle n'a pas perdu connaissance, mais hurlé jusqu'à ce que vous répondiez à son besoin d'être prise dans vos bras.
C'est un réel besoin pour un aussi petit nourrisson ! vous vous rendez compte de la dureté de ce type de vie pour un tout petit bébé ? ne pas voir l'être sans qui tout son univers s'effondre, ne pas être contre vous, sentir votre odeur, entendre votre voix, sentir votre présence....
En plus de la difficulté à s'adapter à être gardée toute la journée par quelqu'un d'autre que celle qui l'a mise au monde il y a 4 mois à peine.....être "seule" (c'est à dire sans vous, car à son âge, vous seule importe) toute une looooooongue journée, très longue journée (ils n'ont pas de repère de temps, et une journée ressemble à plusieurs jours pour eux), être récupérée par une maman aimante mais pressée, sans doute fatiguée par sa journée et impatiente de rentrer, être "larguée" dans un siège auto loin des bras de celle pourtant tant attendue, espérée toute la journée de tout son corps qui souffre de faim affective, ne pas vous sentir disponible pour elle puisque vous tendez à autre chose que passer votre soirée avec....quelle horreur pour ce tout petit être sorti de sa mère depuis si peu....et elle a crié, hurlé, pleuré...de plus en plus fort....pour que votre fibre maternelle vibre, parce-qu'elle est programmée pour crier son mal-être afin que sa maman accourre et vienne, et que vous, vous êtes normalement programmée pour répondre à sa détresse, si vous n'êtes pas coupée de vos instincts......parce-que son besoin affectif est tout aussi grand et vital que manger, boire et dormir (avez-vous eu connaissance de cette expérience terrible faite dans un orphelinat sur 2 groupes d'enfants ; 1 groupe était nourri à sa faim mécaniquement par une sorte de mannequin, et l'autre était sous nourri par une infirmière qui s'en occupait avec tendresse....le premier groupe a dépéri complètement !).
Ce que vous a dit la pédiatre est abject. Changez-en.
Avoir aussi peu de tendresse, de compréhension, et de connaissance des besoins des tout-petits est indigne d'un pédiatre (mais bon, on sait que certains le sont devenus pour des tas d'atures raisons que l'amour ou l'intérêt des enfants !). Parler de "spectacle" pour une crise aussi forte de pleurs d'un nourrisson de 4 mois, c'est insoutenable...avec le recul, ne le sentez-vous pas ? et dire qu'un parent est "spectateur" au lieu d'être acteur, c'est avoir une conception de la relation parent-enfant bien particulièrement froide.
Vous n'êtes ni faible ni crédule, vous êtes une maman qui vibre, et qui est programmée pour (heureusement que les mamans réagissent aux pleurs époumonnés de leurs bébés...imaginez un peu si l'espèce humaine aurait survécu si les bébés n'avaient pas su dire leur détresse et si les mamans n'avaient pas su réagir !)
je partage avec vous les écrits d'une amie à une co-listière sur une liste de discussion autour du maternage. La maman s'inquiétait de ce que sa fille, après avoir dormi profondément un bon moment (est ce le cas de votre fille chez sa mamie ? si oui, sachez que le sommeil peut parfois être un refuge pour "oublier" quelque chose de trop dur à vivre) :
"Sans vous connaître, à la lecture de ton récit et à la lueur de mon expérience, voilà mon ressenti...Ta toute-petite n'a que peu de repères : les voix de ses proches, ton odeur et celle du papa, ton sein...Elle est totalement démunie face à un éventuel prédateur et est conditionnée génétiquement pour adopter des comportements de survie en cas de sentiment d'insécurité (là où on dit "insécurité" le corps du nourisson "pense" "grand danger").
Hier soir au Flunch elle n'a pas reconnu les odeurs familières, a
entendu des sons inconnus, éloignée de tes bras, ton odeur, du bruit de ton coeur...Pour ne pas attirer l'attention du danger éventuel qui aurait pu se dissimuler derrière cet environnement inconnu (=potentiellement hostile, donc inquiétant) ta fille s'est réfugiée dans le sommeil. Puis dès qu'elle s'est retrouvée dans un endroit plus rassurant, entourée seulement de personnes connues, elle a pu laisser libre cours à l'expression du stress précédemment ressenti.Le stress de ta fille peut être tout à fait "normal", ce qui serait inquiétant à mon sens c'est qu'elle puisse rester indifférente aux changements, qu'elle ne réagisse pas.
Ca me rappelle ces nouveaux-nés (dont ma fille à l'époque !) qui
dorment tout le temps lors des visites... et hurlent ensuite toute
la soirée :-/".
Il vous arrivera certainement de ressentir comme injuste que votre fille hurle quand vous la récupérez alors qu'on vous dira qu'elle a été "pourtant adorable" toute la journée (c'est un discours qu'on entend souvent des nounous ou crêches)...c'est qu'elle n'a que faire des autres....la seule qui lui importe, la seule à qui elle a envie de crier sa détresse, la seule qui peut vibrer contre elle, c'est vous.
Ce n'est ni calculateur, ni manipulateur, c'est inné, et preuve du besoin qu'elle a de vous, et de l'amour immense qu'elle a pour vous, de la confiance qu'elle porte en votre écoute.
Ne pas lui répondre, c'est lui dire "tu te trompes, tu ne peux pas avoir confiance en moi, je ne suis pas là pour te comprendre ni combler tes besoins affectifs..;;et le petit être assoiffé qu'elle est, finira par se taire, cesser de pleurer, de réclamer, résignée à ne plus se dire puisque non écoutée...c'est comme ça qu'on "dresse" un enfant, et puis qu'on se plaint ensuite qu'il ne nous parle plus, qu'il ne s'exprime plus...qu'il somatise ce qu'il a à dire par diverses manifestations physiques ou psychologiques...comme ça qu'on en arrive à un enfant qui subit divers évènements sans en parler à papa et maman...comme ça qu'un ado rejette avec force ses parents, parce-que malgré ce qu'ils lui assurent, il "sait" au fond de lui - c'est gravé - qu'ils ne sont pas là pour lui, pas là pour répondre à ses besoins. Et là, il est trop tard pour faire machine arrière, ce qui a été imprimé est indélébile.
Comment vous comporter ? le mieux est d'écouter ce que votre coeur vous dit, pas de vous référer à un quelconque spécialiste de la petite enfance...personne ne connaitra jamais aussi bien que vous l'enfant que vous avez mis au monde...à condition que vous en soyez convaincue, bien sûr.
Personnellement, je me suis toujours arrêtée pour prendre ma fille dans les bras, la consoler, la câliner, lui donner le sein...certains m'ont dit "bien sûr, elle a compris..."...qu'est ce que 5 minutes dans une vie ? 5 minutes d'amour et de réassurance, 5 minutes pour remplir son tout petit réservoir afin qu'elle tienne 10 minutes de route supplémentaires ?
J'ai gardé ma fille contre moi pratiquement 24h sur 24 pendant 7 mois (sauf en voiture, of course)...elle a eu quelques spasmes du sanglot (4, je crois) mais maintenant c'est fini, elle gère bien ses pleurs, a appris à reprendre son souffle, à ne pas sombrer dans le gouffre...peut-être l'ai-je assez rassurée sur mon écoute ? c'est contraire à tout ce qu'on entend...on nous dit que plus on les écoute, plus ça empire...Roxane est le contre exemple parfaire et la preuve que c'est absolument faux. Elle est, à 21 mois, une petite fille solide, rieuse, très dégourdie, bien dans sa peau, qui joue longuement seule, qui n'a peur de pas grand chose, qui va vers les autres spontanément...elle est propre depuis quelques jours, témoin s'il en faut, que mon maternage, loin de la bloquer, est un formidable moteur.
Je vous encourage à écouter les émissions d'Edwige Antier, célèbre pédiatre, sur France Inter le mercredi matin (elles peuvent êtres podcastées et écoutées ultérieurement), à lire ses livres (et notamment "éloge des mères") ainsi que ceux d'Isabelle Filliozat ("au coeur des émotions de l'enfant"), de Claude Didier-JeanJouveau ("pour une parentalité sans violence") et ceux du Dr Sears.
Mon coup de coeur actuel va pour un livre qui vient d'être traduit en français "le continuum concept" de Jean Liedloff, une révolution.
Ouvrez votre coeur et votre réflexion à d'autres horizons que ceux des pédiatres lambda de l'Occident dégénéré, qui a perdu bon sens et chemin du coeur, à force de rationnaliser les relations entre êtres humains, à force d'avoir peur de "trop donner".
On ne donne jamais trop à l'enfant que l'on a voulu mettre au monde (je parle de besoins, et non de désirs).
Pour l'équilibre et la croissance harmonieuse de votre fille, mais aussi de votre famille nouvellement constituée.
Vous trouverez aussi, sur ce blog, des liens vers des lectures sur le maternage respectueux.
Bonne route sur le chemin d'une parentalité consciente, responsable, et aimante.
Recemment
Je voudrais savoir si tu as vu l'emission de canal Vie sur le spasme du sanglot avec Dre Nadia. Cette emission a passe le 20 mai dernier et si oui, ta position sur les suggestions.
Merci,
Mono en Duo
J'oubliais...
http://www.canalvie.com/forum/message/7/1932/1/#7009
sur ce lien vous trouverez l'explication tres interessante d'un cas. Pour votre information.
Mono en Duo
Non, je ne l'ai pas vue
car je ne reçois pas cette chaîne.
Mais je suis allée voir le lien que tu donnes :-) si je comprends bien, on peut soupçonner des cas d'épilepsies chez des enfants qui font des spasmes du sanglot, c'est ça ?
en tout cas, d'après le peu que j'ai lu, ce Dr dit bien que ce ne sont pas des caprices...toi, qui a vu l'émission, tu peux m'en dire plus ?
merci !
Oui je l'ai vu. PTI, Dre Nadia est une psychologue qui vient a domicile (P. de Quebec) pour son emission (vraiment bon).
Elle travaille en collaboration avec Pierre Faubert (excellent).
Quand j'ai vu l'emission, le sujet m'a vite captivee car mon fils mais surtout ma fille avaient des symptomes du genre (pas au point de tomber sans connaissance). Je vais tenter de te resumer ce qu'il suggere mais le mieux serait de leur ecrire. Je suis sure qu'il pourrait te donner la bonne demarche car les crises ont diminue. D'autre part, dans un autre forum sur le meme site par lien que je t'ai fait parvenir, effectivement, en lisant la conversation, Mme Levac est restee vigilante et son intuition ne lui mentait pas. Les symptomes sont apparentes a l'epilepsie. Je ne crois pas qu'il faut conclure un lien direct les symptomes sont surement a etre surveiller.
Donc pour revenir a l'emission, (Ecoute j'etais sure que c'etait toi qui racontait ton histoire car le profil de ta fille est tres similaire a celui de Maika - petite fille tres enjouee, aidante...comme tu la decris). Dans le debut de l'emission, Dre Nadia a fait allusion a l'activite electrique du cerveau qui est plus elevee dans les cas du spasme du sanglot. Apres verification, ils ont recommande de securiser l'enfant au moment des crises et d'ignorer quand c'etait dans des cas de disciplines par contre quand l'enfant etait triste, de la consoler. Voici le lien au cas de Maika. http://www.canalvie.com/grille/diffusion/781584/
Il arrive que l'emission soit re-diffusee. Je ne pensais jamais que j'aurai a discuter de cette question avec quiconque. C'est pas pour rien que la vie m'a amene sur votre site! :)
Ma fille a aujourd'hui presque 19 ans et elle a des crises d'anxiete. Elle panique encore. Mon fils est tres anxieux aussi. Je ne connaissais pas ca quand ils etaient bebes. Et sans faire ou trouver des bibittes ou il n'y en a pas, je vais quand meme demander a Mme Levac comment les symptomes de son fils ont persistes pour qu'elle decide de faire passer un scan a son fils de 18 ans. Je reviendrai voir vos commentaires. A+
Oui je l'ai vu. PTI, Dre Nadia est une psychologue qui vient a domicile (P. de Quebec) pour son emission (vraiment bon).
Elle travaille en collaboration avec Pierre Faubert (excellent).
Quand j'ai vu l'emission, le sujet m'a vite captivee car mon fils mais surtout ma fille avaient des symptomes du genre (pas au point de tomber sans connaissance). Je vais tenter de te resumer ce qu'il suggere mais le mieux serait de leur ecrire. Je suis sure qu'il pourrait te donner la bonne demarche car les crises ont diminue. D'autre part, dans un autre forum sur le meme site par lien que je t'ai fait parvenir, effectivement, en lisant la conversation, Mme Levac est restee vigilante et son intuition ne lui mentait pas. Les symptomes sont apparentes a l'epilepsie. Je ne crois pas qu'il faut conclure un lien direct les symptomes sont surement a etre surveiller.
Donc pour revenir a l'emission, (Ecoute j'etais sure que c'etait toi qui racontait ton histoire car le profil de ta fille est tres similaire a celui de Maika - petite fille tres enjouee, aidante...comme tu la decris). Dans le debut de l'emission, Dre Nadia a fait allusion a l'activite electrique du cerveau qui est plus elevee dans les cas du spasme du sanglot. Apres verification, ils ont recommande de securiser l'enfant au moment des crises et d'ignorer quand c'etait dans des cas de disciplines par contre quand l'enfant etait triste, de la consoler. Voici le lien au cas de Maika. http://www.canalvie.com/grille/diffusion/781584/
Il arrive que l'emission soit re-diffusee. Je ne pensais jamais que j'aurai a discuter de cette question avec quiconque. C'est pas pour rien que la vie m'a amene sur votre site! :)
Ma fille a aujourd'hui presque 19 ans et elle a des crises d'anxiete. Elle panique encore. Mon fils est tres anxieux aussi. Je ne connaissais pas ca quand ils etaient bebes. Et sans faire ou trouver des bibittes ou il n'y en a pas, je vais quand meme demander a Mme Levac comment les symptomes de son fils ont persistes pour qu'elle decide de faire passer un scan a son fils de 18 ans. Je reviendrai voir vos commentaires. A+
merci de ton résumé :-)
merci beaucoup :-) ça apporte de l'eau à mon moulin :-)
Effectivement, en consolant et rassurant ma fille, les crises ont disparues complètement. Je "sentais" sa peur, sa panique, elle était palpable...jamais, je n'aurai pu dire et penser que c'était "de la comédie". J'ai enveloppé de mon bras, rassuré, réassuré....pris contre moi longuement, parlé doucement.
Elle n'en a plus fait depuis 9 mois (la dernière a été quand mon frère - un géant pour elle de plus de 1,90 m - s'est penché sur elle pour la prendre dans les bras alors qu'elle ne l'avait vu que très peu depuis sa naissance puisqu'il habite à 800 km de chez nous...elle a été impressionné, et sans pleurer, elle s'est évanouie), et gère bien son souffle durant ses pleurs ou crises de panique désormais...
Je pense que, vraiment, nous n'aurons plus de spasmes du sanglot à affronter. Elle est très gaie, vive, rigolote, et a un "bon" caractère et tout plein de tendresse à donner. C'est un rayon de soleil :-)
je ne trouve pas chez elle d'angoisse, par contre. Ni elle, ni mon fils ne sont des enfants angoissés. Sans être des "caïds", loin de là, ils sont à l'aise dans leur peau et manifestement heureux pour l'instant (ils ont 6 ans et 21 mois), même si ma fille est légèrement plus peureuse (bien que beaucoup plus téméraire) dans certains cas (insectes, avions, chiens par ex) que mon fils à son âge. Je vais dire qu'elle a une sensibilité toute féminine :-)
J'espère que tu trouveras comment aider tes enfants. Connais-tu les Fleurs de Bach ? ça marche très bien sur moi pour réguler mes humeurs.
@ bientôt
Merci
Bonjour, je tombe là dessus.
Moi mon fils Louis vomit des glaires en fait, et ce serait un début de spasmes du sanglot, il reste en apné très longtemps aussi et c'est vrai que c'est terrifiant.
Le plus térifiant a été quand j'en ai parlé à mon pédiatre, il m' a dit, pfff, il a le réflexe vomisseur, allez voir un pédopsychiatre.
Là je me suis dit, à 8 mois, il va lui raconter quoi Louis, il va faire quoi le psy....
Aujourd' hui il a 13 mois, et hier soir, ne voulant pas se coucher, il m' a fait sa colére jusque 1h du matin, vommissant 2/3 fois, avec des apnés impressionnantes, et ce matin, je craque...
J'apelle les urgences pédiatriques pour des renseignements, qui me disent juste " spasmes du sanglot " bon, j'apelle un pédopsy, qui me dit qu'il peut recevoir Louis dans.... 3 mois, bref, je cherche sur le net, et avec le même sentiment je tombe sur des ayez un peu d'autorité ect...
Enfin voilà. Je te remercie et ne manquerai pas de revenir.
Marie.
De rien Marie :-)
j'espère sincèrement que ça t'aura rassurée. Roxane n'a plus fait de spasme du sanglot depuis bientôt 1 an. Elle n'a pas de problèmes psy, juste parfois très peur (je rappelle que ces crises n'arrivent jamais après une remontrance, toujours après une peur...je ne vois pas en quoi ce serait "psy" !).
Est ce que je peux souligner quelque chose dans ton message ?
tu dis "ne voulant pas se coucher, il M'a fait sa colère"...comme si c'était fait exprès pour T'embêter ? (c'est l'utilisation du "m'a fait" qui me donne cette impression)
N'y avait-il pas la possibilité de lâcher prise, de le câliner ou le garder avec toi jusqu'à ce qu'il ait vraiment sommeil ?
quelle journée avait-il passé ? quel a été son niveau d'activité ? (on est moins fatigué et on se couche moins tôt quand on a passé une journée à ne rien faire que quand on fait un marathon ;-)), une sieste trop tardive peut-être (seule raison qui fait que ma fille peut repousser son endormissement jusqu'à 23h, mais c'est entièrement de ma faute parce-que je la mets à la sieste trop tard, par ex, le WE qd on se lève tard...) ? ou à l'inverse, pas assez de sieste (le manque de sommeil de jour dérègle le sommeil de nuit) ?
si tu travailles, peut-être que tu lui manques et qu'il a besoin de plus de présence ? ou son papa ? (je connais une petite fille dont la maman nous lit qui n'a plus de soucis pour s'endormir depuis que son papa est bcp plus présent)...peut-être avait-il trop chaud ? pas assez ou trop mangé ? une poussée dentaire ? pas assez de détente, de sortie dans la journée ? trop d'excitation juste avant le coucher (par les papas souvent ;-)) ?
Et toi, et son papa, comment allez-vous en ce moment ? bien ? pas trop de stress ? pas trop énervée ?
j'ai remarqué que souvent quand l’enfant a un comportement qui nous énerve jusqu'à l'épuisement, on a tendance à durcir le ton, à serrer la vis, en pensant qu’il a besoin d’être recadré. Je pense que ça peut être nécessaire parfois, mais que si l’enfant continue et que c’est l’escalade, c’est peut-être que le besoin est autre,, qu’il s’agit plutôt d'une demande de rééquilibrage ?
Je crois qu’on passe toutes et tous (grands et petits) par ces phases de “rééquilibrage” :-/ c’est dur, et puis, il y a la compréhension au bout et on sort du tunnel :-)
Et...en tant qu'adultes, arrivons-nous à dormir et à nous coucher toujours facilement ? d'où l'utilité du lâcher prise et de la recherche de la compréhension, toujours, de ce qui se passe pour l'enfant à ce moment-là.
Plus que d'un psy, c'est de sa maman et de son papa qu'il a besoin ;-)
Une précision quand même : le spasme du sanglot survient parfois sans pleurs, et arrive très vite. Et c'est un évanouissement.
Ce que tu décris d'hier soir me semble plus relever d'une longue séance de pleurs inconsolables, qui ont suractivé ses glandes lacrimales et son système orl, faisant couler bcp de sécrétions qu'il n'a pas pu avaler en totalité...j'ai déjà vu des petits vomir comme ça, terriblement désespérés d'être longuement incompris à ce moment-là. Toi seule peut savoir au bout de combien de temps de pleurs ton fils a vomi, et quelle a été ton / votre attitude...colère, gronderies, épuisement, violence...ou juste angoisse et incompréhension ? l'avez-vous forcé, coûte que coûte à rester au lit ? si oui, pourquoi ne pas lui avoir offert une soirée avec vous plutôt que de gâcher une nuit et de passer un si long et si éprouvant moment (en premier lieu, pour lui, d'ailleurs) ?
Quand mon fils aîné était petit, je m'obstinais à ce qu'il aille se coucher à l'heure que j'avais décidée, sans tenir compte de ses besoins divers (sommeil, présence etc...). Je passais parfois des heures à l'endormir.
Avec ma fille, j'ai lâché prise, je la couche quand elle montre des signes de sommeil...à moi de faire en sorte qu'elle soit bien fatiguée le soir à une heure "raisonnable" (pour nous) ;-) 90 % du temps, elle s'endort entre 21h et 21h30 en quelques minutes....sinon, j'attends quelques moments ;-) cette souplesse est d'ailleurs bien pratique en diverses occasions, comme quand nous devons sortir en famille (fête de la musique etc...).
Amicalement.
J'aurais que mon loulou souffre du spasme du sanglot !!
Bonjour,
je ne sais pas par où commencer, je ne voudrais pas alarmer tout le monde ni "casser l'ambiance", mais je ressens le besoin de répondre à cette 'discussion'.
J'aurais bien aimé que mon petit loulou adoré souffre du spasme du sanglot. Un hôpital publique lui en a diagnostiqué un le 22/02/06.
Je m’explique : il est né le 02/12/05 et tout allait très bien. Il grandissait bien , prenait du poids, se développait bien, etc. Bref, le bonheur !
Le soir du 22/02, après son bain, fort fatigué, il s'est mis à pleurer et n'arrivait plus à reprendre sa respiration. Ses lèvres devenaient un peu bleues et je pensais qu'il allait tomber en syncope. Affolés, nous avons appelés les pompiers et 5 minutes plus tard, pompiers et Samu s’occupaient de notre petit bonhomme. Direction l’hôpital le plus proche : après un électrocardiogramme et une auscultation, le diagnostic est tombé : spasme du sanglot ! On nous a juste dit qu’on ne peut rien faire à part calmer son bébé. Ils ont rajouté qu’il faut faire attention, car certains bébés le font exprès pour obtenir ce qu’ils veulent. Bref, que c’est un caprice ! Tout de même soulagés, car on avait peur que ce ne soit plus grave.
Ayant fait ensuite des recherches sur internet, j’apprends que cela concerne surtout des enfants à partir de 6 mois à 3 / 4 ans, jamais au delà de 6 ans.
Mon Loulou n’avait même pas 3 mois ! Des caprices ?? Mais bon, c’est notre premier bébé, il est suivi par médecin et pédiatre, on fait confiance aux experts après tout!!
Il nous a refait quelques crises mais n’est jamais tombé en syncope.
Fin mars, il développe une toux qui est une trachéite selon notre médecin. Sirop et tout le tralala. Rien de grave en soi !
Comme sa toux ne se calme pas, on reconsulte mais on tombe sur une remplaçante qui nous convainc pas. Direction le pédiatre. Nous sommes le 27/04. C’est le papa qui l’emmène car je ne pouvais pas me libérer du travail. Le pédiatre constate que notre loulou a du mal à respirer et il contrôle son taux d’oxygène dans le sang. Jugé insuffisant, il décidé de l’hospitaliser pour des examens complémentaires. Ils font une radio et boum, le monde s’arrête, le monde s’écroule, on hurle « POURQUOI ? ». Une simple radio a révélé que son cœur était anormalement gros et qu’il avait une malformation cardiaque grave et en plus de ça une infection pulmonaire. Direction l’hôpital cardiologique du CHR. L’écographie plus poussée révèle que notre loulou avait un «CAV complet » (canal atrioventriculaire complet= je vous laisse faire les recherches sur le web pour voir de quoi il s’agit). Sous traitement, il devait 15 jours plus tard se faire opérer sur Paris. Il n’a jamais eu cette chance car il est décédé lors du transport en ambulance. Nous n’étions même pas présents !! Depuis la vie s’est arrêtée !
Comme écrit au début, je ne veux pas alarmer inutilement (ce genre de malformation touche 1 bébé sur 5 000, ce qui est donc très rare) mais s’il y a des mamans qui lisent ce message je veux juste leur dire : si votre bébé est trop jeune pour correspondre aux « critères » du spasme du sanglot, demandez (exigez) une simple radio afin de lever tout doute !!
Car après avoir eu le médecin chef du 1er hôpital en question au téléphone, il m’a dit que ce genre de malformation n’était pas décelable avec une simple radio. Ok, mais la radio avait tout de même révélé un cœur trop gros. Après quelques instants, il m’a redemandé ce que la radio avait donné. Ma réponse était que : « justement, aucune radio n’avait été faite !! »
Les médecins disent que les chirurgiens préfèrent opérer des bébés qui font plus que 5 kg car il s’agit d’une opération à cœur ouvert et pour eux, un bébé un peu plus grand est plus facile à opérer.
Le 14/02 notre loulou pesait 5.2kg et il aurait pu se faire opérer à ce moment là. Ce qui nous hante le plus, c’est qu’on ne saura jamais si l’opération aurait pu sauver la vie de notre petit amour !!
Je rejoins donc tout à fait le premier message : chuchotez les ! Calmez les s’il s’agit d’un spasme !! L’indifférence fait trop mal !!
Vous pouvez donc plus facilement comprendre le titre de mon commentaire! Qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir continuer à "calmer" mon bébé !!
je n'ai pas de mots
pour dire l'immense tristesse que je ressens à vous lire.
L'effroi aussi...et la colère, colère qu'on continue à parler de caprices ou de manipulation de la part de bébés qui expriment des symptômes forts. Ce Docteur mériterait de s'entendre dire que ce n'est pas toujours un "caprice" et que ça peut être dramatique.
Bien à vous
Pascale et Pat : MERCI
Ma fille de 16 mois a fait un spasme du sanglot avec évanouissement pour la première fois cet après-midi et j'avoue que, effrayés, mon mari et moi avons réagi avec panique mais je me souvenais que de l'eau froide sur le visage était efficace dans ces cas-là et effectivement, ma puce est revenue à elle.
Nous avons eu une peur horrible et depuis, je surfe sur le net pour trouver des infos.
Pascale, tu as mille fois raison, on parle de colère, de manipulation de l'enfant, de traitement par l'indifférence... C'est terrible, surtout que comme toi, ma puce est tout sauf une colérique, dans son cas, c'était une réaction de peur face à une séparation. Aucune manipulation donc, simplement l'expression de son émotion.
Merci d'expliquer la bonne conduite à avoir, à savoir le calme, le dialogue, les mots doux, la chaleur. Je te promets de tout faire pour l'appliquer s'il devait y avoir une prochaine fois.
Pat, MERCI pour le truc du souffle dans la bouche. Idem, je l'appliquerai s'il devait y avoir une prochaine fois.
Ce site porte bien son nom : AVANCER !!!
j'ai eu beaucoup d'émotion à lire ton article , et les commentaires .J'envoie toute mon affection à Elokine .
Et justement c'est d'émotion dont on parle .
Une émotion tellement grande , intense , in supportable que le bébé se met "hors tension" au propre , comme au figuré !!
Et si alors il se trouve des esprits pervers pour voir dans ce reflexe de survie emotionnelle une manipulation , c'est que ces gens ont tué en eux toute émotion spontanée, toute compassion humaine . Ce sont les mêmes qui tournent la tête pour ne pas voir une agression , ou qui se taisent quand une injustice est commise . A ne pas fréquenter donc .
Je suis d'accord avec Pascale, si vote pédiatre vous sort des sornettes pareilles , changez en , il n'est pas digne de s'occuper d'enfants.
bravo!
Merci pour cet article! J'ai 2 enfants. Ma fille faisait la forme blanche du spasme et mon petit 9 mois fait la forme bleue du spasme. Comme vous, les crises, apparaissent seulement lors d'une chute.Tous les articles que j'ai lu sur ce spasme parle uniquement d'enfants "capricieux".Mon petit bout vient de trébucher sur le carrelage ce matin. Résultat spasme! mais souffler sur le nez n'a pas suffit. Il a fallu que je l'eclabousse d'un peu d'eau! J'ai lu qu'il fallait leur temponner le front. Celui qui a écrit ça n'a jamais vu un gamin faire un spasme! Il faut simplemnt les faire réagir ces petits bouts! Bref, la théorie sur lme spasme du sanglot est a revoir !!
Bon courage à tous et pas de panique!!!
Grosse peur
Mon loulou vient de faire une nouvelle crise ce matin et j'ai vraiment eu très peur, c'est pourquoi je surfais sur le net pour trouver des "trucs". Depuis sa naissance nous en sommes à 5 ou 6 criseS (il a deux ans aujourd'hui). Elles sont toujours aussi impressionnantes mais ne surviennent qu'après une chute. C'est a priori la peur après la chute qui provoque son spasme. Je pense qu'il a la forme blanche car le premier cri ne sort jamais, il tombe dans les pommes très raide au bout de quelques secondes d'apnée, toujours les yeux grands ouverts. J'ai chaque fois l'impression qu'il meurt.... Cette fois-ci, mon époux a du lui ouvrir la bouche car a priori il ne reprenait toujours pas son souffle.
Le médecin nous a toujours dit de ne pas s'inquiéter et de ne pas paniquer, que cela passe spontanément. Pour notre part, la crise en soi est déjà effrayante mais le voir tout raide, tomber dans les pommes, les yeux grands ouverts avoir quelques spasmes musculaire et lui demander de revenir pendant de trop longues secondes, c'est horrible! A chaque fois, je panique, croyant qu'il va mourir.
Je tenterais la prochaine fois (qui j'espère n'arrivera pas) le souffle sur le visage et/ou dans la bouche car les paroles douces lui demandant calmement de respirer n'ont jamais fait d'effet vu la rapidité du spasme.
Est-on certain que ces crises n'ont pas de conséquences pour leur cerveau ?
Du spasme à la convulsion
Pas de panique, facile à dire mais pas vraiment facile à faire ! ma pitchoune de 15 mois fait régulièrement des spasmes du sanglot : lorsque sa grande soeur (de 3 ans et 1/2)lui retire un jouet,elle se met à pleurer et aussitôt la respiration se coupe, et au bout de quelques secondes elle devient bleue. Les premières fois on est forcemment paniqué ; puis on se renseigne, et on obtient tous les mêmes remarques : "il ne faut pas céder, c'est un caprice", notre pédiatre nous a conseillé de lui mettre une bonne claque sur les côtes pour qu'elle reprenne sa respiration... chose qu'on ne peut pas faire !!!donc nous avons décidés de l'allonger par terre pour qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle ne chute pas en perdant connaissance(mon mari lui jetait souvent un verre d'eau sur le visage)et tout rentrait dans l'ordre, jusqu'au jour où, pour les mêmes raisons, le spasme est allé trop loin et notre petite puce, en reprenant sa respiration après de trop longues secondes, a fait des convulsions pendant près de 2 minutes qui paraissent interminables. Le lendemain, idem, la chose se reproduit avec en prime une hospitalisation durant laquelle notre petite dernière à subit un E.E.G. pour rechercher si elle n'est pas epyleptique. Nous sommes d'ailleurs dans l'attente des résultats (qui à l'oeil de l'infirmière parraissent normaux). Je regrette toutefois de n'avoir eu aucun soutient du personnel médical, aucun conseil (sauf de ne pas la contrarier : chose qui n'est pas simple à expliquer à la grande soeur de 3 ans et 1/2)Aujourdh'ui nous sommes toujours dans le néant, nous faisons tout pour éviter un conflit entre les 2 petites, donc il faut toujours les avoir à l'oeil ... et nous pensons désormais agir autrement : c'est à dire ne pas attendre, lui souffler tout de suite au visage et lui détourner l'attention en lui faisant regarder autre chose (oh, regarde l'oiseau dans le ciel !!!!)on verra bien, en espérant qu'elle n'en fasse plus, c'est à l'heure actuelle mon plus grand souhait. Bon courage à tous !
la peur de ma vie!!!
c'est arrive hier apres midi,ma petite JADE de 3 ans voulait absolument jouer avec de l'eau et pour moi il en etait hors de question;ce qui a provoque chez elle une colere folle!elle a commence a prendre sa respiration ,ce qu'elle faisait depuis toujours,mais la ca durait un peu longtemps,j'etais au telephone avec maman quand je l'ai vu devenir toute bleue!la bouche ouverte et aucun son ne sortait,et cela faisait deja bien 2 minutes!et d'un coup plus rien plus de JADE,je l'ai secoue mais rien ,je pleurais ,je criais et la petite ne bougais plus ma mere au telephone,ne comprenais pas ce qui arrivait et me conseillais de lui mettre un peu d'eau sur le visage!elle etait aussi panique que moi!et environ 20 secondes apres elle est revenue a elle et ne savais plus ou elle etait,elle m'a dit qu'elle etait tres fatiguee et qu'elle voulait dormir,mais je n'ai pas voulu que JADE aille se coucher de peur que le petit ange ne se reveille plus du tout!on a pris un bain ,elle a fait la folle et depuis tout va bien,j'esper que ca n'arrivera plus ,j'ai eu la peur de ma vie j'ai cru qu'elle etait "morte"!!la nuit qui a suivi ,j'ai dormi avec elle et ma main sur son coeur!bon courage a toutes les mamans!
Peur de perdre mon enfant
J'ai un petit garçon de deux ans et demi. Il fait des spasmes du sanglot dépuis ses 6 mois. Ce n'est pas très fréquent mais très spéctaculaire. Quand il fait une crise, j'ai du mal à garder mon calme. La crise me fait paniquer car j'ai l'impression qu'il est en train de mourir dans mes bras. Il devient tout mou, complètement inanimé, lors de ça dernière crise même les yeux ouverts. Donc je cris, essaie de l'interpeller pour qu'il revienne! Je sais que ce n'est pas la conduite idéale à tenir, mais quoi faire contre l'angoisse, surtout après avoir lu que les crises pouvaient aller jusqu'à un arrêt cardiaque. Pour moi un arrêt cardiaque signifie la mort. Et c'est exactement le sentiment traumatisant que j'ai eu lors de sa dernière crise: de tenir un enfant mort dans mes bras. Donner moi des conseils pour lutter contre mon angoisse, et s'il y a des médecins, rassurez-moi, ça veut dire quoi: arrêt cardiaque? Le coeur s'arrête et reprend tout seul après quelques minutes???
