05 décembre 2008
"Marianne" n'a pas peur du ridicule
Après avoir descendu en flêche et ridiculisé les "nouveaux" parents éco-citoyens qui tentent autant qu'ils peuvent de créer un autre monde, un autre environnement, pour leurs enfants, Marianne a eu le toupet de signer un "Une" très provocatrice pour qui s'est senti extrêmement insulté par la teneur du "dossier-de-m****-Quand l'écologie-renvoie-les-femmes-à-la-maison" : "Un autre monde, chiche ?"....ce n'est pas en crachant sur ceux qui ont commencé depuis plusieurs années à le créer, ce nouveau monde, qu'ils vont gagner en crédibilité chez "Marianne".
A mourir de rire, ou à pleurer, c'est comme vous voulez.
Pascale
26 novembre 2008
Faux message de santé : vrai pub déguisée ?
Vous avez peut-être vu ou entendu une publicité qui inonde nos ondes et nos écrans depuis quelques jours incitant les français à manger plus de féculents.
Si non, lisez ici.
Ce genre de campagne me laisse perplexe. Pour 3 raisons.
La première, c'est qu'on sait que les français se passent de plus en plus de légumes et de fruits...s'ils ne mangent pas non plus assez de féculents, que mangent-ils alors ?! et pourquoi grossissent-ils autant alors ? d'où doute sur la véracité des chiffres avancés pour justifier cette campagne.
La deuxième, c'est que j'ai, dans mon entourage, une personne nouvellement diagnostiquée diabétique de type 2. Elle doit donc surveiller de très près son alimentation et notamment son apport en sucres (tous, quels qu'ils soient) et en graisses. Parmi les préconisations alimentaires reçues, on trouve la consommation de féculents en très petite quantité (style 2 cuillères à soupe de pâtes ou de riz cuit, ou 1 tranche de pain !) et absolument pas à tous les repas ! et quand on sait que le nombre de diabétiques de type 2 explose en France, et qu'il touche de plus en plus d'enfants jeunes, on doute là encore de la pertinence de cette campagne.
La troisième, c'est que j'ai pu vérifier sur moi la grossière erreur alimentaire que représente cette croyance au besoin de féculents à chaque repas. J'y ai cru longtemps...et oui ; parce-que je croyais que "l'équilibre alimentaire" - très important pour moi - se faisait sur chaque repas ! Ca m'a valu 20 kg de trop sur la balance ; 20 kg pris tout doucement en 12 ans. En mars dernier, après quelques lectures ciblées (dont l'inestimable "4 groupes sanguins, 4 modes alimentaires" du Dr d'Adamo où j'ai appris que le métabolisme du Groupe O - NB : environ la moitié de la population mondiale quand même - était bloqué par les féculents et plus particulièrement le blé, créant de toutes pièces l'insulinorésistance du pancréas), j'ai eu un déclic. J'ai pratiquement éliminé tout le blé de mon alimentation (entendez que je consomme de l'épeautre 2 ou 3 fois par semaine maxi) pour privilégier quelques cuillères à soupe de riz, de quinoa et d'avoine et pas à tous les repas loin de là...résultat ? j'ai littéralement "fondu" et sans souffrance : 12 kg depuis mars ! alors, moi "DES FÉCULENTS POUR MAIGRIR", je n'en veux pas.
Méfiance donc sur ces messages de santé totalement erronés. On se demande bien à qui ils servent vraiment d'ailleurs ? serait-ce que l'augmentation du prix du blé a fait chuter la consommation de pâtes ?
Pascale
maman de Théo (8 ans) et de Roxane (4 ans)
A priori et clichés : "Marianne" fait fort !
Le Journal "Marianne" a mis à sa Une 3 articles de fort mauvais goût, ramassis de clichés et d'a priori cauchemardesques.
Si vous avez l'occasion, lisez le dossier "Polémique, quand l'écologie renvoie les femmes dans leurs foyers"
J'ai saisi la possibilité de faire une réponse "lecteur". Je partage avec vous le contenu :
"Quelle déception !!! Oui, quelle déception que de lire de mon journal "d'opposition" préféré, soi-disant anti-conformiste, tant d'inepties, de raccourcis, d'amalgames de bas étage ! Moi qui m'étiquette volontiers créative culturelle (au fait, connaissez-vous au moins ? ), me voilà étiquetée bobonne à la maison, dégénérée avec 100 ans de retard, esclave de mes enfants et écolo-débile renvoyée dans ses foyers.
