Faisons avancer les choses !

Site de mamans qui donnent leur avis, soulignent, pointent ce qui les hérisse et ce qu'elles préfèrent dans notre société, en accord avec leurs convictions de respect des êtres et de l'environnement.

26 octobre 2007

Nos soeurs congolaises massacrées par milliers

http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=8925

Quand de tels messages arrivent sous mes yeux, j'en sors toujours bouleversée...et avec un terrible sentiment d'impuissance et d'injustice. L'horreur dans toute sa splendeur.

Le moins qu'on puisse faire, c'est de diffuser l'information...et de ne pas oublier qu'il y a encore énormément de chemin à faire.

Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)

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Grenelle : l'accueil du discours de N. Sarkozy

Relai d'information du site http://terresacree.org/*

Grenelle : le discours de Sarkozy accueilli avec satisfaction et... prudence
(Il y a 17 heures)

PARIS (Source vérifiée) ˜ Le discours prononcé jeudi par le président Nicolas Sarkozy en conclusion du Grenelle de l'environnement a suscité de nombreuses réactions de satisfaction, mais aussi de prudence dans l'attente de la mise en place des mesures annoncées :

- Nicolas Hulot, lobbyiste écologique: "Franchement on est entré dans l'ère de l'écologie. On est passé à l'action. On est confiant, heureux (...) On donne un prix au carbone qui va permettre des changements de comportement. C'est très important (...) ce qui est important c'est qu'on donne un signal".

- Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France nature environnement (FNE) : "Pour la première fois, nous avons un président qui n'oppose pas dans son discours économie, croissance et écologie alors même qu'il a été élu sur la croissance (...) Après, tout reste à faire."

- Noël Mamère, député-maire Verts de Bègles (Gironde): Sarkozy "montre son vrai visage, celui de la duplicité" (...) Il "renvoie en touche en proposant une fiscalité écologique réglée par l'Union européenne, une manière de délestage de ses responsabilités".

- Aurélie Filipetti, PS (ex-Verts): "En termes de communication, il ne faut pas bouder son plaisir. Néanmoins, ce qui compte, ce sont les avancées concrètes (...) le suivi, les réalisations".

- Corinne Lepage, présidente de Cap 21, affilié au Mouvement démocrate: "J'ai été globalement assez séduite, car c'est la première fois qu'on avait un discours novateur et cohérent à ce niveau de l'Etat à ce sujet. Sur les mesures, il faudra savoir comment on les finance (...)".

- "Sortir du Nucléaire", un réseau qui revendique plus de 700 associations et qui avait refusé de participer au Grenelle, a estimé qu'en lançant "un gel du nombre de sites nucléaires", M. Sarkozy a fait une annonce aussi ridicule que provocatrice" : "En effet, (...) les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants".

- Jean Jouzel, membre du bureau exécutif du panel de scientifiques sur le climat (GIEC): "Cela correspond à ce qu'on a proposé globalement mais ce qui est important (...) Maintenant, c'est la mise en route et l'action qui comptent".

- Hubert Reeves, astrophysicien et président de la ligue Roc pour la préservation de la faune sauvage: le chef de l'Etat "a pris des positions exemplaires (...) Nous avons de quoi être contents".

- Bernard Accoyer, président (UMP) de l'Assemblée nationale: "le président a prononcé un discours très important, un discours historique, qui appelle (...) à des changements profonds de notre façon de vivre, de produire, de consommer".

- L'UMP a salué "les décisions fortes prises par le Chef de l'Etat" (...) comme le "développement des énergies renouvelables sans renoncer à l'énergie nucléaire".

- Le PS a affirmé qu'il "reste dubitatif sur la volonté réelle du Président de la République et de sa majorité d'aller jusqu'au bout de l'ensemble des annonces" faites. "La vraie question qui nous est posée maintenant, c'est celle de la mise en oeuvre et des moyens financiers qui vont être dégagés".

- Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a salué les mesures annoncées par Sarkozy estimant que ces "annonces sont à la hauteur des attentes nées de la phase de concertation". (...) Le petit bémol est le plan de financement général (...) il y a quand même une série de doutes quant à l'accompagnement financier".

- Ségolène Royal a affirmé qu'elle "attend désormais (...) que les annonces faites (par Sarkozy) se traduisent par des actes". "C'est sur les actes que devra être jugé, au final, ce Grenelle".

- François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : "Ce processus est très positif (...) les objectifs sont ambitieux, les engagements du président de la République sont très forts (...) on veillera à ce que tout ça se concrétise dans la loi".

- Jean Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral CGT : "On est satisfait des ambitions affichées, il faut maintenant trouver les financements pour toutes ces opérations".

- Laurence Parisot, présidente du Medef: "C'est plutôt une bonne impression (...) on a trouvé plutôt de bons équilibres entre la nécessité d'intégrer les intérêts écologiques, tout en respectant les intérêts économiques (...)".

- Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) : "les grands principes nous conviennent car il n'y a pas d'augmentation de la fiscalité, ensuite il faudra voir dans les détails".

Par Les écolos au Grenelle :

Pour l’Alliance pour la planète, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, témoigne d’un changement de culture. Le président de la République a annoncé des mesures ambitieuses et mais il reste de nombreuses contradictions.