Annette,
je ne suis pas médecin, juste une maman avec une petite fille qui a fait des spasmes du sanglot.
Je ne peux affirmer aucune donnée médicale.
Mais je n'ai jamais entendu parler, ni lu que les spasmes du sanglots pouvaient mener à un arrêt cardiaque...j'ai vraiment du mal à y croire au vu des conseils "d'indifférence" préconisée par pratiquement 99% des médecins !
Il est évident que c'est impressionnant, très impressionnant, mais si vous savez que c'est un simple évanouissement (s'inquiète-t-on d'un arrêt cardiaque qd quelqu'un tombe dans les pommes ?), vous aurez beaucoup moins peur, je pense.
Personnellement, j'arrive à garder mon calme (depuis la première fois) car mon propre affolement nourrit le sien et c'est ce que je souhaite le moins. Pas facile, je sais, de contrôler son angoisse, mais si l'enfant ne risque rien, on peut peut-être y arriver ?
bien à vous et bon courage....lisez mon dernier article sur la sollicitude qui crée l'inquiétude :-)
je commence à m'inquiéter moi aussi
Merci à vous tous pour vos témoignages, souvent boulversants et émouvants; j'ai 3 enfants, l'ainé à 5 ans le deuxième 3 ans dans 2 mois et la dernière 6 mois ! le cas chez nous c'est le deuxième, un grand tendre, ultra sensible, une joie de vivre à toute épreuve, un petit amour qui sait bien ce qu'il veut dans la vie. Il fait le spasme du sanglot depuis qu'il a 6 mois ! la première fois je ne me suis pas inquiétée parce que chez moi c'est classique : mon père le faisait bébé et mon petit frère aussi. Je n'ai donc jamais paniqué, mais je dois dire que je suis un peu à bout, parce que ça lui arrive assez souvent (quelque fois 3 ou 4 fois dans une semaine puis rien pendant 2 mois), il s'est cassé les deux dents de devant les fois ou je suis arrivée trop tard pour le rattrapper (ses spasme n'arrivent qu'après une chute ou au moins une grosse douleur), il se fait souvent encore plus mal quand il s'évanouit, il tombe "raide" (ça me fait froid dans le dos rien qu'en évrivant ça). Il est vrai qu'il le fait plus souvent quand je suis à coté mais ça lui est déjà arrivé devant ma mère (une fois) mon mari (2 ou 3 fois) et ma nièce 8 ans (1 fois) puis hier tout seul, je l'ai entendu se cogner puis pleurer, puis plus rien, j'ai foncé (on est quand même toujours à l'écoute) il était au bord de l'éscalier dans les choux, je vous assure que quand on me dit c'est du chiquet, du cinéma je n'en peux plus ! mon bonhomme est surement plus émotif que la moyenne, mais on ne me fera pas croire que tout ceci est calculé, je dois voir mon ostéopathe la semaine prochaine je compte bien lui en parler et revenir vers vous après, je suis sure qu'elle aura de bon conseils à me donner. Bon courage à tous les parents, qui souffrent et qui s'inquiètent, on voudrait tellement prendre la souffrance de nos enfants ! ce que je peux vous dire en tout cas c'est que mon père et mon frère sont en pleine forme aujourd'hui, très bien dans leurs baskets pleins de joie (c'est vrai assez sensibles tous les deux) et qu'ils ont des coeurs excellents !
à bientot
premier spasme
bonjour et merci à tou(te)s
j'ai tellement au peur vendredi quand mon bébé de 10 mois a fait pour la première (et dernière j'espère) fois un "spasme". j'en pleure encore en vous écrivant. j'ai moi aussi lu doctissimo mais vos expériences sont plus "vraies". j'ai remis son lit dans notre chambre, je l'écoute respirer quand il dort, je ne le laisse plus commencer à pleurer, bref je ne sais plus quoi faire tellement je suis inquiète. le médecin a dit : ça arrive, c'est rarement fatal ! ah je suis bien rassurée maintenant. mon bébé d'amour quand il pousse un grand pleur,prend toujours 5 secondes avant de commencer à crier, depuis qu'il est né. mais vendredi il était fatigué, je l'emmenais à la sieste, quand il a été vivement contrarié par un petit truc de rien du tout, genre je ne l'ai pas laissé attraper un truc, et là, le cri n'arrivait pas, et il ne respirait pas, les secondes s'égrenaient et rien n'arrivait, l'angoisse, et soudain il est devenu tout bleu. je crois que j'ai hurlé et que je l'ai secoué dans mes bras, et il a enfin crié et respiré. mais aussitot il s'est évanoui. j'ai crié son nom et il est revenu à lui. vous aussi, ça faisait comme ça ? j'ai trop peur. comment le laisser à une nounou maintenant ? c'est impossible ! en plus, je culpabilise. je crois que c'est en partie de ma faute, je crie trop, et j'ai deja pensé et même dit qu'on avait eu notre deuxième trop tot (pauvre amour !). vous croyez que c'est de ma faute ? que faire pour que cela ne se reproduise plus ? réponse souhaitée pour mon bébé d'amour.
Bonjour Cécile
je comprends vos émotions, votre peur, votre désarroi, votre sentiment de culpabilité.
Oui, ça peut faire comme ça : l'enfant bleuit, on hurle de peur, et il s'enfonce encore plus jusqu'à s'évanouir...puis, il revient tout doucement.
J'ai l'habitude de penser et de dire que si nous ne sommes pas coupables, nous pouvons être parfois responsables...la lucidité sur nos actes, nos façons de faire, est le seul moyen d'oeuvrer sur nous, à nous améliorer...et c'est le seul bout de la ficelle que nous tenons : parce-que ce faisant, nous pouvons agir sur nous-mêmes.
Alors si vous sentez au fonds de vous que vous "criez trop", écoutez votre instinct...et votre petit. Oui, il arrive que nous leur faisions peur au point qu'ils s'évanouissent de peur et de stupeur...Personnellement, je trouve que c'est une chance d'avoir un enfant pas habitué à nos débordements (pas encore écrasé et résigné par eux, du moins) et qui manifeste aussi fortement leur impact sur lui : c'est un signe qu'il nous FAUT faire autrement, trouver d'autres solutions pour nous exprimre que les cris, les hurlements...la violence, quoi :-/
vous pouvez garder à l'esprit que vous n'êtes pas coupable du chemin qui vous a amené à cette violence, mais néanmoins vous êtes responsable de vos actes. Si vous ne tenez pas compte de la souffrance que vous engendrez quand vous-même souffrez (même si vous avez parfaitement le droit de souffrir pour X raisons), là, vous serez responsables de ce que cela produit sur votre petitou :-(
En d'autres termes, prenez bien soin de vous, soignez votre moral, votre repos, votre corps, chouchoutez-vous...vous chouchouterez vos enfants dans le prolongement :-)les enfants sont proches, très proches de nous...et il est si "facile" de se décharger sur eux de choses qui ne leur appartiennent pas :-( c'est humain, bien sûr...mais pas anodin, la preuve :-)
Et cherchez les solutions pour être "vraie" avec vous-même et avec vos enfants (quand ça ne va pas à cause d'eux ou pas, dîtes le leur), trouver vos solutions (parfois, la possibilité de se reposer une petite demie-heure rechargee les batteries) et des solutions pour contourner vos colères (j'ai écrit plusieurs articles dans la catégorie "éducation non violente" et "maternage".
bon courage :-)
Et un autre cas de spasme du sanglot
Tout a commencé mardi après-midi lorsque nous sommes partis en voiture pour le retour a la maison. Nous étions chez mon physiothérapeute, et notre petit garcon de 2ans et demi s'amusait à écrire et dessiner au tableau dans la salle d'attente. Lorsqu'il fut le temps de partir, il s'est mis dans une colère, pleurait et se débatait afin de ne pas s'asseoir dans son siège d'auto. Après quelques instants, je suis arrivée à l'auto et c'était la crise. Il donnait des coups de pieds derrière le siège de mon mari (côté passager) il hurlait et se tortillait dans tous les sens tellement il était en colère. J'ai décidé de m'engager sur la route et de laisser le temps passer tout en essayant de lui changer les idées et en lui disant de ne pas se faire du mal comme ça et je gardais mon calme, et j'essayais de ne pas trop accorder d'importance à sa crise... (sur les bons conseils des pédiatres). Près de 10 minutes se sont écoulées et il était toujours aussi en colère. Son père a du lui tenir les pieds, et il lui a dit d'arrêter de pousser dans le banc et ce sur un ton assez autoritaire. Mais il n'y avait rien à faire il était en transe. Puis j'ai remarqué que ses cris s'estompaient tranquillement et tout à coup PLUS RIEN. Tout en conduisant, et suspecte j'ai dit à mon mari : REGARDE s'il n'est pas mort! Là, nous avons dit son nom a 4 reprises et RIEN... J'ai arrêté l'auto, mon mari a débarqué, il lui a donné 3 petites tapes (très douces) et RIEN... la panique. Il m'a dit appelle 911, puis il l'a sorti de son siège d'auto et en le sortant, notre petit est revenu à lui. QUEL BONHEUR, mon mari l'avait dans les bras dehors au bord de l'autoroute et il pleurait à chaudes larmes et moi aussi. Lorsqu'il est revenu à lui, tout semblait très calme et il voulait faire dodo. Mon mari s'est assis à l'arrière avec lui et Carl-Olivier ne s'emblait pas savoir pouquoi nous étions si paniqués. À notre retour, j'ai appelé la clinique pédiatrique et parlé à une infirmière : Le diagnostique le spasme du sanglot dû à une grand colère, et de ne pas trop accorder d'importance à ce comportement car l'enfant s'en servira pour nous manipuler. Elle nous dit par contre d'avoir toujours un oeil sur l'enfant afin d'être près de lui si une autre crise survient et lui souffler dans le visage. Après avoir lu tout ce qui a été dit sur ce site, je me demande aussi comment agir face à cette situation. Manipulation? je ne sais pas. Mais c'est certain que je ne crois pas tout lui permettre de peur qu'il fasse une autre crise mais je vais essayer de calmer son insécurité, son mécontentement avant que la situation en vienne au spasme du sanglot. Avez-vous des trucs à me suggérer? Bref j'ai eu un grand réconfort à lire tout ce qui a été écrit et merci à vous tous.
Bonjour Marguarita1
Si vous relisez mon texte et tous les commentaires que j'ai pu apporter par la suite, vous n'y trouverez pas un encouragement à "tout laisser faire" ni à ne pas éduquer.
Je fais un plaidoyer pour une éducation respectueuse, sans violence ni brutalité...et ne pas entendre ce qui s'exprime dans un spasme du sanglot sous prétexte que l'émotion forte qui s'exprime nous semble démesurée et exagérée, à nous adultes qui avons depuis longtemps appris à taire nos affects et à nous tempérer (et pourtant, sommes nous exempts de réactions incompréhensibles pour les autres ? sommes-nous parfaits ?) est une brutalité en soi.
Ignorer l'enfant sous prétexte qu'il nous manipule fait partie de l'arsenal répressif mais n'est en rien éducatif dans le sens "guidance et accompagnement".
De plus, il me semble essentiel d'offrir à nos enfants ce que nous voudrions qu'ils apprennent et offrent aux autres eux-mêmes (à commencer par nous !) : empathie et respect.
Pour comprendre l'univers émotionnel de votre petit, je vous encourage à lire "au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat, mais aussi du même auteur "l'intelligence du coeur". Et pour le côté éducatif : "pour une parentalité sans violence" de C. Didierjean-Jouveau, "le secret des enfants heureux" de Steve Biddulph, "le courage d'éduquer" de Lee Lorowitz, et "parents efficaces" de Thomas Gordon.
Je ne sais plus quoi faire...
Inès, ma fille de 18 mois a fait il y a 2 jours un spasme du sanglot. Il m'a bien fallu ces 2 jours pour "digérer" et écrire. Elle en avait déjà fait 3 ou 4. Après la première (j'étais complètement paniquée!), grâce à quelques conseils du pédiatre et de part et d'autre, j'étais devenue une experte de la maîtrise de mes émotions: je ne me laissais pas envahir par ma peur viscérale de la voir partir, mais au contraire je lui parlais, la rassurais, un gant d'eau froide sur le visage,etc...
Mais voilà que cette fois-ci, je n'ai pas réussi à la faire revenir avec un simple brumisateur. Elle était inerte, toute molle dans mes bras, la tête en arrière et les yeux presque révulsés. Malgré mes appels, c'est comme si elle ne m'entendait pas. J'ai cédé à la panique, seule à ce moment là chez moi. Je suis sortie dans la rue, j'ai crié Appelez les pompiers, ma fille
dans les bras, incapable de plus rien...Heureusement qu'un médecin était là. Il m'a accompagné dans son cabinet en face et a pris Inès. A ce moment précis, elle s'est mise à pleurer!! Mon Dieu quel bonheur de l'entendre.
Je crois que j'arrive à bout de ma compréhension sur ces situations.
Ma fille fait le spasme du sanglot bien souvent suite à une frustration. Pour exemple, cette fois-là, c'était parce qu'elle ne voulait pas se mettre à table. Après plusieurs demandes et le temps de faire chauffer son repas, je l'ai finalement installée sur sa chaise haute...Et c'était parti! Je ne pense pas être trop dure avec elle mais j'ai vraiment la sensation qu'elle s'adresse à moi d'une certaine façon. Mais comment la décrypter?
Elle n'a jamais fait de crise avec personne d'autre et cela arrive quand je suis seule avec elle.
Chez la nounou, elle est adorable. A la maison, c'est la période du NON catégorique sur le moindre détail du quotidien. Je sais que cela fait partie de son évolution. J'essaie souvent de détourner les choses, de passer par le jeu mais parfois le refus (avec des explications) ne peut être que la seule issue et elle a beaucoup de mal à l'accepter.
Je me sens remplie de culpabilité, je me sens complètement coupable de ces spasmes du sanglot et ces images d'Elle à ces moments là me hantent. J'ai tellement peur de la perdre, je l'aime tellement. Je suis dépassée...
ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seule. Merci pour tous ces conseils et vite les prochains.
Sandra
tout d'abord, plein de réconfort....je ne sais pas s'il y a vraiment quelque chose à faire de plus ? continuer à lui offrir compréhension, affection et soutien ? continuer à faire le maximum pour ne pas la brusquer, et la soumettre à une volonté qu'elle vit très mal en cette période de nécessaire construction de son égo ? comprendre que les journées sont dures pour elle, même si elle est adorable chez la nounou (ce qui montre seulemnt qu'elle se contient chez elle pour se laisser aller à ses émotions véritables en présence de la seule personne qui lui importe vraiment, j'ai écrit un article là dessus d'ailleurs - au cas où tu aurais des petites remarques "bien gentilles" du style "oh, elle ne fait pas ça avec moi" : http://avancer.canalblog.com/archives/2006/09/10/2648133.html).
Les enfants ont une sensibilité bien plus grande que la nôtre...de fait, ce qu'elle peut ressentir comme "très dur" ne l'est peut-être pas pour toi, mais ce qui est important, c'est ce qu'elle ressent, elle.
Je sais que ce n'est parfois pas facile, qu'on a aussi le droit de craquer, et d'en avoir marre...envie de crier, de se faire obéir. C'est humain et naturel, mais faisons confiance en nos enfants pour nous guider si nous allons trop loin pour eux.
J'ai vécu 3 épisodes de spasmes du sanglot, à savoir avec évanouissement complet de quelques très longues dizaines de secondes...c'est apparamment fini, Roxane reprend bien son souffle même quand elle est submergée par l'émotion :-) le dernier date donc d'il y a 15 mois :-) ce n'est pas donc inéluctable, tu vois :-) gardes confiance et essaies de ne pas trop paniquer, de rester présente mais calme, sachant que ton état émotionnel alimente directement le sien (ma fille est une vraie éponge de mes émotions....si je suis énervée, elle l'est ; si j'ai des soucis et que je dors mal, elle dort mal...elle m'accompagne, véritable petite compagne de joie et de galère).
bien @ toi.
Merci
Merci, merci d'avoir entendue. Merci pour cet endroit de parole dont j'aurai eu besoin depuis pas mal de temps mais que je ne connaissais pas. C'est très aidant de ne pas encore avoir en face de soi des gens à qui ce genre d'épisode n'est jamais arrivé et qui nous regardent avec des yeux écarquillés, horrifiés voire jugeants qui laissent entendre qu'on a bien du loupé qqchose...
L'important est certainement d'avoir aussi des moments à soi, pour laisser libre court à nos émotions débordantes et être ainsi plus disponible avec notre petit ange. Cela m'est difficile depuis qu'elle est là. A moi de faire le pas. Pour elle aussi et surtout.
Je sais que ce qui est essentiel c'est de savoir et comprendre ce qu'elle ressent elle. Mais c'est bien ce qui m'échappe là, maintenant. Comme la mauvaise impression de ne plus la saisir.
Expérience d'un premier BB, de tellement de tendresse, d'amour et de bonheur, d'inquiétude et de soucis aussi.... J'ai l'habitude de dire qu'une antenne est née quand Elle est sortie de moi. Cette antenne, je ne la connaissais pas. Elle a fait disparaître l'insouciance et l'égoisme qui était en moi.
Inès est bien la plus belle histoire qui m'est jamais été contée..... et j'apprends la suite chaque jour.
Merci encore.
Je n'arrive pas à aller sur ton lien...
De rien, Sandra.
Et crois moi, je te comprends vraiment...tellement d'amour à donner, un feu d'artifice qui s'allume quand bébé de quelques minutes plongent ses yeux dans les nôtres...une immense responsabilité, presque un vertige devant l'ampleur de cet immense amour...et tant de choses à recevoir !
fais-toi confiance, fais lui confiance, continues à chercher en toi, en elle, avec le papa et pourquoi pas à l'aide de lectures (moi, ça m'aide des portes insoupçonnées avant la naissance de mon Théo)...tu trouveras pas mal de lien sur l'éducation respectueuse sur mon blog, et puis tu peux lire aussi ma rubrique "éducation sans violence" :-)
je remets le lien : http://avancer.canalblog.com/archives/2006/09/10/2648133.html
ne te méjuges pas surtout, ne te fies pas au regard des autres pour te juger mais connectes-toi à celui de ta puce :-) elle est et restera le meilleur guide qui soit pour la maman aimante que tu es...et dis toi bien une chose, c'est qu'elle a la chance de pouvoir dire ses émotions là où d'autres ont appris à les taire (raison pour laquelle...;-) une petite fille très sensible, une maman à l'écoute et qui fait de son mieux pour essayer de la comprendre, c'est une grande chance mutuelle que vous avez toutes les deux pour continuer à échanger et ne pas rompre les liens au fur et à mesure qu'elle grandira, changera, et que tu devras t'adapter à sa RE-connaissances sans la violenter.
bien à toi.
Sandra,
je voudrais rajouter à mon précédent message qui me semble un peu pompeux, que nous faisons toutes des erreurs. Que j'en fais quotidiennement, que je crie trop et j'utilise trop la force de l'adulte quand je n'ai plus de ressort ou de patience...mais que l'essentiel, c'est d'être conscient que ce n'est pas la bonne solution et de chercher à s'améliorer :-) nous sommes des parents jardiniers en charge de plantes magnifiques et précieuses qui ont certes besoins de tuteurs, mais pas qu'on les brise ni qu'on les casse à force d'y tirer dessus pour les faire grandir plus vite :-) l'important, c'est de ne pas se résigner et toujours chercher.
Et à ceux qui te feront des réflexions sur ta recherche d'éducation non violente, qui le confondront avec du laxisme, tu pourras dire que ce n'est pas parce-que tu as un idéal que tu te sens parfaite, mais que ce n'est pas parce-que tu es imparfaite que tu ne dois pas avoir d'idéal à atteindre :-)
un autre partage : " Dans la naissance et la révélation de l’enfant, cela vous tombe dessus. Cet intérêt porté à vous-même s’éteint d’un coup et tout est là, dans cet être que vous avez là devant vous. C’est-à-dire que vous faites cette expérience bouleversante que désormais vous êtes sorti de votre prison du je et de l’ego. C’est aussi simple : ça ouvre la faille qui va vous mettre dans la relation à autrui. “ (Christiane Singer)
Merci de votre témoignage
A table, ce midi, mes jumelles de 18 mois trop fatiguées pour avoir envie de manger (passage à l'heure d'hiver), se sont mises à pleurer en coeur, se qui, lorsque l'on est 6 à table dans une petite cuisine est assez difficile à gérer.
Alors Papa s'est fâché et a crié plus fort que les Chouchoux pour se faire entendre. Et là, notre petite Léa est restée muette, la bouche grande ouverte, son visage est passé au bleu pâle, puis elle s'est affessée, toute molle dans sa chaise haute, tout ça en à peine 2 secondes, les plus longues de ma vie, le temps que Papa se lève et la prenne dans ses bras. Léa s'est réveillée tout de suite, j'ai pris le relais, et Louise (sa jumelle), Léa et moi sommes allées faire un gros câlin sur le canapé. La grosse frayeur était passé. Mon mari m'assure que si je ne réagit pas plus fermement, Léa recommencera. Je lui affirme qu'il est inconcevable qu'un bébé tombe dans les pommes volontairement pour punir ses parents. Je pense plutôt que dans le stress général qui rêgnait à table aujourd'hui, les cris de Papa ont effrayés ma Pupuce, qui comme votre fille est douce, rigolote, bavarde, qui chante, danse ; c'est pourquoi je vous remercie de votre témoignage, qui me conforte dans mes convictions.
vous avez tout à fait raison d'écouter votre coeur :-)
non, un évanouissement ne peut être déclenché par "comédie" ou pour manipuler. C'est encore moins soupçonnable de la part de nos enfants qui sont des modèles de spontanéité, de sensibilité et de pureté...pour nous, adultes, qui avons perdu tout ça (c'est d'ailleurs parce-que nous ne "savons" plus que nous le soupçonnons aussi facilement). Câlinez bien Léa et offrez-lui la délicatesse à la hauteur de sa grande sensibilité :-)
ma fille n'en a plus refait...parfois, c'est limite, surtout quand elle se fait très mal, mais elle arrive à gérer en se raccrochant à mon regard :-) c'est d'ailleurs très intense comme relationnel...et merveilleux à la fois :-) et oui, je l'éduque quand même, mais en essayant de ne pas la brusquer (la brusquerie ne relève d'ailleurs pas de l'éducatif, mais de la violence :-/...on fait tous des erreurs, mais pour ne pas les renouveller, il faut arriver à les reconnaitre et ne pas rejeter la faute sur l'autre).
bien @ vous
mon fils aussi!
J'apprécis ce que je lis ici. En effet, mon fils agé de 15 mois en est à son troisième spasme en moins d'un mois. Il parait qu'il commence un peu tard. La première fois, très surpris mon mari et moi, nous avons complètement paniqué car je le croyais mort dans mes bras. Il a démarré une colère parce que je ne voulais pas qu'il aille dans le garage. Moins de 15 jours après, c'est avec mon père, alors que moi et mon mari étions en vacances qu'il a recommencé. Mais celle qui ma le plus choqué est celle d'hier soir. Il avait déjà suffisamment mangé et je lui ai refusé des gateaux apéros. Il a commencé à devenir tout bleu, à se raidir (mais il avait des gateaux dans la bouche qui était si raide que nous ne pouvions y mettre les doigts pour les lui enlever). Nous lui avons jeté de l'eau dans la figure, tapé dans le dos, donné une petite gifle (bref, tout ce qu'on nous avait conseillé) mais il a mis un temps qui m'a paru interminable à revenir. j'ai vraiment cru qu'il était mort! Cela m'a tellement choquée que je ne me suis pas endormi avant 3h du matin. je vais essayer vos conseils mais je n'arrive pas du tout à garder mon calme car j'ai l'impression qu'il est en train de mourir. Quand j'ai commencé à en parler, mon entourage a cru que j'en rajoutais jusqu'à ce que ça arrive à mon père!! Puis on m'a dit que c'était bizarre car c'était en général un problème relationnel avec la maman (merci pour la culpabilité!!!). Mon fils est un petit bonhomme adorable, également très joyeux, souriant, affectueux... Ses crises interviennent pour l'instant après un non, je ne peux quand même pas tout lui céder? Je ne sais pas comment expliquer cela à ma fille ainée qui a assisté à deux crises sur trois et qui nous a vu paniquer.
Bonjour Emilie,
expliquez à votre fille ce qui se passe clairement, dites vos émotions et celles qui poussent votre fils à réagir aussi sensiblement. Les enfants comprennent bien...pourvu qu'on leur explique :-)
Il ne s'agit pas de "tout céder", bien au contraire...mais de poser des limites claires, justes...et de façon respectueuse, c'est à dire sans brutaliser l'enfant. Car même si telle n'est pas notre intention (mais parfois, soyons honnêtes, ça l'est pour X raisons), l'enfant se sent brutalisé et c'est à son ressenti qu'il faut faire attention. Donc, trouver une autre façon de lui poser ses limites.
bien @ vous
spasme ??????
bonjour mon neuveu fait des crise quand il a peur suite a une chute ou a un bruit. il se raidit le corps arqué en arriere devient blanc les yeux revulses il salive devient mou et perd connaissance pendant un quart d'heure. le pediatre a dit a ma soeur de le laisser dans un coin et que ce n'etait rien.je me demande si c'est bien un spasme du sanglot et je me fait du soucis pour lui car je l'ai deja vu en crise d'ailleur il en a fait 2 en 2jours. ma soeur prend ca a la legere et ce n'ai pas mon enfant alors je ne sais pas quoi faire.
Il perd connaissance pendant 1/4 d'h ??? mais ce n'est pas un spasme du sanglot, cela ! je pense qu'il serait urgent d'aller consulter un médecin sérieux, voire de foncer aux urgences pédiatriques...l'évanouissement après le spasme du sanglot ne dure généralement que quelques secondes. Si vous lisez les commentaires, vous verrez que des parents à qui on a conseillé "l'indifférence" sont passés à côté de diagnostics graves. Il peut aussi s'agir d'épilepsie. Prudence, donc.
Je ne comprendrais jamais comment un "spécialiste des enfants" peut encourager des parents à se ficher de la santé physique et morale de leurs enfants. Pour moi, cela s'appelle une faute professionnelle grave.
Oh OUI, Pascale a raison, je suis outrée et sidérée par ce medecin ! Comment peut il statué sur des spames du sanglots sans plus d'examen ! La maman devrait consulter de toutes urgences... Sans être sécialiste, ça ressemble à des crises d'épilepsie, en effet !
quelle peur !
bonsoir
peut-être qu'en écrivant ce message, je vais décompresser à cause du spasme du sanglot sue ma petite puce de 2 ans viens de faire.
tout à commencer par une chute dans les escaliers, puis, une véritable poupée de chiffon qu'on a beau appelée et même gifflée, qui ne se réveille pas ! il lui a fallu plus de 30secondes pour reprendre connaissance.
nous avons été aux urgences car dans ma panique, j'ai appelé les pompiers, pendant ces 30 secondes, je ne pensais pas qu'elle aurait pu se réveiller toute seule, ces yeux tournaient et elle ne revenait pas !
de l'hôpital on est reparti avec ce conseil "ce n'est rien, il ne faut pas s'inquièter, elle a fait un spasme du sanglot."
je ne suis pas rassurée, je n'arrive pas à enlever ces images de ma tête ou ma fille me semblait une poupée de chiffon. je ne suis pas sûre que je vais pouvoir m'endormir cette nuit. quand je lis vos témoignages signalant qu'il faut en effet garder son sang froid, je me dit que je n'y arriverait jamais si c recommence et je vis avec cette peur horrible d'une nouvelle chute qui l'amènerait encore à en faire un.
je suis un peu perdue ce soir, je pense que c'est normal mais invivable !
bonne soirée et merci pour vos témoignages qui vont me permettre de réfléchir plus objectivement pour le futur.
emmanuelle, maman de fabian 6ans1/2 évan 4ans laudie 2ans et aélia 9 mois1/2
Manue,
je crois que garder son sang-froid, ne pas paniquer est vraiment difficile, ça nous touche tellement ! mais ce qu'il faut arriver à faire, c'est AVANT que le bébé ne tombe dans les pommes, quand il tarde à prendre sa respiration et que ses yeux sont plongés dans les vôtres, essayer de ne pas ajouter à son stress, en criant et en hurlant (comme je l'ai fait la première fois pour ma fille).
S'agissant d'une chute, quand même, je serais plus prudente que pour un "simple" spasme de colère ou de peur...il peut aussi y avoir blessure physique :-( vous ont-ils donné les conseils d'usage ? surveiller son comportement, sa vigilance, et si elle vomit, repartir à l'hôpital ? je crois que la solution pour cette nuit serait de dormir auprès d'elle, non, sa petite main dans la vôtre ?
Chaleur à la maman qui a eu si peur :-)
Juste un (autre) témoignage... merci Pascale pour tes conseils, je lisais régulièrement tes commentaires chez les consommatrices repenties mais n'étais jamais venue sur ton blog ;-)
Ma fille a fait 2 spasmes du sanglot, le premier à 13 mois, le second 6 mois plus tard... elle a aujourd'hui 3 ans et n'en a plus refait.
Malheureusement les 2 fois c'était à la suite de chutes sur la tête, donc les 2 fois pompiers, hôpital, radios du crâne etc... de sales moments... mais c'était bien des spasmes du sanglot. Ma généraliste m'avait affirmé qu'il n'y avait jamais eu de cas de décès d'enfant à la suite d'un spasme... (bon bien sur quand on y est confronté ce n'est pas facile d'y croire... la peur est là quand même...)
Ma fille n'a pas refait de spasme depuis plus d'un an et demi, mais jamais je n'oublierai la vision de ma fille toute molle, les yeux révulsés et semblant ne plus respirer (franchement avec la panique je ne sais pas du tout si elle respirait ou pas).
Je trouve bien courageuses les mamans qui arrivent à rester calmes, je pense que si ça se reproduisait, pour ma fille ou pour un autre enfant, je paniquerais de nouveau même sachant ce que c'est ! En tout cas c'est très réconfortant de lire tous ces témoignages...
merci
merci d'avoir répondu à mon message, c'est rassurant de savoir que des personnes comprennent ce que l'on vit dans ces "sales moments".
heureusement pour ma petite laudie, ce n'était qu'un grosse bosse et rien d'autre. nous avons été à l'hopital car j'avais appelé les pompiers dans ma panique, mais ma fille est ressortie 20 minutes après et on nous a juste donné une feuille avec des recommandations à suivre et un 'c'est souvent que les enfants font ça, il ne faut pas s'inquièter". je suis repartie désemparée, pensant que lui n'avait pas vu ma fille dans l'état que je l'avais vu 1 heure avant ! et heureusement que j'ai découvert votre blog et qu'enfin j'ai pu trouver des réponses rasurantes pour m'aider à mieux comprendre ce qui s'est passé et comment je dois me comporter si jamais elle recommencai. alors encore une fois MERCI!
le caprice
vous, qui toutes avaient compris qu'il n'y a pas de caprice chez l'enfant, devriez lire dolto ou alice miller, avant 2 ans, un bébé ne fait que ressentir,il vit dans l'affect, c'est pour cela, qu'il "sent" ou cela fait mal, mais en aucune façon c'est intellectualisé, il n'y a pas un enfant qui se réveille le matin en se disant " tiens, comment je vais les ennuyer ce matin". C'est une reflexion que nous avons, qui fait parti de notre histoire( voir les choristes)
les enfants sont capricieux et meme viscieux, parce qu'ils nous font mal, à nous qui ne voulons que leur bien; en fait ce reflexe est phylogénétique, c a d génétique comme l'angoisse de la nuit, le sourire réponse à 1 mois etc...
Pédiatre, j'ai travaillé 20 ans dans les pays en voie de developpement, salvador, gabon, centre afrique, seychelles, et Djibouti quand on revient en France on est étonné du nombre de personnes qui ont des idées , le plus souvent négatives sur les enfants. Il n'y a pas d'enfant viscieux dangeureux etc....ils le deviennent.
Pour terminer, de ma vie, ayant travaillé comme je le dis plus haut dans des pays differents, le n'ai rien vue de pire que les orphelinats de Roumanie,j'ai effectué une mission pour Medecins du monde, et pour une seule raison l'absence d'amour, il n'y a rien de plus destructurant pour un enfant que l'absence d'amour.
merci rv pour ce beau commentaire et le partage de votre expérience :-)
Alice Miller est mon auteur préféré, je la recommande toujurs vivement. lle a mis des mts sur ce que je ressentais instinctivement au contact de mon fils, et fait disparaitre définitivement les préceptes de "l'enfant malicieux à dresser, dompter, soumettre, dominer" dans lesquels j'ai grandi (et auxquels j'ai adhéré pendant quelques années...avant d'ëtre mère) par besoin de croire que l'éducatin reçue était la meilleure.
Je suis plus nuancée quant à F.Dolto dont les écrits sont merveilleux certes mais entachés à jamais par ceux qu'elle a tenus dans une entrevue concernant l'inceste père-fille...elle y soutient que les filles snt toujours consentantes pour la joie de prendre la place de la mère délaissant son devoir conjugual envers qui n'aurait pas d'autre choix que de se tourner vers sa fille...et là, je n'adhère pas du tout, du tout. J'en suis toujours choquée.
bien à vous.
un grand merci
bonjour,
merci a pascale pour ses mots rassurents sur les enfants faisant des spasme du sanglot.
en effet mon fils de 16 mois jeudi passé nous en a fais un et evidement les medecin on ete tres dur avec moi en mettant en doute l'education envers mon enfant. je leur est signaler tout de meme que j'etais maman aussi d'une petite fille de 4 ans et jamais eu se soucis
mon mari et moi sommes choquer par se qui nous est arrivée et moi je suis enceinte de 4 mois et etais seule ce jour là
maintenant j'ai de grosses apprehenssions
mais je lutte fort contre celles ci
les medecins ont dis que le fait que je l'elève n'es pas bon mais quoi de mieux pour mes enfants d'avoir le bonheur d'etre elever par leur maman !!!! ou est le mal !!! je suis quelqu'un de ferme quand il le faut et n'accepte pas les dirent des medecins mon enfants n'es pas manipulateur il a simplement exprimer pour mon mari et moi son desaccord mais comment arriver a se faire un mal pareil car depuis je le vois plus meffiant lors de ses pleures alors qu'il ne disent pas que l'enfant est conent quand les parents paniques
ensemble
Bonjour,
Je suis tombée sur ce blog en faisant des recherches sur les spasmes du sanglots et je suis tellement ravie de constater que certains parents ne se laisse pas manipuler par cette autorité médicale qui nous fait culpabiliser !
