27 septembre 2008
"Fausse" sage-femme : le communiqué du CIANE
Le décès d'un bébé en Ariège ouvre la chasse aux sorcières
Communiqué du CIANE du 24/09/08 (http://www.ciane.info/article-23098552.html)
Les médias se sont largement faits l'écho d'un drame qui s'est déroulé
récemment en Ariège.
D'après les premiers compte-rendus et communiqués
publiés, une personne, se prétendant sage-femme ou doula selon les
versions, aurait réalisé plusieurs accouchements dont l'un au moins
s'est conclu sur le décès du bébé. Le CIANE (Collectif interassociatif
autour de la naissance ; http://ciane.naissance.asso.fr ) ne peut que
déplorer la mort d'un enfant ; il demande que la lumière soit faite,
dans le respect du principe de la présomption d'innocence, sur la
situation et les compétences de la personne qui a assisté cet
accouchement et sur les circonstances qui ont amené un tel dénouement :
divers éléments recueillis plus récemment semblent montrer que cette
affaire est moins tranchée qu'il n'y paraissait de prime abord, et que
la personne mise en cause avait bien une qualification de sage-femme
obtenue aux Etats-Unis.
En tout état de cause, le CIANE s'étonne de
l'exploitation qui est faite de cet événement dramatique en vue de
stigmatiser certains professionnels ou certaines pratiques. Certains
s'en sont saisis pour mettre en cause explicitement ou implicitement
les doulas, alors que la personne incriminée n'est pas une doula et que
les doulas n'ont pas vocation à assurer la surveillance médicale de
l'accouchement.
D'autres l'utilisent pour dénoncer la supposée
insécurité de l'accouchement à domicile. Or les exemples étrangers le
montrent, l'accouchement à domicile pratiqué par des sages-femmes
compétentes et dans le cadre d'une organisation coordonnée des soins
est une alternative sûre à l'accouchement en milieu hospitalier. En
Grande-Bretagne, le Collège Royal des Sages Femmes (RCM) et le Collège
Royal des Obstétriciens et des Gynécologues (RCOG) ont déclaré en avril
2007 qu'ils "soutiennent l'offre de services de naissance à domicile
pour les femmes présentant un faible risque de complications. Si ce
service est proposé par des sages-femmes qui s'engagent à ce type de
pratique dans la continuité des schémas de soins et qui sont
convenablement soutenues, alors les résultats ont toutes les chances
d'être optimaux". (1) En France, bien qu'aucune étude de grande ampleur
n'ait été menée sur les accouchements à domicile, les données
disponibles (2) font état de chiffres très satisfaisants. Au vu de
l'évolution constatée dans d'autres pays, dont la Grande-Bretagne est
l'exemple le plus abouti, ce n'est donc pas la pratique de
l'accouchement à domicile qui est à remettre en cause sur le territoire
français, mais le fait que les sages-femmes souhaitant le pratiquer ne
sont pas soutenues par les pouvoirs publics et que l'organisation du
système de soins ne prend pas en compte ces accouchements. Le
traitement de l'affaire ariégeoise est un exemple de plus de la manière
dont, au lieu d'essayer d'y répondre, on ignore ou caricature les
souhaits et demandes des futurs parents qui ne trouvent pas leur
satisfaction dans une offre de soins hypermédicalisée.
26 septembre 2008
L'égoïsme des enfants en question : ah bon ?
Un petit encart, page 32 du tout dernier "Psychologies Magazine", me laisse perplexe.
Selon une étude récente, l'altruisme apparaitrait vers 7-8 ans...l'égoïsme prévaudrait jusqu'à 4 ans, (NB : l'utilisation du conditionnel relève de ma volonté) et l'indifférence aux autres jusqu'à 5-6 ans. Rien que ça !!