« On est maintenant à la moitié du gué. Le processus participatif affiché est intéressant, et le Président annonce des avancées concrètes, mais le flou continue de planer sur des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incinération, nucléaire… Nicolas Sarkozy n’a pas dépassé les contradictions françaises, déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. En matière d’environnement, tout n’est pas possible On ne peut prétendre à une agriculture de qualité en reportant la réforme de la PAC en 2013 et en restant flou sur les pesticides. On ne peut lancer un grand programme d’économies d’énergie et développer les renouvelables, tout en continuant d’investir dans le nucléaire. Et où est la nouvelle politique de transparence quand on ne change rien et qu’on continue d’exclure la sécurité nationale et le secret industriel… »

« Il y a quelques mois encore, le programme environnemental du candidat Sarkozy était jugé par l’Alliance comme l’un des plus mauvais et des moins ambitieux, rappelle Daniel Richard, président du WWF France. Sous la pression ONG écologistes et grâce à la prise de conscience grandissante de la crise environnementale, Nicolas Sarkozy a incontestablement évolué. Reste à savoir maintenant comment ce programme ambitieux, sur lequel il s’est personnellement engagé, va se concrétiser. Le travail de l’Alliance va maintenant consister à effectuer un suivi précis de la mise en œuvre de ces engagements. »

« Le Grenelle n’est pas terminé : la négociation se poursuit demain, complète Anne Bringault, directrice des Amis de la terre. Certaines des propositions annoncées aujourd’hui, comme la mesure sur les pesticides, devront être affinées et précisées ; on nous l’a promis. Devra aussi être abordé un aspect jusque là plutôt négligé : les effets sur l’environnement de la politique française à l’international, concernant notamment les agrocarburants ou la déforestation. »

* (http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques! Des milliers d'articles indispensables.
Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm. Groupe de discussion : http://terresacree.org/groupe.htm
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La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.)

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Grenelle de l'environnement : de l'action enfin

IMG_3809Des propositions intéressantes ont émergé du Grenelle :  un résumé des conclusions ici . Un autre ici : http://terresacree.org/index.htm

Ecologiste, j'applaudis le Grenelle et c'est à mon tour de râler contre les français jamais contents. Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec José Bové (quoique je ne l'étais pas non plus sur le tabac et le cannabis à bien y réfléchir) et, moins étonnant, pas d'accord non plus avec les 55% de français interrogés ce matin et se disant "déçus".

Je refuse ce pessimisme a priori, teinté de négativisme, d'autant que je parie que peu de ceux qui critiquent ont remis en cause leur mode de (sur)consommation, d'utilisation des produits chimiques et des transports !
Il fallait bien commencer par tirer quelques bouts de la pelote, et c'est ce qu'a fait ce Grenelle. Cessons de critiquer et agissons VRAIMENT ! en commençant par tirer notre petit bout de pelote : par nous, notre famille, notre foyer.
Râler, ruminer ne permet pas d'avancer. D'y croire, oui. Je ne parle pas de naïveté, ni d'espérance, mais de foi et d'action. Le pire pour l'écologie serait, à mon avis, de rester sur des positions de principes antagonistes, des positions forcément d'opposition. La Terre a besoin de nos alliances, de nos forces à tous ; de l'éducation et de l'action...pas de petites guéguerres politiques.

Je tire mon chapeau aux associations qui se sont battues, se battent et se battront. A celles qui ont montré assez de force, de volonté et de positivisme pour aller débattre.
Quelques victoires, dont celle du gel de la culture des OGM en plein champ n'est pas la moindre, sont à applaudir. Mais la toute première, c'est celle du déblocage du dialogue, du débat à grande échelle. On sent l'éléphant se soulever un peu.
Et moi, ça ne me donne des ailes et l'envie de chanter, même si tout n'est pas rose (mais ça ne le sera jamais !).

Je pense que ce n'est bien sûr qu'un début. Que la vigilance et l'action restent des maîtres mots en matière d'écologie, que des tonnes de propositions peuvent encore être faites !

Pour cela, j'en tente plusieurs :

1 ) l'application sur les produits non inoffensifs pour la Nature d'une étiquette "nuit à la nature" et pour les plus polluants : "nuit gravement à la Nature"...ça évitera peut-être les caddies remplies de produits chimiques sans sourciller (parce-que je suis sûre, sans l'excuser, que pas mal de gens ne se rendent pas vraiment compte)

2 ) une prime à l'allaitement maternel : afin que ce geste s'inscrive pleinement dans une politique écologique (consommer un produit qui ne coute rien ni en production, ni en élimination, disponible indéfiniment et gratuitement)

3 ) une prime aux couches lavables pour encourager les parents à ne plus acheter et rejeter dans la Nature 1 tonne de déchets plastique et chimiques souillés par enfant (je sais que N. Kosciusko-Morizet y est favorable, sautons sur l'occasion)

4 ) l'exonération TOTALE de TVA sur les produits écologiques et biologiques, afin que nous soyons plus nombreux à pouvoir en profiter pleinement par une baisse des prix bienvenus sur ce marché taxé à tort "pour les riches"

5 ) l'obligation d'éteindre toutes les lumières des commerces, entreprises et administrations le soir... en ne laissant qu'une lumière de sécurité. Un lampadaire sur deux éteint en ville, ce ne serait pas mal non plus

6 ) l'obligation de diffuser le film d'Al Gore (et non, juste la possibilité puisque celui-ci vient d'abandonner ses droits) dans les écoles avec une VRAIE sensibilisation à l'écologie à mettre au programme (former les enseignants ?).

7 ) le remplacement de tout le parc automobile des administrations par des voitures non polluantes. Normaliser les bâtiments des administrations à l'écologie...l'exemple venant de ceux qui prônent !

Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)

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Les échographies en question

imagesRelai d'information :

« Les échographies sont de vrais nids à bactéries » - Le Parisien

Le Parisien relève en effet sur près d'une page qu'« une nouvelle source d'infections nosocomiales vient d'être mise au jour. Selon une étude de médecins hygiénistes français, les sondes d'échographie sont peu ou pas désinfectées ».
« Pourtant, des solutions existent pour des examens «propres» », ajoute le journal.
Le Parisien se penche ainsi sur le « résultat, assez inquiétant, d'une étude menée par le Dr Guillaume Kac, responsable de l'unité d'hygiène hospitalière de l'hôpital Georges-Pompidou ».
Le journal note que les sondes externes et internes d'échographie « ne sont nettoyées en profondeur qu'une fois par jour. Mieux vaut donc être le premier à passer son examen si l'on veut éviter d'attraper une infection nosocomiale ! ».
Le quotidien ajoute que « selon l'enquête, les sondes utilisées pour faire des échographies externes sont colonisées par 7 % de bactéries pathogènes, c'est-à-dire que l'on ne trouve pas habituellement dans notre environnement ».
« En ce qui concerne les sondes à usage interne, beaucoup plus invasives que les précédentes, leur taux de contamination bactériologique est de 2,5 % », poursuit Le Parisien.
Le journal cite le Dr Kac, qui indique que /« les bactéries détectées sont de toutes sortes : des plus courantes comme Escherichia coli, [...] aux plus coriaces comme le staphylocoque doré ou Pseudomonas. [...] Mais ce n'est pas tout. Il est fort probable que les sondes contiennent aussi des virus. Une étude est en cours ».
Le Parisien remarque que « le phénomène ayant été jusque-là peu ébruité, il n'a fait l'objet d'aucune surveillance. Il n'existe donc pas de données sur le nombre d'infections contractées suite à une échographie ».
Le quotidien cite le Dr Pierre Allouch, chef du service d'hygiène hospitalière aux hôpitaux de Versailles, qui note que «/ jusqu'à présent, la lutte contre les infections nosocomiales s'est concentrée sur les hôpitaux et les opérations chirurgicales. Or, le risque existe aussi dans les cabinets des médecins de ville et des radiologues. Il ne faut pas affoler la population, mais sensibiliser les professionnels et faire changer les pratiques ».
Le journal se penche sur une « solution : la décontamination aux UV», indiquant qu'un appareil français « permet de désinfecter les sondes échographiques en 5 minutes ».

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Contre les doulas...et contre l'humanisation des conditions de naissance ?

379292_627e1Relai d'information :

Les obstétriciens et les sages-femmes se prononcent contre la reconnaissance des doulas

PARIS, 26 septembre 2007 (APM) - Le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (CNGOF) et le Collège national des sages-femmes (CNSF) se prononcent dans un communiqué commun publié mardi soir contre la création d'une nouvelle profession de doulas pour accompagner la naissance.

Les doulas sont des femmes dont le rôle est d'accompagner les parents avant, pendant et après une naissance, parfois présentées comme des "coachs" de la naissance. Le phénomène est né aux Etats-Unis où il y aurait environ 2.400doulas, rappellent le CNGOF et le CNSF dans leur communiqué.

En France, le phénomène est encore marginal puisqu'"en 2006 en France les doulas seraient 21 et 66 seraient en apprentissage" et seulement "138 grossesses sur plus de 800.000 ont été accompagnées par une doula dont 34% ont été accouchées à domicile", ajoutent-ils, précisant que la prestation d'une doula coûte 500 à 600 euros, non remboursés.

Mais "la presse se fait régulièrement l'écho des bienfaits de l'accompagnement de la naissance par les doulas".

Celles-ci "sont par définition des femmes qui ont accouché et allaité au moins un enfant et qui vont partager cette expérience avec le couple, l'aider par la parole ou des exercices de relaxation". Mais, "cette seule expérience personnelle ne donne pas compétence à s'occuper d'autres femmes", soulignent Frédérique Teurnier, présidente du CNSF et Jacques Lansac et Dominique Luton du CNGOF.

Et la formation de six modules de trois jours mise en place "est non évaluée, non validante et ne donne aucun diplôme reconnu".

Les deux collèges rappellent qu'aux Etats-Unis, il n'y a pas de sage-femme. "La femme est surveillée par une infirmière qui ne veille qu'aux paramètres vitaux". En France, les femmes peuvent être suivies et accouchées, et ensuite accompagnées, par une sage-femme, qui a eu une formation, médicale et psychologique et un diplôme et qui exerce en équipe avec un gynécologue-obstétricien.

"Alors, pourquoi ajouter une doula dans l'équipe sage-femme et obstétricien ?", s'interrogent-ils. "N'y a-t-il pas contradiction à demander aux professions médicales une formation initiale et continue, lourde, à attendre des tribunaux des sanctions en cas de complications et, à l'opposé, de demander soutien à une femme dont la seule formation est d'avoir accouché ?", interrogent le CNGOF et le CNSF.

S'il y a une "vraie question sur l'accouchement des femmes en France", notamment avec une insuffisance en nombre de sages-femmes et d'obstétriciens, ils n'estiment "pas utile de créer une nouvelle profession autour de la femme enceinte en charge du soutien du couple".

"En revanche, il paraît important que les équipes soient assez nombreuses pour avoir le temps d'entourer le jeune couple légitimement inquiet [...] La demande d'aide est réelle, on doit pouvoir y répondre avec des professionnels formés".

fb/co/APM polsan
redaction@apmnews.com


Communiqué des doulas de France

Les parents, les femmes ayant accouché, certains professionnels et l'association Doulas de France se prononcent pour la reconnaissance des doulas

Les parents expriment une demande d'un service à la personne spécifique à la grossesse et aux premiers temps du bébé. Ils témoignent d'un grand vide, non pas dans l'accompagnement médical mais dans la transmission qu'ils ne reçoivent plus par leur famille ou leurs amis. Cette demande existe, et elle trouvera de toutes façons des personnes pour y répondre. Certaines sages-femmes et d'autres équipes de professionnels de la petite enfance (PMI, psychologues, pédiatres...) soutiennent le travail des doulas, et font eux-même la demande de travailler en collaboration avec les doulas, y voyant un accompagnement complémentaire du leur. Ils demandent également à travailler avec des femmes ayant été formées dans l'esprit de la charte et du code d'éthique de l'association Doulas de France.
L'association Doulas de France travaille à une reconnnaissance pour que cet accompagnement soit complémentaire du travail des équipes et réponde aux demandes des interressés, en respectant une éthique.
Elle soutient le travail des sages-femmes et s'est proposée à de nombreuses reprises pour soutenir les demandes de créations de nouveaux postes de sages-femmes. Doulas de France rappelle qu'en Grande-Bretagne où il y a 2 fois plus de sages-femmes pour le même nombre de parturientes, il y a 100 fois plus de doulas qui travaillent en harmonie avec les professionnels.