Avant de tomber sur ce blog je me desespérais de ne lire que des commentaires affreux sur ces pauvres petits bien vite étiquettés d'enfants capricieux et manipulateurs : Et surtout je me sentais incomprise et seule !
Je suis maman d'un petit Lucien de deux ans qui a commencé sa vie par bcp de souffrance. Il a été opéré à la naissance d'une atrésie du grêle (intestin grêle bouché). Longue hospitalisation et bcp de souffrance pour mon ptit lu. (nous avons découvert son papa et moi combien il est difficile de lutter contre l'autorité médicale grande détentrice de tous les savoirs !) bref, aujourd'hui notre amour est en pleine forme ; un petit garçon joueur, drôle, vif et curieux de tout. Mais qui, je le pense au fond de mon coeur, garde en lui toute cette souffrance du "trop de manipulations douloureuses", sans ménagement bien souvent et surtout sans pouvoir réagir ! Le bénis le chirurgien d'avoir sauvé mon fils, mais il y a tant à faire pour humaniser les hopitaux....
Avant ses un an il avait déjà fait quelques spasmes du sanglot, mais rien "d'inquiétant", de "simples" petits moment d'apnés après de gros pleurs, le visage devenant rouge et hop la respiration revient. Et il y a deux jours, son papa devait partir à un RDV et Lucien s'est retrouvé désemparé devant la porte, le voyant partir alors qu'il ne le souhaitait vraiment pas et de tout son coeur a crié "non papa, moi zenir aussi" et hop respiration bloquée. Il a tout de suite paniqué et a couru vers moi. Je l'ai immédiatement pris dans mes bras en prenant bien soin de rester la plus calme possible. Mais cette fois çà a duré. Quelle difficulté de garder son calme face à ce qui est le plus important dans sa vie et qui est en train de partir !!!! Il est devenu violet, ne respirait toujours pas ; je gardais toujous mon calme en apparence mais mon coeur s'emballait et la panique me montait vitesse grand V. Puis il est "parti" dans mes bras, tout mou, j'ai juste eu le temps de bien soutenir sa tête qui tombait en arrière. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, je suis incapable de le dire, mais je pense pas plus de quelques secondes, mais ces secondes où mon trésor ne respirait plus, mon coeur s'est lui aussi arrêté de "vivre".
Je suis tellement AVEC vous toutes et tous, sur ce ressenti affreux de "perdre" son petit.
Alors tout comme vous je me sens démunie ; que faire ? N'y a t'il pas un pb mécanique lorsque cet arrêt respiratoire se produit ? Mon petit semble si paniqué de ce qui lui arrive, il sent qu'il ne peut rien y faire. J'ai lu pour bcp sur certains site, que le pb était à l'expiration. Pour Lucien cela semble être à l'inspiration. L'émotion est si forte qu'il inspire et tout se bloque. Le diaphragme ? Je suis reflexologue plantaire ; après coup je me suis dit que j'aurai du tenter quelque chose de ce côté, mais j'avoue que sur l'instant j'ai été complètement prise au dépourvu, et il est vrai que même si celà m'a paru être long, il n'y a du se passer que très peu de temps.
Enfin, voilà, je n'apporte pas de réponse, mais je souhaitais me lier à vous de tout mon coeur de maman qui comme vous se refuse à penser que nos petits ne sont que des monstres manipulateurs, mais qu'ils ont leur souffrance etqu'il leur est parfois bien difficile de l'exprimer.
Bien à vous.
Delphine
Bonjour Delphine, et merci pour ton témoignage de maman :-) je suis de tout coeur avec toi / vous. Que faire ? alala, à part lui offrir tendresse et compréhension et repérer ce qui va le perturber très fortement (quand c'est prévisible !) mais ça peut aussi arriver en se faisant mal. Ce qui marchait bien avec Roxane, c'était de l'attraper bien fort contre moi, et de souffler dans son nez en respirant très fort moi-même pour l'aider à rentrer dans le même mouvement de respiration. Elle n'a pas refait de spasmes depuis ses 13 mois :-)
Ce qui est important, c'est d'écouter son coeur et son instinct. Si vous êtes inquiète anormalement, consultez. Si Lucien revient à lui très rapidement et que le spasme est provoqué par une émotion ou une douleur trop forte, je crois qu'il n'y a pas trop de soucis à se faire, on est bien dans le cadre du sanglot...pas manipulateur pour deux sous, mais bien une belle expression à entendre d'une émotion à apaiser. Mais c'est vrai que c'est si bouleversant !
bien @ vous.
non, je ne suis pas seule!
bonsoir!
Je me rends compte que je ne suis pas la seule à me poser des tas de questions, d'etre angoissée apres que mon garcon de 4 ans ai fait un spasme du sanglot! Pour la petite histoire: Romain fait des spasmes du sanglot depuis qu'il a 5/6 mois, suite à des chutes assez violentes ou lorsqu'il se cogne à la tete ou sur le visage.La dernière en date:hier, en s'essuyant le corps apres le bain, il s'est penché pour s'essuyer les pieds et s'est cogné violemment le nez sur le rebord de la baignoire! romain crie(ou plutot hurle de douleur!)saigne abondamment du nez et commence son spasme...inutile de vous dire dans quel état j'etais!tapotements sur les joues, eau froide sur le visage tout en faisant un point de compression sur la narine qui saignait!le papa est arrivé , l'a pris dans ses bras, lui a parlé, tout en continuant les gestes que j'avais commencé.Romain est revenu à lui apres d'interminables secondes sans connaissance.voilà, c'est toujours le même "scénario" depuis 3 ans, et nous sommes toujours en panique,impressionés par la "violence" de l'évènement, bouleversés (il n'y aura pas assez de mots pour exprimer ce mal etre)!d'autant plus que nous savons que notre petit garcon ne le fait pas exprès, il est adorable, vivant, un vrai bout en train! mais même si je maitrise mes émotions dans le feu de l'action, je suis toujours bouleversée, épuisée d'etre impuissante par ce qui arrive à mon petit garcon, un peu plus maintenant car je suis enceinte de 8 mois, je me dis comment est ce que je vais gerer cela quand le bébé sera là? et d'autres questions qui m'ont traversé l'esprit de cette nuit blanche passée! voilà, un petit mot pour vous dire que je suis soulagée de découvrir et lire vos commentaires dans ce blog, un grand courage à tous et un grand merci pour vos conseils!cela fait tellement avancer les choses...
amicalement
Merci Valérie :-) rien ne m'est plus important que d'aider et rassurer à travers ce blog.
bon courage,
amitiés maternantes ;-)
cela finira t il un jour ?
bonsoir à toutes, mon fils à 19 mois. Ces premières crises on commencé l'hiver dernier (il avait 6 mois) les premières fois, je ne connaissais pas ce phénomène, et d'ailleurs il ne s'agissait pas vraiment de perte de conscience, mais simplement de gros sanglots difficiles à calmer ( il s'arrétait de respirer un court instant, je souflais dans sa bouche et il reprnnait son souffle). Puis un soir où j'étais seule avec ma première fille ( 8 ans et bien sympa ) henri qui était très fatigué et qui avait très faim, c'est énervé. Il pleurait tellemnt que je n'arrivais pas à le nourrir. Je l'ai pris dans mes bras pour l'emmener se changer les idées. Voyant que rien ne le calmait je l'ai mis sur la table à langer pour voir si rien ne le faisait souffir je ne comprenait pas ce qu'il avait... et là il s'est arrété de respirer. J'ai soufflé, crié , je l'ai embrassé, j'ai mis mon doit sur sa langue pour qu'il ne l'avale pas. j'ai pensé à l'épilepsie peut être. Mais sans m'en rendre compte. Après queques secondes ( ou minutes, cela m'a parut etre une éternité) il est devenu mou et avait les yeux comme mort. J ene sait comment ma fille est allée chez les voisins mais il n'y avait personne. J'ai appelé les pompiers dans un état second. pour moi mon fils était mort. Et puis, le temps qu'ils arrivent il avait repris connaissance et riait dans mes bras parceque je lui faisait des bisous et des calins; moi, je tremblait encore de peur. Et ma lulu voulait vivre dans une autre maison... nous sommes partis pur les urgences pédiatriques ou j'ai presque été soupsonnée de betrre mon enfant. après 24 heures de tests ( que je n'ai pas trouvé inutils) on m'a dit que ce n'était pas la forme "grave du spasme" que je ne devait pas vivre avec cette peur cela passera. La pédiatre m'a dit que c'était la mère qu'il fallait soigner plus que l'enfant dans ces cas là. Sympa de se l'entendre dire!!! bref, il faut quand même savoir que je vivais effectivement des moments difficiles et que je pense que mon petit gars est un garçon sensible. Pour moi i lressentait ce que je vivais et il était angoissé par tout ça ... un an a passer sans autre crise jusu'à ces deux dernières semaines. nous savons tous réagir aux crise mais c'est quand même affolant . Parler doucement à mn bébé qui s'étouffe, je ne sait pas faire, aujourd'hui i lest tombé sur la tête alors qu'il jouait avec sa moyenne soeur ( 5 ans) et cette fois la crise est venue alors que nous n'étions pas près de lui. cela répondra à la question d'une des interlocutrices précedentes. oui nos petits bouts de chou peuvent démarrer une crise s'ils sont seuls dans une pièce et qu'ils se font mal.cette fois, mon mari était plus près et c'est donc lui qui a gérer le spasme en premier/ il est arrivé dans la cuisine, henri avait perdu connaissance, mais cette fois il n'était pa smou mais plutot comme tétanisé. Arnaud avait mis son doigt pour tenir sa langue et henri avait refermé sa machoire ( elle aussi tétanisée) sur son doigt. la marque y est encore 5 heures après !!!je cherche pourquoi mon fils fait ça car comme vous toutes, les gens trop C... pour croire que mon fils est capricieux ne m'interressent pas. Ma pédiatre quand à elle, parle d'angoisses, mais me dit aussi qu'il ne faut pas devenir permissif parcequ'on a peur de voir pleurer notre enfants. Sur ce point je l'a rejoint. Ce n'est pas l'enfant qui se met dans cet état pour obtenir ce qu'il veut, mais nous qui risquons de ne plus oser poser nos limites par peur de voir notre enfant pleurer et du coup faire un spasme. pour nous ce n'est pas le cas : ce qui est interdit l'ai les bons comme les mauvais jours, de même que nous lui montrons que nous l'aimons dans les bons comme dans les mauvais moments. Les professionnels de l'enfance continuent à me dire que je suis trop proche de mon petit, mais je crois qu'on n'est jamais assez proche de ses enfants. brefs, je réfléchi : les points communs avec l'an dernier ( début des spasmes : nous sommes en hiver, je suis plutôt fatiguée, henri est dans une phase de bronchites, otities à répétition, donc il dort mal lui aussi, il est fatigué. Pour auaant, il a poussé 4 dents à la fois durant l'été sans faire de spasme... les derniers spasmes sont survenus après des chutes. la dernière grosse chute ( sous la douche nous a conduits tout droit aux urgences : 2,5 cm d'ouverture frontale ): gros chagrin mais pas de vrai spasme à proprement parler. alors n'y a t il pas de règle, rien à quoi se raccrocher, que font ces petits bouts en grandissant ? sont ils spasmophiles, hypernerveux, angoissés ? hasmathiques ?Sont ils heureux de vivre ? en bonne santé ? quand cela s'arrête t il ? Demain j'irai voir la pédiatre, l'an dernier elle avait prescrit un cocktail de produits homéopathiques à henri et cela avait bien fonctionné, hazard ou pas??? bon courage à toutes , embrassez vos enfants tendrement !
ouf!
C'est la première fois que je lis quelque chose d'intelligent et qui me touche vraiment sur le spasme du sanglot.J'ai fait des spasmes du sanglot jusqu'à l'age de 6ans et on m'envoyait un verre d'eau à la figure: ce qui est absolument déconseillé: en reprenant sa respiration l'enfant peut inhaler de l'eau dans ses poumons. Pour moi, je pense que le spasme était du à un traumatisme, une grande peur et pas un caprice comme je l'ai toujours entendu: votre témoignage m'a fait un bien immense car il exprime ce que je ressens depuis longtemps.Je vous embrasse avec affection et vous remercie encore.
Oh merci Charlotte ! merci beaucoup de nous apporter ton éclairage en tant qu'enfant l'ayant vécu. C'est précieux :-) je n'en avais pas besoin pour être convaincu qu'une réponse humaine et aimante est nécessaire mais ça peut aider ceux qui doutent ;-)
je suis désolée que tu aies subi cela au lieu d'être entourée comme il se doit quand on a une émotion à ce point forte :-( ça me rend triste qu'on puisse traiter les enfants comme cela.
Je t'embrasse aussi, et j'embrasse la petite fille :-)
NOTRE PREMIERE FOIS
BONJOUR A TOUTE ET MERCI D'ETRE LA POUR M'AIDER.
j'AI 2 GARçONS ADORABLES(LES AMOURS DE MA VIE BIEN éVIDEMMENT) MON PREMIER A BIENTOT 3 ANS,LE GENRE D'ENFANT QUI A DU MAL A RESTER EN PLACE,TRéS MOTIVé ET DU COUP ASSEZ PRéCOCE DANS TOUT LES APPRENTISSAGES DE SA PETITE VIE DONT LA MARCHE A 9 MOIS. MON DEUXIéME LUI A 8 MOIS TOUT JUSTE, C'EST DE LUI DONT IL S'AGIT CAR IL Y A 3 JOURS IL M'A APPAREMMENT FAIT UN SPASME DU SANGLOT, LA BLEUE(ET LA PEUR BLEUE DE MA VIE)J'AI CRUE QUE MON ENFANT ALLé MOURIR DANS MES BRAS,INERTE,TOUT MOU ET VIOLACé...BREF VOUS SAVEZ CE QUE C'EST!c'EST ARRIVé APRéS UNE PETITE CHUTE COMME IL NOUS EN FAIT SOUVENT EN CE MOMENT CAR LUI AUSSI A BIEN L'INTENTION DE MARCHER A 9 MOIS!DU COUP MON ENTOURAGE ET MON MARI Y COMPRIS INSTIME QU'IL EST TROP PETIT POUR CRAPAHUTER PARTOUT ET QU'IL NE FAUT PLUS LE LAISSER FAIRE DE RISQUE QU'IL SE FASSE UNE NOUVELLE FRAYEUR...J'AI MOI MÊME éTé TENTé DE LE CONDAMNER A SON YOUPALA; MAIS TOUT DE MÊME JE NE SUIS PAS CONVAINCUE QUE DE L'EMPéCHER DE VIVRE VA RéSOUDRE NOTRE PROBLéME.jE ME SENS UN PEU SEUL FACE A CE DILEMME, QU'EN PENSEZ-VOUS? AUSSI JE PREND BONNE NOTE DES GESTES A FAIRE POUR UN éVENTUEL AUTRE MALAISE MAIS JE ME POSE ENCORE LA QUESTION ET DEMANDE UNE RéPONSE PRéCISE A CELLE-CI : QUE FAIRE QUAND IL N'EST PLUS CONSCIENT, TOUT BLEU,COMME MORT ? TOUJOURS LUI PARLER DOUCEMENT?
TENDRESSE BIEN A VOUS TOUTE DE LA PART D'UNE NOUVELLE MAMAN INQUIéTE ET BATTANTE
Olivia, ce que j'ai fait quand c'est arrivé, c'est tenir mon bébé dans mes bras, continuer à lui parler doucement, lui caresser le front et les joues, souffler sur son visage, maintenir le contact quoi :-) au bout de quelques secondes, elle revenait, et je lui parlais longuement...elle restait un peu sonnée pendant 1/4 d'h.
Bon courage !
MERCI INFINIEMENT
Je suis rassurée largement de voir qu'effectivement la meilleure façon d'agir est juste d'accompagner nos petits Coeurs dans leurs malaises, sans stresser ni paniquer mais juste patienter avec amour qu'il revienne a eux. Merci encore de tout Coeur de votre enrichissante expérience...du bout de ma Nouvelle-Calédonie(Dom-Tom) je me trouvais un peu seul.
Experiences
Bonjour à toutes et merci pour vos témoignages.
Mon fils numéro 2 qui a 3 ans 1/2 a fait pour la première fois un spasme du sanglot "complet" (devenu bleu, tourné de l'oeil...)la semaine dernière alors que j'attendais patiemment à coté de lui qu'il reprenne son soufle (comme ça lui était déjà arrivé depuis tout petit et commme je l'avais "expérimenté" moi-même enfant); je ne pensais pas que ça pouvait aller jusqu'à devenir bleu et l'évanouissement ; nous avons cru que sa dernière heure était arrivée! Je vivais un cauchemar ! Ma belle mère qui était présente ce jour-là a eu la présence d'esprit de me dire de lui mettre la tête sous l'eau. JE PRECISE : elle n'a pas dit de lui jetter un verre d'eau, mais de lui mettre la tête sous l'eau. Concrètement je lui ai mis le front sous l'eau, ce qui l'a tout de suite réanimé. Il m'a refait une "crise" ce soir (alors qu'il se chamaillait avec son grand frère) ou cette fois il a tourné de l'oeil plus rapidement sans devenir bleu. Je n'était pas dans la même pièce, et son frère n'a pas été plus brutal qu'un autre jour, je les entendais se chamailler et j'ai entendu mon second qui commençait à pleurer, je suis allé voir pour gronder l'aîner et consoler le second, quand j'ai vu qu'il perdait conscience, j'ai refait la même chose je lui ai mis le front sous l'eau et il s'est remis à inspirer. Puis je suis aller sur internet et j'ai trouvé votre site. J'essaierai de lui souffler dessus la prochaine fois...
Cet enfant faisait déjà parfois des spasmes mais reprenait toujours sa respiration à temps.
Je témoigne aujourd'hui pour ajouter que moi-même enfant j'avais des spasmes du sanglot et même si je n'allais jamais jusqu'à l'évanouissement, j'entendais ma mère qui disait "respire, respire" et moi qui essayais, qui essayais et qui n'y arrivait pas. Ce n'était pas du tout contrôlé, ce n'était pas du tout pour faire un chantage, quand ça arrivait, ça arrivait. Quand mon fils a fait ça première crise "jusqu'au bout" j'ai pressentie que j'en aurais d'autres. Par intuition je pense qu'il y a un "mecanisme" automatique qui se met en place dans l'organisme et quand l'enfant se retrouve dans une situation similaire la "réaction" se reproduit sans que celui-ci puisse faire quoi que ce soit. Dites-vous que l'enfant a lui-même une angoisse de mort à ce moment-là et qu'il n'y a pas de "caprice", de "chantage", etc... C'est émotif, je crois de manière presque certaine. Rester calme et le rassurer comme certaines l'on dit dans les témoignages est une bonne conduite à tenir, lui soufler dessus et si vous paniquer lui mettre de l'eau fraîche SUR LE FRONT avec douceur.
peur bleue
Je suis assistante maternelle, je garde un petit garçon depuis peu, la séparation avec sa maman est très douloureuse pour lui.Vendredi, il a eu un spasme du sanglot.Je n'avais jamais vu ça. Je l'ai vu devenir bleu et violet, mon réflexe a été de lui souffler sur le visage, il a repris sa respiration, mais après il était raide.J'ai eu la peur de ma vie, j'ai vraiment cru qu'il allait mourir dans mes bras. Je pense que le spasme du sanglot n'est pas à prendre à la légère.Bravo pour tous les témoignages.Maintenant, je suis un peu plus rassurée et je vais aussi rassuré la maman, car je lui ai conseillé d'aller voir un médecin.Je serai curieuse de savoir ce qu'il va lui dire.Le meilleur remède c'est de la tendresse (croyez-moi, je lui en ai donné après) et de la compréhension
SOULAGEMENT !
Je suis étudiante sage-femme et l'Amour de ma vie que j'ai rencontré il y a quelques mois a subi des spasmes du sanglot très fréquemment et régulièrement étant petit.
Malgré mon intérêt pour la petite enfance et mes études je n'en avais jamais entendu parlé!
J'ai alors fait des recherches à la bibli de mon école où j'ai été littéralement horrifiée par les écrits médicaux. En plus de la barbarie du "traitement" préconisé, je n'ai pas compris comment un comportement soi-disant capricieux et manipulateur pouvait être attribué à une personne, (oui, nos bébés sont bien des personnes) en même temps qu'une tempête émotionnelle très justement observée.
J'ai pensé à tous ces pauvres petits brutalisés par l'indifférence et par une forme d'abandon s'ajoutant à leur détresse déjà étouffante!
Les pédiatres savent aujourd'hui que les nouveaux-nés sont bien plus sensibles physiquement que les adultes (ils ressentent bien plus la douleur que nous). C'est avec le temps que les sens s'adaptent à la quantité de nouvelles informations qu'ils reçoivent. Alors pourquoi ne pas le concevoir aussi au niveau psychique? Il est bien reconnu aux enfants et aux adolescents une plus grande sensibilité aux images violentes, par exemple.
J'ai été affligée car c'est précisemment cette considération que mon amoureux et ses parents ont reçue du corps médical, à l'époque. On a même expliqué à sa maman que le comportement de son fils n'était pas surprenant vu qu'elle était infirmière! Oui, il faut savoir que ces caprices sont plus fréquents chez les enfants dont les parents ont eu une formation médicale ou para-médicale vue l'attention trop professionnelle dont ils font preuve vis-à-vis de leur progéniture!!!
Je n'ose pas imaginer la culpabilité qu'elle a du ressentir...
Sur le net, j'ai enfin trouvé tous vos témoignages. Alors le soulagement est arrivé, en ce qui concerne ces enfants souffrant de spasmes du sanglot et qui auront droit à l'attention et à l'affection dont ils ont besoin (j'espère qu'ils seront toujours plus nombreux les recevoir) mais aussi parce que je comprends mieux, maintenant, la détresse et l'anxiété encore sous-jacentes chez mon chéri qui est tout ce qu'il y a de plus gentil, attentionné, altruiste, généreux, courageux,... toutes ces qualités que j'aime chez lui gravitent, vous l'aurez compris, autour de sa très subtile sensibilité.
Parents qui avez encore des doutes, ayez confiance en votre petit et en vous, entendez, sans honte, sa souffrance.
Rassurez-le et soyez rassurés, même si l'amour que vous lui portez n'a ni parole ni geste, l'essentiel est dans la présence, dans la relation intérieure qui vous lie à lui depuis son arrivée dans votre vie.
N'oubliez pas qu'un gros chagrin et le moindre traumatisme laisse beaucoup moins de traces dans la vie émotionnelle et relationnelle de chacun lorsqu'on ne se sent et/ou on n'est pas seul.
Soutenons-nous les uns les autres, bébés y compris ;-) !!!
Merci Pascale...
Pascale, tu devrais écrire un livre sur les accouchements et les bébés...je pense que cela aiderait vraiment les jeunes mamans à qui l'on dit n'importe quoi...ce que tu dis est tellement vrai que ce soit sur les spasmes du sanglot, le sommeil ou d'autres choses...c'est toujours un régal de te lire...Et puis cela donnerait une alternative intéressante au livre du pédiatre X ou du docteur Machin qui ne sorte généralement pas de leur carcan médical....
Merci Delphine :-)
il m'arrive de penser à reprendre mes écrits d'ici pour un livre "alternatif", figures-toi :-) j'y réfléchis, j'y réfléchis :-)
question à Christiane
La maman était-elle là au moment du spasme ? Souvent, on culpabilise les mères en disant que le spasme du sanglot ne se produit qu'en leur présence.(C'est facile pour certains médecins de culpabiliser les mères) . Merci pour tous les témoignages sur ce sujet qui me touche. Charlotte
Merci à vous!!
Quel soulagement de vous lire toutes!! Mes fils de 3 ans et 1 an 1/2 font des spasmes du sanglot. Je ne panique pas sur le moment mais dès qu'ils reviennent à eux, j'éclate en sanglots, culpabilisant et me remettant en question sur le pourquoi de la crise..
deux cas : la contrariété ou la douleur.
C'est vrai on me disait de partir de la pièce quand il devenait bleu!! je n'ai jamais écouté ces bêtises, je les ai pris chaque fois dans mes bras en les reconfortant (mais en stressant en même temps c'est confu), puis en leur souflant dans les narines puis en leur mettant de l'eau avec ma main sur le visage.
Désormais, je pense que je vais agir avec plus de calme et de sérénité.
J'ai moi-même fais beaucoup de spasmes de sanglots étant petite et aussi des pertes de connaissances volontaires quand on me contrariait et ceux jusqu'à l'âge de 10 ans environ, et j'en ai des souvenirs très clairs,les spasmes de sanglot sont très différents des crise de colère et les médecins confondent et du coup disent que nos enfants sont coléreux, difficiles et refusant l'autorité!! quelle connerie! les miens sont sensibles c'est différent...
Bon courage à toutes
des crises aggravées
Je viens de découvrir ce site, ces témoignages.. mOn fils a fait son premier spasme du sanglot au retour de la maternité (parce qu'il n'arrivait pas à prendre le sein...), j'ai eu très peur, je criais "Quentin, Quentin....". Des spasmes il y en a eu d'autres, j'avais moins peur parce qu'on m'avait expliqué qu'il n'y avait aucun risque, "sans gravité". J'arrivais même à ne pas paniquer. Jusqu'à ce mercredi là - Quentin a presque deux ans - où suite à une contrariété, il n'a pas repris sa respiration spontanément, son innocent spasme du sanglot s'est transformé en convulsions, violet, les yeux révulsés, je l'ai vraiment vu partir. J'étais à la Pharmacie, après plusieurs insuflations, massage cardiaque, la pharmacienne a fini pas sentir le souffle de mon enfant. C'était une ancienne infirmière. Le Samu et Les pompiers sont arrivés 10 - 15 minutes après, mon bébé n'a repris connaissance qu'à leur arrivée.
3 jours d'hosto, on lui a trouvé le rotavirus de la gastro qui povoque des convulsions.
Depuis mon coeur se décroche à chaque crise, j'ai tellement peur de revivre cette chose. La pharmacienne, 1 mois après en avait encore les larmes aux yeux en m'en parlant, elle fait encore des cauchemars...Je lui dois la vie de mon fils.
Je ne crois pas en la fatalité et j'aimerais trouver quelque chose de sérieux sur le sujet, tous les enfants font des caprices, on fait appel à la psychologique et pourquoi cela ne serait-il pas Physiologique ? Mon fils a fait pas mal de bronchiolites, cela n'aurait-il pas un rapport avec la respiration comme l'asthme... J'ai essayé de lui souffler dans le nez, ça semble marcher mais les discours des médecins qui prônent le "laissez faire" ne me satisfait pas. Un enfant qui a une crise d'asthme, on n'attend pas que cela passe. En attendant mes cours de secourisme, et plutôt que de culpabiliser les mères responsables de tous les maux de leurs enfants à cause de leur anxiété, j'aimerais savoir vraiment ce qu'il faut faire, et ça aucun médecin n'a pu me le dire. Oui je suis devenue anxieuse mais c'est surtout parce que je n'ai pas d'explications. J'ai deux fils et celui de 4 ans et demi fait et faisait des grosses colères, des caprices, il n'a jamais bloqué sa respiration. Auriez-vous des réponses ?
Non, Quentaloupe, je n'ai pas de réponses. Sauf vous redire que pour moi, nous ne sommes pas dans le domaine du "caprice" qui a la connotation de manipulation de l'adulte (et je pense très sérieusement que les caprices n'existent pas...il n'y a que des enfants que l'on ne comprend pas à un moment M et qui se focalise sur quelque chose pour crier sa colère d'être incompris - dixit Isabelle Filliozat dans "au coeur des émotions de l'enfant"). La colère ? peut-être. Chez ma fille, c'était la peur qui déclenchait le spasme. Mon fils ainé n'a jamais fait cela non plus...peut-être que ces enfants-là expriment une sensibilité extraordinaire par ce biais-là ? d'ailleurs, je peux sans hésiter dire que ma fille a une acuité sensitive assez époustouflante : elle entend tout, voit tout, réagit à tout, s'intéresse à tout :-) une vraie tornade de bonheur.
Je n'ai jamais trouvé moi aussi d'autres réponses médicales que le fameux "laissez faire, ne vous en occupez pas" ; et moi non plus, ça ne me satisfait pas, raison de mon article :-)
Bon courage :-)
bonjour à toutes et tous,
mon fils Emile, 3 ans le mois prochain, que j'élève seule avec sa soeur de 17 mois son ainée, a fait pour la première fois (enfin ce que je croyais), samedi une crise qui ressemble fort à toutes les descriptions ici faites. Au cours d'un jeu de balles avec un petit copain, Emile a pris un coup, et le mélange de la douleur et de la colère d'avoir pris ce coup a déclanché cette crise : il s'est mis à pleurer, et dés la première tentative de reprise d'air, tout s'est bloqué. J'ai vu la panique apparaître dans ses yeux comme s'il m'appelait au secours, en même temps que les tours de ses yeux et ses lèvres devenaient violacés. J'ai toute de suite soufflé sur son visage (réflexe que j'ai sorti de je ne sais où!) mais rien n'y a fait. J'ai paniqué, crié, une amie a pris Emile dans ses bras trés rapidement et le fait de le sortir de cette position inerte qu'il avait prise l'a remis sur le chemin de la respiration normale. Quelques minutes aprés il est devenu blanc comme un linge et toute l'énergie qu'il a toujours s'est volatilisée au point qu'il s'est endormi presque illico. J'apprends ce soir, par texto du père, "qu'il aurait oublié de respirer 2 fois mercredi dernier à la crêche " !!! . A 3 ans, sans jamais d'antécédant à ce sujet, et 3 fois dans la même semaine, est ce qu'il peut s'agir du spasme du sanglot ?? Est-il nécessaire de consulter ??? (Vu les témoignanges ici présents, je n'en suis plus sure !) Merci de m'éclairer.
Il faudrait que son papa vous dise dans quelles circonstances il a "oublié de respirer" à la crêche. S'il s'agit de peur ou de douleur, on est probablement dans le cadre du spasme du sanglot. MAIS, je trouve que 3 spasmes en quelques jours, c'est beaucoup. Je crois, franchement, que j'irais consulter au moins pour éliminer une autre cause possible (que vous pouvez lire dans les témoignages ici). S'il s'agit bien du spasme, alors vous serez rassurée quant à sa non gravité :-)
bon courage.
encore des enfants catalogués
Bonjour,
Je me suis vue du moins vue ma fille dans ton histoire. En effet depuis qu'elle a 7 8 mois elle fait des spasmes du sanglots. La 1ere fois qu'elle l'a fait l'un de ses frères venait d'en faire un 1 ou 2 jours avant. Déjà très retournée par ça là j'ai été achevée.
Mon médecin m'avait dit que cela passait tout seul et qu'il ne fallait pas paniquer. Bah vi mais pas facile de se contenir quand on voit son bibou comme ça.
Je revient sur les exemples de personnes soit disant qualifiées la dedans, ma fille tout comme mes fils et mon autre fille ne sont en aucun cas hyperactifs, ni turbulents (ils bougent comme des enfants de leur age), elle fait des crises à n'importe quel moment soit si on la dispute trop fort, soit si elle se fait mal ou autre et avec n'importe quelle personne. Sur mes 4 enfants 3 m'en font ou en ont fait (mon fils l'a fait 1 fois et ma dernière prend le chemin de sa soeur)
Donc encore un coup ces gens se permettent de cataloguer les enfants de les carrer dans des parcs comme des bestiaux avec une étiquette attention enfants capricieux qui manipulent les gens.
Je les enfants de ces gens là.
Bonne continuation
MERCI PASCALE ET VOUS TOUS
Que ça fait du bien d'avoir l'impression d'être entre personnes qui se comprennent.
Lire tous ces commentaires sur ce blog, quelle joie, ne plus se sentir seule et incomprise.
Ma fille de 11 mois en est à son troisième spasme depuis sa naissance, dont le 3ème ce soir..
Pour la première fois, j'ai gardé un calme olympien malgré l'effroi provoqué par la vision de son petit corps inerte..
Le spasme est survenu après une grosse douleur (elle s'est violemment coincée la main), mais malheureusement, avec elle, ça ne marche pas de lui soufler doucement sur le visage pour la faire reprendre son souffle.. et on n'a pas toujours de l'eau à portée de main, ça va tellement vite. Alors si quelqu'un trouve une autre astuce, je suis preneuse. Merci pour tous vos témoignages, qui me tirent les larmes aux yeux chaque fois que je les lis..
Mon petit bout aussi....
Bonjour à toutes et à tous,
Mon petit garçon aura 1 an samedi et il m'a fait hier soir son premier spasme du sanglot avec syncope. Auparavant il avait déjà fait des spasmes mais jamais au point de perdre connaissance. Il est très gourmand et lorsqu'il voit un biberon et qu'il ne lui est pas destiné il lui arrive de pleurer et de ne plus reprendre son souffle. Hier soir c'est ce qui est arrivé, mais cette fois il est devenu bleu, ses yeux se sont révulsés, ses paupières se sont fermées et puis plus rien....bras balants, il était comme "mort". Je dois bien avouée que j'ai été paniquée; pas très anxieuse de nature, j'ai tout d'abord pensé que celà allé passé, mais lorsqu'il est "tombé dans les pommes" j'ai cru mourir. Au bout de 30 à 45 secondes il est revenu à lui, tout doucement. Il était très pâle puis après quelques minutes il était à nouveau en pleine forme (rires!)
J'ai très peur qu'il recommence, je suis tout de même inquiète (même après avoir lu vos témoignages) car mon fils est prématuré (arrivé avec 2 mois d'avance)...j'ai appelé mon pédiatre qui m'a fait le coup du "bébé capricieux et colérique"! je ne sais plus quoi penser...Dois-je consulter pour vérifier s'il y a un soucis?
Catherine
Coucou Catherine ton message date de 8 jours as-tu consulté depuis ? T'a t-on rassurée ?
Moi j'ai décidé de ne pas consulter : j'ai lu tellement souvent que c'était banal, anodin et sans séquelles pour l'enfant.
Et puis je sais d'avance ce qu'on va me dire : qu'elle profite de la situation, que les spasmes vont augmenter si j'y prête attention, etc.. alors je m'épargne une visite.
Surtout que 2 fois sur 3 le spasme est arrivé après une grosse douleur et non suite à un caprice.