La mère de famille "renvoyée dans son foyer" par elle-même (moi, donc !) a arrêté pour son plus grand bonheur (et soulagement) un boulot dont elle était l'esclave depuis 14 ans, la serpillière à s'essuyer, entendez une secrétaire de direction, de celle qui prépare les dossiers pour les "grands chefs" mais fait aussi le café pour 35h payées à 1100 euros nets par mois, alors qu'elle effectue en réalité bien plus...s'il y a quelque chose qui renvoie les femmes dans leur foyer, ce n'est pas l'écologie, Messieurs, mais l'envie d'autre chose que ce semi-esclavage avec bébé largué à la crêche 9h par jour et des journées de 19h sans s'arrêter (oui, oui, parce-que en matière d'avancée, les hommes et le partage des tâches, ce n'est toujours pas ça hein !).
OUI, j'ai allaité plusieurs années ; OUI, j'ai accouché à domicile, et ce fut absolument magique (ne vous en déplaise, l'accouchement n'est pas toujours une énorme boucherie à subir, on peut CHOISIR autre chose, parce-qu'on n'est pas que des victimes...). OUI, j'ai arrêté de travailler pour ma deuxième enfant par libre choix et j'en ai savouré chaque minute pendant 3 ans. OUI, j'ai utilisé des couches lavables parce-que rejeter une tonne de déchets souillés et non dégradables par enfant pour 75 euros par mois environ ça me dérange vraiment (et ça devrait déranger tout le monde, surtout ceux qui aujourd'hui aident les mamans démunies à acheter ces couches et ce lait industriel à prix d'or alors que des solutions bien moins onéreuses existent).
MAIS, MAIS, MAIS, loin de me renvoyer en arrière, ces décisions prises LIBREMENT, m'ont rendu ma LIBERTE d'ÊTRE, DE PENSER, D'AGIR comme je l'entends. Ces choix m'ont permis de sortir d'un certain conformisme sociétal, de la "normopathie" ambiante, de me sentir plus FORTE que jamais....c'est ainsi que j'ai eu le courage de me lancer dans un travail indépendant, ce que je m'étais interdit d'envisager jusqu'à ce que je fasse sauter les chaines et les verrous...Mon congé parental ? il m'a servi de tremplin pour réfléchir à une autre vie possible et me lancer dans une formation de reconversion qui a ajourd'hui abouti alors que ma dernière vient de fêter ses 4 ans. J'ai 38 ans et j'ai opéré un tournant à 380° dans ma vie professionnelle avec succés, et OUI, je le dois à mes enfants et au chemin qu'ils m'ont faire faire à leurs côtés, à la sensibilité qu'ils m'ont apportée. Je le dois à ma réfléxion sur le maternage, l'allaitement, le portage, le parentage proximal, l'éducation respectueuse...être utile socialement, tout en continuant à être présente pour eux et oeuvrer à mon échelle pour la protection de la planète, voilà mon idéal atteint désormais.
NON, être une femme aujourd'hui, n'équivaut pas à "être comme un homme" ou à envier ses prérogatives. Je revendique au contraire de me libérer de toutes ces normes qui nous entravent. Le féminisme à la BADINTER n'est plus, et nous n'en voulons plus. Il est dépassé, et arriéré. Elisabeth n'a jamais été, de son propre aveu, une mère très maternelle, et c'est son problème (tout comme ses relations avec sa fille, qui rejette son féminisme, et on la comprend !). Mais bon sang, qu'elle laisse celles qui le sont plus qu'elle tout en s'épanouissant dans la vie, être des êtres sensées et dignes d'intelligence ! le nouveau féminisme oeuvre pour que chaque femme ait LE CHOIX DE FAIRE DE SA VIE CE QU'ELLE VEUT, quels que soient ses choix. Ce féminisme-là aime vraiment les femmes ; ce n'est pas seulement une revanche sur l'homme et l'envie de lui voler son pouvoir. Un féminisme qui enferme la femme dans des normes sociales n'oeuvre pas pour la femme mais pour son maintien en cage...à l'image de ce qu'ont fait les hommes depuis des millénaires ! un pouvoir qui remplace un autre pouvoir en somme.