Les doulas créent leur emploi, s'intègrent dans le cadre du service à la personne que veut développer le gouvernement. Elles adaptent leurs tarifs aux revenus des parents. Elles ne se présentent pas comme des professionnels de santé mais comme des aides de vie, au même titre que des nourrices, femmes de ménage, soutien à la scolarité etc..

Doulas de France regrette que les CNOSF n'ait pas répondu à ses propositions de rencontre ni n'ait jamais souhaité discuter de leurs inquiétudes directement avec ses représentantes, afin de créer une formation qui réponde à la fois à ses inquiétudes et à la demande des parents.

Un commentaire de Cécile Loup, Présidente de l'Afar, sur la liste Re-Co-Naissances (message ici)

Tout cela est très clair :

1) Une sage-femme libérale a été mise en examen au pénal à cause du décès d'un bébé pendant le travail qui avait eu lieu dans la voiture ... Si cette jeune femme s'était rendue à l'hôpital plutôt que chez une SF libérale le bébé n'aurait pas survécu non plus vraisemblablement.

2) Jusqu'à présent les femmes alsaciennes qui allaient accoucher dans des maisons de naissance en Allemagne étaient remboursées sans problème (par le formulaire E111). C'est finit ! Une jeune mère vient de se le voir refusé au motif qu'elle a le même service dans sa région, ce qui est faux car il n'y aucune maison de naissance (ne pas confondre avec les "salles natures" !) en France. En outre ça coute 3 fois moins cher que l'hospitalisation, et c'était beaucoup plus près de chez elle.

3) Les CNGOF et CNOSF viennent de se prononcer contre le métier d'accompagnantes non médicales à la naissance.

C'est donc la guerre, la guerre à toutes les formes d'accompagnements et d'accouchements qui ne rentrent pas dans les standards des usines à bébés. C'est très simple, et ça sent franchement le roussi.

Concernant les doulas ou accompagnantes, les deux collèges mettent le doigts sur les possibilités de dérapage de certaines doulas, ce qui est possible en effet, et a même été déjà constaté. (Voir le dossier de l'AFAR)

Mais, mais, mais ... dans la majorité des cas les parents sont satisfaits de l'accompagnement, donc les dérapages sont minoritaires. Il n'y a jamais de dérapages de la part des médecins ou des SF peut-être ? Ah oui pardon, ceux-là sont légitimes bien sur, avec un beau diplome dessus.

Les doulas et accompagnantes existent parce que les parents les demandent. Ceci est un fait objectif. Il ne sert donc à rien de tirer à boulets rouges sur les doulas puisqu'elles répondent à un besoin de certains parents. La seule vrai question que les pros dument diplomés devraient se poser est : pourquoi certains parents ont-ils besoin d'une doula ?

Nous on connait la réponse : femmes réduites à des utérus sur pattes, à des pantins obéissants, laissées seules pendant la quasi-totalité du travail, avec pour seule réponse des injections de drogues pour pallier à la souffrance et à la stagnation du travail dont une bonne partie est en fait due à l'état de passivité et d'abandon dans laquelle les protocoles actuels les mettent. Il y un manque de moyens humains dans les maternités, certes. Mais pas seulement, il y aussi l'état d'esprit. Aux USA il n'y a pas de SF dans les hôpitaux, juste des infirmières. Mais dans beaucoup d'endroits les SF actuelles ne sont plus que des techniciennes de la naissance aussi. Elles n'accompagnent plus les femmes en couche, elles regardent le monito et passent pour poser des actes techniques. Ce n'est pas vrai de toutes les SF, mais c'est très fréquent.

Tant que le CNGOF et CNOSF continueront à s'aveugler sur la responsabilité des pratiques médicales actuelles dans la génèse de l'émergence des doulas, on arrivera nulle part. C'est certainement difficile de se remettre en cause, mais tout le monde y gagnerait beaucoup.

Cécile Loup
Présidente de l'AFAR

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23 octobre 2007

Une sage-femme dans la tourmente

IMG_0237Relai d'information :

Vous avez certainement entendu parler des sages-femmes de l'Hérault qui se sont vues interdire une salle de réunion par le Maire de Castries.

Parmi ces sages-femmes se trouvait Françoise Servent, sage-femme libérale pratiquant des accouchements à domicile depuis plusieurs années, qui fait l'objet d'une action en justice suite à la mort d'un nouveau né.

La maman, une amie de Françoise, est venue chez celle-ci pour des douleurs de fin de grossesse, trois semaines avant terme. Le travail a débuté dans la voiture et elle est arrivée chez Françoise avec le bébé prêt à sortir. Elle l'accueilli en plein hiver afin qu'elle n'accouche pas dehors. L'enfant était malheureusement déjà décédé. Le médecin légiste a conclu à une mort pendant le travail. Les parents n'ont pas porté plainte mais l'affaire a tout de même été portée aux tribunaux.

Depuis un an, l'histoire traîne, mais il y a peu le rapport d'expertise d'un expert sage-femme à Paris semble précipiter les choses. En effet, celui-ci déforme les propos de la sage-femme incriminée et a même relaté le contraire de ce qui a été mentionné lors de leur entretien.