Quand ça arrive j'ai réellement l'impression que mon bébé se laisse submerger par son émotion du moment (la douleur), qu'elle ne sait la gérer. Ca viendra j'en suis sûre.
Dans ma famille plusieurs personnes faisaient des spasmes bébés, et c'est passé tout seul, en grandissant, sans que personne n'y fasse rien !
Quand le spasme survient et que mon bébé, qui a 1 an demain, perd connaissance, je la dépose doucement sur mon lit et j'attends qu'elle revienne. Ce ne sont que quelques secondes d'évanouissement, 4 à 5 secondes pas plus je pense, mais qui semblent une éternité !
Et voir son bébé "comme mort" comme tu dis est une vision traumatisante. Je ne crois pas qu'on s'habitue à cette vision, mais on apprend par contre à gérer le spasme.
Je comprends que tu redoute que ça arrive à nouveau. Si ça se reproduit, à chaque fois tu seras plus sereine que la fois précédente tu verras.
Je vous souhaite le meilleur à toi et à ton petit bout!
Merci Sylvie
Bonjour,
tout d'abord merci de cette réponse...Je ne suis pas allée consulter mon pédiatre, car je me suis bien doutée de ce qu'il allait me dire! J'ai relu vos témoignages à toutes et j'ai consulté d'autres sites internet. Je suis choquée de la manière dont beaucoup d'entre eux envisagent le spasme du sanglot...J'espère pour tous ces gens qui jugent nos enfants qu'ils n'auront jamais à faire face à ce genre de phénomène chez leur propre enfant...sinon ces enfants sont plus qu'à plaindre!
J'ai donc pris le partie de suivre votre avis à toutes; pas d'alarmisme, de la sérénité et plein d'amour! Pour le moment plus de spasme chez mon petit. J'essaye de ne pas être trop anxieuse, mais je reste vigilante. Qui sait, peut-être celà n'arrivera-t'il plus jamais!
Merci encore de votre réponse
La peur de ma vie
Bonjour à toutes!
Je vous remercie sincèrement des témoignages et conseils que chacune évoquent.
J'ai moi aussi vécu un véritable cochemard lorsque ma petite puce m'a fait sa première crise. Cela s'est passé dimanche à 12h15: c'était le jour de ses 22 mois. Mon mari revenait du boulot (il est boulanger) et nous devions aller manger chez ses parents. Notre fille jouait avec son cousin. Nous lui avons dit que nous allions partir et mon mari l'a pris dans ses bras. C'est alors qu'elle a voulu peurer mais elle est resté bouche ouverte et aucun son n'est sorti. Elle regardait fixement mon mari avec de grand yeux tout rond comme si elle lui demandait de l'aide! Je lui ai rapidement dit: "Mais respire Alizée!" Mais aucune réponse. Puis elle s'est évanouie dans les bras de mon mari. Je me suis alors approchée d'elle et je l'ai appelé: aucun résultat. J'ai appelé les pompiers en pensant réellement que je n'allais plus jamais revoir mon petit ange vivant. Pendant que j'appelais, mon mari lui a mis de l'eau sur le visage. Au bout de la seconde fois elle est revenue à elle en pleurant et d'une blancheur rare. Les pompiers sont arrivés et nous ont parler du spasme du sanglot. Le SAMU a ensuite décidé de la transférer par hélicoptère dans un hopital qui a un service spécialisé pour les enfants. Là elle a subi des examens complémentaires pour vérifier si il n'y avait pas autre chose. Quand mon mari est arrivé, nous avons vu un médecin. Lorsque nous sommes entrés dans la salle avec celui-ci, une puéricultrice d'une cinquantaine d'année nous a "sauté dessus" en disant: "A c'est toi la petite maline qui a voulu faire peur a ses parents! Elle sait faire! De toute façon elle est du signe de la Vierge alors c'est normal: elle est capricieuse, autoritaire, elle va mener son père par le bout du nez..." Je lui ai alors répondu que notre fille était une petite pleine de vie mais qui était loin d'être comme elle nous la décrivait. Même le médecin lui a dit qu'il avait peut-être moins d'expérience mais que lui avait appri la médecine et non pas l'astrologie! Elle lui a dit que de toute façon c'était vrai, qu'elle le fesait exprès et que nous aurions du la coucher par terre en lui disant: "Aller tu peux pleurer, ça ne marche pas!" Dans la panique je n'ai pas eu le réflexe de lui demander de quel droit elle se permettait de juger des personnes qu'elle ne connait pas... Heureusement elle est partie et le médecin nous a rassuré et nous avons pu rentrer à la maison.
Je crois que ce jour j'ai du pleurer toutes les larmes de mon corp. J'ai vraiment cru que je l'a perdait. Je sais maintenant que ce n'est pas quelque chose de très grave, mais je ne sais pas si je saurais garder mon calme si cela devait recommancer! En tout cas, je suis outrée lorsque j'entend dire que ces enfants sont obligatoirement hyperactifs, colérique, capricieux... j'en passe et des meilleurs, et qu'il le font exprès pour culpabiliser leur parents! Je travaille dans le social et j'ai travaillé plusieurs années auprès d'enfants. Je sais reconnaitre les enfants colériques..., et je peux affirmer que ma fille est une enfant très douce et qui n'a pas l'habitude de faire des caprices. Elle obéit autant à son père qu'à moi, et nous avons rarement besoin d'élever la voix.
Certaines personnes aiment faire culpabiliser les parents sur l'éducation de leur enfants: je pense plutôt que ces personnes devraient "ballayer devant leur porte" avant de le faire chez les autres...
Merci pour ton témoignage, Doriane :-)
et bon courage.
un déplacement en hélicoptère pour un spasme du sanglot...ça fait rêver ou franchement hurler :-( j'aimerais connaitre le montant des milliers d'euros que ça a dû coûter. Sans dénigrer ta peur, je suis effarée d'autant d'incompétences, tant dans les mesures prises que les conseils prodigués...vive la sécu :-(
Quelle affreuse mégère cette puér !! je peux pas croire qu'on ose dire des choses comme ça à des parents... c'est horrible !
bon courage à vous, soyez forts pour vos enfants, soyez fiers d'eux et défendez les !
Confiance en soi vs "professionnels" de santé...
Bonjour,
c'est sur ce genre d'article que je retrouve tout l'intérêt du carnet intime de maman en ligne :) Visiblement cela fait du bien aux parents inquiets et perdus face à l'attitude déroutante des médecins parfois !
Je suis tombée sur cette page parce que je faisais une recherche sur le spasme du sanglot, car ma fille a eu sa sixième crise (à ma connaissance) il y a peu. Elle va avoir 3 ans bientôt, et elle a commencé à en faire peu après ses deux ans.
La première fois, elle est tombée de la table à langer la tête la première, c'était l'époque où elle sautait tout le temps de manière un peu inconsidérée. J'ai tourné la tête parce que son père me parlait, et hop, elle a passé la barrière de mes bras.
Je la tenais par les jambes, son père l'a reprise dans ses bras, elle hurlait en pleurant, et son corps s'est arqué vers l'arrière, elle hoquetait, c'était évidemment très impressionnant. Nous étions particulièrement inquiets, parce que son père est épileptique, et à l'époque nous n'avions pas la moindre idée de ce que pouvait être le spasme du sanglot.
Comme vous, j'ai pu constater que chacune de ces crises succède à un choc émotionnel, une peur intense par exemple, ou une douleur aiguë suite à une chute. Je crois que ma fille elle-même est terrorisée par ce qui lui arrive, parce qu'elle sait ce qu'est une crise d'épilepsie (enfin, elle en a vues), et cette peur est un facteur de plus dans sa crise à elle.
Elle en a fait une autre à la crèche quelques mois plus tard, et les auxiliaires m'en ont parlé, m'informant qu'un autre enfant avait eu ce type de comportement, que c'était une forme de caprice, et qu'il ne fallait pas y accorder trop d'importance, de crainte de la voir poursuivre dans cette voie pour arriver à ses fins...
Soit... les fois suivantes, je suis restée calme, mais finalement, j'avais réellement l'impression que parfois, c'était mon peu d'empressement à la soutenir qui la faisait basculer, puisqu'elle était la proie d'une angoisse ("ma maman m'abandonne"). J'en ai parlé avec elle, je l'ai rassurée, lui expliquant qu'elle faisait cela suite à une grande frayeur, et que ce n'était pas une crise d'épilepsie, comme chez son père. Je pense que ça l'a beaucoup rassurée.
La semaine dernière, elle s'est évanouie de façon spectaculaire (dos arqué, spasmes de tout le corps, blanc des yeux, puis corps atone), pour revenir à la conscience en moins d'une minute, qui évidemment parait très longue. Cette fois elle s'était pris une branche dans l'oeil, enfin sur l'arcade sourcilière, et nous avons eu TRES peur. Elle nous l'a dit elle même après, elle avait eu très peur et très mal. Je veux bien le croire...
J'ai trouvé cette excellente fiche du Dr Greene, qui selon moi est quelqu'un de relativement sensé, et généreux, qui donne pas mal de bon conseils. Sur ce point précis :
http://www.drgreene.com/21_1039.html
Il donne un conseil que je trouve intéressant, pour la forme blanche, c'est de chercher l'origine de ce mal dans une carence en fer (et j'ajouterais pourquoi pas le magnésium ?)... en effet, cette faculté à perdre connaissance lors d'une forte émotion se rapproche selon moi de la spasmophilie, elle-même liée souvent à un terrain de faiblesse physique (fréquente chez les femmes carencées en fer et en magnésium). Vu tout le mal qu'on a parfois à leur faire adopter une alimentation variée et équilibrée à cet âge...
Sinon, j'en ai enfin parlé à ma généraliste hier, qui m'a d'abord dit que ce n'était ni une mauvaise chose, ni une bonne chose, qu'en tout cas, il ne fallait pas y voir un symptôme nécessaire d'un autre mal que l'on n'aurait pas décelé, SI la crise arrivait rapidement, et que l'enfant retrouvait ses esprits à peu près aussi rapidement (c'est important).
Elle a évoqué le malaise vagal, et effectivement les définitions (voir wikipedia.fr) ont l'air de se recouper. Elle m'a décrit qu'il s'agissait d'un phénomène physiologique pur, à savoir une chute de tension suite à un choc ou une douleur, entrainant l'évanouissement, le cerveau réagit en envoyant de l'adrénaline, et très vite l'enfant retrouve tous ses moyens. Elle sait que son père est épileptique, et elle ne voit pas de lien, et pas lieu de s'inquiéter.
Je dois reconnaître que vu le contexte précis qui est le nôtre, j'ai toujours redouté que cela soit lié à un problème neurologique qui découlerait d'une de ses précédentes chutes, surtout que la première fois, cela s'est passé suite à une chute très impressionnante (même si elle ne s'est pas réellement heurté, on l'a retenue..).
Vos points de vue me confortent dans cette perspective selon laquelle ce serait réellement lié à une émotion ou une douleur ingérable pour un tout petit, ce qui explique pourquoi ces crises finissent par disparaître dans la plupart des cas, quand ils apprennent à relativiser, ou tombent moins durement...
Du coup, cela paraît tout à fait pertinent de leur accorder toute la tendresse et l'attention que dans ces moments là on a envie de leur donner...
Grand-mère depuis quelques années(12),j'ai appris qu'après leur venue aux monde,tout enfant devrait passer dans les mains d'un osthèopathe !!! pour (s'i en a besoin,mais seul l'osthèo le sait)lui faire évacuer tout traumatisme subit en naissant .Je vous dis ceci par expèrience(mon petit fils),cette sèance peut lui èviter bien des problèmes physiques comme pyschiques.si cela peut vous aider ... je ne puis taire ce que j'ai appris .bon courage à vous
Dès la naissance
Bonjour,
Mon fils (2ême enfant) est né en faisant des spasmes du sanglot ! Passage de 5 jours dans un hôpital universitaire avec tous les tests possibles et inimaginables... avec au final comme diagnistic : spasmes du sanglot.
Aujourd'hui il a trois mois et il en fait en moyenne 1 par semaine. Mais hier soir il en a fait un très très gros, il a viré au gris avant de se reprendre tout seul. On a eu très peur. Ce matin je suis partie à la recherche d'info sur le net pour savoir comment réagir et je me "réjouis" de tester le souffle sur le visage de mon bébé. Quant aux caprices, je pense pas qu'à la naissance on puisse déjà dire qu'il sait faire marcher son monde !!! Quant aux diagnistics d'hyperactivités, coléreux... notre petit ange ne pleure presque pas, il rigole beaucoup, il est très patient et il fait ses nuits depuis toujours... alors on verra par la suite, en attendant on se réjouit qu'il arrête de nous faire faire des pics de stress. Merci à tous pour vos témoignages ou conseils.
Merci pour ton témoignage, Sandrine. Et bon courage.
Je ne comprends pas très bien...tu dis que hier soir il en a fait un "trés trés gros" mais qui n'est, néanmoins, pas allé jusqu'à l'évanouissement puisque tu dis qu'il s'est "repris tout seul"....seulement, le spasme du sanglot, c'est l'évanouissement après perte de respiration lors d'une crise de pleurs. S'il n'y a pas évanouissement, ce n'est pas un spasme du sanglot ; on est "juste" face à une grosse crise de pleurs.
Qu'est ce qui vous a poussé et a poussé le corps médical à faire 5 jours d'examen pour des pleurs ? à moins que je ne comprenne mal et qu'il se soit déjà évanoui ?
Une précision verbale d'importance pour le positionnement "parents / enfants" : votre fils de VOUS fait pas faire des pics de stress :-) il ne vous fait rien à vous, ce n'est pas intentionnel ;-) il est par contre submergé par une émotion incontrôlable et qu'il n'arrive pas encore à gérer. Dans les témoignages, tu trouveras sûrement des pistes, une des plus importantes état d'éviter les situations qui déclenchent les spasmes :-) ma fille ne s'est évanouie que 2 fois, et n'en a plus refait après ses 18 mois.
voilà la deuxieme
bonjour et oui mon fils qui deux ans et demi viens deux faire sa deuxième crise ce midi !!!il en dejà fait une il y a quleques mois suite à une chute et la pareil . C'est à chaque fois en ce faisant mal qu'il se met à pleurer tes fort et il bloque sa respiration se pamme et perd connaissance...et il reprend connaissance au bout de quelque secondes à moitié groggi et reste dans mes bras très calme pendant de longues minutes.Mon fils a un sale caractère c'est clair mais n'a jamais fait de crise suite à un refus de ma part ou une colère les deux fois étaient suite à une chute donc il ne faut pas sire que c'est lié au enfants coléreux!!!!
Oups....il ne bloque pas sa respiration, ce n'est pas contrôlé par lui :-/ et euh...c'est quoi un "sale" caractère ?! n'a-t-il pas "du" caractère ou un caractère avec lequel vous avez du mal à composer ? de là, à le traiter de "sale"...attention à la dévalorisation (surtout quand ça peut être quelque chose d'aussi bien qu'un "sale" caractère pendant les temps qui courent) ; d'expérience, ça fait mal, très mal et fait douter de vous pendant de longues années. Pour aimer les autres, il faut pouvoir s'aimer soi-même et ce n'est pas facile quand nos parents nous ont collé des étiquettes négatives. Vous voulez bien y réfléchir ?
Comme le dit I. Filliozat, "La mémoire de nos expériences dessine notre profil particulier de réponses à l’environnement, notre caractère. Le vécu de la toute petite enfance alors que le cerveau est encore en développement est particulièrement déterminant."....vos comportements et réponses aux siens forgent aussi son caractère :-)
est-ce un spasme du sanglot?
bonjour Pascale,
je n'ai pas lu tous les commentaires car un peu trop nombreux, mais j'ai compris en te lisant qu'on avait la même vision des choses.
j'aimerai avoir ton avis, mon bout de chou a je pense déjà fait 2 - 3 fois le spasme du sanglot mais je ne sais pas si on peut appeler ça s'il ne s'évanouie pas...
En fait, il panique énormément avec les médecins !
il a été hospitalisé pr un virus à 6 mois, lui ont fait des tas d'exams pr rien (dont ponction lombaire) et aussi il n'a pas apprécié les vaccins fait par les pédiatres et encore ces 2 récentes batteries de tests (du style 3 piqures pr réussir à faire le prelevement du sang car 2 ratés, catheter pr prendre urine, radios, écho...) à l'hopital car infections urinaires! :-(
Bref plusieurs fois, il s'arrête de respirer quand les médecins le prennent pour le peser (première étape de tous les tests fait par les médecins).
Et pr le moment à chaque fois: j'étais un peu la seule à me rendre compte l'état de panique dans lequel il était (plus aucun son ne sortait) et je l'ai à chaque fois récupérer de la balance/ou du médecin et repris dans mes bras pr le consoler. Cela a suffi à chaque fois pour le faire retrouver le son de ses cris/pleurs...
Bref il ne s'est jamais évanoui mais j'ai l'impression que peut-être si je n'étais pas intervenue....il se serait évanoui... qu'en penses-tu ? est-ce le spasme du sanglot?
un pédiatre ayant vu la scène m'a dit pensé que c'était le spasme... mais je ne sais pas s'il en était sûr et il ne m'a rien dit de plus.
Du coup j'appréhende bcp à chaque fois qu'on va chez les pédiatres, médecins....
Je pense que le spasme, à proprement dit, c'est le hoquet coupant la respiration suivi d'un évanouissement. Cela arrive très vite, en quelques secondes...parfois, aucun pleur ne sort même.
S'il s'agit de pleurs qui finissent par couper le souffle de l'enfant, on est plutôt en face d'une grosse crise, d'un gros chagrin à consoler et à comprendre plutôt que face à un évanouissement totalement incontrôlable et très rapide.
Quoi qu'il en soit, spasme ou pas, ce qui fait peur c'est la possibilité de perdre son souffle...et la détresse qui y amène. Le problème du spasme étant que c'est vraiment rapide et incontrolable... mais dans les deux situations, on est quand même amenés d'une part à avoir peur (et à craindre son renouvellement), et à apporter chaleur, tendresse, réconfort et compréhension à un petit bout qui n'arrive pas - encore ) - à maitriser ses émotions.
Spasme du sanglot consequence de chocs physiques et emotionnels?
J'ai decouvert le spasme du sanglot en vous lisant. Je ne connaissais pas ce mal. Est-ce un mal qui est apparu ces dernieres années? Ma mere a longtemps été assistante maternelle et n'a jamais reporté ces situations.
En vous lisant, je m'interroge... et me demande s'il n'y a pas un lien avec la "naissance moderne" et la maniere dont les enfants sont traités médicalement. Ont-ils vraiment besoin d'etre pesé, mesuré, piqué? J'ai meme l'impression qu'on leur fait subir du stress et des chocs avant meme qu'ils naissent.
Ce mal est mysterieux et ce que vivent les enfants que l'experimentent est grave. J'ai ce sentiment que notre société devrait se pencher sur les pratiques a l'égard des enfants car il semble qu'un certain nombre leur sont nuisibles.
J'ai le sentiment que les enfants eux meme savent ce qui est bon ou pas pour eux. Je vous partage cette experience... ma petite niece est tombée pendant les vacances et s'est blessee au genou. Egratignure, rien de grave. Elle ne souhaitait pas qu'on touche la plaie. elle a 1 an 1/2. Elle a été claire sur le fait qu'elle ne voulait pas qu'on touche le bobo. Maman, papa, mamie, papy, tous l'ont plus ou moins forcée a accepter pommade et autre en lui expliquant que c'est bon pour son genou, qu'il ne faut pas pleurer, que ca va guerir etc.
Je me suis demandée... "peut-on respecter son désir et arreter de lui casser les pieds et de la faire pleurer, surtout pour une croute qui va guerir toute seule, avec ou sans pommade?"
Quand les enfants pleurent car ils ne veulent pas etre piqués, pesés, (ponction lombaire a 6 mois!)etc... est-il possible de les écouter et de respecter leur desir? Savons-nous toujours mieux ce qui est bon pour eux?
Et si on les aidait a avoir confiance en leur corps? Les bébes ont-ils une intimité et une intuition que nous devons respecter?
Je n'ai pas de reponse aux questions que je pose. Ce sont juste des pensées, des reflexions, des observations.
Toutes mes pensées a vos enfants qui traversent ces épreuves. J'espere de tout coeur qu'ils guérissent bientot.
en ce qui nous concerne, le lien ne peut être fait puisque Roxane est née à la maison de façon complètement naturelle et n'a subi aucun geste médical de toute sa petite vie (elle n'a vu un médecin que 4 fois en tout et pour tout et n'a pas de vaccin). Elle est, de plus, élevée avec beaucoup plus de réflexion que mon aîné...et donc plus de respect.
Mon fils, lui, a "tout" subi...et n'a jamais fait de spasme. Je pense plutôt à une sensibilité différente. Dans les témoignages ci-dessus, plusieurs adultes témoignent de spasmes dans leur enfance, ce n'est donc pas "nouveau"....peut-être que la nouveauté, c'est de s'en apercevoir (combien d'enfants pouvaient être laissés seuls "avant" ?) et de s'en préoccuper ?
spasme du sanglot ?
Ma 2ème fille a 11 mois, depuis l'âge de 3 semaines elle fait des sortes de crises sans perdre connaissance, en fait après quelques minutes de pleurs, elle se met à inspirer très fort comme si elle allait éternuer, bloque sa respiration puis relâche, elle enchaine ensuite des spasmes laryngés, sorte de hoquet et ceci s'enchaine pendant des heures puis disparaît comme c'est arrivé...hier soir elle ne voulait pas aller se coucher(21h) et elle a fait une grosse colère : la crise a commencé. Elle n'avait plus fait cela depuise ses 8 mois. Sinon elle a fait une crise tous les mois jusqu'a ses 6 mois, puis 1 a 8 mois et 1 depuis hier soir. Elle a été hospitalisée 21 fois, personne n'a jamais su mettre un nom sur cette forme de malaise alors on nous a juste dit que ce n'était pas grave... en attendant moi je suis super angoissée, je ne sais même pas à quoi correspondent ses malaises ! Ma fille a subi éléctroencéphalogramma, electrocardiogramme, fibroscopie (pensait a un reflux), échographie mais rien ne révèle de problème organique, qu'en pensez-vous, peut-on parler de spasme du sanglot en sachant que mon bout'cou ne perd pas connaissance et que ses réactions ont lieu évéillée ou endormie pendant une période d'environ 10 heures ?
Merci de me répondre
Qu'est ce qui vous inquiète autant chez elle dans ces "crises" pour qu'elle soit hospitalisée 21 fois ?
A la description des symptômes, je pense plus à une grosse crise de larmes, torrent d'émotions incontrôlables et visiblement inconsolables durant plusieurs heures, qui peut parfaitement générer une réaction "mécanique" (le hoquet) et chambouler la biochimie de son organisme.
Vous ne dites rien de vos réactions, si ce n'est l'hospitalisation...comment réagissez ? arrivez-vous à comprendre ses réactions ? ce qui relève du comportement "normal" d'un bébé ? à ne pas exiger d'elle des compétences qu'elle n'a pas ? par ex, je ne crois pas qu'un bébé de 11 mois "ne veuille pas se coucher"...je veux dire consciemment :-) à 11 mois, quand on ne veut pas se coucher, ce n'est parce-qu'on a décidé qu'on ne le voulait pas pour embêter ses parents ou par rébellion :-) on n'a pas envie de se coucher pour des tas de bonnes raisons : trop fatigué ou pas assez ; trop excité ; pas assez de rituel d'acclimatation au calme...envie de profiter de papa et/ou de maman si on ne les a pas vus de la journée ; besoin d'évacuer une journée ou un évènement difficile...ou de résoudre une tension ;-) bref, plein de "bonnes" raisons de ne pas vouloir se coucher.
Pourquoi ne pas lui offrir un moment avec vous, et même contre vous (par ex avec un porte-bébé ou en écharpe), en ménageant le calme autour d'elle, dans l'attente des premiers signes de vraie fatigue ? et si c'est d'être trop fatiguée, comme souvent chez nos bébés hyper stimulés ou bousculés dans leurs rythmes, lui consacrer plus de temps et l'accompagner jusque dans le sommeil ?
spasme du sanglot ?
rectification il est écrit 21 hospitalisation c'est 2 qu'il faut lire merci
Spasme du sanglot chez moi enfant, chez un de mes fils;
malaise vagal chez ma mère, chez les personnes âgées.
Y a t'il un lien? une détresse commune ?
J'attends vos idées sur cette question.
( ma mère, 80 ans, fait ses malaises parfois après une contrariété; il n'y a aucune cause détectée par la médecine, elle a subi de nombreux examens).
bonjour
mon fils fait aussi des spasmes du sanglot dupuis 2001 je sais il aurait du arreter il y a longtemps je suis allée à l'hopital plusieur fois parce que ses spasme sont accompagné des perte de connaissance et de convultion j'ai vue des professeur en pediatrie qui lui ont fait passé des electro ancephalogramme qui ce son revelé normale ! les pediatres urgentiste m'ont donné un truc qui fonctionne bien il faut mettre l'enfant au sol sur le coté et lui donné une forte tape sur les fesses en direction du haut du corp de façon de donné une impultion au sternum pour que le reflexe de la respiration reprenne j'ai deja testé pleins de methode (meme la douche froide )et celle ci fonctionne bien . Mon fils a maintenant 6 ans il n'a jamais fait de spasme suite à une colere mais toujours suite à des choque important ( chute bagare avce son frere ) je vous souhaite bien du courage je pense pour moi que c'est fini il m'a dit lors de la derniere crise qu'il croyait qu'il allait mourir et je pense que ça lui a fait un electrochoque ! j'espere que mon experience pourra servire à quelqu'un !
instinct parental
Bonjour,
nous voilà parents comblés d'un petit Camille prévu pour le 14 juillet et finalement il nous a fait la surprise d'arriver le 07 juillet. Après une grossesse supère et un accouchement magnifique, il y a eu un petit souci. On a du me percer la poche des eaux, et le liquide était coloré. Pas trop d'inquiétude car bébé était là pour notre plus grand bonheur. La première nuit fut dure, camille pleurait beaucoup et j'avais l'impression qu'il avait mal au ventre. Je le massais et lui il hurlait. Les sages femmes m'ont conseillés de dormir avec lui la première nuit afin de le rassurer. Le lendemain, la joie est au beau fixe, première tété! Puis un examen suite à l'inquiétude du corp médical sur le liquide coloré. On vient me voir:" bon, vous finissez la tété,on remplit les papiers et on transfère votre fils en service néonat' pour risque infectieux." Là, le monde s'écroule sous nos pieds. Arrivé en service néonat', première prise de sang, premiers résultats évasifs: on aura les résultats de la mise en culture sous 48h pour savoir exactement ce qu'infecte votre fils. Les puéricultrices de nuit ont été plus communicatives: risque infectieux ne veut pas dire infecté mais son taux était de 83%. Il aura 3 antibiotiques trois fois par jour. Pourquoi en service néonat' avec des prématurés alors que je pouvais venir pour les injections? 2 services différents (maternité et néonat') donc 2 budgets différents m'a t'on dit. Voilà, ma première nuit sans mon fils. Le lendemain, on m'annonce que je peux intégrer une chambre mère-enfant et ainsi pouvoir rester auprès de camille vue qu'en plus je l'allaitais. Grand bonheur mais loin de m'imaginer que le calvère allait commencer.
Les puériclutrices de jour (souvent des petites jeunettes à peine sortie de l'école), étaient désagréable. J'essayais de me faire toute petite pour éviter de déranger les petits bouts en couveuse. Et là, on vient me dire:"suite à l'infection urinaire que vous avez eu, vous avez infectez votre enfant et c'est pour cela qu'il est interné". Le stress commence à monter et chez le papa aussi qui essaye de me rassurer. Camille continue à avoir mal au ventre.J'étais enfermée avec mon p'tit bout sans pouvoir recevoir de visite à part mon mari.
Je me permettais une escapade d'une heure histoire de respirer un peu, et quand je revenais, camille hurlait à la mort! "il a faim, il faut le nourrir! il ne faut pas partir comme ça!" je répondais que mon fils restait une heure sur mes seins, et que je ma'assurais toujours qu'il ait mangé avant de partir. Et bien non, je ne nourrissais pas mon enfant! Alors qu'il avait mal au ventre à cause de ses colliques mais ils s'en fichaient. J'ai demandé à une jeune puéricultrice s'il n'y avait pas des massages ou autre qui pouvait l'aider et elle m'a réondu "nan, y'a rien à faire!!! mais votre fils il a faim c'est tout! quand vous serez chez vous 'faut pas croire que vous pourrez sortir comme ça pendant des heures!!" en gros, mère indigne, j'abandonne mon fils. Le 5° jours après sa naissance et après plusieurs demandes, on lui donne enfin quelque chose pour ses colliques. Pendant ce temps, personne ne nous donne de renseignement concernant les examens qui ne devaient durer que 48 heures.
Puis, l'avant dernier jour, je sors m'assurant toujours que mon fils dorme après la tété, je reviens 30 minutes après et on me dit"il faudra peut être lui donner à manger!!!" il venait de manger.... Il a mal au ventre dis-je avec insistance. Je le mets au sein avant qu'on vienne le prendre pour ses piqures d'antibiotiques, et là derrière la porte, dans leur salle d'examen, j'entends dire pendant que mon fils hurlait "bon tais-toi!!!" et une autre dire "ouai ouai, il a mangé, la mère était sur le pieux les seins à l'aire!!!" J'ai commencé à pleurer, me sentant comme une ado qui a voulu un gosse et qui ne veut pas l'assumer. Moi qui suit une grande gueule je me suis laissée faire car confiante auprès du service médical...
Le dernier jour, soulagement, notre fils pouvait sortir, j'avais des papiers à remplir pour la sortie, et je suis partie 1h30. Trop long, c'est sûre, mais l'administration était nouvelle et pas au point du tout. En revenant, on me dit:" on a mis camille dans le couloir car il hurlait tellement qu'il dérangeait les autres petits. Au fait, faudra penser à lui donner à manger!!!"Me voilà repartie pour 2h de tété, jusqu'au sang, mais c'est pas grave, j'ai mal mais mon fils doit manger... A tout ça, il ne dormait que très peu, à part dans mes bras sur le ventre ou sur celui de son père. Et là il ne pleurait plus et ne réclamait plus à manger.
En sortant, une puériclutrice me dit:"n'oubliez pas que votre enfant à besoin de manger!" et je lui ai rétorqué mon fils à mal au ventre, à votre avis je vais voir le pédiatre tout de suite? et elle me répond:"si ça peut vous rassurer..." Mon pédiatre m'a dit que j'avais très bien fait de venir car mon fils souffrait d'une part du traumatisme du séjour et d'autre part de ses colliques. A cela la souffrance de son père et de moi-même!
Nous n'avons jamais reçu les résultats d'analyse, le service étant nouveau, ils ont à notre avis fait beaucoup d'examens afin de rentabiliser un peu les travaux. Néanmoins, les puéricultrices de nuit étaient formidables, certaines m'ont donné des conseils pour allaiter. Malheureusement tout ça m'a bloqué les montées de lait et j'alternais bib et tété pour au final rester au bib car mon fils premait enfin du poid. C'était un bébé d 2.660 kg et personne ne s'est d'abord soucié de savoir si mon lait suffisait.
Je suis toujours trauamtisée par cette expérience, et me jure de e plus jamais me laisser faire et d'écouter notre instinct de parents car le papa aussi a su et sait toujours déceler les problèmes chez notre fils.
J'ai été un peu longue et le sujet ne s'y prète pas, mais c'était pour faire comprendre que le corp médical bien que nécessaire et parfois même vital, il est parfois cruel, et ignore complètement l'individu. Ayez confiance en votre instinct! Même mon pédiatre nous a dit que notre fils avait un caractère du fait de ses colliques il sait déjà ce qu'il veut et qu'il faut que l'on soit ferme avec lui, quitte à le laisser pleurer. J'ai essayé, surtout que j'étais très fatiguée, et ce la n'a fait qu'empirer. Rien ne vaut la communication et rassurer nos p'tits bouts.
Merci pour votre patience...
Chris
j'avoue n'avoir pas pensé à faire le rapprochement mais pourquoi pas ? le tout restant dans le domaine d'une émotion ingérable qui "déconnecte" la personne ?
Bonsoir Yzabel, et merci pour votre commentaire :-)
bon courage à vous aussi. Je n'ai pas entendu parler de cas de convulsions dans les spasmes du sanglot...est ce bien ce dont souffrait votre fils ? je suppose que la suspicion d'épilepsie a été écarté ?
Par contre, j'avoue ne pas comprendre (excusez-moi) deux de vos phrases : "je sais, il aurait dû arrêter il y a longtemps" et "c'est fini...je pense que ça lui a fait un électrochoc" ? elles semblent indiquer que vous le pensez responsable et maître de son symptôme ? je suppose que si vous intervenez dans ce billet, c'est que je me suis trompée d'interprétation, puisque justement j'argumente que l'enfant ne maitrise rien, source du problème d'ailleurs.
Oh oui, Chris :-) s'il y a bien un conseil que l'on peut donner sans réserve, c'est bien celui-ci (bien sûr, à condition que la personne sache écouter son instinct...et qu'il ne soit pas parasité par une éducation trop rigide !).
je suis sidérée, en effet, du nombre de pédiatres qui peuvent raconter des grosses âneries, et qui poussent les mamans à l'éducation dite distale :-( je ne vois vraiment pas ce que ces types viennent faire dans cette filière avec si peu de coeur, voire de bon sens ! encore aujourd'hui, j'ai entendu l'histoire d'un petit bout né préma de deux mois et dont le pédiatre a formellement déconseillé l'allaitement parce-que "bébé trop faible" et que le lait artificiel "aussi bien" ! je crois même qu'en tant que médecin, il peut se faire taper sur les doigts pour de tels propos :-( le pire, c'est que la maman ne savait absolument pas que son bébé a été nourri durant 6 semaines par du lait maternel lyophilisé que d'autres mamans ont bien voulu donner !!! bébé qui, aujoud'hui, a été hospitalisé pour bronchiolite...il pèse 2,6 kg, a deux mois de vie ex utéro, et à peine l'âge où il aurait dû sortir du ventre de maman...et il est déjà hospitalisé :-( n'aurait-il pas eu besoin, plus que tous, du lait bourré d'anticorps de sa maman ?
