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06 mars 2006

"le concept du continuum - à la recherche du bonheur perdu "

De Jean Liedloff, va enfin, être édité en français ! sortie prévue au mois de mars 2006

En attendant, un texte très intéressant, du même auteur :


Du danger d'être centré sur l'enfant


Il fallut du temps à mon esprit "civilisé" pour comprendre ce que j'avais sous les yeux. J'avais passé plus de deux ans dans les jungles d'Amérique du Sud en compagnie d'Indiens de l'Âge de Pierre. De petits garçons voyageaient avec nous lorsque nous engagions leurs pères comme guides, et il nous arrivait souvent de passer des jours, voire des semaines entières, dans des villages yequanas. Les enfants y jouaient toute la journée sans être surveillés par des adultes ou des adolescents.

Ce ne fut qu'après la quatrième de mes cinq expéditions que je réalisai que je n'avais jamais vu de conflit, que ce soit entre deux enfants ou entre un enfant et un adulte. Non seulement les enfants ne se battaient pas, mais ils ne se disputaient même pas. Ils obéissaient à leurs aînés sur le champ et avec joie.

Où étaient passés les "deux ans terribles" ? Où étaient passés les crises de colère, la lutte pour n'en faire qu'à sa tête, l'égoïsme, le besoin de détruire et l'inconscience du danger que nous considérons comme normaux ? Où étaient passées les gronderies, la discipline, les "limites" nécessaires à endiguer leur esprit de contradiction ? Qu'était-il advenu de la relation conflictuelle que nous considérons comme allant de soi entre parents et enfants ? Où étaient les reproches, les punitions, ou, si l'on va par là, les signes de permissivité ?

[…]

J'ai entendu bien des cris et des rires quand les garçons étaient occupés à jouer dehors, mais dès qu'ils entraient dans les huttes, ils baissaient la voix afin de préserver le calme régnant. Ils n'interrompaient jamais la conversation des adultes. En fait, ils parlaient rarement en présence des adultes, se contentant d'écouter et de rendre de menus services tels que servir la nourriture ou la boisson. Loin d'être contraints à l'obéissance, ces petits anges étaient détendus et de bonne humeur. Et ils devenaient des adultes heureux, confiants et coopératifs !

[…]

Les gens qui me consultent […] voudraient savoir comment élever leurs enfants dans la joie et sans souffrance.

La plupart ont suivi mon conseil et, à la manière yequana, ont gardé leurs bébés dans un contact physique étroit jour et nuit, jusqu’à ce qu’ils commencent à ramper. Mais certains sont surpris et consternés de voir leurs bambins devenir exigeants et colériques — souvent avec le parent qui s’en occupe le plus.  Quelle que soit la dose de dévouement et de sacrifice, l'humeur de l'enfant ne s'améliore pas. Les efforts faits pour l'apaiser ne font qu'augmenter le sentiment de frustration éprouvé tant par les parents que par l'enfant. Comment se fait-il donc que les Yequanas n'en passent pas par là ?

Ce qui fait la différence, c’est qu’eux  ne sont pas centrés sur l’enfant. Il leur arrive certes de câliner leurs bébés, de leur faire "coucou" ou de chanter pour eux. Mais la personne qui s'occupe d'un bébé passe la plus grande partie de son temps à s'occuper… d'autre chose que du bébé ! De même, les enfants qui s'occupent des bébés ne considèrent pas cela comme une activité en soi, et bien qu'ils les transportent partout, ils ne leur prêtent que rarement attention. Ce qui fait que les bébés yequanas sont sans cesse au milieu d'activités auxquelles ils participeront plus tard, à mesure qu'ils grandiront.