Tout porte à croire que cette affaire n'est pas le jugement d'une professionnelle, mais bien celui de l'accouchement à domicile. On n'interroge très peu Françoise sur l'affaire, bien plus sur son matériel et ses méthodes alors qu'il est prouvé qu'elles n'ont pas entraînées la mort de l'enfant.

L'Hérault compte un grand nombre de médecins opposés à l'accouchement à domicile et aux sages-femmes libérales en général (voir pour cela l'interdiction d'ouvrir la Maison de Naissance, créé il y a quelques années). Françoise est la sage-femme qui réalise le plus d'accouchement à domicile dans la région Languedoc Roussillon (800 à l'heure actuelle avec un seul cas d'enfant mort né qui se trouve être notre affaire), c'est donc une cible parfaite. C'est certainement pour cette raison que l'on a fait pression sur le Maire de Castries pour qu'il n'accueille pas ses sages-femmes lors de cette réunion où Françoise devait donner des informations sur son travail.

Il est important que cette information soit transmise afin que nous  puissions l'aider, la soutenir et qui sait éviter qu'on l'empêche d'exercer... Ceci par respect pour le bonheur qu'elle a donné à tant de familles mais aussi pour éviter que l'affaire prenne une mauvaise tournure et fasse jurisprudence. C'est la liberté d'exercer des sages-femmes libérales et celle de choisir son accouchement qui sont remis en cause aujourd'hui.

Si vous avez des pistes pour sa défense, des idées d'action à mener grâce à vos contacts, les coordonnées de personnes ayant vécu une histoire similaire, où tout autre information qui pourrait lui être utile, vous pouvez la joindre directement :

sur cette adresse e-mail : soutienfrancoiseservent@hotmail.fr
ou par téléphone au 04.67.81.54.17 ou 04.67.99.09.37

Merci à tous pour votre attention.

Ndlr - pour aller plus loin :

http://www.naitrechezsoi.org
http://www.soutienaadfrancoiseservent.blog.fr

http://www.projetdenaissance.com/categorie-628996.html

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Faites sauter vos compteurs ce soir !

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1385.php

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21 octobre 2007

Allaitement, féminisme, liberté et compagnie

473644_56cbdQuestions :

Pourquoi les mères allaitantes rencontrent-elles tant de difficultés ? De la part de qui ?
Paradoxalement, la promotion de l'allaitement maternel ne risque-t-il pas d'avoir des effets pervers : culpabiliser les femmes qui n'allaitent pas ? 
L'allaitement maternel rend-il plus difficile le partage des soins à l'enfant entre père et mère ?
Comment réagissez-vous face aux attaques contre les droits des femmes venant de milieux extrémistes, cette volonté réactionnaire (pour le coup) de ramener la femme à son rôle traditionnel, contrôlé par les hommes ?

 

Mes réponses :

La promotion de l'allaitement maternel sert la santé des bébés en premier lieu. Et n'est ce déjà pas suffisant comme but ?
Quant à la culpabilité de n'avoir pas allaité, n'est-elle pas intrinsèque à celui qui la ressent face à des choix non assumés ? peut-on accuser les autres de sa propre culpabilité, de ne pas se sentir à l'aise d'avoir fait son choix ?
Il est un fait évident : les mamans "biberons" culpabiliseraient, et les mères qui allaitent, rarement...pourquoi ? Est ce seulement à cause du discours ambiant, vraiment ?

Personnellement, j'ai tellement entendu de propos contre l'allaitement, tellement subi de menaces (de prendre mon fils en néo-nat parce-qu'il perdait du poids) et de suggestions insistantes de sevrer (par exemple, sous peine de désordre psychique grave chez mon fils, rions un peu), tellement subi d'incompréhension et de discours du même type que cet article du Lyon Capitale, de suspicions de névroses, voire d'inceste en allaitant jusqu'au sevrage naturel, que je suis TRÈS TRES loin de penser que les discours sont en faveur de l'allaitement !
De même, j'ai du mal avec l'idée que les quelques rares mamans allaitantes qui prolongent l'allaitement après quelques mois aient assez de puissance pour stigmatiser et faire culpabiliser l'immense majorité des mamans françaises, celles qui n'allaitent pas ou n'allaitent que quelques semaines...les chiffres dans mon département ? 48 % d'allaitement à la naissance, 20 % après 1 mois, 10 % à trois et après...on ne les compte pas. Oui, j'ai beaucoup de mal à croire à l'oppression de la majorité par une minuscule minorité...la souris qui ferait peur à l'éléphant, quoi.

Dans la pratique, l'existence des "tours de lait" toujours en vigueur dans les maternités est suffisante pour comprendre une partie des difficultés des mamans dans l'allaitement (l'allaitement à beau être naturel, il n'est pas inné et doit être transmis), pourquoi elles sont si peu informées (hormis un laconique - et obligatoire puisque un discours contraire serait mensonger - "allaiter, c'est mieux"), si peu soutenues même en accouchant d'un grand prématuré qui ne peut consommer autre chose que du lait maternel (vécu avec la fille d'une amie née à 29 SA).