Il y a vraiment des baffes qui se perdent :-/
je connais bien aussi les réflexions et les conseils erronés pour les avoir vécus à la maternité pour mon fils aîné...tout cela plus l'emprise sur nos vies, le mépris, la volonté de me réapproprier ma capacité à accoucher et de protéger mon enfant de gestes et mots malheureux sont les raisons principales de mon accouchement à domicile 4 ans plus tard.
Pour les coliques, essayez de regarder dans les feuillets de la Leche League sur Internet. Vous y trouverez beaucoup de choses intéressantes. Si vous consommez beaucoup de produits laitiers, tentez de diminuer, voire d'arrêter totalement leur consommation : les protéines du lait de vache passent dans le lait maternel et agressent les muqueuses intestinales immatures de bébé. Radical chez nous :-)
spasme du sanglot
bonjour, je viens de lire beaucoup de témoignage sur le spasme du sanglot.
Ma fille clara a 1 an et en fait énormément depuis qu'elle a 4 ou 5 mois.
C'est très impressionnant et au début je ne savais pas quoi faire , on panique.
J'ai tout fait crier, secouer, souffler de l'air , de l'eau dans le visage rien ne fait, la seule chose c'est quand je reste calme et parfois quand je vois la crise arrivée lui "non, clara pas un spasme maintenan" il n'y a vraiment que la qu'elle revienne a elle ou n'en fait pas du tout.
Ma fille fait des spasmes a tout moment, on pensait que c'était le coeur mais tout les examens on été fait et il n'y a rien.
Clara fait des spasmes quand elle se fait mal, à peur est contrariée comme par exemple quand elle doit aller dormir.
Je sais que certain dise que ce n'est pas des caprices mais je peux vous dire que un bébé d'un comprend très bien et quand on lui dit non à quelque chose commence à hurler et fait un spasme moi j'appelle quand même cela un "caprice".
Je pense qu'on n'a chacun notre méthode face à un son enfant et qu'un enfant n'est pas l'autre il ne réagisse pas tous de la même façon moi je lui parle calmement mais ne cède pas à ses colères aussi non je suis perdue.
nadine de liège
Ce n'est pas parce-qu'un bébé comprend tout qu'il est un manipulateur en puissance de ses parents.
Le terme de "caprice" indique que l'enfant a volonté de manipuler l'adulte afin d'en arriver à ses fins...je n'y crois pas du tout, parce-que l'enfant est innocent et vit dans l'instant et son impulsivité, a fortiori pour un bébé de 1 an inconscient des enjeux.
Les adultes se projettent souvent, je crois :-) ils manipulent, alors ils savent qu'on peut manipuler quitte à prêter ces intentions-là à un tout jeune humain qui n'a pourtant pas encore appris toutes les ficelles de la communication de ses pairs. Pour moi, un bébé qui ne veut pas aller se coucher n'est pas un bébé capricieux, c'est un bébé qui indique qu'il veut rester avec ses parents...reste à eux de comprendre pourquoi ? souvent, l'enfant n'a pas assez vu ses parents, ou un des deux ; a eu trop de stimuli ou pas assez ; a trop dormi à la sieste ou pas assez ; a peur du noir, du silence et de la solitude etc.
Une solution peut être de lui offrir un long moment d'endormissement, un accompagnement véritable à l'endormissement, voire de la garder contre vous dans une écharpe de portage (je l'ai fait très longtemps avec ma fille...qui a maintenant 3 ans, et va se coucher toute seule pour de belles nuits de 12h) jusqu'à ce qu'elle plonge dans le sommeil quand son corps en aura besoin.
Vous dites "chacun sa méthode, moi je ne cède pas à ses colères" et vous avez probablement raison quant à votre fille, vous seule la connaissez aussi bien...je m'interroge néanmoins sur votre besoin de justifier de cela ici ? avez-vous besoin qu'on vous dise que "c'est bien" ? ou les témoignages vous ont-ils vraiment dérangée peut-être ? car finalement, chacune exprime son ressenti et sa façon de faire.
Personnellement, ma fille a un caractère qui exige la tolérance et la douceur DE MA PART...sinon, c'est l'escalade assurée (ce que je ne connais pas avec son frère). L'affrontement peut alors tourner à la violence, et ça, je n'en veux pas ici. Cela marche bien mieux quand je contourne sa colère, en lui offrant patience et compréhension (quand j'ai assez de ressources en moi). Ce qui n'exclut absolument pas la fermeté et les "limites"...seulement, elles sont posées calmement et tenues :-) c'est ainsi que ma fille se calme le plus facilement, venant souvent se blottir dans mes bras quelques secondes après une flamboyante couleur que j'ai su écouter et ne pas réprimer (la colère est une émotion aussi noble que les autres) dans ses symptomes et ses causes ; et c'est en me laissant guider par elle que je l'ai appris.
spasme du sanglot
je viens de voir que vs m'aves repondu je comprend très bien ce que vs m'avez dit.
Je ne comprend pas très bien vos questions les témpoignages ne mon pas gêner du tout j'explique juste le vécu que j'ai avec ma fille je ne remet en questions aucun des témoignages.
Je pensais juste que je pouvais faire partager mon vécu avec ma fille mais bon apparement le terme capricieux n'est pas adéquat.
C'est juste mon ressenti
c'étaient juste des questions sur mon ressenti de ton message. Tu m'as répondu :-)
le terme de "caprice" est utilisé par tous et toutes, pas toujours avec la même définition, et je t'ai donné la mienne puisque tu es sur mon blog :-)
j'admets le terme de "caprice" (avec mesures cependant) pour un enfant capable de raison et de se raisonner, de comprendre les tenants et les aboutissants de sa demande, d'en mesurer toutes les conséquences ainsi que celles de son comportement. Pour moi, il ne peut s'agir de "caprices" avant 5 ou 6 ans. Et encore...où se trouve la frontière entre un vrai "caprice" et une colère détournée (on appelle colère détournée celle qui va se fixer sur quelque chose à obtenir par défaut de pouvoir dire ce qui nous tracasse vraiment...un peu comme nous, quand on cherche des poux à notre mari à propos d'une broutille, alors qu'au fonds on a juste détesté qu'il rentre un peu tard sans s'excuser mais qu'on est incapable de le reconnaitre ou de le lui dire...on pourrait alors nous traiter de "capricieuse" :-) d'ailleurs, pas mal d'adultes disent que leurs conjoint(e )s sont capricieux !).
Et quand il s'agit de besoins fondamentaux comme le sommeil, la soif, la faim, le besoin de présence, il ne peut y avoir caprice...le caprice concerne un désir, et non un besoin :-) l'enfant peut faire un caprice parce-qu'il veut une petite voiture (encore que - voir plus haut - ces demandes surviennent généralement quand l'enfant est fatigué, a faim, soif, sommeil....donc en manque de besoins comblés) mais pas quand il s'agit d'être avec papa/maman, de boire, de manger (des bonnes choses, hein ? :-)), de sucer, de téter :-) là, on est dans le registre des besoins fondamentaux à combler chez le tout petit. Dans le cas contraire, l'enfant grandit avec la perception d'un monde dur, solitaire, d'un monde où on souffre plus que ce qu'on est heureux...et il s'endurcit, faisant passer de sales moments à ses parents, a contrario du résultat qu'ils souhaitaient en toute bonne foi atteindre. C'est la frustration des désirs qui permet la construction de l'être.
Plusieurs livres remarquables sur le sujet pour cheminer vers la pose de limites respectueuses, mais aussi pour sortir parfois de l'impasse où en tant que parents on peut s'engouffrer (j'ai connu et connais encore) : "au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat, "le courage d'éduquer" de Lee Horowitz,"Parents efficaces" de Thomas Gordon. Sans lesquels je ne serais pas la maman que je suis, et mes enfants auraient probablement grandi beaucoup plus violentés...quelques années après, et malgré la méfiance de mon entourage, je suis une des mamans qui a le moins de souci et le plus de bonheur à vivre avec des petits finalement très faciles à vivre, gentils, sociables et polis (je nomme ces qualités là parce-que c'est celles qu'attendent généralement "la société" et dans une certaine mesure moi aussi :-)). Alors que les mamans, amies autour de moi, prêchaient la fermeté à tout prix, "ne surtout pas céder", voire les corrections physiques et les punitions, ont toutes de grosses difficultés avec des rejetons au final très endurcis et ayant perdu ce qui fait le charme de l'enfance : la bonté, l'empathie naturelle, la gentillesse et l'innocence, au profit de celles des adultes : agressivité et manipulation.
Désolée de faire aussi long, mais c'est un message qui me tient à coeur quand on parle des besoins des tous-petits et des caprices :-)
J'ai oublié de te demander, Nadine, si Clara faisait seulement des grosses crises de pleurs qui finissaient par lui couper le souffle, ou est ce qu'elle s'évanouit sans bruit après quelques secondes de pertes de respiration (comme un hoquet) ? car, dans le premier cas, on n'est pas dans ce qu'on appelle le spasme du sanglot, mais dans la crise de pleurs inconsolables.
spasme du sanglot
bonjour
je repond a ta question, elle fais des gros pleurs et les medecins ont diagnostiquerles spasmes du sanglot
maintenant pour le fait des besoins dont tu parlais tel que manger , boire sont important soit ca s'appelle pyramide de maslow une pyramide que j'ai apprise a mes cours de psycho en faisant des cours pour devenir educatrice ce qu'il faut savoir c'est que c'est besoins ne sont pas les seuls et il y a d autres besoins important tel que le besoin social, le besoin de realisation personnelle, ... je t'accorde que c'est important maintenant je parle de caprice car pour moi une petite fille ( ma fille dont je parle) pique des crises de colere juste parce qu'elle veut que sa marraine la prenne ou juste parce qu'elle n'est pas d' accord d'aller chez sa gardienne j'appelle cela un caprice, maintenant ma fille n'arrive tellement plus a se ravoir qu'elle devient toutes bleus.
mais comme je dis chacun ces methodes et chaque enfant a sa propre personnalité
Je suis étonnée du diagnostic posé... le spasme du sanglot, c'est la perte de respiration, suivi d'un évanouissement...rarement après une longue crise de pleurs mais très souvent après une peur ou une blessure.
Je crois bien que nous n'arriverons pas à nous accorder sur la notion de caprice :-) à 1 an, un bébé ne manipule pas son entourage, il réclame qu'on l'entende. POurquoi ne veut-elle pas aller chez la nourrice ? pour t'embêter ou parce-que peut-être elle n'y est pas bien ?
Je n'ai pas fait de cours de psycho, juste appris au contact des autres humains et surtout de mes enfants, plus lu des tonnes de bouquins :-) je sais bien que ce ne sont pas les seule besoins de l'être humain, mais d'un bébé de quelques jours, quelques semaines, quelques mois...si :-) parce-que le besoin "de réalisation personnelle" à 6 mois, bof :-) (ceci est un sourire).
Bravo pour tous ces messages !
Bonjour !
J'ai moi même deux garçons, un de 7 ans, Tom, et le petit deuxième, Mathis, de 30 mois.
Il s'agit de Mathis.
Depuis bébé, je ne saurais dire à quel mois cela à commencé, il avait parfois des sanglots très prolongés qui finissaient par un petit moment où il était très fatigué dans mes bras.
Depuis juin dernier il m'a fait 5 spasmes du sanglots avec évanouissements (très impressionnant).
Au bout du deuxième j'ai consulté mon médecin pour plus de sureté et au cas où il s'agirait de quelque chose de plus grave.
Après un examen détaillé, mon médecin est très conciencieux, il m'a dit que tant qu'il s'agissait de spasmes dù à un choc ou éventuellement à une frustration, cela n'avait pas de conséquences physiques.
ILs s'évanouissent et le corps de lui même par réflexe, reprends la respiration lorsque celle-ci est brièvement interrompue.
Par contre dans d'autres cas l'épilepsie est envisagée.
Bref, cela m'a rassuré un peu. Je continue à faire attention lorsqu'il chute, je le surveille, au cas où cette chute serait trop forte.
Dans tous les cas il est absolument certain qu'il ne s'agit pas de "caprices".
Certains personnes sont encore à l'âge de pierre dans le domaine de l'enfance !!
Mathis a fait à chaque fois des chutes et le choc et/ou la douleur de ces chutes ont provoqué ces spasmes mais en aucun cas un caprice.
Ma belle-mère qui était assistante maternelle et qui du coup "se juge" spécialiste en ce domaine, m'a tout de suite fait les mêmes réflexions idiotes que celles que j'ai pu lire : "t'as intérêt à ne pas préter attention sinon il va en jouer tout le temps..." mon mari et moi sommes bien d'accord sur le côté absolument débile de ce genre de remarques.
En tout cas bravo, tous ces messages m'ont fait me sentir moins seule, et m'ont conforté dans l'idée que je me faisais de tout ça.
Mettons nous un peu plus à les écouter et les entendre réellement, parlons leur au lieu de préjuger de ce qu'ils vivent.
Mon fils ainé est un ange de gentillesse, mon petit mathis également, et pourtant ils ont leur caractère, rien n'est déterminé, rie n'est écrit.
Bonne continutation à toutes.
Merci Dine, on est sur la même longueur d'ondes :-) ma fille, comme tes garçons, est aussi une petite fille vraiment très chouette, gaie, toujours "partante", qui danse, chante, rit toute la journée, déteste qu'un autre enfant soit triste ou pleure, console, cajole, s'occupe des autres, partage (ses repas, un peu moins ses jouets ;-))...avec "du" caractère (disons qu'elle ne se laisse pas faire et que j'en suis heureuse pour elle !).
merci bcp Pascale pour ton long commentaire sur les caprices et les non-caprices...
ta réfexion sur les colères détournées, et le lien avec les besoins fondamentaux non comblés me fait avancer, encore et toujours...
merci !
au fait j'ai acheté le concept du continuum hier... j'ai hâte de le lire !
De rien, Aude :-) cette réflexion, je la dois à Isabelle Filliozat, reine incontestable de la psychologie respectueuse et non violente envers les enfants :-)
tiens, un exemple parlant qui date de ce matin même : ma fille sort de sa séance de baby gym à 11h45 ; elle réclame à manger, du chocolat au distributeur astucieusement placé là ; je refuse lui indiquant que nous allons manger. Elle ne dit trop rien, réclame quand même à boire, je lui sers un verre d'eau à la fontaine ; nous passons ensuitie à la salle où son grand frère fait de la musique...elle est dans mes bras, puis à un moment, s'agite et s'approche des instruments, commence à prendre des baguettes et à vouloir jouer du xylo. Si les "grands" n'étaient pas en train de finir leurs cours, j'aurais laissé faire. Mais là, elle les perturbait. Donc, je lui ai dit qu'elle ne pouvait pas en faire maintenant, en lui prenant les baguettes des mains...et là, le drame, elle s'est effondrée parterre, en pleurant toutes les larmes de son corps. Etonnée, la prof - super gentille - vient et demande ce qui se passe. Je réponds, en cajolant ma fille en proie à une belle crise : "elle est fatiguée par la gym et elle a faim..." confirmé par l'acquiescement de ma fille qui lève les yeux et me dit "maman, je veux rentrer à la maison manger..." séchant tout de suite ses larmes....d'aucuns auraient pu dire en la regardant que ma fille faisait "un caprice" parce-que je l'avais empêchée de jouer de l'instrument... :-) et moi, je me dis que je suis une idiote de ne pas avoir pensé à prendre un ti quelque chose à grignoter (fruits secs qu'elle adore) pour sa sortie de gym !
spasme du sanglot
je constate que le mot caprice dérange fortement on ne peux pas comparer un enfant de 4 mois a un enfant d'un an.
Apparemment tout les médecins que j'ai rencontrer sont des incapables pourtant l'hôpital qui suis ma fille est réputée et le pédiatre est du serv néo natale et qui on fait les diagnostics.
Je peux vous dire que ma fille va suivre un traitement pour ses spasmes, que lorsqu'on lui dit non tape des pieds dans son parc,et ne fait pas des spasmes que qd elle se fait mal, enfin prenez le dans le sens que vous voulez.
Moi aussi je joue, parle avec ma fille vous ne croyez pas non plus que je la bat.
Ma fille connait les hôpitaux depuis petite car elle a des pieds bots je me renseigne surtout ce que ma fille peu avoir, moi aussi je lis des livres, vois des médecins et travaille également dans un hôpital.
Vous faites confiance a vos médecins mais moi aussi on remet en question ma façon de penser moi je ne remet pas la vôtre.
Au départ j'explique mon ressenti par rapport au spasme je ne pensais pas être juger qu'on ne me dise pas qu'un enfant ne comprenne rien et ne font pas de caprice a un an prenez ma fille une semaine et vous changerez d'avis.
Quand on me dit que je vis à l'âge de pierre je ne comprend pas les gens qui juge sans savoir pour votre gouverne j'ai fait mais étude dans la petite enfance et eu tout mes diplomes on se demande donc qui vit dans l'âge de pierre.
je suis choqué et en colère car vous n'avez jamais vu ma fille et vous permettez de douter de ce que je dis.
Je pensais trouver réellement un peu de soutien mais apparemment les gens préfère juger car je n'emploie pas les mêmes termes qu'eux.
Je n'en veux a personne mais j'estime que la plus apte à parler de ma fille ses quand même moi.
Nadine, je suis très surprise de ta réaction...personne n'a émis l'hypothèse que tu maltraites ta fille, ni que "nos" médecins étaient meilleurs ! je ne suis pas très très amie pourtant, et je crois que mon article est clair la-dessus, sur les diagnostics médicaux (perso, ma fille a du voir notre généraliste 5 ou 6 fois depuis qu'elle est née) ni sur la médicalisation de la périnatalité et de l'enfance.
Je crois que la conversation qui a suivi mon intervention ne te concernait pas directement, mais faisait suite à mon article.
Je croyais avoir dit, mais je le répète alors, que toi seule effectivement connaissais ta fille aussi bien.
Et si tu penses qu'il s'agit de caprices, et qu'il faut la soigner pour cela, c'est ton choix. Laisses nous simplement le droit d'avoir un avis différent, une vision différente de l'enfance, sans te sentir jugée ou méprisée. Les pistes que j'ai évoquées, ainsi que les livres, ne sont pas venus sur le tapis pour te faire sentir qu'il fallait que tu te cultives plus (par contre, j'ai bien senti dans ton rappel de tes études de psycho que tu tentais de prendre le dessus en tant que "professionnelle qui sait", mais j'ai choisi de ne pas relever car ça ne m'impressionne absolument pas, tant les études n'ont rien à voir avec la "vraie vie")...j'ai seulement fait ce que d'autres en leur temps m'ont fait - et je les en remercie du fonds du coeur tant ces approches ont adouci mon existences et rendu souple la jeune femme endurcie par la vie que j'étais - en m'aiguillant sur ces pistes-là : aider le parent en demande de comprendre.
Mais peut-être voulais-tu simplement "être comprise" plutôt que "comprendre" ? alors, je suis désolée si tu n'y as trouvé que colère, jugement, et ressentiment. Ce n'était pas mon but.
Je vous souhaite à toutes les deux un bon cheminement dans apprivoisement mutuel, et une belle vie d'amour et de complicité.
@ bientôt.
spames du sanglot
bonjour je viens de lire tout ces articles sur les spasmes du saglot et je voudrais faire un ressentit sur ce que j'ai lu.
Je vais vous dire sincerement je ne comprend la reaction de chacun a dire a me pas accepter le mot " caprice " . je ne comprend pas autre chose egalement c'est que tout vos médecins , pédiatre, ... qui eux sont des professionnels vous parlent de caprice et vous ne les croyez pas . Pourquoi allez les consulter si vous ne leur faisez pas confiance??? Vous aller surement me dire tu ne sais pas de quoi tu parles puisque tu n'as pas d'enfant de ce type!!! je suis une ancienne petite fille qui faisait des spasmes du sanglot et je peux vous dire que cela a dure jusqu' a 6-7 ans et je peux vous assurer que c'est parce que je voulais quelque chose que l'on ne voulait pas m'obtenir que je faisai ca!!!
Maintenant il faut savoir que au debut des années 90 on appellait ^pas ca spasmes du sanglot mais bine "petite crise de caprice"
Magali, je n'ai nul besoin de voir un médecin pour ce genre de choses. Et je n'en ai pas vu.
Donc, je ne critique pas mon médecin, mais les discours que j'ai trouvés sur le net.
J'expose mon point de vue, et vous êtes complètement libre de ne pas le partager.
Je préfère pour ma part la non violence et la communication non violente avec les enfants ainsi que le maternage proximal où le principe de "caprices" et de rapport de force entre le parent et l'enfant n'existent pas autant que faire se peut, où les limites sont posées avec fermeté mais néanmoins respect et écoute...C'est mon écologie relationnelle à moi, ma "base" et mon "but".
Je trouve, perso, que mon mode relationnel avec mes enfants est bcp plus confortable, et largement moins fatiguant que celui qu'adoptent pas mal de parents exténués par les rapports de force qu'ils installent avec leurs enfants.
Chacun fait ce qu'il veut...et en assume les tenants,les aboutissants et les conséquences. Je le pense sincèrement ;-) ceci dit, je déteste qu'un parent n'assume pas et vienne se plaindre à moi (ça arrive assez souvent) que leurs "gosses sont insupportables ou font des colères" malgré les fessées, les gifles et les punitions. A chacun de comprendre ce qui l'a mené sur ce chemin.
Un bonsoir ému à la petite fille qui avait besoin de faire des caprices pour qu'on l'entende...peut-être que je le comprends moins car j'ai eu la chance que ce ne soit pas mon cas ?
Voila alors si vous n'avez pas consulter de médecin pourquoi juger vous certain de ces parents, et cela n'est pas parce qu'un enfant fait un caprice que forcement le(s) parent(s) battent leur enfants ( en tout cas c'est ce que j'ai pu comprendre ) et ce n'est pas pour ca qu'il n ont pas la complicite avec leur petit bout.
MOi j'ai peut etre fait des caprices étant plus jeune cela n'est pas pour autant que je n'ai pas cette complicité avec ma maman et cela n'est pas pour ca qu'elle me frappait non plus
je pense que justement je faisait des caprices parce que j'étais trop aimer avec une maman aimante, un papa toujours la pour moi ainsi que des soeurs fantastiques mais j'en voulais toujours plus et avoir toujours tout.
Vous dites que vous ne le comprenez peut etre moins parce que cela n'a pas ete votre cas, peut etre auriez vous etez trop gater et obteniez toujours ce que vous vouliez? , en tout cas moi je ne le concois pas comme ca un enfant ne doit pas toujours obtenir ce qu'il veut car quand je ne serais plus la cet enfant ne saura pas se debrouiller dans la vie.
Magali,
vous avez interprété et extrapolé mes paroles à l'aune de votre jugement, de votre propre filtre. Ce faisant, vous déformez mes paroles et croyez y lire ce que vous avez envie d'y lire (je suppose parce-que ça touche quelque chose en vous ? la petite fille que l'on dit "capricieuse" dans votre famille ? peut-être un médecin ou un futur médecin ?).
Oh que non, je n'ai pas été trop "gâtée", et c'est même tout le contraire...mais ma mère, malgré le mari violent et alcoolique qu'était mon père, nous a maternés du mieux qu'elle pouvait et éduqués (car gater pour moi, c'est gacher un enfant - le terme premier comme pour les fruits qui finissent par pourrir) vraiment. Si je n'avais pas besoin de faire des caprices, c'est que j'ai compris très tôt qu'il fallait que je lui sois un soutien plutôt qu'un souci supplémentaire dans sa vie déjà ultra-difficile. Et puis, nous étions trois, et elle n'avait pas vraiment le temps de se "centrer" sur moi...et moi, pas l'envie du tout qu'elle se centre sur moi d'ailleurs, j'avais bien d'autres occupations (notamment 2 frères dont j'adorais m'occuper et la lecture, ma première vraie passion).
Vous avez raison quand vous dites qu'un enfant ne doit pas obtenir "tout ce qu'il veut"...sauf qu'un enfant qui cherche à avoir toujours plus (en terme de désirs) est un enfant en manque...manque de présence (vous en parlez vous-mêmes !), manque (rééel ou supposé d'amour), manque de tendresse etc...un enfant dont on ne s'occupe pas comme il en a besoin, lui. Un enfant qui n'a pas ses réservoirs remplis pour faire une longue route (c'est dans les toutes premières années que ces sentiments de sécurité intérieure et de plénitude se construisent). Alors, il va s'attacher à des broutilles, à réclamer la petite voiture machin, la jupe XY, le jouet qui lui manque toujours, va compter minutieusement ce qu'on ne lui donne pas, comparer, etc. faute d'être en capacité de dire (et de faire comprendre à ses parents) ce qui lui manque vraiment. Le "caprice" est une colère détournée sur un objet ou une personne.
Un enfant équilibré, dont les besoins (je rappelle : faim, soif, sommeil, amour, protection et sécurité intérieure) n'a pas besoin de faire des caprices pour qu'on s'occupe de lui, car il sait qu'il peut compter sur l'adulte...justement parce-que celui-ci est ferme, et qu'il lui pose des limites claires dans ses désirs (la petite voiture ou la énième Barb**...) tout en lui offrant ce dont il a vraiment besoin : amour, protection et sécurité. A ce propos, je crois vraiment qu'on n'aime jamais "trop" un enfant, mais qu'on l'aime "mal", oui.
Il est des conversations comme celles-là qui n'en sont pas finalement, et je préfère arrêter, car j'ai vraiment le sentiment de perdre mon temps (et de vous faire perdre le vôtre) à échanger des paroles que vous ne souhaitez pas entendre. Il fut un temps où j'étais comme vous, et je sais maintenant que l'expérience ne se transmet pas. Vous ferez donc votre propre chemin.
Cet article a déjà aidé des dizaines de mamans, et c'est cela l'essentiel, et mon but unique, je dois dire.
Bonne continuation.
les conséquences ?
bonjour,
je suis maman d'un petit garçon de 15 mois qui fait des spasmes depuis l'âge de 5 mois. Je me sens coupable car j'en ai fin étant petite et, de plus ma belle famille qui ne comprend pas m'inquiète avec les conséquences qu'il pourrait avoir pour son coeur ou son cerveau. Personnellement, je vais très bien, j'ai grandi normalement, et mes parents me disent de ne pas m'inquiéter.
Malgrés tout je souhaite savoir si son organisme ne risque rien.
merci
Spasme du sanglot chez une puce cardiaque
Je découvre ce soir votre site Pascale et j'espère vous lire encore longtemps. Je ne vous connais pas et pourtant j'ai envie de me confier à vous car vous inspirez tant d'amour au travers de vos lignes.
Je suis la maman d'Elsa, 3 ans et demie, née cardiaque congénitale, opérée à coeur ouvert à 14 jours. Une personne parlait des enfants capricieux... Que pensez-vous d'une infirmière, chevronnée, qui dans une salle de réanimation au sein d'un des plus grands hopitaux de Marseille, vous dit que votre bébé qui n'a pas 2 semaines est capricieux parce qu'il ne veux pas terminer son biberon... Une soi-gnante qui menace votre bébé de le gaver s'il ne termine pas son biberon (je précise qu'un tuyau est dans ce cas introduit pas le nez de votre bébé jusqu'à son estomac pour le nourrir). Que dire de cette femme qui parlait ainsi de ma petite fille que je venais de faire naître avec l'une des plus complexes cardiopathies existantes. Elsa fait des spasmes du sanglots depuis qu'elle marche, soit depuis ces 14 mois. Et à chaque fois, l'image de la mort apparait sur son visage. Elle tombe dans les pommes quand la douleur ou la peur lui sont insoutenables. Elle a déjà tellement souffert, plus que le plus commun des adultes, du haut de son petit mètre. Jamais je ne pourrais entendre que ma fille est capricieuse et qu'elle me fait marcher sur la tête ! Lorsqu'elle "part", c'est ainsi que je le ressens, c'est simplement qu'il lui est impossible de faire face en étant consciente. A quoi cela fait-il référence, je n'en sais rien. A ma peur durant toute la grossesse, à son long séjour en salle de réanimation auprès d'autres bébés opérés, traumatisés, accidentés ? Exprime t-elle toute la peur liée à son opération qui a duré 11 interminables heures ?... Se souvient-elle de toutes les frayeurs et les douleurs liées aux examens barbares, aux piqures ou prises de sang sans aucun gel ou patch anesthésiant, des entubages, des radiographies ou enfermées dans un tube de plexiglass à l'aide sangle on l'accrochait en hauteur les pieds dans le vide tel un vulgaire jambon de porc ??? Je suis bien incapable de savoir ce qui déclenche des réactions si fortes chez Elsa mais j'ai compris qu'elle ne faisait pas de caprices. Ses premiers spasmes ont été très courts. J'ai donc eu peur, ma soeur aussi (puisque le premier a eu lieu en mon absence). Mais lorsque chez un pédiatre inconnu que nous venions voir une fièvre élevée j'ai cru qu'elle mourait pour de bon, j'ai eu la peur de ma vie. En fait, ce type était habillé d'une blouse de la couleurs des soignants de l'hôpital dans lequel ma puce a passé les premières semaines de sa vie. La vision de cet homme a déclenché chez elle une peur panique. Pendant plus de 25 minutes ce type a essayé de la ranimer, masque à oxygène, valium dans les fesses au cas où elle serait épileptique... Rien n'y faisait, ni ses gestes si maladroits, ni mes paroles. Quand le SAMU est arrivé, elle se réveillait à peine. 3 jours d'hôpital, examens à n'en plus finir... Pour confirmer qu'il s'agissait d'un spasme du sanglot. Aucun conseil, aucune information sur les conduites à tenir. Rien. Le néant . Prenez votre enfant et débrouillez vous.
Depuis Elsa a reperdu connaissance plusieurs fois. A chaque fois, nous sommes démunis et inquiets. Mais nous essayons de garder notre calme. Facile à dire quand on sait que notre petite puce a frôlé la mort dès sa venue au monde et que son petit coeur recousu de fil doré est encore si vulérable. Alors voilà pour ce soir, je voulais simplement confirmer que la bêtise, et je pèse mes mots, touche beaucoup trop le corps médical et qu'il est tout simplement inadmissible d'entendre des soignants mépriser autant l'humain si petit, si fragile ou si différent soit-il... Le spasme du sanglot ne peut pas exprimer un caprice ou une frustration, ce serait un moyen beaucoup trop démesuré pour le faire. Il s'agit selon moi de l'expression d'un malaise beaucoup plus profond de l'ordre de l'indescriptible pour chaque enfant. Pascale vous décriviez votre douleur pendant votre accouchement, votre enfant l'a biensûr entendue. Pour ma part je suis sûre que ma fille continue de percevoir la douleur que j'ai ressentie lorque j'apprenais sa maformation cardiaque à 22 semaines de grossesse, le jour de mon anniversaire, la douleur que son opération lui a infligée, et la douleur qu'elle lit dans nos yeux lorsque nous la regardons grandir si belle, si merveilleuse mais aussi si fragile. Son rêve, devenir danseuse... Elle ne le pourra peut-être jamais. Mais son coeur qui aime pourra toujours danser de joie ou d'amour, cela rien ni personne ne l'empêchera.
J'embrasse tous les petits coeurs recousus ou non de fil doré qui font des "spasmes" du sanglot, ou des escapades (je préfère ce mot)parce qu'ils ne savent pas faire ou dire autrement.
Le marec, si ce sont des vrais spasmes du sanglot, ils sont normalement inoffensifs pour son organisme.
Chris,
désolée de répondre si tard, une formation m'a retenue loin de mon ordinateur.
Je suis bouleversée de votre témoignage,et très en colère.
Bien sûr, je suis entièrement d'accord avec vous. C'est tout simplement inadmissible, pour moi, que l'on puisse être si blindée, si dur face à la douleur d'un être humain, a fortiori si petit ! comprendre que la peur et la douleur que votre enfant a ressenti à certains moments de sa fragile existence ont été intériorisées au point qu'elles font partie intégrante de ce qui construit sa personnalité serait le minimum compassionnel à avoir. Dieu que le chemin est long vers la prise en compte de la souffrance humaine et son soulagement.
Une chose est sûre cependant : vous avez su écouter votre coeur de maman, votre instinct, et lui assure protection et compassion. Pour elle, c'est ce qui sera primordial pour que sa blessure cesse de saigner et qu'elle puisse vivre avec.
Je lui souhaite une belle, longue et douce vie, et à vous tout le courage pour lutter contre l'ignorance, la bêtise, et la maltraitance des enfants.
PS: comme ce blog insiste beaucoup sur l'accouchement "naturel", je me permets d'indiquer que ce ne sont pas des hurlements durant l'accouchement que ma fille a entendu, mais lors de la tentative d'extraction manuelle du placenta (acte qui m'a fait bien plus mal que mon accouchement).
votre avis
bonjour, je viens de tomber sur votre site en cherchant des infos sur le spasme du sanglot. Jeudi dernier, à la créche, on m'explique que mon fils de 7 mois a fait un spasme du sanglot: un copain lui est monté dessus; lui, monte sur son copain; s'en suit une crise de larmes puis plus rien. Immédiatemment, ne l'entendant plus pleurer, elle voit qu'il a "coupé" sa respiration et a les yeux révulsés. Cela aurait duré quelques secondes.Il aurait été trés fatigué aprés cet événement. J'ai lu certains de vos commentaires et me pose une question: S'agit il d'un spasme du sanglot (il ne s'est pas évanoui)? Je me sens rassurée sur bien des choses en vous lisant car je trouve que le regard porté sur ce genre de crises est négatif: on a l'impression d'avoir un bébé capricieux et qui se met consciemment dans cet état. Merci.
d'après votre description (surtout la fatigue après l'arrêt du souffle), il doit s'agir d'un spasme du sanglot effectivement.
Rien de grave, a priori :-) savoir qu'il peut en faire est par contre important pour ne pas le brusquer et prendre en compte l'ampleur de ses émotions (c'est comme cela et grâce à ma fille que j'ai moi-même cheminé vers une façon d'être avec les enfants beaucoup plus respectueuse et moins violente).
Merci
Merci à vous pour ce long - et riche - échange que j'ai lu brièvement ce matin en faisant des recherches pour mon petit troisième âgé de 15 mois.
J'ai l'impression d'avoir trouvé ici beaucoup de réponses et beaucoup de pistes de réflexion d'ordre général, et je vais essayer de revenir lire votre blog, souvent.
En attendant, je tenais par rapport aux tous premiers messages, à saluer la gentillesse et la compréhension de mon médecin généraliste, qui a posé hier ce diagnostic pour mon fils Mathias.