Mais alors...que faisait mon fils quand il partageait tous ses bonbons à l'école à 3 ans (non, il n'était pas racketté, rassurez-vous), quand il allait consoler un camarade en pleurs à 4 ans, quand il pensait toujours à la part des autres en se servant ? que fait-il quand il plaint un enfant bousculé sous ses yeux ? et que fait ma fille quand elle court apporter sa serviette à chaque personne sortant de notre piscine, quand elle refuse que je lui offre quelque chose s'il n'y a rien pour son frère, quand elle fait bien attention à laisser aux autres une part de gâteau, ou à partager son chocolat, quand elle est toute triste pour son amie opérée d'une saleté, quand elle applaudit de joie lorsqu'on envoie un cadeau à ses cousines, qu'on fait les magasins pour trouver un petit coeur à envoyer à une amie à qui elle pense très fort, quand elle s'interroge TOUJOURS sur la raison des pleurs d'un enfant et se plante devant ses parents, les yeux interrogateurs ? ils sont "indifférents" ? ils "ne se soucient que d'eux mêmes" ? HEIN ?
La première phrase de l'encart souligne : "le souci de l'autre n'est pas inné".
J'y aurais ajouté, pour ma part: "vu la façon dont nous sommes éduqués dans notre société".
Car je crois vraiment que le souci de l'autre est inné, oui, tant qu'il n'est pas découragé. Mais que peut ressentir un enfant qu'on laisse pleurer "pour son bien" ou "pour qu'il fasse ses poumons" ? que le souci de l'autre n'est visiblement pas une priorité ici-bas. Ainsi, il lui faudra plusieurs années pour se "rééduquer" à force de commentaires aigres sur son soi-disant égoïsme de la part de ceux qui le lui ont fait acquérir.
Eh oui, je crois, à l'inverse, que c'est l'égoïsme qui n'est pas inné après avoir constaté la spontanéité de certains enfants dans leur élan envers les autres. Je crois que le tout-petit acquiert l'égoïsme quand ses besoins affectifs passent après ceux de son entourage... et que ceux qui ont pu donner libre cours à leur générosité et altruisme depuis leur naissance en perdent un (tout petit) peu en grandissant et en constatant que nombreux sont ceux qui en profitent, s'en moquent, se moquent, tant cette valeur est dévoyée et méconnue de certains comme ils éprouvent parfois un peu de lassitude à dire "bonjour" ou "excusez-moi" vu le peu de personnes qui leur répondent ou leur accordent la pareille (et, en particulier les adultes) ! des enfants qui ne manquent pas de s'interroger, en grandissant, sur l'absence de réciprocité..
Donc, la profane que je suis à constaté tout le contraire, voyez.
Ce qu'aurait dû se demander cette étude, avant de conclure en généralisant l'égoïsme à la petite enfance, c'est quelles étaient les valeurs et les "méthodes" éducatives employées sur les enfants étudiés... ?
On notera de plus que seuls 45% (!) ont envie d'être généreux vers 7-8 ans...ce qui est peu, je trouve ! mais sans doute, est-ce à l'image du monde que nous créons ? Et ce type d'études, d'article (qui aurait,pu, tout de même, prendre du recul et utiliser le conditionnel et non l'indicatif), ce type de conclusions n'arrangeront rien...car dès lors qu'on y accorde du crédit, il est facile de se convaincre qu'il faut "mater" et "dresser" ces petits monstres d'égoïsme qui naissent centrés sur eux sans foi ni loi, n'est ce pas ? Je l'entends si souvent...
Pascale
Maman de Théo (8 ans) et de Roxane ( 4ans).
22 septembre 2008
AAD : vaut mieux être sourd que d'entendre tant de bêtises...
Les passions, haines, rancoeurs et divers intérêts (!) se déchainent suite à la triste affaire de l'Ariège où un bébé né à domicile a trouvé la mort début septembre quelques heures après sa naissance.
Si vous n'avez pas encore été inondé, voici quelques articles de la très prolixe Dépêche sur le sujet :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/09/21/476787-Castillon-Questions-sur-un-accouchement-qui-vire-au-drame.html
http://www.ladepeche.fr/article/2008/09/20/476659-Castillon-La-fausse-sage-femme-est-une-illuminee.html
Outre l'indécence de certains propos, le non-respect attristant du deuil de ce bébé, quelques questions méritent d'être posées à défaut d'être clairement exposées dans ces articles :
- sommes-nous assurés que ce bébé aurait survécu s'il était né en maternité ?