Si, tout au long de la journée, on joue avec l'enfant, on lui parle, on l'admire, on le prive de cette phase dont il a besoin : être spectateur, porté dans les bras. Incapable de dire ce dont il a besoin, il va agir son mécontentement. Bien sûr il essaie d'attirer l'attention de la personne qui s'occupe de lui, mais — et c'est la cause d'un malentendu bien compréhensible — son but est de l'amener à changer d'attitude, à s'occuper de ses affaires avec confiance, sans paraître lui demander sa permission. Dès que la situation est corrigée, la conduite destinée à corriger l'attention et que nous prenons pour une pulsion permanente, peut disparaître. Cela est valable à tous les stades de développement de l'enfant.

[…]

Nombreux sont les parents de bambins qui, dans leur souci d'éviter toute négligence ou manque de respect des besoins de l'enfant, semblent avoir versé dans l'excès inverse. Ils sont centrés sur leurs enfants au lieu d'être occupés à des activités d'adultes que ceux-ci pourraient observer, suivre, imiter et auxquelles ils pourraient participer comme c'est leur tendance naturelle. Autrement dit, dans la mesure où un bambin veut apprendre ce que font les adultes, il veut pouvoir centrer son attention sur un adulte lui-même centré sur ses activités d'adulte. Un adulte qui arrête ce qu'il est en train de faire pour s'informer de ce que son enfant veut qu'il fasse, déçoit cette attente. De plus, l'enfant va percevoir cet adulte comme ne sachant comment se comporter, manquant de confiance en lui et, fait encore plus alarmant, attendant d'être guidé par lui, le petit de deux ou trois ans qui attend de l'adulte calme, compétence et assurance.

Face à l'incertitude de ses parents, la réaction tout à fait prévisible d'un bambin sera de les déséquilibrer davantage jusqu'à trouver l'endroit où ils resteront fermes, et apaiser ainsi son inquiétude de savoir qui décide.
Il se peut qu'il continue de dessiner sur les murs après que sa mère lui ait demandé d'arrêter, sur un ton d'excuse qui lui laisse penser qu'elle ne s'attend pas à ce qu'il obéisse. Si ensuite elle lui enlève ses feutres tout en montrant qu'elle craint sa colère, il répond à son attente — en créature sociale qu'il est — en piquant une rage. Si la mère interprète mal cette colère et tente encore plus de savoir ce qu'il veut, le supplie, explique et semble d'autant plus anxieuse de l'apaiser, l'enfant sera poussé à avancer des exigences plus inacceptables. Et il continuera ainsi jusqu'à ce que sa mère reprenne le contrôle de la situation et qu'il sente que l'ordre est rétabli.

[…]

Pour résumer simplement, lorsqu'un enfant tente de contrôler le comportement d'un adulte, ce n'est pas parce qu'il souhaite y parvenir, mais parce qu'il a besoin d'être certain que l'adulte sait ce qu'il fait. De plus, l'enfant ne peut s'empêcher de tester jusqu'à ce que l'adulte reste ferme et que lui soit rassuré sur ce point. Aucun enfant ne rêve d'enlever l'initiative à l'adulte à moins de recevoir clairement le message que c'est ce qu'on attend de lui — pas ce que l'on veut, mais ce que l'on attend ! En outre, quand un enfant sent qu'il a obtenu le contrôle de la situation, il se trouble et prend peur, et il est prêt à tout pour obliger l'adulte à reprendre le contrôle qui lui revient.

Lorsque les parents ont compris cela, ils n'ont plus peur d'imposer des choses à leur enfant, et ils se rendent compte qu'il n'y a pas matière à conflit. […] Les enfants, loin d'avoir l'esprit de contradiction, sont par nature des êtres profondément sociables.

C'est lorsqu'on s'attend à ce qu'ils le soient, qu'ils peuvent l'être. Quand l'enfant sent que ses parents s'attendent à ce qu'il soit sociable, il répond à cette attente ; et l'expérience que les parents font de la sociabilité de leur enfant renforce leur attente. Voilà comment cela marche.

Extrait traduit de :

JEAN LIEDLOFF (1994).
“Who’s in control ?
(The unhappy consequences of being child-centered)”
In : “Mothering”. Issue 73 / Winter 1994.