Et ses recommandations ont été de prendre l'enfant le plus rapidement possible dans les bras, le rassurer, le cajoler, s'il part vraiment le secouer un peu (bon là, c'est moins sympa) en parlant plus fort mais sans agressivité.
Ne pas le laisser pleurer, surtout.
Venant d'un médecin et au regard dece que j'ai pu voir à droite / à gauche, je lui suis vraiment reconnassante de cette ouverture d'esprit qui devrait être si évidente.
En tout cas, merci encore à vous pour la justesse et la douceur de vos interventions.
Séverine
Moi aussi, Séverine, je salue l'humanité de votre médecin :-) Dieu merci, ils sont quand même une majorité à être très chouettes, et à dévouer leur vie à soigner l'humanité :-) j'en suis entourée d'ailleurs. Malheureusement,il faut parfois chercher un peu et trier dans les discours... ne jamais se laisser dicter, écouter son coeur, son instinct :-) un médecin est là pour nous aider, pas pour nous diriger. C'est un compagnon, pas un maître...ce que je dénonce, ce sont les discours de quelques-uns investis en maîtres (bien souvent par les malades eux-mêmes, par manque d'autonomie et de responsabilisation individuelle).
@ bientôt alors :-)
Pour l'avoir vécue...
Je n'ai pas tout lu, mais j'avais envie de répondre.
Je connais très bien la sensation du spasme du sanglot, pour m'en souvenir de mes 5 ou 6 ans, le dernier que j'ai fais parait-il. Gros pleurs et hurlements qui me vide les poumons et là au moment ou ont doit obligatoirement reprendre son souffle, l'impossibilité de faire revenir l'air dans les poumons, c'est une sensation horrible. On a l'impression qu'on n'en reviendra jamais. L'impression de blocage des côtes, les poumons complètement vides et la sensation de partir. Et on regarde toutes les personnes autour de soi qui ne mesure pas du tout ce qui est en train de se passer dans notre corps, notre angoisse, qui ne réagissent pas, qui ne nous viennent pas en aide, qui, à la limite se moque de notre soi-disant caprice...
Mon fils ainé n'avait que quelques heures, moins de dix heures de vie, quand il a fait son premier spasme du sanglot. Il était bleu. Etait comme bloqué. Je lui ai soufflé sur le visage, en lui massant le front tout doucement et la respiration est revenue ainsi que les pleurs. Il en a fait pendant trois ans environ, j'ai toujours soufflé sur le visage et masser les ailes du nez et le front dans ces cas là sans attendre, donc il n'est jamais tombé dans les pommes. Instinctivement, de par mes souvenirs je crois que j'ai fais ce qu'il fallait, en quelques sortes, aidé au remplissage des poumons bloqués. J'ai toujours appliqué de même avec tous les enfants que j'ai accueillis. On a l'impression que la surprise du souffle sur le visage, la bouche ou le nez fait réagir l'enfant. Comme ci, la surprise de ce souffle, libère la pression qui est sur les poumons vides.
Un conseil aux petites mamans qui ne savent pas quoi faire, simplement souffler sur le visage, ne pas crier, ne pas secouer l'enfant, et surtout ne pas croire qu'il en fait exprès. Si l'enfant c'est fait très mal ça entraîne souvent un spasme à vous de réagir vite avant la perte de connaissance.
Je souffle sur le visage dans les premières secondes du ''blocage'', l'enfant reprends tout de suite son souffle, je pense qu'attendre sans rien faire doit être vécu par l'enfant comme de la maltraitance, comme un abandon....
Merci Mazurka pour ton témoignage poignant et très éclairant. Il confirme mon sentiment et tout ce que j'ai pu dire et avancer ici.
Vraiment merci :-)
@ bientôt
merci
tout est dans le titre, et surtout merci mazurka76, le truc de soufler dans le nez va bien, mon fils a fait son premier spasme du sanglot avec évanouissemnt il y a deux mois à 18mois, il était comme mort, quelle angoisse, je reconnais que j'ai très mal réagit mais je ne connaissait pas du tout le spasme du sanglot... mais je pense lui avoir évité depuis longtemps de s'évanouir car quand il était en apnée, je lui disait toujours respire, et ca passait... quand il est tombé dans les pommes, j'étais juste à côté et je n'ai pas vu de suite ce qui ce passait, l'ai entendu pleuré un coup et plus rien,ses pleurs m'on surprise car il jouait tranquilement dans sa chambre, donc suis allé voir et il était couché sur des jouets...et voilà ma première grosse frayeur..
après consultation chez un médecin,c'est là qu'il a anoncé que c'était le spasme du sanglot, donc recherche sur internet et heureusement je suis tombé sur ce site, il m'a bien aidé..
encore merci...
MERCI MERCI MERCI
Bonjour,
maman de deux enfants (un garcon de 3 ans et une fille de 18 mois) nous venons de vivre le spasme du sanglot (3 fois en 15 jours)pour notre fille
tous ces témoignages me rassurent mais une angoisse reste toujours la : je suis en congé parental depuis la naissance de ma fille (juillet 2006) et doit reprendre le travail en aout 2008 (elle aura alors 2 ans) mais j'angoisse énormément de la laiser car elle a du mal à se détacher de moi et j'appréhende de nouvelles crises chez la nounou de ce fait je ne sais vraiment pas quoi faire
merci pour vos conseils
cordialement
Bibi,
j'ai envie de vous dire que nous ne sommes pas au moment de votre reprise...que votre fille aura grandi, qu'elle se sera encore remplie de votre présence et aura plus d'assurance et de réassurance. 2 ans, ça correspond souvent à une envie de voir d'autres bambins...il n'y pas "que" maman qui compte, quoi :-) même si elle reste LA référence, le pilier de sa vie.
Profitez du temps présent, de chaque jour, de chaque minute. Et si vous le pouvez, éloignez l'angoisse car elle est mangeuse d'énergie et vous empêche d'apprécier ce que vous vivez à l'heure actuelle et encore pour de beaux mois. Et c'est dommage, non ?
Si vous avez lu mon message et quelques-uns de mes commentaires en suivant, vous avez vu que ma fille n'a pas refait de spasmes du sanglot après sa deuxième année. En tout, elle en a fait 4 :-) et puis, petit à petit, elle a su gérer sa trop grande émotion, reprendre son souffle ; et moi, j'ai appris à reconnaitre les situations qui peuvent l'y mener (chez elle, la fatigue trop grande alliée à une exctitation trop importante par ex quand on a des invités), à ne pas paniquer, à lui souffler dans le nez en lui parlant doucement....et puis, j'essaie de m'améliorer dans l'écoute active et de l'éduquer avec plus de respect pour sa sensibilité, à lui poser des limites en la brusquant le moins possible...pas facile, car je suis assez sanguine, surtout quand je suis fatiguée - tiens, comme c'est bizarre...ma fille, me ressemblerait-elle ? :-) pas facile, mais on peut y arriver. En ce sens, ma fille m'a énormément fait progresser dans l'éducation non violente et le respect de l'enfant. Du coups, je le suis aussi beaucoup moins dans la vie ; une grande leçon, possible en écoutant mon coeur de maman face à ce bout de chou qui m'indiquait en quoi ma façon de faire ou ce qu'elle vivait lui était insupportable au point de se déconnecter...
Roxane est aujourd'hui instruite en famille parce-que l'école de notre village a fermé mais elle a fait 6 mois d'école l'année dernière sans aucun problème :-) elle aussi, pourtant, semblait "collée" à moi. Mais ce collage lui a été nécessaire pour remplir son réservoir de ma présence et en être assez sûre pour vivre bien mon absence :-)
En bref : "ne vous inquiétez pas à l'avance" :-)
bonne continuation.
merci
merci beaucoup pour votre réponse ca fait du bien et en tout cas bravo pour votre philosophie de vie
à bientôt peut être
bonne continuation
Ca fait du bien
de lire des écrits réalistes !
Le spasme du sanglot c'est effrayant surtout la première fois (hier c'était la première), on se sent tellement inpuissant ; et ça touche notre chèr petit, ça fait mal.
Je suis en larmes, j'ai une voix qui "porte" et en lisant le témoignage de Pascale je me sens coupable. Très difficile à encaisser. Mais tellement juste.
Je vais travailler, ça va être dur dur.
Mais c'est pour son bien...
Merci Pascale , longue continuation...
superbe récit sur les spasmes du sanglot
Bravo pour ce superbe récit sur les spasmes du sanglot, tu as traduit tout à fait ce que je pensais aussi sur ce sujet. Comment feindre l'indifférence quand notre bébé, notre amour, notre vie en arrive à être mal au point de s'évanouir ? ça m'est impossible pour moi, moi qui fais tout mon possible pour qu'il grandisse dans le bonheur...
J'ai adoré te lire.
Merci !
Vanessa
Merci
Merci pour ce beau récit...c'est tellement vrai ce que tu dis et pour les conseils idiots...comment ma petite fée de 3 mois et demi pourrait elle me "manipuler"depuis ses 3 semaines, c'est impossible...Je te remercie car grace à ton texte je reprends courage et je m'arme pour la suite...
A l'attention des mamans et papas ayant laissé un commentaire
Bonjour à tous,
Je vous remercie pour la qualité de vos témoignages qui m'ont beaucoup intéressée. En effet, je suis une future psychologue clinicienne, en formation à l'Ecole de Psychologues Praticiens (Paris), et je projette de faire mon mémoire de fin d'études sur les spasmes du sanglot de l'enfant. J'aimerai faire cette étude de manière à vraiment comprendre l'enfant et ce qu'il exprime par les spasmes. Pour cela, je pense mettre l'accent sur la qualité de mes observations plus que sur la quantité.
En effet, peut-être que certains d'entre vous connaissent la méthode d'observation du bébé mise en place par Esther Bick. Il s'agit d'observer le bébé et ses relations avec sa famille d'un oeil neutre et bienveillant. Ces observations se font dans le lieu de vie du bébé, à raison d'une heure par semaine ou par quinzaine durant plusieurs mois (à convenir à l'anvance).
Je suis donc à la recherche de quelques familles dont un enfant a des spasmes du sanglot qui me permettraient de faire cette étude au sein de leur foyer. (Je réside à paris)
N'hésitez pas à me contacter directement. Voici mon e-mail : mateyss@hotmail.com
En vous remerciant par avance,
Mathilde
B0ns0ir,
Je diffuse v0tre appel en espérant que certaines familles p0urr0nt v0us rép0ndre.
spasme du sanglot la nuit
ma fille de 18 mois fait des spasmes depuis toute petite.
jusqu'à présent c'était uniquement lorsque je la grondais ou qu'elle se faisait très mal; pas facile à gérer mais on y arrive caar je ne veux pas la laisser aller jusqu'à la cyanose c'est horrible de demander à des parents de laisser leur enfant se cyanoser et tomber en syncope soit disant parce qu'il n'y a aucun risque.je ne veux pas prendre ce risque...
et cette nuit alors qu'elle dormait paisiblement dans sa chambre, dans l'interphone(merci la technologie) je l'ai entendue gémir puis s'étouffer ; j'ai couru comme une furie et en effet elle faisit un spasme peut être dû à un cauchemar, je n'en sais rien mais en pleine nuit je peut vous dire que j'ai eu la peur de ma vie et je reste impuissante face à cela
pas facile de connaître les limites de ces petits bouts.....
a bientôt
Si le spasme de v0tre fille n'était pas précédé de pleurs (que v0us auriez entendus, je supp0se, à l'interph0ne ?), je v0us invite quand même à aller c0nsulter un médecin.
Je n'ai jamais entendu parler de spasme dû à un cauchemar (mais, pers0nnellement, n0us s0mmes adeptes du lit de l'enfant dans la chambre des parents jusqu'à au m0ins 2 ans ; peut-être que ma fille en aurait fait si n0us l'avi0ns is0lée de n0us avant ses 2 ans et demi ?).
Je peux le c0ncev0ir si ce cauchemar a été suivi d'une l0ngue séances de pleurs s0litaires et désespérés, mais ça ne semble pas être le cas chez v0us d'après la situati0n que v0us décrivez.
Merci pour vos témoignages
tout d'abord, je suis heureuse d'être tombée sur ce site où la lecture de vos témoignages a soulagé la maman inquiète que je suis.
Mon fils Nathan a 2 ans et demi, et il a commencé en septembre à faire des spasmes du sanglot. Ils ne sont pas très forts, je m'en rend compte maintenant en vous lisant, car il n'est jamais allé jusqu'à la perte de connaissance. Cependant, même un simple arrêt respiratoire qui dure des secondes interminables, son visage qui bleuit, ses mains qui s'agitent et son regard qui demande de l'aide quand il ne peut retrouver son souffle, sont suffisants pour faire paniquer, surtout lorsqu'on ne connait pas ce phénomène.
Ceci s'est produit d'abord de manière espacée, peut-être une fois en septembre, puis une fois en octobre, puis un peu plus fréquemment. J'en ai parlé à sa nourrice qui m'a dit que çà lui était arrivé aussi une fois chez elle. Elle connaissait le phénomène et m'a dit qu'il fallait rester calme face à cet arrêt de la respiration, et qu'on leur enseignait lors de formation professionnelle à souffler doucement sur le visage de l'enfant. Me voyant vraiment angoissée, elle m'a mise en contact avec la pédiatre du centre de Protection Maternelle et Infantile. Nous avons parlé, elle a rencontré Nathan. Elle a surtout cherché à me rassurer pour que le petit ne ressente pas mon angoisse, ce qui ne peut qu'accroître la crise. J'avais besoin d'être convaincue qu'il ne risquait rien. Elle m'a dit aussi de faire attention à ce qu'il n'en joue pas. En moi-même je ne comprenais pas très bien comment. Comment un enfant pourrait-il volontairement provoquer ce genre de crise ? D'autant qu'elles sont visiblement difficiles à vivre pour lui aussi, je le vois dans ses yeux, j'y lis la peur quand il ne respire plus.
Je me suis mise davantage à son écoute, et j'ai constaté que la crise se déclenchait lorsque ses pleurs atteignaient une certaine violence. Je pense qu'il devait crier très fort pour manifester l'importance de sa douleur ou de sa contrariété, et qu'à un moment il ne maîtrisait plus ce qu'il se passait dans sa poitrine, à savoir cette incapacité à reprendre de l'air. Alors, je lui ai parlé, puisqu'il est en âge de comprendre. Je lui ai dit qu'il ne devait pas pleurer si fort, qu'il était grand et qu'il pouvait me dire s'il s'était fait mal ou si quelque chose n'allait pas, que j'étais là pour l'écouter et m'occuper de lui, sans qu'il ait besoin de crier. Je lui ai dit aussi que je savais qu'il n'aimait pas ce qui lui arrivait, et qu'en pleurant moins fort, çà irait mieux.
Mi-décembre, il faisait une crise une fois par jour, et après en avoir parlé 2 ou 3 fois avec lui, je crois qu'il a assimilé ce que je lui disais, et il a fait l'effort de contrôler ses pleurs. Il me disait "il ne faut pas pleurer fort, hein maman ?". J'étais fière de lui. Les crises se sont arrêtées soudainement, et depuis un mois et demi, il n'en a refait que 3, sous le coup de la douleur à chaque fois.
La dernière a eu lieu cette nuit, alors qu'il avait des douleurs de croissance dans les jambes. Il a pleuré, je suis venue le voir, mais il semblait perdu, encore à moitié plongé dans son sommeil, ne sachant pas m'exprimer sa douleur. Ses pleurs se sont intensifiés malgré mes tentatives pour le calmer, il semblait ne pas me voir, et il a atteint ce niveau au-delà duquel il ne maîtrise plus la situation. Sa respiration s'est bloquée, la crise a duré plus longtemps que d'habitude, quelques secondes sans doute, mais qui paraissent si longues. J'ai vu sa peur et j'ai eu moi aussi très peur. Puis il a respiré, mais il a continué à pleurer, ayant besoin de plusieurs minutes pour retrouver son calme. Il voulait boire, mais n'y parvenait pas, comme si sa gorge était encore trop serrée. Les sanglots se sont enfin calmés, il a pu boire et il s'est apaisé. Je l'ai gardé dans notre lit, surveillant sa respiration. Il s'est réveillé de nouveau se plaignant des jambes, mais restant plus calme.
Alors que mon angoisse s'était envolée depuis un mois, je dois dire que je suis partie ce matin la gorge serrée moi aussi. Vous lire et écrire ce message m'ont fait du bien. Nous avons déjà cette grande chance de ne pas vivre les évanouissements, et vous m'avez encore mieux armée pour faire face à d'éventuelles d'autres crises. Merci et bon courage à vous tous.
Spasmes
Bonjour à toutes les mamans. J'interviens dans ce sujet car j'ai moi-même eu des spasmes de salglots à l'âge de 9mois jusqu'à 5 ans. Je suis agée de 20 ans aujourd'hui. Je pense qu'il ne faut pas négliger les dires des pédiatres et autres médecins spécialisés de l'enfance. Ils connaissent, à mon avis, très bien le sujet et s'ils affirment que ce sont des caprices c'est que des études cliniques ont été réalisées à ce sujet et que rien n'est anormal dans le bilan neurologique et neuropsychologique de ces enfants "à spasmes". Mes spasmes survenaient effectivement quand je me faisais mal mais aussi et surtout quand j'étais contrariée. Je me souviens particulièrement d'un spasme que j'ai eu alors que j'etais en maternelle. J'avais vu mon "amoureux" du moment tenir la main à une fille que je n'aimais pas. J'ai à peine eu le temps de me diriger vers les enseignants que je me suis effondrée sur le sol.Je me suis ensuite réveillée sous l'eau. Je pense, pour ma part, que c'etait des caprices et un peu de manipulation. Mes parents m'ont également emmenée passer un électroencéphalogramme qui n'a rien révélé de pathologique. Je suis une personne douce, gaie, ayant la joie de vivre, mais ca ne m'empeche pas d'être très colérique. Il m'arrive encore de faire des crises ( pas de spasmes, je n'ai plus su en faire après l'âge de 6ans)lorsque quelque chose me contrarie. Par contre, aucune hyperactivité. Je pense que j'aurai pu être un enfant tyran si mes parents avaient ceder devant toutes mes crises. Lors d'une sieste, lorsque j'ètais petite, ma mère ne voulait pas que je dorme avec ma peluche,sur ce, je lui ai dit que si elle ne me le donnait pas, j'allais arrêter de respirer. Elle m'a donné une énorme fessée tellement elle a eu peur que je ne remette ça encore une fois mais aussi car elle a su que je la faisais "marcher". Ce fût la toute dernière tentative de spasme que j'ai fait. A l'heure actuelle, je suis toujours une personne pleine de vie, et j'arrive de mieux en mieux à contrôler mes colères. Voilà, j'espere vous avoir apporter quelque chose. En tout cas, je vous souhaite énormément de courage car je sais que c'est très dur de voir son enfant faire ce genre de crise. Mais surtout, renseignez- vous, ne vous fiez toujours à ce que vous pensez et accordez du crédit aux dires des médecins. N'ayez pas peur de contrarier votre enfant( si il est dans le même cas que moi) car sinon, je pense qu'il pourrait s'habituer à ce qu'on lui cède ce qu'il désire. Je sais que beaucoup d'entre vous ne vont pas aimer ce que je dis, mais je dis ce que moi j'ai tirer comme conclusions de ces crises. Aussi, d'après les médecins, l'instinct de survie est plus fort que le reste et donc, votre enfant ne risque apparement rien. Bon courage à toutes!!!
Merci Erica pour ton témoignage très instructif...il me semble que dans ces phrases-là : "lorsque j'ètais petite, ma mère ne voulait pas que je dorme avec ma peluche,sur ce, je lui ai dit que si elle ne me le donnait pas, j'allais arrêter de respirer. Elle m'a donné une énorme fessée tellement elle a eu peur que je ne remette ça encore une fois mais aussi car elle a su que je la faisais "marcher". Ce fût la toute dernière tentative de spasme que j'ai fait", on peut résumer ce qui se passait entre tes parents et toi et la violence éducative dont tu étais l'objet pour "ne pas que tu deviennes un enfant tyran" (c'est ce dont on t'a persuadée visiblement).
Je te demanderai juste en quoi ça dérangeait ta maman que tu dormes avec ta peluche ? était-ce si grave et d'une telle importance que ça méritait ensuite une fessée (et là, on se demande ce que tu recevais quand tu faisait quelque chose de très grave ?) ? que voulait-elle te transmettre comme valeur et t'apprendre en t'interdisant de dormir avec ta peluche ??? quelle est exactement l'origine de sa peur ? l'adulte ne doit-il pas savoir se maitriser en de telles circonstances et justement rester calme pour ne pas alimenter par lui-même le climat d'angoisse et de colère ? (je suis personnellement restée très calme lors des deux derniers spasmes de ma fille sachant ce qui m'attendait avec les deux premiers qu'elle avait déjà fait).
Qu'est qui la dérangeait tant : que ce soit l'aveu explicite que tu cherchais le réconfort auprès d'un objet plutôt que d'elle ? et pourquoi était-ce devenu un tel point de violence entre vous ? pourquoi a-t-elle choisi de t'enlever cet objet somme toute inoffensif, ce que j'assimile à une certaine cruauté, plutôt que de se demander pourquoi tu en avais besoin ? mais peut-être était-ce cela qu'elle a caché derrière sa colère qui l'a poussé à te donner une fessée sous le prétexte de la peur (on ne donne jamais une fessée par peur mais pour se défouler sur l'enfant d'une tension trop grande et de la colère qu'il génère en nous, je sais malheureusement de quoi je parle en tant qu'enfant et en tant que maman). Ca l'irritait très fort que tu aies besoin de cet objet (j'ai parfois vu cela chez des parents qui pourtant ont tout fait auparavant pour que leur enfant les remplace pour un "doudou")?
L'éducation ne se résume pas à imposer des choses à l'enfant uniquement sous le prétexte que l'adulte l'a décidé et parce-que "c'est comme ça".
L'éducation a besoin de cohérence, mais aussi, et surtout, de bienveillance. Devant son manque de souplesse et la non réponse à ton besoin affectif (dormir avec une peluche en est un en absence - physique ou morale - d'affection), tu as utilisé la seule arme que tu avais pour qu'on t'écoute. Là, ce qu'on peut regretter, c'est que l'enfant que tu étais n'aies eu que ce moyen de communication pour se faire entendre (et non un moyen de "manipulation" comme on t'a fait croire ensuite...les enfants ne sont pas "vicieux" comme les adultes). Et pour toute réponse, elle t'a donné une énorme fessée...qui est un acte de violence sur un enfant. Tu n'as plus recommencé après ? bien sûr, tu avais bien compris que personne ne t'écouterait (moi, je rangeais vite ma chambre pas parce-que c'était mieux qu'elle le soit mais parce-que j'en avais marre des baffes...). Les enfants qu'on frappe finissent toujours par se soumettre, se taire et ne plus réclamer mais ça ne veut pas dire pour autant que le besoin a disparu...seulement qu'il le cache et qu'il a juste renoncé à "réclamer". L'enfant qui continue à réclamer est l'enfant qui n'a pas perdu espoir qu'on l'entende.
Est ce toi qui as tiré ces conclusions, ou es-tu influencée par le regard de tes proches sur tes crises et la "correction" qui a été opérée "pour ton bien".
A 20 ans, malgré un très fort caractère et beaucoup d'épreuves dans ma vie, j'avais quand même beaucoup tendance à penser exactement comme ma mère à ce moment-là en matière d'éducation...j'étais pour les coups et les "bonnes" fessées, voire les raclées "pour faire comprendre". J'étais aussi beaucoup plus dure, fière, et orgueilleuse...habituée à la dureté de mon existence et de mon éducation. Ma mère - et ma famille pouvaient témoigner de ma "force" dont j'ai été fière longtemps avant de me rendre compte qu'elle servait uniquement à cacher mon manque de confiance en moi, la peur, et la colère qui m'habitait quand j'avais le sentiment de devoir me soumettre à une autorité même si elle outrepassait ses droits (profs, employeurs, médicale etc.) alors que mon coeur me disait que ce n'était pas juste, me déchirant en deux et finissant par me transformer en cocotte-minute prête à imploser.
J'ai eu besoin de 33 ans pour changer et laisser tomber l'armure. Entre-temps, j'ai eu pas mal de pépins, des soucis de santé graves, mais surtout j'ai eu mes enfants, et d'autres accidents de la vie qui m'ont ouvert à une vision beaucoup plus douce de l'enfance et de ses bonheurs, une réalité bien plus heureuse de l'enfant - en cas de gros malheurs, deux attitudes sont possibles : s'ouvrir ou s'aigrir, et j'ai choisi la première, car ma personnalité m'y portait. Ma foi, la vie est beaucoup plus rose et belle aujourd'hui...plus personne ne me marche sur les pieds "pour mon bien".
Des lectures m'ont aidé énormément. Je t'encourage à lire "l'intelligence du coeur" et "au coeur des émotions de l'enfant" d'Isabelle Filliozat, les écrits d'Alice Miller et notamment "c'est pour ton bien" et "notre corps ne ment jamais", "le courage d'éduqer" de Lee Horowitz, tous les livres du Dr Thomas Gordon, ceux du Dr Sears, du Dr TB. Brazelton, les écrits du Dr Jack Newman, de Steve Biddulph et de Maria Montessori aussi pour te faire un avis autre que celui du vécu de tes parents sur l'enfant puisque tu n'es pas encore maman.
Tous ces gens sont des "médecins", des pédiatres, des psys quelque chose, si ça peut te rassurer quant à leur compétence et leur possibilité d'affirmer ce qu'ils avancent dans leurs livres. Ils sont aussi parents...ce qui a son importance tout de même pour juger de cela !
OUi, il existe une autre pédagogie que celle qui est pronée en France dans l'indifférence du spasme du sanglot et la fessée pour y remédier : celle de se demander pourquoi l'enfant a besoin d'un spasme du sanglot pour s'exprimer, et ce que doit remettre en cause le parent pour libérer son enfant de cette violence qu'il se fait ...qu'advient-elle cette violence dirigée contre soi en grandissant ? anorexie, scarifications, TS, drogues, prises de risques ? t'es-tu déjà demandé pourquoi tant d'enfants en arrivaient là ? beaucoup disent que c'est par manque de "fermeté" et de "coups"...et moi, je dis le contraire : c'est par manque de soins et de présence ; parce-que en n'éduquant plus les enfants, en ne s'occupant plus d'eux correctement, on ne leur donne pas non plus, le minimum d'attention, de considérations, de respect et d'importance. Aujourd'hui, on répond aux envies futiles et non nécessaires à la vie (jouets et achats en tous genres) avant même de répondre aux besoins primaires dont l'affection est un des piliers (un enfant bien nourri sans affection dépérit, un enfant mal nourri avec de l'affection survit - ça a été prouvé médicalement). Certes, les coups peuvent "redresser" un enfant, et oui, ça "marche" souvent...mais que lui apprend-ton réellement ? l'hypocrisie (je ne dis pas ce que je pense), la peur du plus fort qui a le droit de frapper le plus faible, la lâcheté (je renonce par peur), je peux faire changer d'avis quelqu'un en le frappant (son conjoint ? son patron ? la fille qui nous dit non ?...), l'agressivité en guise de communication, la soumission plutôt que l'acceptation...c'est cela qu'on veut pour nos enfants ? pas moi !! Il est important de ne pas confondre autorité et autoritarisme. L'autorité est posée justement, l'autoritarisme est arbitrage par la violence au bon vouloir de l'adulte.
En éducation, le parent est toujours le responsable (je ne dis pas coupable, attention), pas l'enfant. L'enfant n'est pas manipulateur, l'adulte l'est. L'enfant est brut, pur et innocent en venant au monde...et s'il se change en ces petits infernaux qu'on rencontre parfois, c'est parce-que au contact des adultes qui l'éduquent ils se sont transformés...prenant modèle sur eux (ta mère fait-elle parfois du chantage affectif ? - la fessée sous peine de mal se comporter en est un - est-elle quelqu'un de colérique ? en bref, l'imitais-tu ? ton père peut-être ?).
Sais-tu que le spasme du sanglot n'existe qu'en Occident ? que dans certains peuples dit "non civilisés" les enfants se comportent "parfaitement" sans recevoir ni cris, ni coups ? ils pleurent très peu aussi, même bébé ! pas de hurlement à fendre l'âme comme on entend parfois ici.. les adultes qui les élèvent disent volontiers qu'il suffit d'être exemplaires ; ces bébés sont portés contre quelqu'un toute la journée ; ils peuvent y boire, manger, dormir à volonté et puis ils découvrent le monde avec la confiance de toute la communauté qui les surveillent du coin de l'oeil (cf. "le concept du continuum" de J. liedloff) ; ils n'ont pas de doudou ni de sucette ni de biberons pour remplacer leurs parents...ils ne sont pas posés seuls dans un coin ni dans un lit ni dans un transat ; ils participent à la vie quotidienne et ne sontpas mis à l'écart, "parqués" entre enfants...moi, je rajouterais qu'il faut aussi se mettre à leur portée, ne pas les tyranniser pour ne pas qu'ils deviennent tyrans justement, ne pas exiger plus d'eux que ce dont ils sont capables (encore faut-il chercher à savoir ! ou ne pas avoir perdu son âme d'enfant et l'empathie qui la caractèrise), leur offrir la souplesse et la bienveillance, et la fermeté douce (oui, ça existe), celle qui n'a pas besoin d'hurler pour se faire.
Nous sommes tellement élevés dans la méfiance de l'enfance, dans le mépris du plus faible, dans la croyance que les enfants sont inférieurs en droits et en immensité d'âme, que nous avons oublié la grande sagesse qui habite les peuples non encore gâchés par la civilisation. Notre éducation nous enjoint à vite oublier ce que nous étions pour nous conformer à l'image de l'adulte, parce-que l'enfant est soi-disant "imparfait", et à modeler. Moi, je préfère aujourd'hui, l'image du parent jardinier à celui de sculpteur (qui prend de la matière brute pour la transformer à sa guise) : j'arrose et nourris la jolie plante belle et vigoureuse avec ce qui lui faut pour bien grandir, et surtout j'évite de tirer trop dessus pour la faire grandir plus vite qu'elle ne peut, au risque de la casser. Les enfants d'aujourd'hui sont confondus avec des adultes quant il s'agit de devoirs, mais pas des droits, et en même temps, on exige souvent d'eux un respect des lois et règles que n'ont pas les adultes (y a qu'à voir le défi des radars, de la loi contre la cigarette, les fraudes en tout genre, et comment ça rouspète tout le temps) qui parlent beaucoup plus qu'ils n'agissent...malheureusement pour eux, les enfants sont plus sensibles à l'exemple et à ce qu'ils entendent de notre coeur qu'à ce qui sort de notre bouche (je crois qu'ils ont un sixième sens que l'éducation nous fait perdre ensuite).
J'ai deux enfants élevés le plus respectueusement possible, et ce sont loin d'être des petits monstres manipulateurs...d'ailleurs, ma fille, une fois que j'ai révisée ma façon de communiquer avec elle, n'a plus fait de spasmes du sanglot ; et je n'ai pas eu besoin de la fesser pour cela (quelle abomination ça aurait été, alors qu'elle était encore bébé !), mais au contraire de plus de douceur, moi qui ai plutôt tendance à me rigidifier quand je suis en colère. Elle a ainsi appris que sa maman était là quand elle est au plus mal, physiquement comme moralement, et que la vie n'est pas une succession de douleurs sans fin.
Tu peux aussi lire les écrits de Marshall Rosenberg, pape de la communication non-violente. Ca ouvre un autre horizon, parfois insoupçonné, et qui nous aide formidablement au quotidien, à aborder la vie d'une façon beaucoup plus douce et chaleureuse.
Malheureusement, notre pays ne médiatise que les tenants de la violence éducative car elle correspond toujours à une demande forte bien qu'inconsciente du peuple à être "dirigé" d'une main de fer paternaliste prenant tout en en charge (les dernières élections nous l'ont bien montré)...et qui n'arrange rien pourtant, car c'est une attitude empêchant l'autonomie et la responsabilité individuelle. Un individu "dressé" et dont on fait taire les émotions sous prétexte d'éducation n'arrivera pas plus tard à vivre une vie épanouissante...est-ce la raison pour laquelle notre nation est la plus forte consommatrice d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques ? à mon avis, oui. Bien que notre situation n'aille pas si mal, la plupart d'entre nous va mal car quand les fondations sont branlantes (la petite enfance), la maison ne peut tenir debout sans aide...
J'aimerais vraiment que tu puisses revenir nous parler le jour où tu seras maman, où tu tiendras ton petit dans les bras. Que tu nous parles de cet immense amour que l'on ressent quand ce petit de quelques minutes plonge les yeux dans les nôtres et si tu te sens capable de le frapper les jours où tu ne le comprendras pas en pensant toujours que l'adulte est la pauvre victime de manipulation de la part d'un enfant, voire d'un bébé (puisque des bébés, et notamment ceux qui subissent des soins lourds de conséquences dans leurs premiers mois) en font aussi.
Je me demande d'ailleurs si "tout va aussi bien" que tu le dis pourquoi tu es tombée sur mon lien sur les spasmes du sanglot puisque c'est une histoire visiblement réglée pour toi ? qu'est ce qui te pousse à ainsi chercher ? un petit truc qui titille derrière l'oreille ?
Bien à toi.