Et c'est la femme désormais TRAVAILLEUR INDÉPENDANT (voyez si je l'ai "payé cher" comme vous dites !)), toujours MAMAN très heureuse de deux adorables enfants, toujours ECOLO très très convaincue mais pas BOBO qui vous le dit...
Franchement, vous valez vraiment mieux que ces articles hyper-conformistes, remplis d'a priori et de clichés, qui véhiculent des poncifs éculés et vieillots...n'est pas moderne anti-conformiste qui croit l'être, hein...
Pascale, lectrice extrêmement déçue
PS : si vous voulez faire un vrai sujet de société, penchez-vous un peu sur les mamans qui comme moi. "arrêtent leur travail" après la naissance de leurs enfants. Vous verrez que la plupart souffraient dans leurs anciens emplois et que c'est la raison principale de leur arrêt mais aussi que contrairement à l'image d'arriérées fainéantes que laissent sous-entendre ceux qui émettent ces avis (probablement parce-qu'ils sont incapables d'en faire autant...), beaucoup assument ces différents choix tout en travaillant d'arrache-pied !...dans mon entourage amical, nous sommes désormais 5 sur 9 à avoir quitté nos boulots...oh pas pour élever des chèvres dans le Larzac, pour servir Dieu-le-Père à la maison, ou pour être "l'esclave d'allaitement" de leurs enfants (quoique entre payer un lait inadapté à prix d'or à Nestlé et autres consorts et allaiter, il y aurait largement à regarder de quel côté est l'esclavage !) mais pour être travailleurs indépendants, artisans ou chefs d'entreprises. Vous serez sans doute surpris de constater que c'est tout le contraire de votre sombre (et très inexact) tableau qui se profile...nous ne le payons pas "cher" et bien au contraire (surtout si je me souviens bien des tronches de 6 pieds de long que je croisais à mon travail chaque matin, de ceux qui inlassablement vont déprimer 30 ou 40 ans en priant pour que leur retraite arrive...BEURK) !. Et tiens, allez un peu voir sur WIKI ce que sont les créatifs culturels, vous vous coucherez moins bêtes, et nous pondrez des articles un peu plus fins et plus intelligents.
Pour écrire à Marianne : lecteurs@journal-marianne.com
29 octobre 2008
La réalité de l'aide sociale en France
Il m'arrive parfois d'entendre d'amers râleurs s'insurger contre l'aide sociale. Il paraîtrait même que certains "se la coulent douce" sans bosser, vivant sur le dos de la société, de ceux qui travaillent.
J'ai, dans mon ancien emploi, eu maintes fois l'occasion de constater que rien n'était plus faux, et que les profiteurs ne sont pas là où on le croit volontiers, parce-que ça nous arrange bien. Ainsi, j'ai, à chaque fois que j'ai pu, souligné que non, on ne vivait pas "bien" ni "confortablement" avec les aides sociales, sachant pertinemment que les plafonds de ressources sont très bas et qu'on ne peut pas cumuler "plein d'aides" ; qu'il fallait soit,ne jamais avoir vécu ces situations-là, soit avoir "oublié" pour dire tant ces âneries.
Aujourd'hui, j'ai un exemple concret à partager qui illustrera bien mon coup de gueule contre cette croyance erronée, et indique pourquoi il y a tant de gens qui font la queue depuis hier pour s'inscrire aux Restos du Coeur.
C'est une amie ulcérée qui me raconte cette histoire : Ii vient d'arrêter son artisanat, après 22 ans de dur labeur à 15h par jour ; son activité périclitant d'année en année, il a dû déposer le bilan. Il n'a droit à rien, aucune allocation assédic, parce-qu'il était "à son compte". Sa compagne en reconversion professionnelle touche 32,03 par jour (soit 992 euros maxi les mois à 31 jours). Ils ont deux enfants en bas âge, ce qui leur ouvre droit à 120 euros d'allocations familiales et 350 euros d'aide au logement. Ils ont donc, en tout, pour vivre à quatre 1462 euros par mois.
Avant-hier, le papa accablé demande un RDV avec une assistante sociale...qui lui confirme qu'il n'a pas droit au RMI parce-que sa compagne "gagne trop", que 900 euros pour une famille de 4, c'est le plafond...