Pascale,
maman de Théo (05/07/00) et Roxane (31/07/04)

Posté par pascale_p_f à 23:55 - Education non violente - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Merci beaucoup pour ce texte !!

Posté par mamansursaplanet, 27 mars 2006 à 00:21

Merci beaucoup pour ce texte !!

Posté par mamansursaplanet, 27 mars 2006 à 01:31

Comme ce texte me parle... Merci

Posté par Maman Bulle, 16 août 2006 à 12:13

Alors là !!! Voilà un article passionnant... Ca me rassure un peu sur ma façon de faire, à trimballer partout mes enfants sans pour autant n'être "attentive" qu'à eux... Je me permets de mettre un lien direct sur mon blog, tu veux bien ?

Posté par aspen, 20 décembre 2006 à 14:35

Oui, oui, bien sur, Aspen :-)

Posté par Pascale, 20 décembre 2006 à 22:31

exactement ce dont

j'ai besoin de lire ces derniers jours ! merci à Aspen car j'avais oublié ce texte.

Posté par estouest, 21 décembre 2006 à 22:56

Oui, j'ai deja lu le CC et j'avais apprecie ce point de vue. La ca meriterait qu'on en reparle plus en profondeur, je trouve ca interessant mais j'aurais bien aime y reflechir mieux. Malheureusement c'est pas la priorite. La priorite pour moi c'est l'actualite concernant la commission d'enquete relative a l'influence des mouvements a caractere sectaire. Tiens d'ailleurs je vois que tu as ecrit a ce sujet, je vais aller te lire.

Posté par Yaël, 22 décembre 2006 à 00:35

Interressant! mais....

centré ou pas centré, ce que je lis qui me touche plus : les enfants sont occupés dehors à des activités d'enfants. pendant ce temps ils n'ont pas un adulte sur le dos à leur inculquer qu'ils font tout de travers. ce sont les enfant qui viennent vers les adultes. J'ai bien envie de lire la suite, mais pourquoi l'auteur n'en retient que ce point ? Tres interressant en tout cas

Posté par lolo, 22 janvier 2007 à 10:58

parce-qu'il faut lire le livre :-) elle développe bien dans le sens que tu dis : ne pas être centré sur l'enfant, c'est aussi le laisser libre de faire sa propre expérience à son rythme. c'est tout l'objet du bouquin.

Posté par Pascale, 22 janvier 2007 à 13:59

Merci Pascale pour ce texte. Je viens de finir ce livre et j'ai une grande frustration: ne pas maîtriser l'anglais suffisamment pour éplucher le site concept-continuum.org page par page. J'aurais tellement de questions! Tiens, une au hasard: je porte ma bébé dans le dos (j'adore et en plus ça me motive pour les tâches ménagères, génial non?) mais dès qu'elle est fatiguée (c'est à dire souvent), elle pleure. Je fais tout ce que je peux pour qu'elle s'endorme mais souvent je suis obligée de la "désécharper" pour l'endormir moi-même et ensuite ben, je ne peux évidemment pas reprendre mes activités avec elle sinon, elle se réveille bien sûr (je veux dire par ex, plier le linge à une main avec BB de 8kg dans l'autre...hum, hum)! Alors comment on fait dans la vraie vie si on veut un bébé continuum? Pffiou, y'a vraiment une réponse? M'en vais faire un stage chez les yekwanas moi...

Posté par Gladys, 08 février 2007 à 09:56

quel âge à ta fille ?
Roxane s'est longtemps endormie (9 mois ?) en tétant lorsque je la portais. Donc, je la mettais en double croisé devant, elle tétait, puis s'endormait. Mais j'avais quand même les mains libres :-)
petit à petit, elle est arrivée à s'endormir sans téter.