Tout d'abord pour répondre à votre dernière question, j'ai fait des recherches sur internet sur le spasme de sanglot car j'avais vu un film avec une petite fille qui en faisait, ce qui a éveillé ma curiosité. Je suis très curieuse et je passe mon temps sur des sites de médecine et de psychologie. J'adore faire des recherches et apprendre. Bien sûr, je sais qu'il y a d'autres formes d'éducation que l'"autoritarisme". Je suis étudiante en psychologie, et j'ai eu des cours de psychologie éducationnelle (j'avais été notament touchée par l'apport de Fernand Oury et Celestin Freinet, mais aussi de Neil et de Rogers concernant l'éducation). J'ai aussi eu un cours de "production délinquante" et je sais bien que la supervision de la part des parent vis-à-vis de l'enfant est très importante. Je connais également les facteurs de risques qui pourrait faire basculer l'enfant vers "la déviance". En ce qui me concerne, je dois dire que la fessée n'était pas très usitée à la maison. Je pense en avoir reçu en tout et pour tout 5 ou 6 au cours de mon enfance. Mes parents m'expliquaient très souvent les choses.Ils sont assez ouverts et ont une conception assez morderne de l'éducation qui consiste à écouter, à expliquer les choses et à donner la parole à l'enfant. Il est vrai cependant que la fessée que j'ai reçue ce jour-là était le fruit du désarroi de ma mère, mais aussi de sa peur, étant toute seule avec moi, que je ne recommence à "mourir sous ses yeux". Quant au mobile de la privation de ma peluche, il était simple, elle cherchait à me punir pour quelque chose que je n'aurai pas du faire. Les parents, je pense, font du mieux qu'ils peuvent en matière d'éducation et ce n'est pas toujours facile de gerer un enfant, loin de là. Non que j'essaye d'expliquer son geste, j'essaye simplement de me mettre à sa place, sans les connaissances que j'ai actuellement, et de prédire comment j'aurai pu réagir. Pas simple! Soit,ce que je constace à l'heure actuelle, c'est que je n'ai jamais fait aucune bétise (fumer, alcool,drogue, fugue....)J'adore ma vie, je suis très très heureuse ( même si parfois mon caractère me pose certains problèmes qui se traduisent notamment par des disputes avec mon petit ami), je fais des études qui me passionnent. Je suis à l'université en Belgique, et je ne veux pas être psychologue mais bien orthophoniste. Et avant d'accèder au master en logopédie( c'est le terme que l'on emploie chez nous), je dois faire 2 ans de psychologie et de pédagogie générale. Je suis en 2ème pour le moment et je suis bien partie pour la 3ème, encore faut-il que je réussisse le test de maitrîse de la langue française. Enfin voilà je pense que mon éducation a été bonne mais c'est sûr qu'on reproduit (en général) ce que nos parents ont fait avec nous, en modifiant ou en améliorant bien sûr selon nos éventuelles connaissances en matière d'éducation et nos convictions! Merci d'avoir pris du temps pour me répondre Pascale. Je souhaite à toutes les mamans énormément de bonheur avec leurs enfants!!
Merci aussi à toi Erica :-)
OUi, les relations avec un enfant peuvent parfois ne pas être simples...comme avec tous les êtres humains, mais elles apportent tant quand on peut se laisser guider par lui et s'autorise l'émerveillement devant l'être qui s'ouvre à la vie.
Si tu peux, n'oublie pas Maria Montessori dans tes lectures ; et quand tu auras envie d'un bébé, jettes un oeil sur les auteurs dont je t'ai parlé.
Bonne route :-)
Bonsoir,
Je me permet d'intervenir dans votre discussion, car certains points attirent mon attention. Tout d'abord, quoi qu'en pense Pascale, il ne faut pas considérer le nouveau-né comme un être brut qui naitrait fondamentalement pur. En effet, il est bon de savoir que chaque personne naît avec un tempérament qui lui est propre et que ce tempérament aura des conséquences non négligeables sur le futur de l'enfant. Dès lors, il serait un peu naif de penser que c'est par l'éducation que les parents inculquent à l'enfant que celui-ci se "perverti", qu'il décrouvrirait la manipulation. Non, un enfant ne nait pas totalement innocent et non, les parents ne sont pas la cause de cette capacité de manipulation présente chez l'enfant.
Ce qui se produit en réalité, c'est que le bébé, lors des 1ers mois, va avoir tendance à s'identifier à son objet d'attachement (généralement, la mère). Cela va le pousser à considérer qu'il ne fait qu'un avec sa mère, qu'il est sa mère! (Ceci est également lié à l'immaturité du système cérébral; celui-ci étant toujours en train de se développer à cette période de la vie). Ensuite, vers 8 mois, va arriver ce qu'on appelle simplement "l'angoisse du 8ème mois", qui est une angoisse ressentie par l'enfant face à tout visage étranger à celui de la mère. Pourquoi cette angoisse survient elle à ce moment? Tout simplement parce que la maturation du cerveau du nourrisson lui permet à présent de se représenter dans l'espace, dans le temps, mais aussi corporellement. Autrement dit, il se rend compte, à ce moment-là, qu'il possède en réalité un corps qui lui est propre et qui est différent de celui de la mère, d'où une angoisse de perdre celle-ci et une peur de l'étranger.
C'est un peu complexe, je l'avoue, mais j'explique tout ceci pour en arriver à ce qui nous intéresse réellement, à savoir que c'est justement à partir de ce moment-là que le bébé va apprendre à manipuler son entourage pour obtenir ce qu'il souhaite. En effet, en découvrant qu'il est différent de sa mère, le bébé va craindre de la perdre et va donc, petit à petit, utiliser certains signes (cris, pleurs,...) pour diminuer la distance entre lui et sa mère et ainsi, se rassurer. On peut donc dire que le bébé fait naturellement l'acquisition de la manipulation. Cela fait partie de l'être humain et n'est pas négatif en soi. On peut dès lors envisager la possibilité qu'un enfant "abuse", à long-terme de ce pouvoir de manipulation, non pas parce que l'enfant est mauvais en soi, mais parce que les parents ne sont pas parvenus à fixer les limites nécessaires dès le départ. De là peuvent découler les caprices et autres problèmes chez l'enfant. Je rejoins donc Erica sur son point de vue. Ce n'est pas parce qu'on est manipulateur qu'on est vicieux, tout dépend du contexte dans lequel opère la manipulation.
Tout ceci, je ne l'invente pas, ce ne sont rien d'autres que les connaissances actuelles que les psychologues et autres spécialistes de l'enfance ont pu obtenir, sur base d'observations notamment.
Dès lors, et je ne dis pas ceci méchamment, peut-etre qu'à la place d'émettre l'hypothèse qu'Erica s'est laissé influencée par ses proches, il serait bon de se demander si il est réellement bénéfique de donner autant d'importance à certains savoirs datant du XIXème siècle, comme ceux apportés par Montessori notamment, ou s'il serait préférable de se tourner un peu plus vers ce que l'époque dans laquelle nous vivons a pu nous apporter...
Enfin, il y a un dernier point sur lequel je souhaiterais intervenir auprès de Pascale. Bien que cela soit, j'en suis sûr, utilisé dans le bus d'aider les gens, je trouve néanmoins qu'il n'est pas sain de chercher à trouver d'éventuels problèmes (qui n'existent peut-etre même pas!) chez des personnes qui ne réclamaient par ailleurs aucune aide de votre part. C'est exactement ce que vous avez fait auprès d'Erica en lui posant des questions sur son enfance, en émettant l'hypothèse qu'elle puisse avoir été influencée par son environnement et j'en passe. Cela revient à jouer au jeu du psychologue et donc, à jouer à un jeu dangereux et pour lequel vous n'etes pas formée. En effet, ce n'est pas pour rien que les psychologues sont soumis au code déontologique...entrer dans la vie des gens peut comporte un certain nombre de risques pour la personne concernée...
Sur ce, je trouve ce site très intéressant et très bien pensé!
Je vous remercie de m'avoir lu.
Bien à vous,
Arnaud
"pur" ne veut pas dire "sans personnalité" que je sache...ni que l'enfant n'a aucun caractère. Mais pourquoi partir du principe qu'ils seraient "mauvais" et à redresser ? pourquoi ne pas aimer ce qu'ils sont quand ils viennent au monde ? Isabelle Filliozat dit que : "La mémoire de nos expériences dessine notre profil particulier de réponses à l’environnement, notre caractère. Le vécu de la toute petite enfance alors que le cerveau est encore en développement est particulièrement déterminant."
Et non, définitivement non, l'enfant n'est pas un manipulateur. C'est une vision de l'enfant et de l'enfance que je ne reconnais pas même si je sais que les tenants de la psychanalyse et les adorateurs de Freud prêtent à l'enfant théorisent à longueur de journée sur l'être plein de vices qu'est l'humain en venant au monde.
Ce sont deux visions qui s'affrontent depuis toujours. Pour ma part, avec l'expérience et le recul de deux enfants, je continue sur ma voie et ma foi en la bonne nature de l'enfant. Tous les écrits que j'ai recommandé vont aussi dans ce sens. On est libres de choisir ce que l'on veut croire. Ce qui m'importe à moi c'est de vivre au mieux mon quotidien, de la façon la plus heureuse possible avec mes deux enfants. Nous passons pratiquemet 24h sur 24 ensemble puisque nous faisons l'école à la maison...et peu de parents seraient, je pense, dans la capacité de vivre avec leurs chérubins autant de temps s'ils ont la certitude de devoir "supporter" un enfant qui les manipule. Mes enfants sont adorables, polis et bien élevés, sensibles et généreux, volontaires et empathiques...et pourtant, je ne les élève pas dans la volonté de les dresser à ne pas me manipuler. J'aimerais vraiment que de nombreux parents puissent vivre un quotidien aussi heureux et paisible que le nôtre...mais ce que je vois dans beaucoup de familles, c'est la volonté de "s'en débarasser" le plus possible et le plus vite : nounou, crêches, grands-parents, écoles...vite, vite, que d'autres que nous s'en occupent. Si je respecte cette vision de l'enfant "manipulateur" tout en ne l'aimant pas du tout, je souligne quand même qu'elle instaure un rapport de force familial non propice à la paix et au bonheur.
Ce n'est pas parce-qu'il y a aussi des moments difficiles (on va dire 20 % du temps et souvent imputables à un besoin primaire non comblé chez moi ou chez eux : sommeil, faim, affection, reconnaissance, calme etc.) que c'est difficile tout le temps. Bien souvent, les adultes qui se sentent manipulés par l'enfant sont en réalité des personnes qui imposent des choses qui n'ont pas à l'être à l'enfant. L'enfant "réclame" (je parle, soyons bien clairs, de besoins essentiels pas de la petite voiture en vitrine...quoique la crise pour la petite voiture ne survient jamais pour "rien" et est ce qu'on appelle une "colère détournée" quand un besoin primaire n'est pas comblé...alors, l'enfant fixe son attention et ses forces sur un objet qu'il sait que l'adulte peut lui offrir...parce-que bien trop souvent acheter est sa seule façon d'exprimer son amour) et l'adulte se fait un fort de refuser pour "lui apprendre la frustration" ou "qui c'est qui commande ici ?". Si le refus est motivé et justifié (par ex, on ne mange pas des bonbons avant le repas), l'enfant écouté et qui n'est pas fatigué va s'y résigner. Mais si le refus est complètement arbitraire et injuste "parce-que l'adulte l'a décidé et que c'est comme ça", l'enfant va essayer à tout prix de faire valoir son droit et de souligner l'injustice de traitement. En le traitant de manipulateur, vous vous privez d'une source de compréhension majeure de l'âme enfantine, vous lui prêtez des sentiments qui vous sont propres car on vous a accusés de manipuler et de fait vous avez fini par vous y conformer (il faut bien survivre dans un monde requins !) et vous manipulez, et vous brisez son intégrité et sa spontanéité à faire respecter ce qui est juste. Vous vous privez aussi de savourer ce qui est bon en l'enfant : l'empathie, la bonté, et la générosité que l'on découvre avec émerveillement chez le bébé...avant que "l'humanité" ne viennent lui apprendre d'autres choses bien moins jolies. Vous ne me croyez pas ? pourquoi le bébé pleure-t-il ou est-il triste quand il entend un autre pleurer ? pourquoi partage-t-il volontiers ses bonbons ou ses gateaux quand il est tout petit (c'est ce qu'ont toujours fait mes enfants) ? pourquoi câlinent-ils quelqu'un qui est malheureux et sont-ils aussi sensibles à "l'ambiance" de leur environnement ? etc.
Les théories auxquelles croient certains adultes les poussent à exiger plus de l'enfant que ce qu'il peut donner à tel ou tel âge. Je crois qu'avant d'éduquer un enfant, on devrait se pencher, tous, sur leurs qualités et capacités à chaque âge, plutôt que se contenter de dire "à 9 mois, y a l'angoisse de la séparation" (sans se demander pourquoi) et "à 18 mois, la crise d'opposition" sans toujours s'expliquer pourquoi.
Face aux bêtises de nos enfants, nous réagissons trop souvent, non en tant que parents fermes et responsables, mais en tant qu’anciens enfants qui auraient eu à s’expliquer devant leurs propres parents, réagissant en imaginant une réalité déformée par la violence des grands-parents en leur temps.
Et combien de fois les grondons-nous uniquement par rapport au regard des autres ?
L'enfant est un cadeau, ne le gâchez pas par des théories de gens qui pour la plupart...n'ont pas (ou n'ont pas eu) d'enfants.
Je rappelle les auteurs que j'ai préconisés pour s'ouvrir à une autre réalité. C'est une question de choix..."si vous ne pouvez pas changer les choses, vous pouvez changer votre façon de les voir".
Ce qui m'ennuie parfois, c'est l'accumulation de théories "apprises", l'apport de "preuves" que l'on a bien appris sa leçon de psychologie de l'enfant et bien intégré les grands principes de "l'éducation à l'occidentale", l'étalement de ses diplômes...souvent par des gens qui n'ont pas d'enfants :-/ et qui semblent ignorer que bien d'autres peuples agissent et réagissent différemment de nous. Nous ne sommes pas seuls au monde, ni référence en matière d'éducation, loin de là vu comment nos enfants vont mal ; alors, laissons tomber le sentiment de supériorité inhérent à notre bonne société française, cessons de nous gargariser avec les grandes théories et ouvrons-nous....je viens d'avoir en ligne pendant près d'1h une maman psychologue dont le fils est en grande difficulté à l'école. Elle m'a avoué que ses études et toutes ses théories de grands psys l'avaient empêché de se mettre à la portée de la souffrance de son fils à coups de "ya ka" "il faut que tu" "tu dois", empesée de théories qui ne lui ont en rien servi dans la vie. Eh oui, parce-qu'être parents, ce n'est pas seulement accumuler des théories mais ouvrir son coeur, "sentir" ce qui est juste, être capables de s'écouter et d'être à l'écoute, être capable d'amour inconditionnel et réaliste...pour pouvoir éduquer justement, arroser la jeune pousse qui nous est donnée, sans lui tirer dessus.
"l'enfant peut t'apprendre trois choses : il est joyeux sans raison, il ne reste jamais inoccupé, quand il veut quelque chose, il l'exige avec force". DOv Ber Mézérich
Apprenez-donc...
Si a théorie de l'enfant "manipulateur" par nature était vraie, les enfants des peuples non civilisés seraient atteints des mêmes traits...ce qui n'est pas le cas. Je vous invite à lire "le concept du continuum" pour comprendre un peu plus cela.
arretons de psychologiser!
Si je peux me permettre un commentaire... je ne crois pas que Pascale joue le role de psychologue quand elle souligne quelques passages du texte d'Erika ni pose quelques questions... Elle n'est peut etre pas "formée" a la psychologie mais son analyse est certainement bien plus fine que celle des Claude Hamos et companie!
Que l'enfant pleure sa mere vers 8 mois quand elle le depose a la creche ou chez la nounou avant d'aller bosser, j'y vois surtout un signe que l'enfant a besoin de sa mere plus tout a cet age-la. L'histoire de la manipulation, je ne comprends pas trop...
Je comprendrais plus si on me racontait que les enfants mettent en place une strategie de maniere inconsciente pour attirer l'attention de leur mere... et que parfois ca va jusqu'a un spasme. L'enfant fait tout pour garder sa mere... de la a dire qu'il manipule, ca me semble vraiment gros!
Ce que je retire de tous les commentaires et experiences, c'est surtout que des fois on a tout interet a mettre les etudes et theories au placard, arreter de psychologiser sur le pourquoi l'enfant fait expres de s'etouffer pour manipuler son monde et suivre son instinct de mere et de pere qui dit d'etre present plus que tout quand l'enfant a besoin visiblement d'aide.
Merci Lécolo de résumer en quelques mots ce que je tentais de dire en beaucoup plus long :-) et merci p0ur t0n c0mpliment :-)
D'ailleurs, ne p0urrait-0n pas s0uligner que dans beauc0up de familles l'expressi0n des ém0ti0ns est mal vécue et qu'0n tente de l'endiguer en la dénaturant et en la traitant de "manipulati0n" ? la femme d0nt le mari vient de lui ann0ncer qu'il la quitte et qui se met à sangl0ter ne peut-elle être taxée de manipulati0n p0ur essayer de le retenir ? Mais 0n peut aussi se dire qu'elle exprime s0n chagrin de faç0n sp0ntanée...deux visi0ns de l'être, d'appréhender l'humain. Un autre exemple : 0n gl0rifie s0uvent la pers0nne qui ne pleure pas à l'enterrement d'un pr0che en s0ulignant que c'est de la "dignité"...s0us-entendant que si elle s'eff0ndrait, ce serait un manque de dignité ! de t0utes parts, l'expressi0n de l'ém0ti0n est enc0re vécue c0mme indécente. Et c'est un s0uci majeur, je pense, dans l'accueil du petit qui vient au m0nde. Ses ém0ti0ns s0nt mal vécues et il faut les d0mpter, quitte à les définir c0mme inappr0priées.
P0urtant, l'e-m0ti0n, c'est la vie qui b0uge, se dit, se vit.
Je me permets de rajouter qu'un blog est un lieu d'échanges et de discussion...et que si on ne veut pas échanger, ni parler de soi, on ne vient pas mettre un commentaire. Erica m'a parlé de son cas, de façon précise, et m'a décrit une scène assez intime de sa vie familiale. De cet épisode de sa vie, elle en tirait des conclusions qui lui semblaient pertinentes et fondées, assez pour donner des conseils aux mamans (ce qu'elle n'est pas encore)et les exhorter à faire confiance aux médecins dont je dénonce le discours dans le message initial.
A partir de là, ses conseils étant assez lourds de conséquences, et n'étant pas d'accord avec ses assertions, j'ai tenté de lui prouver qu'une autre réalité pouvait être contenue dans l'épisode de sa vie dont elle a choisi de nous parler, que l'on pouvait l'envisager tout à fait autrement ; je l'ai fait avec mon coeur et mon expérience de maman d'une enfant qui a fait des spasmes du sanglot et qui s'est arrêté d'en faire, alors que je n'ai pas choisi la voie de la force et de la violence pour l'y contraindre. C'est donc forte de expérience que j'en parlais, confrontant l'avis de sa maman sur elle petite fille, et mon avis de maman sur ma fille...ça ne s'appelle pas "jouer au psychologue" mais répondre, point par point, à une argumentation. Ca s'appelle "communiquer", "échanger un avis".
Mon avis est que je ne vois pas du tout en quoi dormir avec une peluche peut être un problème et pourquoi un tel drame peut se jouer autour ? que je tr0uve cruel d'empêcher un enfant de d0rmir avec sa peluche, que sa menace ne méritait pas une fessée qui est un acte pas du t0ut an0din (et en t0ut cas, assez grave p0ur que l'enfant arrête de s'exprimer, ce qu'Erica a elle-même s0uligné) s0us l'excuse de la peur lui faisant ainsi un chantage "si tu me fais peur, je te frappe" - et al0rs que je cr0is intimement que la peur n'est jamais un m0teur de la fessée, que c'est plut0t la c0lère d'av0ir eu peur et d'en punir celui qui l'a causée -, que la fessée est t0uj0urs une tentative de s0umissi0n par la vi0lence (cf. le livre d'0livier Maurel "La fessée"), que je ne suis pas d'acc0rd avec la c0nclusi0n que l'0n a tiré dans sa famille de cet épis0de : qu'elle était une enfant manipulatrice, et que sans cette fessée et des parents stricts "elle serait devenue un tyran", et que je tr0uve "léger" qu'0n ne se s0it pas plus intéressé aux rais0ns qui la p0ussaient à utiliser ce m0yen p0ur c0mmuniquer sa détresse...a-t-on besoin d'être psychologue ou de jouer au psychologue pour av0ir un avis là-dessus et le donner ? Je ne tr0uve ni ne "cherche" aucun pr0blème...j'indique simplement que je ne suis pas d'acc0rd avec le m0de éducatif ch0isi par ses parents.
Ainsi, quand j'écoute longuement et en silence une amie me parler de ses soucis, est-ce que je "joue" à la psy (celle qu'on voit dans les films rester muette devant un patient défait) ou est-ce que je suis juste "une amie à l'écoute" ? quand nous parlons longuement ensuite après qu'elle ait bien déballé ses soucis, est ce que je l'aide ou est-ce que je "fais la psychologue" ? cela veut-il dire que nous ne puissions jamais réconforter mais aussi aider quelqu'un à y voir plus clair sous prétexte de ne pas respecter "le code de déontologie des psychologues" ? cela veut-il dire qu'en tant que simple être humain je ne vale rien, ne puisse aider pers0nne, ne s0it utile à rien à rien d'autre que ce p0urqu0i j'ai fait des études ?
Je n'ai pas, n0n plus, émis "d'hyp0thèses", mais bien un avis. F0rte de ce que j'ai déjà pu c0nstater dans certaines familles mais chez m0i aussi, j'ai p0sé des questi0ns à Erica lui permettant, si elle le s0uhaite, de regarder cet épis0de et l'enfant qu'elle était s0us un autre angle, l'angle d'une éducati0n vi0lente 0rdinaire (la dén0minati0n retenu par l'0VE0 p0ur ces actes éducatifs là) qui exigeait d'elle des ch0ses cruelles et arbitraires, sans f0ndement et valeur éducative réelle (je ne v0is pas ce que ça apprend d'enlever une peluche à un enfant ?!), auxquelles, en enfant parfaitement "n0rmale" elle réagissait avec f0rce ; qu'elle ait "utilisé" le spasme du sangl0t" p0ur tenter de se faire c0mprendre m0ntre à quelle extrêmité elle en était avec eux, à quel degré de vi0lence en c0mmunicati0n ils étaient arrivés...et que ce qui en a été retenu, ce n'est nullement la part de resp0nsabilité des parents, mais le "tyrannisme" de cette petite fille ! c'est d'autant plus d0ul0ureux, je tr0uve, que le mérite de s0n changement de c0mp0rtement après la vi0lence physique reçue est attribuée à ses parents qui, sel0n elle, auraient bien réagi p0ur la d0mpter "c0mme il fallait"...0u c0mment charger l'enfant de t0ut... Si Erica a ch0isi de n0us parler de cet épis0de-là, c'est qu'il l'a marquée et était représentatif, n0n ? ce n'est pas une hyp0thèse, c'est un avis f0ndé sur la vi0lence éducative 0rdinaire.
De plus, en tant qu'enfant, je c0nnais parfaitement les mécanismes de la s0umissi0n à la vi0lence physique et m0rale des parents et c0mbien il n0us faut parf0is cr0ire à t0ut prix qu'ils avaient rais0n de n0us faire cela p0ur c0ntinuer à les estimer, n0us chargeant de t0us les maux, de leur c0lère, de "ce que n0us les av0ns p0ussé à n0us faire" (ce qui a quand même une incidence très f0rte dans n0tre vie d'adulte)...c'est généralement au m0ment du passage à la parentalité que l'0n s'interr0ge plus avant, après av0ir entendu mille f0is "tu verras, quand tes enfants te fer0nt cela, tu seras bien 0bligé de les frapper t0i aussi" et c0nstaté que c'était faux et qu'0n p0uvait faire autrement, que l'0n remet en questi0n ce qui n0us a été dit et fait ; c'est quand 0n devient autre ch0se que "l'enfant de n0s parents", que l'0n devient "le parent de" faisant de n0s parents des grands-parents, qu'il est salutaire mais aussi p0ssible de s'interr0ger. Pers0nnellement, ça a été d0ul0ureux mais libérat0ire...quand j'ai pu me permettre de repr0cher, j'ai aussi pu c0mprendre et pard0nner autant que cela m'était p0ssible, reléguant la c0lère (cf le livre de Maryse Vaillant "il n'est jamais tr0p tard p0ur pard0nner à ses parents").
Je crois qu'il faut vraiment faire attention à ne pas tout mélanger : si on ne peut plus avoir de discussions et d'avis sous prétexte que nous ne sommes pas "des professionnels" du secteur concerné, nous ne pouvons parler de rien ! pas de politique si nous ne sommes pas des politiciens, pas d'économies si nous ne sommes pas des économistes, pas des finances si nous ne sommes pas banquiers, pas de l'école si nous ne sommes pas profs, pas de la gestion d'une ville si nous ne sommes pas maires, pas de psy de l'enfant si n0us ne s0mmes "que" des parents, etc... alors, nous n'avons plus rien à penser ni à dire, simples humains non bardés de diplômes ? attention à l'élitisme et au mépris que l'0n sent bien p0indre s0us le "c'est peut-être utile dans le bus" ...qui f0nt qu'auj0urd'hui peu de parents peuvent se faire c0nfiance, remettant sans arrêt leurs enfants entre les mains des "pr0fessi0nnels" p0ur qu'ils les c0mprennent, persuadés que eux ne le peuvent pas ; certains disent qu'ils se "déchargent", d'autres disent qu'ils s0nt perdus, et m0i je dis qu'ils 0nt bien cru ce qu'0n leur assène depuis quelques années : que les parents n'0nt pas de sav0ir intrinsèque, qu'ils s0nt méprisables et ne peuvent être utiles que dans un bus...qu'ils 0nt bes0in des "pr0fessi0nnels" p0ur vivre leur vie et être parents. Et c'est d0mmage.
Car beauc0up de simples humains 0nt su tirer de leurs expériences pragmatisme, phil0s0phie et sagesse...s'il ne fallait éc0uter que les psys, 0n se priverait d'une s0urce imp0rtante de capacité à bien vivre. Je rec0nnais, avec regret, que n0tre s0ciété se t0urne en ce sens...p0ur m0i, les dérives s0nt graves, et resp0nsables de bien des maux d0nt l'un des m0indres n'est pas l'incapacité à vivre par s0i-même et sans béquilles, le manque d'aut0n0mie et de resp0nsabilité individuelle. C'est aussi ce qui s'exprime dans v0s m0ts, Arnaud, et à travers la rem0ntrance que v0us me faites sur ma rép0nse à Erica : v0us la déresp0nsabilisez de la teneur de s0n message, de la v0l0nté de l'av0ir p0sté p0ur en discuter, et du risque de se v0ir rép0ndre quelque ch0se qu'un autre humain pense...
Il y a un autre risque très grave aussi : l'estimati0n de la valeur et l'estime "au dipl0me"...ainsi, les pers0nnes de simple c0nditi0n se retr0uvent-elles méprisées de n0s j0urs al0rs que bien des familles "simples" p0urraient en apprendre une c0uche d'humanité, de sav0ir-vivre et sav0ir-être à de grands dipl0més. C'est c0nf0ndre "dipl0mes" et intelligence...et c'est l'amalgame c0urant fait à l'Educati0n Nati0nale auj0urd'hui 0ù les enfants en échec s0nt f0rcément des "enfants à pr0blèmes" sans qu'0n puisse remettre en questi0n les méth0des utilisées, sans se pencher sur les bes0ins particuliers de l'enfant.
P0urtant, j'ai tr0p s0uvent c0nstaté qu'elles n'allaient pas de pair, et ne parl0ns pas de qualités de c0eur...mes maitres en la matière ? entre autres : Pierre Rabbhi...et m0n mari :-)
c vraiment épeurant pr les parents!!
bonjour a tous,
Je vous écris du Qc.. tout comme vous, mon ti-bout de chou m'a fait une crise dernièrement et j'ai paniquée.Je ne voyais pas pourquoi il le faisait mais vous m'avez éclairez d'après vos commentaires. La toute première fois, il l'a fait quand il avait environ 5 mois. la deuxième fois, il l'a fait au mois de janvier suite a une chute (papa n'étant pas là, il ne l'a pas vu comment il était...)et la dernière fois, v'là une semaine (papa ce coup-là, était là..)mon ti-loup couvrait un rhume et moi quand je soigne mes enfants(j'en ai 4 et un 5e en route:) je leur mets un suppositoire.. pourtant mon ti-gars l'avait déjà eu et p-ê, il ne s'attendait pas a ça ..et vlan , voilà la crise.. papa panique et je le vois.. me dit d'appeler l'infirmier au plus vite...l'infirmier arrive prends sa saturation 97% très beau nous dit-il.. ecoute son coeur, pulsations corrects...eh oui, le fameux spasme du sanglot...je sais que papa est quasiment faché contre moi car je n'ai pas paniqué, alors que lui a vraiment paniqué.. mais vous savez les hommes cachent fort leurs émotions n'est-ce pas et plus tard dans la soirée, il me dit qu,il a terriblement mal à la tête... Je lui explique qu,il avait déjà fait ca mais pas pour l,alarmer, je ne lui ai rien dit(par chance) je lui dit alors :entre toi et ton fils, c'est toi que l'infirmier aurait du ausculter car je suis sur que tu fais de l'hypertension artérielle!!!
Je suis contente d'Avoir des trucs pour soulager mon fiston... et surtout les parents!!!
p.s. truc que mon médecin m'a donné: taper des mains devant l'enfant pour lui faire un saut, justement pour qu'il reprenne son souffle..
je ne sais pas si ca marche,j'espère ne pas avoir a l'essayer...:)
bizou!!! une maman et un papa qui comprennent mieux!!!
Merci Maman pour ton commentaire :-) j'ai entendu il y a peu, dans une émission, que le spasme du sanglot "était la réponse physiologique à un énorme stress". Ce mèdecin-là ne croyait pas que c'était un caprice...
Encore du chemin à faire..!
Chers tous,
Avez-vous vu le 03 mars dernier sur TF1 le téléfilm "Le Monde est petit" avec Jean-Luc Reichamnn ?..
Il y jouait le rôle d'un père qui avait une petite fille qui, à un moment, suite à une dispute, fait un malaise..alors le docteur arrive, et il diagnostique un "spasme du sanglot". Et quand le père demande ce que c'est, le docteur explique quelque chose comme : "quand les enfants sont contrariés certains se provoquent exprès un malaise, c'est un caprice, il ne faut pas céder sinon ça empire"
J'en suis restée toute héberluée, à me demander si le scénariste avait voulu justement se moquer des docteurs qui en sont encore "là", ou si c'était tout simplement du premier degré...
Je me suis dit, que beaucoup de téléspectateurs en tout cas prendraient cette explication au premier degré tellement le ton était sérieux et didactique.
Et voilà comment les idées stupides continuent à être véhiculées... y'a encore du boulot, fff...
0H, 0ui, y a du b0ul0t (s0upir) :-/ hier, j'ai vu au cinéma un film magnifique et très sensible : "il y a l0ngtemps que je t'aime"...p0urtant, la faç0n d0nt les enfants y s0nt traités m'a pr0f0ndément dérangée...0h rien de grave hélas mais des réflexi0ns c0mme "si tu es sage, je viendrais te faire un bis0u avant de te c0ucher" 0u "eh ben, ma gr0sse mémère, t'as l'air d'aller mieux ?" (dit à une petite fille d'envir0n 18 m0is) 0u la quantité inn0mbrable de "tais-t0i", "fais pas ci, fais pas ça" entendus t0ut le l0ng...
mon petit léo
bonjour à vous tous, cela me rassure un peu de savoir que mon bébé de bientot un an n'est pas le seul à faire des spasmes du sanglot! il a commencé à faire des arrets déja dans mon ventre lors de l'accouchement, et une césarienne en urgence a été faite. ensuite, il l'a fait a 2mois puis à 6mois, et depuis environ un tous les 15jours, mais cela dépend , cela peut étre plusieurs sur la méme journée. Ce weekend ça a été dur, un vendredi à la créche, à cause d'un copain qui lui a tiré les cheveux. Puis un samedi matin à cause d'une petite chute, et enfin deux ce matin pour un caprice car je l'avait posé pour faire son repas et un autre car il avait coincé ces doigts dans la porte du placard! C'est vraiment byzard, car ils peuvent étre du à la peur, la colére mais cela arrive que cela soit un caprice parce que je ne veux pas quelquechose. une fois il l'a fait devant les grands parents car il ne voulait pas gouter, c'est étrange. Le spasme qui nous a fait le plus peur a été fait en voiture et la il a fallut s'arréter à la sortie de l'autoroute que je puisse le prendre de suite et le rafraichir. Il devient blanc puis légérement bleu, ces yeux dans le vide, la bouche ouverte et puis plus rien. Son grand frére de 6ans au début me disait maman il est "mort" maintenant, on lui a bien expliqué et il dit juste il fait sa crise. Pour les premiers , on arrivait à le faire revenir juste en soufflant, et maintenant c'est carrément l'eau froide et des fois à grosse quantité. Ala maison, il ne le fait que quand je suis présente, mais à la créche il le fait quand il chute, ou méme quand il n'est pas content! Ce n'est pas juste, pourquoi infliger de telles souffrances aux parents! Un encephalogramme a été fait et il est tout à fait normal! Il faut juste faire attention, un peu plus qu'à un autre enfant. Pour ma part, à la créche, il le surveille en permanence. Un conseil, gardez son sang froid! C'est dur à faire, j'en suis la preuve mais j'essaie toujours de me controler et de ne pas craquer devant lui! Bonne chance à tous et des gros bisous à tous vos petits bouts!
Le spasme du sangl0t est la rép0nse physi0l0gique du c0rps en cas de gr0s stress...ce que v0us appelez "caprice" (et qui s0us-entend une v0l0nté de manipulati0n de l'adulte par l'enfant) est en fait une imp0ssibilté que ressent v0tre fils à se faire c0mprendre et à faire respecter ses ch0ix. C0mme c'est sans d0ute un enfant très sensible dans le ressenti et l'expressi0n de ses ém0ti0ns, cela génère un gr0s stress que Lé0 ne peut pas gérer...d'0ù le spasme du sangl0t. Quand v0us l'avez p0sé p0ur faire s0n repas, il n'a peut-être pas "c0mpris", et c0mme il avait faim, il n'a pas pu gérer s0n ém0ti0n, sa peur de ne pas être n0urri et s0n bes0in de manger.
En essayant d'améli0rer v0tre c0mpréhensi0n de lui, d'ad0ucir v0tre ressenti de ses crises, de c0mprendre qu'en fait il v0us parle avec une grande ém0ti0n, d'av0ir m0ins peur du regard des autres (et n0tamment des grands parents) quand il refuse de faire quelque ch0se que v0us (peut-être arbitrairement ?) avez décidé p0ur lui et n0n AVEC lui (avait-il faim le j0ur 0ù il a refusé s0n g0uter ?), je pense que v0us p0urrez réduire le n0mbre de ses spasmes :-) Deux lectures p0urr0nt v0us aider : "au c0eur des ém0ti0ns de l'enfant" et "il n'y a pas de parent parfait", t0us deux d'Isabelle Filli0zat.