Le tout accompagné de trèèèès judicieux conseils : supprimer les mutuelles, supprimer la ligne de téléphone et internet (29,90 euros tout compris - super pour trouver du boulot, hein ?), vendre sa voiture pourtant payée entièrement depuis 5 ans (re !), vendre sa maison (parce-qu'elle estime que le couple peut trouver des loyers moins chers que leur crédit de 600 euros par mois à l'heure actuelle et que vendre une maison en ce moment est le mieux à faire ?). Le papa souligne qu'il y a la cuve de fioul à remplir pour l'hiver, l'alimentaire chaque mois, des habits, des chaussures pour les enfants de temps en temps....rien, rien à faire, les textes et barêmes sont sous les yeux. L'assistante sociale est très jeune et sans enfants....peut-elle vraiment comprendre la réalité du budget d'une famille, la douleur de ne pas avoir de quoi nourrir et habiller ses enfants (remarquez, "z'ont qu'à pas en faire", hein ?). Il repart perplexe, en se demandant comment c'est possible, lui qui a parfois cru les râleurs dont je parle plus haut, et en comprenant pourquoi tant de gens, en France, vont aux Restos du Coeur pour manger, et pourquoi, de plus en plus, ils ne vont pas se soigner après avoir renoncé à leur mutuelle...
Pascale
maman de Théo (8 ans) et de Roxane (4 ans)
21 février 2008
Le "système à la française"...
Député-Maire et rémunéré pour, il propose une Commission de lutte contre les fraudes...en touchant l'Assédic indûment ! Gérard Gaudron, Maire d'Aulnay-Sous-Bois, a été épinglé hier par le Canard Enchaîné qui a levé le lièvre :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36242
Je veux bien parier une chose avec vous : si j'oublie de pointer à la fin du mois, je perdrais immédiatement mes malheureux 900 euros auxquels j'ai droit tout à fait légalement, moi...
Bien sûr, le malheureux crie à l'honnêteté et à la Kabbale politique, et depuis la sortie du scandale, il a été défendu par les Assédic, qui ne peuvent certainement pas expliquer qu'elles aient été aussi "négligentes" et peu regardantes avec ce Député...qui soit, n'a pas pointé...soit a pointé...donc, en toute connaissance de cause.
Bien sûr, on peut lui accorder le bénéfice du doute...ce que je regrette, c'est que ce soit justement le proposeur d'une Commission de lutte contre les fraudes qui soit ainsi éclaboussé. Et ce n'est pas la première fois que je remarque que l'arroseur est arrosé...peut-être pour mieux cacher qu'il se mouille, se parant de vertus qui le rendraient insoupçonnable ?
Jusqu'à quand allons-nous supporter l'hypocrisie vertueuse des politiciens qui nous dirigent ?
Pascale
maman de Théo et de Roxane
15 décembre 2007
"Les tabous de la vie....."
http://programmes.france2.fr/tabous/index.php?numsite=157&page=article&id_article=304&id_rubrique=158
L'allaitement dit "tardif" est abordé à 1h49 minutes environ.
J’ai “survolé” l’émission mercredi soir, en sachant pertinemment ce qui m’attendait comme discours....Malheureusement, c’est une constante en France que de considérer l’allaitement après 6 mois (et a fortiori jusqu’au sevrage naturel ! ) comme une déviance folle de la mère qui ne “pourrait pas se séparer de son enfant” ; il y a quelques années, j’avais entendu ce cher Marcel Rufo à la radio dire qu’il lui arrivait de faire un signalement au Juge des enfants pour un allaitement après 2 ans (c’est le fameux monsieur qui préconise que les “seins de maman redeviennent des jouets pour le papa dès 4 mois”).
Mon premier obstétricien m’avait “annoncé” que je déglinguais psychologiquement mon fils et l’empêcherait certainement de prendre sa place de grand frère parce-qu’il tétait encore à 18 mois, époque où j’ai eu envie d’un autre enfant. Ca m’avait franchement fait rigoler dans son bureau ; comme je lisais un livre de Nathalie Roques dans sa salle d’attente, il a lui la préface et m’a lancé “vous serez peut-être la première à me prouver que j’ai tort”. Quelle orgueilleuse assurance, n'est ce pas ?
Franchement, ça vole tellement bas, c’est tellement ridicule, que je ne me sens même plus salie par de telles paroles proférées par des andouilles qui n’y connaissent pas grand’ chose et se permettent d’émettre un jugement sur une expérience qu’aucun n’a vécu ni dans sa chair ni dans son couple.