- pourquoi ne faisons-nous pas autant de foin autour des mamans et des bébés qui décèdent chaque année ( d'après ce document de l'OCDE Grossesse: 9 mamans pour 100 000 naissances et ...10 bébés pour 1000 grossesses ! en 2002) à la maternité en France (rappelons que notre "score" en la matière est extrêmement médiocre pour un pays occidental) ?
- pourquoi nos voisins européens comme les Pays-Bas et la Grande-Bretagne soutiennent-ils autant ce choix s'il est aussi dangereux et "réservé aux bobos illuminés" ?
HEIN ?
Qui servent ces propos outranciès ? Palme d'or à ces médecins qui ne savent pas, visiblement, que l'accouchement à domicile est un droit pratiqué ("Aujourd'hui les sages-femmes diplômées travaillant en libéral ne font plus d'accouchement à domicile") pour 1% des naissances, à l'exagération ridicule des chiffres destinés à faire peur (« Dans 70 % des cas, les accouchements se passent bien. Cela dit, les
30 % restant peuvent être dramatiques si la maman n'est pas suivie par
des professionnels de l'accouchement dans un hôpital.") et la catégorisation vite-fait bien-fait des parents qui souhaitent mettre au monde leurs enfants chez eux (Dr Claude LEVY : "Bien sûr. On l'entend de manière récurrente. Cela
correspond à un certain type de population et un profil psychologique
particulier. Il y a d'abord les bobos, les adeptes du retour à la
nature, une nature qui serait parfaite… Et puis il y a le profil des
personnes qui ont très peur de la médecine, manifestent des angoisses
de mort ; pour elles, aller à l'hôpital signifie être malade. Je dirais
enfin que des personnels soignants encouragent ces femmes à accoucher à
domicile, pour moi, ils sont condamnables car ils veulent jouer aux
apprentis sorciers).
Eh bien, me voilà de nouveau habillée pour l'hiver, parée de jolis couleurs : illuminée, criminelle, psychotique, bobo, adepte du retour à la nature-que-je-crois-parfaite...en bref, une débile qui a les moyens et eux des sages parfaits (y à qu'à voir un peu : ici et là).
Allez, pour nous mettre un peu de baume dans les oreilles, quelques mots ECLAIRES de Paul Cesbron sur le sujet, vrai sage homme et gynécologue obstétricien de son état à Creil :
« … Nous vivons une période de transition. Après une médicalisation systématique et réglementée de toute grossesse et accouchement, liée aux limites de nos connaissances, à une volonté de bien faire et par conséquent de tout prévenir, aboutissant malheureusement à une redoutable et destructrice obsession sécuritaire, nous pouvons désormais modifier profondément les pratiques obstétricales.
Le temps est arrivé de permettre aux futurs parents et à leur bébé embarqué pour la Terre de devenir les acteurs principaux, accompagnés de la première professionnelle de la naissance.
Mettre au monde son bébé chez soi ne devrait plus, dans un bref délai, faire l’objet de polémiques. Il ne s’agit nullement d’une régression médicale liée à des nostalgies écologiques, mais à l’inverse d’une véritable avancée.
Nous avons appris à reconnaitre avec précision ce qui est pathologique de ce qui ne l’est pas.
Dans ce cas, le plus fréquent, l’accouchement et l’accueil de l’enfant ne nécessitent aucune aide médicamenteuse ou instrumentale, mais l’accompagnement savant d’une professionnelle connaissant cette femme, ce couple, depuis de longs mois. Ensemble, ils ont décidé des conditions les plus souhaitables de la mise au monde de cet enfant.
Tout ou presque a été pensé, pesé, préparé, et s’il le faut une maternité hospitalière du réseau de périnatalité local- qui soutient le travail de cette sage-femme, connaît le dossier car il aura fait l’objet d’une évaluation collective- accueillera ces parents à tout moment.
Il est aujourd’hui inacceptable de refuser sans raison médicale précise, à une femme le souhaitant, d’accueillir son enfant à son domicile.
Une telle attitude autoritaire, infondée, attentatoire à la liberté des individus, est source de pathologie.
Ce couple n’est ni ignorant, ni irresponsable. Il est maître de son histoire et nous apprend, si nous l’avons oublié, que cette liberté est garante d’eutocie[1].