Posté par Pascale, 08 février 2007 à 10:15

avis

Bonjour,
moi aussi j'ai ete passionnée par la lecture de ce livre...il est vrai que cependant on est tres tenté de vouloir tout appliquer mais (et pourtant je ne suis pas en permanence à surveiller ce que fait mon petit garcon de 11 mois) mais le laisser aller sans reelement intervenir et laisser son instinct declencher le reflexe de "survie ou d'alerte" me semble tout de meme parfois dangereux, j'ai chez moi beaucoup d'escalier il est certain qu'il sait les escalader mais les descendre c'est un autre probleme....j'ai fais l'experience de le laisser grimper 2 marches et de voir ce qui allait se passer, il a bien descendu la première mais la 2de en revanche patatra.... et puis un autre probleme se pose tres peu de gens sont encore sensibilisé à l'education alternative et il est certains que si il etait garder avec qq'un d'autre mes parents par exemple je ne suis pas certaine qu'il se soucierait du concept du continuum...donnez moi votre avis...une autre chose a partir de 11/12 mois...le garder vous toujours beaucoup dans l'eharpe porte bebe (je le porte le + souvent possible depuis qu'il est né)
merci beaucoup d'avoir lu ce message vos avis m'interessent.

Posté par sab, 09 mai 2007 à 14:08

eh bien, je pense que lire le continuum concept est une aide précieuse pour comprendre comment apprend et vit un enfant dans un environnement propre à le laisser grandir en s'éveillant, avec des éducateurs dignes de ce nom. Après, il est évident que nous ne vivons pas chez les Yekwanas, que notre monde est différent, et comporte des dangers autres. Ce que ça m'a appris, c'est qu'on pouvait être vigilant sans s'angoisser, être attentif sans être centré sur l'enfant, être protecteur sans entraver, être éducateur en continuant à vivre sa vie, et surtout que la vie d'un enfant ne se résume pas à des activités d'enfant mais au partage des activités de ceux qui l'entourent :-)

Posté par Pascale, 09 mai 2007 à 15:27

Je continue mon commentaire : l'escalier, vous pouvez vous-même lui apprendre comment le monter et le descendre à 4 pattes et à reculons :-) c'est ce que j'ai fait avec mes deux enfants, et ils y sont arrivés sans problèmes (ils sont bien sûr trop petits pour y monter et descendre debout). Comme il n'y a pas d'escalier chez les yekwanas, essayons d'imaginer ce que ferait une maman de cette tribu :-) sûrement qu'elle prendrait bébé dans ses bras pour lui "montrer" comme elle le fait pour lui faire apprivoiser la sensation avec l'eau de la rivière...elle l'accompagnerait, lui montrerait, sans pour autant "faire à sa place". Ce qu'il est important de comprendre, c'est que l'enfant apprend plus par lui-meme que par personne interposée :-) s'il ne fait jamais l'expérience par son propre corps, il ne s'entraine pas et ne reconnait pas ses propres capacités...là, on est dans l'entrave au développement. Mais rien, rien, n'empêche d'être près de lui, tout prêt lors des premières fois, et de le surveiller ensuite du coin de l'oeil (n'oublions pas, non plus, que les yekwanas "élèvent" leurs enfants en groupe et que nous, bien souvent, nous sommes seul(e)s).

quant aux "autres personnes", vos parents par ex, ce ne sont pas elles, je crois, qui élèvent votre fils. C'est vous qui l'éduquez, lui donnez ses bases pour avancer. Même si les autres font différemment (et ma foi, ce n'est pas plus mal d'être confronté à la pluralité de l'espèce humaine :-)), s'ils ne violentent pas, il n'y a pas de mal, non ? et si vous éduquez votre fils dans le respect de lui-même (et des autres), il saura indiquer, en grandissant, aux adultes qui l'entourent s'il les sent dans l'erreur (c'est ce que font mes enfants), ou du moins, le leur montrer par son comportement.