En grandissant, et s'ils s0nt respectés, ces petits êtres finalement très c0mmunicants et d0nt la gaieté et les ém0ti0ns s0nt c0mmunicatifs, deviennent de vraies lumières dans leur famille. Ma fille en est une preuve flagrante : elle sait dire ses c0lères mais aussi ses am0urs et c0mmunique très bien ses ém0ti0ns ; un vrai régal avec qui 0n sait parfaitement 0ù 0n en est !
mesdames. Ce que dise les médecins c'est ce que l'on nous apprend dans les differentes ecoles de csanté medicales et paramedicales. ni plus ni moins
et la v0ix du c0eur, la rais0n, une autre visi0n de l'enfant à travers v0s expériences pr0fessi0nnelles et pers0nnelles, ne peuvent-elles pas mâtiner cet avis d'un peu d'humanisme ? c0nsidérer le bébé de quelques semaines c0mme un manipulateur capricieux auquel il ne faut pas céder, c'est quand même très très particulier c0mme visi0n de l'enfant!
Je viens de découvrir ce blog à la suite d'une recherche sur le spasme du sanglot.
C'est notre généraliste qui a mis ces mots sur ce qui est arrivé à ma fille de 2 ans hier soir(il a ajouté que ce n'était pas grave).
C'est tellement impressionnant que je n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit et que je suis allée voir plusieurs fois ma fille dans son sommeil pour voir si tout allait bien.
Cela s'est passé hier soir, au moment du dîner;j'étais seule car mon mari travaillait.Le matin, ma puce avait fait une petite chute chez la nounou et son nez avait saigné.Sinon, la journée s'était déroulée normalement, je l'avais récupérée à l'heure habituelle, nous avions joué ensemble et je lui avais donné son bain, comme d'habitude.
Au moment des repas, ma fille fait parfois des colères que nous n'arrivons pas toujours à expliquer.Là,la crise de colère s'est déroulée de manière tout à fait différente.Je venais de lui donner une cuillerée de purée de légumes quand elle s'est mise à hurler(chose habituelle)mais tout à coup, elle s'est arrêtée, comme si elle ne respirait plus.J'ai eu peur qu'elle ait avalé de travers,et l'ai aussitôt retirée de la chaise haute.Je l'ai gardée dans mes bras, lui ai massé le dos,tout en lui parlant.C'était horrible,elle était toute pâle, toute molle, complètement amorphe, comme une poupée de chiffon.Elle n'a toutefois pas perdu connaissance, je lui parlais tout en ne la quittant pas du regard et peu à peu, elle a repris des couleurs
J'ai été à deux doigts d'appeler les urgences ou de courir chercher de l'aide chez une voisine.
Ensuite, j'ai craqué devant elle,hélas.J'ai pleuré tout en lui expliquant que ce n'était pas sa faute à elle, que c'était moi qui était très fatiguée et que j'avais besoin de pleurer.Ensuite, elle a grimpé sur le canapé pour avoir des câlins et nous sommes restées blotties l'une contre l'autre pendant une demie heure.Je l'ai ensuite couchée.
En repensant à la scène, j'en tremble encore et les larmes arrivent vite: pendant quelques secondes horribles hier soir, j'ai eu l'impression
que ma fille allait y passer et que j'étais totalement impuissante.
En lisant ton témoignage ainsi que les commentaires, je me sens un peu mieux.Je retiens l'astuce du souffle sur le visage ou dans la bouche.Ou encore, un brumisateur doux.
En revanche, je ne jetterai pas de verre d'eau à la figure, car, ça m'est revenu, on m'a fait subir ce traitement quand j'avais entre 3 et 5 ans et que mes colères aboutissaient à une suffocation.C'est très efficace, aucun doute, ça stoppe net.Mais je l'ai vécu comme une vraie violence, comme si les adultes me forçaient à réprimer mes émotions en mettant un couvercle dessus.Résultat: je suis quelqu'un de très angoissé, et je garde tout pour moi, comme si je n'avais pas le droit de m'exprimer.
J'ai lu moi aussi Alice Miller et Isabelle Filliozat, ce qui me permet de comprendre bien des choses.
Je pense que tu as tout à fait raison, ignorer le problème du spasme du sanglot,c'est ignorer aussi ce que l'enfant cherche à nous dire par ce moyen.
Je pense que nous avons des bébés très sensibles , qui ressentent très fortement les émotions.Ecouter et chercher à comprendre ne veux pas dire tolérer certains comportements ou être laxistes.
Merci d'avoir ouvert la discussion sur ce sujet.
Chère Petite Fleur,
Je viens toutes les semaines depuis 2 ans lire les messages sur ce blog. Juste ce petit mot pour te dire que ton message est très touchant, et tellement sensé. Nous savons exactement ce que tu as pu ressentir. Moi, ma fille de 2 ans a fait 6 ou 7 spasmes depuis sa naissance (avec brève perte de connaissance en plus). Non qu'on s'y habitue, mais on apprend à gérer.
Tu as l'air d'une super maman, ce n'est pas du tout grave que tu aies craqué devant elle je pense, ils nous comprennent si bien tu sais, si on prend la peine d'y mettre les mots.
Et enfin, ton témoignage sur le verre d'eau à la figure, et ta façon de le raconter avec le recul, c'est tellement bouleversant. Et ça va tellement aussi dans le sens du message que Pascale essaie de faire passer ici - enfin, ça elle te le confirmera elle même j'espère.
Gros bisous à toi et à ta puce !
Je confirme :-) merci Sylvie !
0ui, Petite Fleur, il nous arrive à toutes de craquer, de pleurer...si tu as lu Alice Miller, mais aussi Isabelle Filliozat, tu sais comme moi qu'il est illusoire et terriblement nocif de faire croire à nos enfants que nous sommes "parfaits" et sans failles, au moins parce-que ça leur donne une vision erronée de l'état d'humanité, les encline à réprimer leurs émotions et parce-que nous leur mentons ainsi malgré nos beaux discours...j'ai pleuré de tristesse, de fatigue, de colère (en particulier contre moi quand je me suis mal comportée avec eux) devant eux, et je pleurerais encore. Parce-que j'ai le droit de me tromper, de me rendre compte et de m'en excuser avec l'émotion que cela suscite, et que mes larmes ont autant le droit de couler que mon rire...je veux qu'ils en aient la conviction pour eux-mêmes :-)
PS : le dernier livre d'IF "il n'y a pas de parent parfait" est formidable :-)
est-ce vraiment un spasme ?
Bonjour,
En cherchant des infos sur les spasmes du sanglot, je suis tombée sur votre blog avec ces témognages très rassurants, et encourageant.
Je suis maman d'un petit Noé qui va bientôt avoir 2 mois un petit ange ...qui très vite peut monter en crise de larme à la limite du spasme d'après vos témoignages car il ne tombe en syncope mais il est rouge écarlate, les lèvres bleues et avec une respiration de plus en plus difficile à reprendre...appele t-on cela un spasme..????
Au début très impressionnée nous le prenions rapidement dans nos bras...puis répétant cela facilement 2/3 fois dans la journée ...nous ne cédons plus et le laissons pleurer 5 grosses minutes et dans la plupart des cas ils s'en dort ou se calme ...mais qu'est ce que je suis mal dans ces cas là..ronger par la culpabilité..et male de l'entendre pleurer ainsi à en perdre sa petite voix...
que dois-je faire? est-c vraiment un spasme?
peut-il lui arriver quelques choses physiquement...
Merci de m'aider à mieux comprendre ces pleurs..
ahh c'est pas rien de devenir maman...ça s'apprend..
Catherine
Bonjour Cath,
cela ressemble bien à des sanglots qui pourraient mener à un spasme, en effet.
Si vous prenez le temps de naviguer un peu sur ce blog, vous constaterez que lorsque l'on parle d'éducation respectueuse, on considère que les pleurs, quelles que soient leurs formes, sont une mode d'expression des besoins (faim, soif, inconfort, douleurs, besoin d'affection etc...) à part entière. Ce n'est pas parce-qu'on ne comprend pas toujours la cause qu'il n'y en a pas. Parfois, on ne peut pas supprimer la cause (comme par ex, si les peurs résultent d'une trop grande stimulation et sont des pleurs de "décharge" émotionnelle), mais il est toujours possible d'accompagner l'enfant. Pour un bébé aussi jeune, pleurer seul est extrêmement angoissant, car il appelle à l'aide et n'en obtient pas...donc, il finit par se calmer, résigné que personne ne vienne ; mais cela ne veut pas dire que la cause a disparu, juste qu'il a renoncé à vous en parler ou qu'il est trop épuisé pour continuer. La question est : est-ce vraiment ce que vous souhaitez ?
Dans vos paroles "nous ne cédons plus", je ne peux m'empêcher une lecture partisane. Je comprends que vous vivez ses pleurs comme une tentative de vous faire céder. Mais céder à quoi au juste ? à son besoin de vous et de votre accompagnement de ses émotions ?
Mon fils aîné a pleuré de douleurs 2 à 3h tous les soirs pendant au moins 4 mois. J'ai souvent craqué et pleuré avec lui. Je me sentais tellement impuissante et désemparée ! aujourd'hui, je sais qu'il est intolérant au lactose des produits laitiers et que ce que j'entendais "grouiller" dans son ventre (les fameuses "coliques") étaient en fait dû à tous les yaourts que j'ingurgitais alors que je l'allaitais (les protéines de lait passe dans le lait). J'ai néanmoins toujours accompagné ses pleurs et ne l'ai jamais laissé seul. C'est aujourd'hui un merveilleux petit bonhomme de 8 ans qui prend soin des autres :-)
De mon expérience avec Roxane , je retire une chose : c'est elle qui par la force de ses expressions émotionnelles m'a fait le plus avancer vers l'éducation respectueuse et dans la vie. Théo m'a faite maman et a réveillé mon instinct de mammifère mais, elle, elle m'a encouragée à respecter les autres, à ne pas toujours imposer ma volonté et à n'importe quel prix :-) elle m'a forcée à plus de souplesse, de douceur et de compréhension.
Elle a pleuré durant 3 semaines de 23h à 2h du matin...jusqu'à ce que je comprenne que c'était le moment de la journée où nous avons vécu des choses difficiles le jour de sa naissance ! je lui en ai parlé, et c'était fini dès le lendemain :-) je n'oublie pas non plus que c'est une enfant qui a eu un grand besoin d'être porté pendant plusieurs mois (en écharpe).
Elle a fait quelques spasmes du sanglot, par peur (la fois où je l'ai brusquée et une autre fois avec un grand gaillard qui s'est penchée sur elle un peu vite) mais aussi dans la voiture jusqu'à un certain âge (en fait, elle était malade en voiture, et ça s'est arrangé quand elle a pu regarder la route vers 13-14 mois).
C'est aujourd'hui une fillette de presque 4 ans qui reste un volcan mais qui a une force incroyable en elle, force qu'elle m'a appris à cultiver et non à casser (parce-que ça ne "marche" pas et même, ça empire, quand j'essaie de passer en force sans la respecter)....j'essaie de ne jamais réprimer ses pleurs, de les comprendre, de les accompagner ; même (et je dirais même surtout) quand j'estime que je dois rester ferme, je les accompagne (NB : "accompagner" ne veut pas dire "souler de paroles" ou tenter de calmer le bébé / l'enfant à tout prix, mais garder dans les bras, bercer un peu, regarder dans les yeux...maintenir le contact, quoi :-) et si bébé semble très très énervé, et s'énerver encore plus au contact de papa/maman, le poser et garder une main sur lui).
Quelques lectures m'ont aidée à cheminer vers eux : les livres d'Isabelle Filliozat ("au coeur des émotions de l'enfant"), le "concept du continuum" de Jean Liedloff, "être parents le jour, la nuit aussi" du Dr Sears, "l'enfant" de Maria Montessori, les livres de T. Berry Brazelton et d'Edwige Antier.
Certaines mamans témoignent avoir été très aidées par les livres d'Aletha Solter et notamment "pleurs et colères des bébés" et "mon bébé comprend tout".
Je vous souhaite plein de bonnes choses et découvertes dans l'accompagnement de votre tout-petit bout :-)
Spasme du sanglot
Bonjour Pascale,
Je suis maman de 3 garçons rapprochés (3 ans 1/2, 2 ans et 11 mois). Le petit dernier est un bébé sage et calme, et j'ai tendance à le laisser de longs moments jouer dans son parc ou son lit car je n'ai pas une minute de répis avec les 2 aînés (pipi, se moucher, jouer, gronder, et re-pipi...)
Cette semaine Jean (le petit dernier) a eu une belle poussée dentaire avec une bonne grosse rhino (fièvre, nez bouché mais qu'il faut sans arrêt essuyer, ne mangeant et ne buvant que très peu, ne pouvant plus sucer son pouce)donc il était particulièrement fatigué, et mon mari et moi aussi car les nuits étaient agitées!
Plusieurs fois et même 2 fois dimanche, à l'occasion d'un choc sur le front ou le nez en voulant se mettre debout, ou lorsque j'ai voulu le moucher (il déteste), il s'est mis à pleurer et sa respiration s'est bloquée dès la première tentative de reprise de souffle. Il est devenu mou et gris, ses yeux se sont révulsés,et il est resté comme çà une bonne vingtaine de secondes (j'ai compté la dernière fois!) Je l'ai pris, lui ai tapoté la joue, et il a repris son souffle sans se remettre à pleurer comme si de rien n'était, comme s'il avait eu une absence même s'il n'est pas vraiment tombé dans les pommes.
Ca fait très bizarre, j'ai eu très peur.
J'en ai parlé autour de moi, on m'a expliqué que c'était des spasmes du sanglot, j'ai cherché sur internet et me voilà.
Je voulais savoir si c'était juste une mauvaise passe ou si ça pouvait se renouveller car 5 fois en 3 jours ça me paraît beaucoup.
Jusqu'à quel âge peut-on en avoir?
Merci pour vos témoignages et vos conseils,
Laurence.
Bonjour,
Merci... merci pour ce récit !!!!
Mélice a désormais 8mois passé, c'est une tite puce gaie, heureuse de vivre, qui joue, rigole, apprend, elle est curieuse de tout, c'est une vraie chipie, un ti bout d'amour.
Elle a un grand besoin d'affection, de calin, d'être dans les bras, elle n'aime pas être seule, et nous n'avons jamais pu la laisser pleurer.
Comme vous l'avez si bien expliqué, pour moi un pleurt représente un besoin, une envi, et je n'ai vraiment pas envi de passer à côté.
Mélice a eu les 3premiers mois pas mal de coliques... et moi aussi il m'est arrivé de l'accompagner dans ses pleures, mais jamais je n'ai pu la laisser seule.
Depuis sa naissance elle nous a fait 4 "spasmes du sanglot", elle ne s'est pas encore évanouie mais... c'était tout comme ! Et j'ai bien peur que ça finisse ainsi...
A chaque fois c'était suite à une grooooooooosse fatigue, et une contrariété - on peut ajouter je pense ma fatigue aussi - j'ai eu peur, si peur !
Elle a repris à chaque fois son souffle de "justesse", ensuite elle est quelques secondes comme "sonnée" puis tout est commme "oublié". Saut pour nous, parents.
Désormais quand je la sais fatiguée je redouble de douceur, de calme, j'essais d'être le plus possible à son écoute, de la rassurer etc...
J'avais une question, quand votre fille s'évanouissait dans la voiture... vous faisiez quoi ?
C'est une peur que j'ai... je serais forcée de m'arrêter pour la prendre dans mes bras, et j'ai une immense peur qu'elle s'évanouisse vraiment, je redoute tellement ça !!!!!
Comment être sur que ce n'est pas "grave" ? Si je la voyais s'évanouir je pense que j'aurai qu'une envi c'est de me rendre aux urgences...
Merci encore pour votre temoignage et vos si beaux ecrits, je suis adepte à 100% de votre éducation ;o)
B0ns0ir Béré, et merci p0ur v0tre c0mmentaire :-)
En fait, ma fille n'a jamais fait de spasme en v0iture. Je me suis t0uj0urs arrêtée avant, p0ur la prendre dans mes bras, la bercer, la c0ns0ler, lui d0nner une têtée...avec le recul, je pense qu'elle était en fait malade en v0iture, car j'ai réalisé à un m0ment d0nné qu'elle avait le fr0nt en sueur malgré la clim. Dès qu'elle a été plus grande, qu'elle a pu regarder la r0ute assise, c'est passé. C0mme qu0, cela aurait vraiment été injuste p0ur elle que je n'éc0ute pas ses pleurs !
R0xane ne s'est évan0uie que 3 f0is. De chacune, j'en ai tiré la c0nvicti0n que la d0uceur, l'acc0mpagnement et le calme étaient de l0in préférables. C0mme elle n'en a plus refait, j'en c0nclus que ma réacti0n était la b0nne ; auj0urd'hui, elle est t0uj0urs très expansive dans ses ém0ti0ns, mais elle sait en parler ; et m0i, l'acc0mpagner ;-) cette merveilleuse petite fille, qui va fêter ses 4 ans, me fait, plus que quic0nque travailler sur mes réacti0ns et c0lères, afin qu'elles s0ient plus respectueuses. C'est aussi en cela que les enfants s0nt d'extra0rdinaires guides.
Bonjour a tous
Moi j'ai un neveu qui fait des spasmes du sanglot c'est très impressionant c'est clair... Une personne a été dire a ma soeur que si elle avait d'autres enfants se serait la meme chose que les prochains seraient aussi sujets aux spasmes du sanglot du coup elle a peur d'en refaire d'autres parce qu'elle vit déjà très mal cette 1ère expérience avec son fils !!! J'aimerais savoir si effectivement les autres enfants peuvent etre touchés par cette "maladie" ??? Merci a ceux qui me répondront.
Bonjour Cali-53,
le spasme du sanglot n'est pas une maladie mais un temps durant lequel l'enfant "déconnecte" devant un trop plein d'émotions. Ce qui pourrait être "héréditaire", c'est une très grande sensibilité...et encore, chaque enfant étant forcément différent de l'autre, on ne peut présager que deux enfants d'une même fratrie présentent la même façon de gérer son trop-plein d'émotions...s'il fallait vous en convaincre, sachez que mon premier enfant n'en a jamais fait :-) mais c'est aussi celui qui s'exprime le moins facilement, ce qui n'est pas vraiment un avantage, tant pour lui que pour ses parents ! car l'émotion, elle, est bien là...seule la façon de l'exprimer diffère. Quand l'émotion se cache, se voile, elle est plus difficile à percevoir...ce sont ces enfants-là qui sont à risque d'être malmenés puisqu'ils réagissent "moins". Personnellement, les crises de ma fille m'ont vraiment aidée à faire autrement, et sa capacité d'expression ne se dément pas aujourd'hui qu'elle a 4 ans. Elle n'a fait que 3 spasmes dans sa vie, et c'est une petite fille lumineuse qui ravit son entourage par son enthousiasme communicatif et sa très grande facilité d'expression et de communication :-)
bonjour
comme beaucoup ici, ma petite leïna, 2 ans et demi fait des spasme du sanglots... et je suis tres en colere quan je lis que cela est du a des caprice ou de la colere!!! certes peut etre chez certain enfants, mais laisser son enfant en crise dans un coin, et puis quoi encore?!
ma fille est tres joyeuse, rigolotte, et pleine de vie,elle aime danser chanter colorier... si nous lui dison non elle essai quan meme mai ne fai pa de crise de colere!!! ses crise se font lorsqu'elle se fait mal ou lorsquelle a peur!
Son premier spasme a eu lieu quan elle avait 6 mois, elle tenai une etoile phosphorescente dans les mains quan mon fils agé de 7ans de plus, a voulu lui enlever pour ne pas quelle se pique, n'etant pas contente elle a resister et s'est legerement piquer et elle a fai un spasme, les yeux revulser, raide, ayant beaucou de mal a respirer mais elle est revenu assez rapidement...je lai emmener chez mon medecin (pas le pediatre qui me met en horreur!!!) et ma dit les gestes a tenir en cas de spasme( reconforter, un peu d'eau sur le visage et surtout ne pas paniquer!). Me voila rassurer... et puis elle en a fai 2 autres dans l'année mais tres courte et que j'ai bien gerer!!! jusqu'a dimanche...
elle a aujourdhui 2 ans et demi, et trouve tres amusant de tirer le chat par la queue, ce qui me fache car je lui a apprend a respecter les animaux... elle ma vu arriver je lui est mis une toute petite tape du bout des doigt sur la cuisse et en voulant se sauver a 4 pattes est tomber le front par terre (vraiment pas fort) et pui la... jai senti quelle partait, je lai donc assise dans le canapé et je lui est parler tres calmement, elle ne revenai pas. Mon mari en panique est parti dans la cuisine, je l'ai prise dans mes bras et jai marcher en lui fesant de gros calin, des bisou et des ptits mot dans son oreille.Mais ele ne revenai pas, je lai emmener dans la cuisine pour lui mettre un peu d'eau sur le visage, mais rien. Lorsque je lui est lever la tete elle avait le teint d'un blanc incroyable, les levres et le contour des yeux bleu, ne respirait plus, jai alors compris que cette crise ne serai pa comme les autres! J'ai demander a mon mari d'apeler les pompiers, mais il etait tellement paniquer quil ne savai meme plus se quil disait... mon fils de 10ans hurlait a travers la maison, jai apeler mes voisin au secour car je sentait que je paniquai aussi... et pui je me suis ressaisi! Ma fille allonger, etait inerte, plus aucune expressiont sur le visage,ne respirai toujour pas, cetait trop long... je lui est fai du bouche a bouche, masser la poitrine et cela pendant 30 bonne second (qui mon parut une eternite!) et enfin!!! elle est revenu!
je lai emener aux urgence pour un controle car jai ete tres impressionner, et devinez quoi... a l'hopital (aucune file d'attente) une medecin du samu m'a regarder de haut en se moquan royalement de se que jai pu ressentir, de la peur eprouver par tous, et ma tou simplement dit "c'est un spasme du sanglot", il fau la laisser faire cest un caprice, alor que j'ai beau leur expliquer quelle n'etait pa du tou en colere!!! mais je parle a un mur!!! Je suis tres en colere contre se manque d'information, contre le fait qu'il sagit de nos enfant et qu'en tant que parent nous avon le droit d'avoir peur, d'etre choquer par l'image du visage de notre enfant, j'ai longuement pleurer car je me sen responsable a cause de cette petite tape...et bien croyer moi que ma fille n'aura plu jamais la moindre tape!!!
je peu me faire entendre autrement!!!
courage au parents qui vivent ca, car ce nest vraiment pas facile...
ca ma fait beaucou de bien de me confier sur cette "crise" qui ma tant fai peur!!
a nos ptit anges que l'on aime tant...
emilie.
Merci beaucoup
Bonjour à tous et toutes,
Je suis heureuse d'avoir tous ces commentaires qui me rassure, sans me donner de réponse à la question comment soulager mon petit loup de 8 mois qui fait des spasmes depuis l'age de 3 mois environ. Il y a quelques instant j'ai cru qu'il allait faire une syncope alors je saute sur internet car les crises se font de plus en plus fortes.Quand je sents le spasme arriver (car nous sommes tous du mm avis ce ne sont pas les les mm pleurs que d'habitude), je prends mon petit Quentin dans mes bras et je lui fais un gros calin mais ma fille de 6 ans panique ce qui je l'avoue augmente mon anxiété car elle se rend compte que son petit frère ne respire plus. Au travers de tous vos commentaires, je suis rassurée et je viens de comprendre que encore plus de calins et d'explications c'est ce qui va aider mes enfants à "mieux vivre" ces PUT****N de minutes qui sont très très très longues.
Les explications des medecins m'ont affolés alors que mes enfants sont tous les 2 de nature très gaie, enjoué, très calin , sociable, ne sont pas hyperactif. Je ne retrouvais rien dans leurs explications.Ce que nous prenions pour de la colère est effectivement sa façon de nous montrer ses peurs.
Je voulais juste vous donner ce temoignage mm si cela ne change pas grand chose mais au moins je me dis que nous ne sommes pas tout seul.
Merci à tous
Armelle
le point de vue de l'enfant
bonjour à vous,
j'ai 24 ans. Suite à un épisode de tachycardie bref mais angoissant, j'ai été consulter un cardiologue.
j'ai un souffle au coeur, léger, microscopique.
Ma mère m'a raconté aujourd'hui, quand je l'ai tenue au courant de ça, que je faisais des spasmes du sanglot étant petite.
Je devenais livide, aucun son ne sortant de ma bouche.
Dotée d'un bon sens qui lui est particulier, ma mère me retournait tête en bas pour faire revenir le sang au cerveau.
Vous vous doutez bien que je n'ai aucun souvenir de tout ça.
Par contre, je suis hyper émotive. Là je pleure en racontant ça, parce que j'ai peur d'être malade, et je pense que cette peur, c'est ma mère qui me l'a transmise. Je suis sa dernière enfant, celle qu'elle a eu sans souffrances. Je gère très mal mes émotions et me laisse envahir par l'angoisse avec trop de facilités, je ne sais pas si tout cela est lié, mais cela contribue à ce sentiment de fragilité que je découvre.
Bonjour Margot et merci pour ton commentaire.
Ne penses-tu pas que la manière de réagir de ta maman devant tes spasmes indique aussi la "rudesse" avec laquelle elle a pu traiter tes émotions dans d'autres circonstances ? ce qui expliquerait - au moins en partie - ton émotivité.
Quant à la peur d'être malade, elle peut être bien sûr transmise par un tiers et les évènements traumatiques que l'on a vécus. Disons qu'elle s'en alimente, mais qu'au départ elle est aussi tout à fait normale et même saine quand on a à se préoccuper de sa santé (si nous n'avions pas peur, prendrions-nous les mesures pour nous soigner ?).
J'ai vécu plusieurs diagnostics graves au sujet de ma santé (je m'en suis à chaque fois sortie) et l'émotion qui a été la plus vive, qui m'étreint parfois encore fortement, est la peur.. Raison pour laquelle j'ai pu arrêter de fumer sans difficulté au 1er diagnostic, car la peur d'être malade et de mourir aussi jeune (j'avais 28 ans et allais me marier) a été plus forte que le besoin de fumer de la grosse fumeuse que j'étais. Je sais, maintenant, ce que ça fait que d'entendre un médecin vous dire des choses terribles...OUi, ça fait très peur.
Je te souhaite de pouvoir trouver de l'aide pour apaiser ta peur et tes émotions,
bien @ toi.
pas de panique
Je n'ai pas lu toutes les réactions par manque de temps, j'y reviendrai plus tard. Je voulais juste dire la chose suivante aux parents qui vivent cette expérience qu'est le spasme du sanglot: lors de la perte de connaissance, l'enfant se remet automatiquement à respirer. Il n'y a donc aucun danger et aucune raison de paniquer. Le tout est de rester calme et de le conforter. Chaque enfant a ses raisons de se pâmer.c'est sa façon à lui d'exprimer une peur, une frustration, une colère trop grosse. Et c'est à chaque parent de gérer cette façon de s'exprimer, en fonction de ses idées, principes d'éducation, de son instinct.
Bon courage à tous.
debat de qualité
ma fille a fait un spasme suite à une chute de sa hauteur;
grosse peur,le 15, les pompiers, les urgences............
grace aux infos du site j'en ai appris beaucoup plus que les explications des medecins
MERCI
spasme du sanglot
Moi je suis grand mère d'une petite fille hyper adorable de 14 mois qui est sujette à avoir le spasme du sanglot et après ce que je viens de lire je vous assure que c'est impressionnant puisque ce soir il a fallu la conduire aux urgences justement parce que en pleine crise de spasme après que sa mère (ma fille) lui ai refusé je ne sais plus quoi notre choupette s'est réfugié dans une crise de colère qui a provoqué un arrêt de respiration - je n'étais pas présente mais ses parents ont réagi tout à fait correctement en lui pratiquant un bouche à bouche pendant qu'ils appelaient les pompiers - qui heureusement sont arrivés assez vite pour prendre le relai - c'est une enfant adorable gaie souriante et magnifique de joie de vivre qui n'est pas victime de brutalité parentale et qui ce s'est aimé - je pense que simplement comme elle ne parle pas encore il est possible comme il est dit plus haut que ce soit la seule façon qu'elle ait trouvé pour que l'on prenne en compte ses problèmes de bébés et ses peurs et ses frustrations - Mais après il faudrait peut être pouvoir réconforter les proches (mère, père) qui n'en peuvent plus de terreur !!!
J'aimerai que l'on me dise quoi faire en tant que grand mère pour rassurer tout le monde et me rassurer moi-même !!!
Merci !
Vous m'avez vraiment rassuré .il est vrai que la premiere fois on ce demande vraiment si notre petit ange va revenir. aprés avoir parlé de ce malaise avec mon médecin il nous a rassuré et comme vous le dite il faut en auncun cas changé notre comportement et cédé aux caprice. merci pour toutes ces explication!
Bonjour Magne,
que pouvez-vous faire en tant que grand-mère ? une chose toute simple : apporter écoute et réconfort à votre fille, compréhension à votre petite fille. Je souligne que je ne pense pas que les enfants qui font des spasmes du sanglot ne le font pas "pour dire quelque chose" comme votre commentaire pourrait le laisser entendre. Il s'agit bien d'une réaction involontaire à une émotion trop forte et que l'enfant n'arrive pas à gérer.
Sabrina, merci pour votre commentaire. Je rappelle toutefois que je refuse l'idée de caprice pour un bébé, car elle sous-entend une manipulation volontaire de l'adulte par l'enfant. On est loin de tout cela chez l'enfant, et dans mon article ! je crois qu'il vous faut le relire...s'il y a quelque chose à changer dans nos comportements, c'est bien dans l'écoute et la compréhension de ce qui a amené votre petit à cela.
ma fille de 2 ans
ben voila plusieurs mois que notre fille fais des spasme du sanglot et nous arrivons ps a lui faire arreter ses crise car nous sommes tres protecteur surtout ma femme elle a tjr peur lorsque la petite pleure et fais tous ses caprices peur que cette crise ne vienne moi aussi je stress qd elle part ds cette crise peur qu elle ne revienne ps a elle. nous avons meme demander a notre pédiatre et il nous a dit de la laisser faire mais ce n est ps facile chose impossible pour nous et pour la faire revenir a elle nous lui mettons de l eau sur le front mais j ai remarquer que plus elle en fais et plus elle reste longtemps dans les pommes est ce normal voila je vous remercie de tous les conseils qu il peut y avoir
un papa et ue maman de belgique
Bonsoir christ et virgi,
je pense que ce qui peut être problèmatique dans votre cas, c'est le regard que vous portez sur vous-mêmes (qu'est ce que c'est qu'un parent "trop protecteur" ? est ce vous qui vous définissez ainsi ou "les autres" pour tenter de trouver une explication à tout prix aux spasmes de votre fille ?) et celui que vous portez sur votre petitoune qui ferait "des crises" et "tous ses caprices"... Partir de la croyance que votre enfant pourrait avoir la volonté de vous manipuler (intention de ce qu'on nomme caprice) en allant jusqu'à s'évanouir pourrait vous faire passer à côté de ses émotions, celles justement qu'elle tente d'exprimer sans arriver à les maîtriser. A 2 ans, elle n'est qu'émotions et amour pour vous ; ce serait dommage de s'y fermer. Je vous conseille vivement de relire mon article (je n'adhère absolument pas à la notion de caprices) et de lire "au coeur des émotions de l'enfant" de Isabelle Filliozat afin de vous connecter du mieux possible à votre petite fille. Bon cheminement.
PS : je précise que mes "conseils" sont soutenus par mon expérience, ma fille n'ayant plus jamais fait de spasme après que j'aie compris comment l'accompagner plus respectueusement.
Oui mais après...
Bonsoir à toutes,
Maman d'un petit garçon de 7 ans aujourd'hui, Martin, a fait des spasmes du sanglot très longtemps et jusqu'à l'age de 5 ans.
Aujourd'hui, il n'en fait plus et tout va bien physiquement... Pendant toutes ces années, j'ai cru moi aussi perdre mon fils à chaque crise (j'ai du prendre 10 ans à chaque fois tellement c'était traumatisant pour moi). Je n'oublierai jamais ces années d'angoisses. Attendre que mon petit garçon reprenne conscience dans mes bras...
Je me souviens que ce spasme survenait quand Martin était très fatigué, après sa journée d'écoles ou de centre aéré. Cela arrivait toujours en ma présence...
Le simple conseil que je peux vous donner c'est de bien respecter les siestes de votre enfant. Qu'il soit bien reposé.
Je suis aussi venue ce soir pour demander une confirmation aux mamans qui ont de grands enfants : Martin est en fin d'année de CP et ne sait toujours pas lire. Il fait un blocage...
Je me demande si les spasmes de sanglots qu'il a subi durant 4 années, n'ont pas provoquer une défaillance dans son petit cerveau ? Martin est malheureux et je le sens en souffrance... je voudrais trouver des solutions.
Merci d'avance de vos réponses...
A bientot.
Marjorie,
Mon fils n'a jamais fait de spasmes du sanglot, mais le CP a été catastrophique pour lui...en avril, il ne savait pas aligner 3 mots de lecture ! après bien des tentatives de l'aider dans le système "classique" (mais avec une équipe pédagogique qui ne voulait absolument pas entendre que c'était la méthode de lecture choisie - semi-globale - qui était en cause dans l'échec de mon fils), après avoir cherché en vain chez lui puis chez nous "ce qui n'allait pas", j'ai pris la décision de l'instruire moi-même ; Théo a été descolarisé en avril....et savait lire quelques mois plus tard. Aujourd'hui, et après notre deuxième inspection pour l'Académie, nous recevons les félicitations et encouragements à continuer car non seulement Théo a rattrapé son retard, mais a même pris quelques longueurs d'avance... si, à mon tour, je peux me permettre un conseil : cessez de chercher la responsabilité de son échec chez votre fiston, lisez "lettre aux parents de futurs illétrés" (et vous comprendrez), et essayez d'offrir à votre fiston une réelle alternative pédagogique. En fouillant sur ce blog, vous trouverez pas mal d'articles en parlant. Je vous donne aussi l'adresse de mon autre blog : http://montessoritarn.canalblog.com
et à lire un de mes messages qui vous donnera très certainement un peu d'espoir : http://avancer.canalblog.com/archives/2008/01/18/7613019.html
Bon courage, tendresse à votre fils pour qui la vie doit être bien rude en ce moment.
PS : au cas où...ma fille, celle qui faisait des spasmes du sanglot (mon fils n'en a jamais fait), commence à lire et à écrire...elle a 4 ans et demi :-) mais elle apprend à la maison, avec moi, dans le calme, et grâce à la pédagogie Montessori.
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