Peut-on douter que la qualité de l’accueil de l’enfant est ce qu’on peut lui offrir de meilleur alors qu’il nous fait lui-même le cadeau d’arriver sur Terre ?
Nous savons aussi que l’intimité respectée de cette femme et de ce couple est un des facteurs les plus favorables à la réussite de cet évènement… »
« Un bel avenir pour nos bébés » Tiré du « Le livre blanc de la Périnatalité » - Spirale – 2007 (p.25-26)
https://www.cairn.info/revue-spirale-2007-1-p-19.htm
Précisions très IMPORTANTES : la femme qui a accompagné l'accouchemeNt de ce couple et qui est mise en examen n'est ni "DOULA" ni " FAUSSE-sage-femme". C'est en fait une sage-femme DIPLOMEE aux USA avec 37 ans d'expérience, venue s'installer en France. Ce n'est pas parce-qu'elle n'est pas inscrite à l'Ordre des SF françaises qu'elle est pour autant "FAUSSE"...ah, et c'est une spécialiste de la naissace dans l'eau (traduit par "naissance dans l'eau froide" dans les journaux !)... Bel exemple de (dés)information et de journalisme très très approximatif, n'est-ce pas ? Et puis tant qu'à faire, tapons au passage sur les doulas qui commençaient à faire grincer des dents en France (alors qu'elles sont reconnues aux USA depuis 20 ans).
Pascale, maman de Théo (8 ans) et de Roxane (4 ans)
16 septembre 2008
La France signe ENFIN l'appel contre la violence éducative
"Et pourtant le visite de Mme
Morano ce 10 septembre 2008 restera dans l’Histoire puisque la ministre
au nom de la France a signé l’Appel à en terminer avec les châtiments
corporels lancé par le Conseil de l’Europe."
La suite ici
Enfiiiiiiiiiin !
Dingue...personne n'en a parlé, il me semble ?!
Pascale,
maman de Théo (8 ans) et Roxane (4 ans)
Laits pour bébé frelatés
Relais d'information :
S'il n'y a qu'une SEULE raison à donner en faveur de l'allaitement maternel, c'est la SANTE des bébés...car aucun lait maternel, même issu d'un organisme maternel pollué, ne sera JAMAIS aussi nocif que cela.
Le lait maternel, PARCE-QU'ILS LE VALENT BIEN EUX AUSSI.
Pascale
On peut tous être le super héros de quelqu'un...
Du 15 au 21 septembre, semaine de mobilisation pour le don de moelle osseuse : les malades ont besoin de « Super-héros » .
« Super-héros », c’est ce que représente un donneur de moelle osseuse pour un patient qui a besoin d’une greffe. Car il détient le pouvoir de sauver la vie de ce patient.
Chacun de nous peut devenir le « Super-héros » d’un malade .
Le recrutement de volontaires au don de moelle osseuse doit s’intensifier très rapidement :
Aujourd’hui, près de 2 000 malades sont « candidats » à la greffe de moelle osseuse. Malheureusement, un grand nombre d’entre eux ne trouvera pas de greffon, faute de donneurs compatibles et plus particulièrement les personnes dont le typage HLA est rare. En effet, un malade a une chance sur un million de trouver un donneur compatible.
Chaque nouvelle personne inscrite sur le registre représente donc une chance supplémentaire pour un malade de trouver LEUR donneur.
Chaque donneur est unique et plus il y a aura d’inscriptions sur le registre, plus la chance de trouver un donneur compatible pour le malade sera grande.
En outre, la compatibilité entre deux personnes est rare, il est donc indispensable de diversifier le registre avec des donneurs de toutes origines représentant la diversité de la population française.
Nous devons tous nous sentir concernés.
Les malades ont besoin de chacun d’entre nous.
Pour devenir donneur de moelle osseuse, il faut remplir trois conditions :
• Etre en parfaite santé ;
• Avoir plus de 18 ans et moins de 50 ans lors de l’inscription, même si l’on peut ensuite donner jusqu’à 60 ans ;
• Accepter de répondre à un entretien médical et de faire une prise de sang.
Pour se procurer la demande d'inscription sur le Registre français des donneurs de moelle osseuse et un document d'information :
www.dondemoelleosseuse.fr
n°vert : 0 800 20 22 24