Pour le portage, je n'ai aucune obligation ni principe.
J'ai porté ma fille autant que le besoin s'en est fait sentir de son côté comme du mien. Et surtout, tant que ça nous a apporté plus d'avantages à toutes les deux que d'inconvénients :-)
Tant qu'elle dormait beaucoup en journée, je trouvais très cruel de la réveiller pour aller chercher son frère à l'école, ou faire des courses ; donc, je la portais pratiquement tout le temps, elle y dormait, y tétait, s'éveillait, participait. ça a duré jusque vers 7 mois où elle a manifesté son envie d'explorer le monde et de descendre :-) à partir de là, elle s'est éloignée un peu, puis un peu plus, puis beaucoup plus, jusqu'à ne remonter que pour se reposer, téter ou dormir. Vers ses 13/ 14 mois, elle a commencé à nettement allonger sa sieste (ça dépassait enfin les 3/4 d'h) et à n'en faire plus qu'une par jour. Donc, elle a apprivoisé son lit pour dormir aussi en journée (pour autant, j'apprécie qu'elle puisse s'endormir en journée, dans la clarté, et même avec du bruit ; c'est beaucoup moins contraignant que son grand frère que j'avais habitué uniquement à son lit et à un rituel particulier).

Je ne l'ai plus portée dès lors que quand on sortait, se promenait, faisait les courses ou en cas de sieste à l'extérieur de la maison (c'est bien pratique, le lit plié dans son sac à dos :-)) d'autant qu'elle a marché tôt et qu'elle aime ça (aujourd'hui, elle marche sur 2/3 km sans peine). Et bien sûr, dès que le besoin s'en faisait ressentir : fatigue inhabituelle, chagrin, maladie ou...indisponibilité de maman :-) parce-que l'écharpe permet d'apporter présence, chaleur et réconfort sans se focaliser sur l'enfant si on n'a pas le temps de "s'arrêter".

Aujourd'hui, je ne la porte plus que rarement, souvent lors de longues promenades, ou de soirées qui s'allongent un peu, car elle marche et court :-)...et refuse d'être portée :-))

Voyez qu'on est loin de "l'enfant qu'on trimballe partout comme un vulgaire objet" qui est apparu dans un commentaire :-) bien au contraire, puiqu'il y a respect maximal du besoin d'être porté, mais aussi des besoins de sommeil et de nourriture (puisque les seins ne sont pas loin n'est ce pas ?) :-))

des infos ici : http://www.portersonbebe.com/avantages/avantages-pour-la-mere.html

Posté par Pascale, 09 mai 2007 à 22:57

ce livre a profondément et définitivement changé ma vie...quel bonheur !

Posté par Claire, 13 mars 2008 à 17:19

genial et deconcertant

Je viens de finir ce livre (hier soir) que j avais commandé il y a un an je pense, quand j etais enceinte... Et puis le style d ecriture m avait decouragé sur le moment, le debut du livre etait interessant mais je n avais pas le coeur a decrypter certaines phrases parfois très lourdes.... Quel regret! Ma fille a maintenant presque 11mois et je me reconnais parfaitement dans ce texte... Bien souvent je la sentais bien trop "au centre", mais je ne "savais" pas comment faire autrement... Mais quelque chose en moi me disait qu il y avait un probleme. Aujourd hui j aimerais "retourner dans le continuum". J espere que cela se fera naturellement...

J ai l impression de lui avoir souvent "demandé" des sourires, des rires... En fait, je lui ai souvent demandé de me rassurer, "je me comporte bien?" "c est comme ca qu il faut faire" "c est ca que tu voulais que je fasse?"Voila ce que toute mon attention signifiait en realité.

Existe t il une liste de discution autour dece theme? C est vraiment passionant...

Pascale ton temoignage est vraiment tres interessant... J adorerais discuter avec toi.

Posté par helene, 16 septembre 2008 à 12:13

Pourquoi pas Hélène ? si tu habites près du Tarn, rien ne nous empêche de nous rencontrer !

Posté par Pascale, 16 septembre 2008 à 15:32

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