Questions intéressantes...mais qui démontrent clairement une certaine orientation que je connais bien : l'allaitement pourrait empêcher le père de s'occuper de son enfant (comme si les soins à un petit se résumaient au nourrissage !), et serait réservé aux mères au foyer forcément rétrogrades et influencées par un courant "ultra" (je ne sais pas quoi...), en gros celles qui n'ont pas grand chose à faire d'autre, quoi. Pourtant, nous allaitons en travaillant à l'extérieur ou à la maison (pour ma part, j'estime travailler 18h sur 24h à plusieurs projets dont d'eux d'envergure, mais sans rémunération).
Nous n'avons pas toutes un emploi "salarié" mais nous avons toutes du travail...certaines confient leur enfant à un tiers et gagnent de quoi payer ce tiers, et d'autres s'en occupent elles (ou eux)-mêmes faisant le travail de plusieurs de ces tiers à la fois ! Il ne s'agit pas d'un "retour" au foyer, mais d'un choix voulu et assumé, pour un laps de temps plus ou moins long afin de profiter du temps restreint de l'enfance de ces petits que nous mettons au monde, temps magique où l'enfant comme le parent grandissent en même temps, où tout se construit...temps savoureux des bonbons, des jolis mots, des douceurs, des yeux qui pétillent et des rires aux éclats.
C'est drôle, en écrivant, je me rends compte qu'on admire les hommes "pères au foyer", les "nouveaux pères", mais qu'on dénigre toujours autant les mamans...toujours coupables, les mères. Prophétie adamesque oblige. Et ça perdure, malgré une société dite "moderne".
Pourtant, mon mari (artisan), dit volontiers que s'il embauchait, il prendrait une maman de plusieurs enfants, tant il faut d'énergie, d'endurance, de confiance en soi et en la vie...y a qu'à voir combien ont besoin de laisser leurs enfants pour "souffler" (y compris en allant travailler à l'extérieur !)...combien de personnes se sentent réellement "capables" de s'en occuper à temps plein, de vivre avec au long cours.

Quant au féminisme, je considère que le droit de vivre sa féminité comme on l'entend est une revendication qui en découle. La mienne comprend l'utilisation de toutes les possibilités de mon corps, en aucune façon "contrôlé par les hommes" qui sont au contraire parfois contre l'allaitement par méconnaissance, difficulté de positionnement et / ou jalousie (des amis ont obligé leurs compagnes au sevrage, quelques mois avant leur séparation...l'encouragement au sevrage étant un symptôme fort de difficultés dans le couple, d'un rapport conflictuel qui se focalise sur le sevrage qui ne résout rien pourtant).
Vivre la maternité sur le mode parental qui me correspond est la plus importante de mes libertés, ainsi que la plus fondamentale. L'homme que j'ai choisi pour partager ma vie n'a jamais eu besoin de donner un bib pour se sentir père, ni eu l'envie de me jalouser dans ma personnalité et ce que j'offre à mes enfants. Il lave, soigne, lange, berce, porte, rendort...à sa manière, selon sa personnalité et ce qu'il a à offrir ; tout ce qu'un papa peut faire, hormis nourrir les quelques premiers mois, tâche symbolique qui semble avoir tant d'importance que ça en devient ridicule.

Je répète que ce n'est pas pour rien que les pays les plus évolués en matière de féminisme sont aussi ceux qui ont un fort taux d'allaitement, qui plus est "long".
Le non allaitement ne serait-il pas au contraire, un dictat posé par l'Homme sur le corps des femmes pour qu'elles n'en disposent pas à leur guise ? (sans parler des considérations économiques sous-jacentes...).
Qui des femmes allaitantes de celles qui "n'osent pas" sont le plus libérées, d'après vous ? quels sont les vrais motifs au non allaitement ?
Ecoutez les parler ; entendez derrière les arguments du partage des biberons, de "l'égalité homme / femme" (position que j'avais adolescente, alors nourrie d'une certaine rancoeur envers le premier homme de ma vie), ceux qui viennent après : la gêne, la honte, la peur, la douleur, le dégout (certaines y voyant un acte sexuel - j'ai une collègue qui m'a, un jour de grande tolérance élégante, lancé qu'il était "hors de question qu'elle se fasse suc** les seins par son enfant"), la difficulté, l'ignorance, l'impossibilité du corps à corps avec leur bébé et d'envisager la proximité ainsi que sa prolongation au-delà de quelques jours ; tout un monde de souffrances et de peurs, de gêne, d'obligations et de soumission à une société soi-disant libératrice mais qui impose sa loi.
Souvent, les premières sont accusées d'être exhibitionnistes, de "montrer leurs seins", alors qu'en même temps, on leur reproche exactement le contraire : de prôner pour un retour en arrière, d'être anti-féministes ! alors exhibitionnistes s'assumant et libres ou enfermées chez elles et contrôlées par les hommes ? faudrait savoir !

L'évolution du féminisme ne serait-il pas d'être vraiment libres, libres et informées, pour faire des choix en pleine conscience, pour être et faire ce que nous voulons, en harmonie avec nos compagnons et nos enfants ?
Quand l'allaitement sera présenté sous l'angle de la santé, de l'écologie, de la liberté d'action (on peut aller partout avec un bébé allaité et porté contre soi !), de la liberté d'être (mère qui danse avec les loups ou contre), il perdra ses considérations pseudo-intellectuelles et philosophiques (très occidentales !) et redeviendra ce qu'il est et restera : la possibilité de nourrir son enfant avec le lait qui lui est le plus adapté (non, je ne fais pas culpabiliser, mais j'appelle un chat un chat) avec les organes nous disposons à cet effet.

On y trouvera peut-être au passage un regain d'énergie animale, et nous nous sentirons plus reliés à la Terre, à ce monde dont nous ne sommes que les mammifères les plus intelligents (à ce qu'on dit :-)) mais loin d'être les plus doués pour la vie. La "mammiféritude" a cela de magique : elle permet de ne pas être définies de l'extérieur par des concepts qui servent à nous enfermer dans des petites cases...."être femme", "être mère", "devenir femme / mère" se vit de l'intérieur, se ressent, se savoure. Ce ne sont plus des "rôles" mais des vécus...plus des définitions vides dont certain( e) chechent le sens toute leur vie mais un mode de vie adopté, intégré et assumé.

Comment je vis les critiques ? ça fait quelques années que je chausse mes oreilles de girafe et que j'ai appris à plaindre ceux qui les formulent, tant ce que j'ai découvert grâce à l'allaitement leur semble étranger. Tant l'agressivité subie parfois sert à masquer le manque de confiance et la culpabilité...des sentiments que, justement, j'ai vu s'éloigner petit à petit avec bonheur.
Oh, parfois, je me mets en colère, oui. Parce-que ça me révolte et que ne rien dire, ne pas lutter, c'est accepter. Alors je lutte, je n'accepte pas, et je continue...à allaiter.

Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)

PS : aujourd'hui, j'ai cantonné mon mari à son "rôle traditionnel"...fiston avait envie de jouer au rugby, ils ont fait des plaquages et des tirs pendant un long moment, aidés joyeusement d'une petite fille qui allait d'eux à moi...tranquillement assise (pour une fois) sur le bord du terrain en train de lire un merveilleux petit livre. Parce-que voyez-vous, moi les plaquages et les tirs entre les poteaux, c'est pas mon truc...quitte à passer pour une rétrograde qui cantonne son homme dans son "rôle traditionnel"...c'est chouette un papa qui s'occupe longuement de ses enfants, non ? (vu leurs sourires et leurs joues rosies du plaisir de jouer, ça avait l'air) ; alors pourquoi quand c'est la maman qui le fait dit-on d'elle qu'elle accepte d'être cantonnée dans son rôle traditionnel de femme ?
Et puis, d'abord, qu'est ce que c'est " le rôle traditionnel des femmes contrôlé par les hommes" aujourd'hui qu'une soumission a remplacé une autre ? moi, je connais seulement celui que j'ai choisi...

Posté par materner à 20:14 - allaitement - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Grande tétée (suite bis)

b_b_quitete2L'article paru dans un journal lyonnais et dont il a été fait mention en commentaires m'a profondément écoeurée : ici

Il a d'ailleurs soulevé un nombre impressionnant de commentaires.

Je partage avec vous les miens, afin que l'OBSCURANTISME AUTOUR DE L'ALLAITEMENT RECULE EN FRANCE, que le regard change sur cet acte finalement libérateur de tellement d'entraves (en n'allaitant pas, on se soumet à bien plus de diktats qu'en allaitant ! ce n'est pas par hasard que les pays où on allaite le plus soient ceux les plus libérés, les plus démocratiques, les plus "responsables" et à la pointe de l'écologie),  parce-que nous devons refuser d'être ainsi salies :

Quelle honte que de lire de soi-disant "articles" tels que celui-ci ! (-)
Ca parle de sexe (pour parler poli) à tous les coins de rue, d'objets, de films, de "libertinage" en toute simplicité et dans tous les médias ; ça ne voit pas les comportements équivoques, et les strings (même sur des papas) sur la plage, mais ça se choque d'une maman qui allaite, soi-disant "exhibitionniste" et "montrant ses seins" (croyez-vous vraiment que ce soit le but ?) ?
Au passage, on n'a vraiment rien à envier à un certain puritanisme américain que pourtant on méprise ici allègrement. (-)

Je ne répèterai pas tous les arguments déjà dits (en faveur de l'allaitement) mais j'en ajoute un : à une heure où la pollution et la surconsommation deviennent un problème majeur dans notre société, allaiter mes deux enfants jusqu'au sevrage naturel (et en travaillant pour le premier s'il vous plaît !) m'a permis de n'avoir jamais acheté aucun lait artificiel. C'est donc un geste que j'intègre complètement dans l'écologie et la déconsommation.
Sans compter qu'à eux deux, mes enfants (7 et 3 ans) cumulent une vingtaine de visites chez le docteur (dont les obligatoires) et n'ont pris que très peu de médicaments. Toujours ça de gagné pour leur santé et la sécu. On peut s'en ficher complètement et faire d'autres choix, mais on assume et SURTOUT, on ne tire pas à boulets rouges sur ceux qui font autrement et...qui l'assument aussi sans se cacher (ce que vous appelez de l'exhibitionnisme, comme si on vivait dans un pays d'Ayatollah !) et sans "rester à la maison", parce-que au cas où vous ne le sauriez pas, allaiter permet aussi de nourrir son enfant partout.

Tiens, on va faire un pari : celui ou celle qui a rédigé l'article n'a pas d'enfant allaité...et n'y connait rien. Pire, il ou elle n'a pas d'enfant tout court... Pourquoi en parler alors ? comment pondre un article digne de ce nom quand on ne connait rien au sujet ? "avant de juger ton frère, marches 7 lunes dans ses souliers"

Continuons en décryptant le titre de l'article...donc "montrer l'allaitement" c'est "montrer ses seins" ? n'est ce pas un peu réducteur ? et le terme "réac", que faut-il en penser ? Rappelons, de plus, que la Leche League n'est pour rien dans cette manifestation...et que les mamans (de tous horizons !) qui y trouvent du soutien sont bien contentes, car par défaut, il n'y a personne pour elles.
Merci de ne pas entâcher de considérations religieuses hors de propos le travail formidable que font les bénévoles reprenant un travail que personne ne veut faire ici. Merci pour le cours de français et de journalisme (-).
Personnellement (mais chacun son avis, hein ?), jamais je ne pourrais descendre ainsi un mouvement qui se veut rassembleur et voulant faire avancer les choses sur un sujet qui me tient à coeur...ce serait de l'auto-dénigrement ! et le "travail" pour faire accepter l'allaitement maternel en France (ce pays soi-disant si avancé, si libre !) est tellement dur, tellement entravé par les mentalités d'arrière-garde médicale, de gros sous (un bébé allaité ça ne rapporte à personne, hein ?) ou post-féministes ; il y a tellement de souffrances dans l'absence de soutien à l'allaitement maternel, tellement de mamans qui pleurent parce-qu'elles n'ont aucun aide et n'y connaissent rien, qu'écrire de tels articles ne peut qu'amener du grain à moudre à ceux qui déjà tapent dur sur ces mamans qui bien sûr sont accusées de toutes sortes de maux : "réac", "catholiques", "mères au foyer assignées à la maison", ou "exhibant leurs seins". Ajoutons-y une autre : "écolo" :-)
En tant que mère allaitante, jamais, je n'aurais pu taper sur mes "soeurs" d'allaitement, et sur leurs bébés ainsi. Je suis navrée que nous soyons si en retard sur bien des pays pour qui l'allaitement coule de source, si j'ose dire. Parfois, j'ai même honte d'être française, je vous l'avoue, tant les discours sont rétrogrades, dégradants, réactionnaires, limités, liberticides, et peu empathiques.
Plus grave à l'heure actuelle, ils sont anti-écologiques.

