22 février 2007
Evolution de l'homme et de son avenir
Je partage avec vous la réflexion-réponse de Julie sur ce site-là http://terresacree.org/reponse.htm, à la question : "qui peut répondre, comment sauver la terre ?".
Je la trouve très intéressante et originale.
De Julie Bardaji, le 21 février 2007 :
Bonjour,
Tout d'abord félicitations pour ce site, et surtout pour la newsletter qui me nourrit régulièrement l'esprit.
Aprés avoir lu certaines des réponses faîtes à Salva, sa synthèse, celle de Cassi, celle de Daniel, je dois dire que je n'ai pas retrouvé ma façon de voir les choses et je souhaite donc moi aussi mettre ma pierre à cet édifice.
Dans vos réponses, vous considérez l'Homme comme un organisme à part entière, ayant des devoirs envers la nature, des responsabilités, ... il est en quelque sortes le "maître du monde".
Je ne vois pas la chose de la sorte.
Pour moi nous sommes un tout. Les animaux, les végétaux, la terre, l'univers, ... Nous avons tous été créés de la même manière, quelle qu'elle soit. Aussi, je suis convaincue qu'énormément de choses sont "codées" en nous. Nous n'avons pas vraiment de destin, mais nous sommes "programmés" pour réagir de telle ou telle manière face à telle ou telle situation. Cette programmation est faîtes de manière individuelle, peut-être, mais surtout au niveau du génome humain.
C'est ainsi, par exemple, que plusieurs hommes ont fait des découvertes scientifiques similaires à différents endroit de la planète à une époque où ils ne pouvaient pas communiquer entre eux. Simplement parce qu'ils étaient "mûrs" pour réaliser certaines choses.
C'est aussi par ce même processus que la population humaine tendra à se stabiliser, selon les spécialistes, car le taux de stérilité est en train d'augmenter de façon exponentielle sans que la médecine semble réussir à enrailler le phénomène. (Plus un pays est riche, moins on parvient à s'y reproduire)
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Ce qui s'est passé ces cinquantes dernières années est une étape clef de l'évolution humaine, celle qui permet aujourd'hui l'étape de la prise de conscience. En effet, nous sommes en train de réaliser l'impact de nos actes sur ce tout qui nous englobe.
La solution à tous ces problèmes est donc simplement enfouie en chacun de nous, et certains sont en train "d'éclore", de manière naturelle pour certains, contraints et forcés par les dégradations de notre environnement pour d'autres.
La prise de conscience est contagieuse, il faut simplement savoir la communiquer clairement.
Cette prise de conscience, illustrée parfaitement par ce site, est en définitive une étape "naturelle", inscrite en nous en réaction à un stimuli : la préservation de la race.
Le changement doit donc venir des individus. De chacun d'entre nous.
Je suis intimement convaincue qu'il ne s'agit donc pas d'adapter l'économie mondiale aux enjeux écologique, et de forcer les populations à se plier à certaines contraintes : On ne peut pas imposer la démocratie à un peuple, de même on ne pourra pas lui imposer le respect de la Terre tant qu'il n'aura pas compris que c'est là son avenir.
Voilà pourquoi ma vision tout à fait personnelle de cet élan mondial ressemblerait plutôt à ceci :
- Dans les pays riche actuels, prise de conscience d'une minorité grandissante des ravages de l'industrie et de la détérioration de l'écosystème
- Mise en place de gestes quotidien permettant la sauvegarde de parcelles de l'environnement (tri, baisse de la consommation d'énergie et d'eau, consommation de viande et de poisson amoindrie, commerce local, production biologique des végétaux, achat de végétaux de saisons, baisse de l'utilisation des transports polluants de toutes sortes, végétarisme, végétalisme, utilisation des énergies renouvelables)
- Education de la génération suivante, mise en place de module environnementaux à l'école, apprentissage des mécanismes de régulations de l'écosystème. La connaissance de notre environnement actuel, de la conséquence de chacun de nos gestes et son respect ne sont-ils pas prioritaires par rapport à toutes les autres matières apprises actuellement ?
Internet peut être un média interressant pour répandre cette éducation, et surtout vérifier par la multiplicité des sources la véracité des éléments de connaissances avancés.
A partir de là, l'industrie saura adapter sa production à nos besoins. Pas l'inverse. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
Parrallèlement, les énergies polluantes : pétrole, gpl, biocarburants (n'oublions pas que leur addition environnementale est aussi salée que celle du pétrole) seront de plus en plus difficiles à produire, donc de plus en plus chères. ( N.B. Le charbon reste pour moi problématique, car encore utilisé en chine massivement, disponible à foison et donc peu cher. )
Le coût des transports va augmenter de façon exponentielle. Le retentissement sur les produits vendus sera immédiat.
Ainsi, un produit acheté même à bas prix mais produit à l'autre bout de la terre sera plus cher qu'un produit local. Naturellement, les gens se détourneront du commerce mondial, exeption faîtes des produits qu'on ne trouvera que dans certains pays et que les plus riches continueront à pouvoir se payer. A moins qu'un moyen de transport beaucoup moins cher, et certainement moins polluant soit mis sur le marché ?
Evidemment, les pays en voie de développement vont voir leur économie s'écrouler en même temps que la demande. Peut-être alors que la surexploitation verra sa fin et qu'ils seront prêt à produire pour eux seuls, des céréales et du bétails ? Peut-être alors auront-ils moins besoin de brûler des forets entières ?
L'économie mondiale pourrait alors peut-être s'équilibrer ?
Je ne pense pourtant pas que l'exploitation riche/pauvre soit modifiée, car elle est bien trop ancrée.
SI je suis convaincue que nous glisserons "naturellement" vers le respect de notre environnement, cela ne signifie pas qu'il ne faille rien faire cependant, car la tendance actuelle fait partie intégrante de ce "naturel". Nous répondons simplement à notre instinct de survie en réagissant. Il faut cependant qu'il ne soit pas déjà trop tard et que notre réaction soit suffisamment forte et rapide avant que l'on finisse de bruler la maison pour nous chauffer...
En guise de conclusion, je voudrais simplement agiter le drapeau de l'urgence.
Quel est le geste le plus efficace pour résoudre cette problématique ? Par quel moyen donnerons nous une chance de vie acceptable aux générations futures ?
En éduquant nos enfants !
Ce qu'il nous est difficile de faire aujourd'hui, car nous avons toujours vécu dans le confort, il nous faut l'apprendre à nos enfants. Respecter l'environnement, comprendre les systèmes de régulations naturels, anticiper la conséquences de leurs actes, même minimes, comprendre les enjeux majeurs, ne pas se fier aux traditions.
Nous pouvons limiter notre impact, eux devront affronter des problèmes qui nous dépassent aujourd'hui. Donnons leur les clefs qui leur permettront d'ouvrir des portes plus tard ! Apprenons leur à réagir face à un problème qui les concerne, transmettons leur notre expérience !
Ravie d'avoir pu exprimer mon opinion sur un sujet qui me tient tant à coeur, je souhaite une longue vie à Terre sacrée, ainsi qu'à notre Terre, sacrée.
Julie
Pascale,
maman de Théo (6,5 ans) et de Roxane (2,5 ans)
Commentaires
(...)
Je reste bouche bée...
cela semble limpide, évident... tellement clair, vu comme ça!
Malgré tout le cinisme et la froideur de cette vision, elle m'amène une lueur d'espoir... Car après avoir "dû" réagir (moins polluer/consommer), l'animal humain aura devant lui un avenir moins gris.
En tout cas je l'espère!
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