A une commentatrice qui m'accuse de vouloir rendre aveugle toout le monde
(Article médiocre sur le fond, peut-être, mais très bien rédigé. Faut arrêter deux secondes l'acharnement ! Là ça devient gratuit et bien plus méprisant, au final, que l'article lui même. Comme le disait si bien Gandhi "oeil pour oeil finira par rendre le monde aveugle". A bon entendeur...) : Sauf que pris au premier sens, le véritable, cette phrase biblique encourage à se défendre sans se venger...à rendre exactement ce qui a été fait, mais pas plus :-) en somme, ne pas être dans la surenchère, mais dans la justice. Et il est normal de se défendre, même pour Gandhi qui n'a pas été en reste, loin de là.
Ne pas accepter l'insulte et la salissure est le moins que l'on puisse faire pour justement éviter la soumission...terreau fertile des sujets "bien plus graves" comme vous dites dans notre chère France.
Au-delà, il y a un devoir de lutter contre une désinformation polluante, surtout quand elle émane du journalisme, sensé être informatif et neutre, et non l'énoncé subjectif d'avis personnel.

Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)

Posté par materner à 12:17 - allaitement - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

Réduire le nombre d'être humains pour réduire la pollution ?

189752_e8bS'il y a bien une idée écologiste - et la seule - qui me dérange, c'est celle que j'ai quelquefois entendue  et qui commence à se propager : "nous sommes trop nombreux sur la planète, il faut cesser de faire des enfants, ou au maximum en avoir deux".

Faux débat !

Sur le site du film documentaire "le Premier Cri", Gilles de Maistre explique en quelques mots (chapitre "tout un monde de naissances") pourquoi cette position est absurde..absurde parce-qu'en ne s'attachant qu'au nombre d'humains qui consomment et polluent, on dévie le sujet et on regarde moins comment ils consomment et comment ils polluent, car le monde occidental - le moins peuplé rappelons-le - est aussi le plus grand pollueur...la pollution globale et la surconsommation, ça n'a donc rien à voir avec le nombre d'humains sur terre.
Personnellement, j'ai deux enfants et en souhaite d'autres...ils sont allaités de manière à ce que jamais je n'ai eu à acheter une boite de lait ; nourris de manière à ce qu'ils consomment le moins possible de produits raffinés ou "tout prêts" ; langés avec des couches lavables ; nettoyés avec du savon d'Alep et du liniment que je fabrique moi-même ; leurs vêtements sont au maximum de deuxième main (écologie du vêtement)...idem pour leurs parents, et la maison qui ne comprend aucun produit chimique depuis quelques années (je fabrique aussi nos produits d'entretien avec des produits naturels).
Nous essayons aussi de nous soigner de façon la plus naturelle possible.
Nous nous nourrissons de produits biologiques, du jardin, sinon sur le marché ou au magasin bio, ou chez nos voisins agriculteurs et éleveurs ; nous compostons pratiquement tous nos déchets alimentaires, et recyclons une grande partie de nos déchets (nous n'avons plus qu'un sac poubelle de 50 L par semaine à jeter malgré les 12 repas par jour). Je réduis au maximum nos déplacements en les rationnalisant au mieux, et nous faisons beaucoup de vélo et de marche à pied.
Bientôt, nous aurons des toilettes sèches et un chauffage géothermique...ben, quand tout le monde fera cela, y a fort à parier qu'on nous bassinera un peu moins avec le nombre d'humains sur la planète :coucou:   

Sinon, comme je suis jeune et non concernée, je propose l'euthanasie des plus de 70 ans  :P (vous savez, ceux qui coûtent et ne rapportent plus grand chose)...en général, ça fait déchanter les vieux briscards qui n'ont pas eu d'enfant (ou rien qu'un) et qui me balancent cette ânerie, plus pour se voir justifier dans leur choix que par réel souci écologique (humble avis). Ce serait pourtant logique, à défaut d'être humain, puisque le nombre d'humains en progression résulte autant du nombre de naissances que du recul de la mortalité et de la prolongation de la vie en Occident.

Bon, je rigole, mais jaune  :sarcastic:

Quant aux solutions envisagées pour réduire le nombre d'enfants par femmes dans les pays sous-développés, il y en a une naturelle et dont on ne parle jamais (devinez les solutions les plus fréquemment avancées, des plus lambda aux plus écoeurantes) : l'allaitement maternel exclusif, celui qui bloque la possibilité de procréer.
Mais faudrait que Nest** et consorts cessent de se parer des habits de sauveur de la famine et de distribuer des doses de lait qui vont être diluées dans de l'eau pourrie...faudrait qu'ils renoncent à ce futur "gros marché", et qu'on s'occupe plutôt de nourrir les mamans. Elles pourraient, alors à nouveau, nourrir leur bébé de leurs propres ressources tout en bloquant leur système reproductif (je rappelle qu'au temps où l'allaitement jusqu'au sevrage naturel était de mise en France, l'écart entre enfants d'une même famille étaient d'au moins 3 à 4 ans).

"les 5,5 milliards d'humains des pays pauvres ont un impact plus faible sur la planète que le 1 milliard des pays riches"
Gilles de Maistre.

Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)

 

Posté par materner à 15:45 - Environnement - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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