Ou quand le maternage distal et la société de consommation dès le plus jeune âge ont encore de belles années devant eux, encouragés par "les professionnels" sous prétexte de santé de l'enfant...ce sont les industriels de l'agroalimentaire qui se frottent les mains, hein ? parce-que quand on persuade une maman que ses enfants sont bien mieux nourris par des nourritures artificielles payantes que par ce qu'elle produit gratuitement, c'est toujours des petits consommateurs de gagnés, futurs ingurgitateurs résignés de médicaments pour "faire passer" ces aliments non adaptés à leur système digestif de petit humain.
On pourra me marteler tout ce qu'on veut sur la politique de prévention de l'obésité, le diabète et les maladies des français, tant qu'on ne commencera pas par faire taire ces discours aberrants (interdits - et ridicules - dans d'autres pays) sur les mères allaitantes au long cours, je ne croirais pas à un réel souci de la santé publique.
Tant que personne n'aura le courage de casser l'influence des labos et industries, et les préjugés des "professionnels" vilains apôtres, il n'y aura pas d'espoir d'amélioration (les statistiques de santé sur les 10 dernières années sont là pour le prouver).
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
26 octobre 2007
Nos soeurs congolaises massacrées par milliers
http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=8925
Quand de tels messages arrivent sous mes yeux, j'en sors toujours bouleversée...et avec un terrible sentiment d'impuissance et d'injustice. L'horreur dans toute sa splendeur.
Le moins qu'on puisse faire, c'est de diffuser l'information...et de ne pas oublier qu'il y a encore énormément de chemin à faire.
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
15 octobre 2007
Des bébés sur commande
Dans le Monde d'aujourd'hui (rubrique "pratique") : http://abonnes.lemonde.fr/web/tstitres/0,26-0,45-0,0.html
Les enfants ne naissent plus le dimanche...
"Où sont passés les bébés du dimanche ? ", s'interroge le chercheur Alexander Lerchl. Au terme de deux études menées en Suisse et en Allemagne et récemment publiées dans la revue Naturwissenschaften, ce professeur de biologie à l'université Jacobs de Brême (Allemagne) souligne que de moins en moins de naissances ont lieu le week-end.
Quelque trois millions de naissances survenues en Suisse entre 1969 et 2005 ont fait l'objet d'une analyse statistique. Résultat : près de cent mille enfants de moins sont nés le samedi ou le dimanche que ce qui était attendu. Même constatation en Allemagne, où, sur l'année 2003, les naissances le week-end ont diminué en moyenne de 15 %.
Cette tendance, indique le chercheur, est liée à la hausse du nombre de césariennes et d'accouchements déclenchés. Ainsi, tout se passe comme si les pratiques médicales et les contraintes financières du secteur public hospitalier dictaient de plus en plus " comment et quand les bébés naissent ".
Alala..."bébé commandé, fabriqué en 9 mois et quelques, livraison programmée en semaine, prendre rendez-vous avec les livreurs pour l'extraction et la réception".
Rappelons les sages (mais tristes) paroles du Professeur Malinas (Gynécologue obstréticien) : "L'obstétrique traditionnelle consiste à surveiller un phénomène physiologique en se tenant prêt à intervenir à tous les instants. L'obstétrique moderne consiste à perturber le dit phénomène de telle sorte que l'intervention devienne indispensable à l'heure exacte où le personnel est disponible."
Et tellement éloigné des convictions d'un honorable Monsieur rencontré et écouté en conférence samedi dernier à Rodez, Max Ploquin, dont les films d'accouchement m'ont profondément bouleversée.
Merci Max pour ce petit bout d'éternité passé à vos côtés, merci à l'Association "le Cordon" qui oeuvre depuis tant d'années en Aveyron et plante des petites graines dans les consciences et les coeurs.
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
06 octobre 2007
Le grand n'importe quoi du jour
La palme est décernée à Christian Gérondeau, Président de l'Automobiles Club de France (sic !), qui sort un soi-disant pavé dans la marre : "l'écologie, la grande arnaque" (http://www.lecri.fr/Christian-Gerondeau-president-de.html)
Après les hallucinations d'un dégraisseur de mammouth bien connu (Claude Allègre), voilà une nouvelle diatribe propre à me donner des boutons...voyez plutôt quelques exemples des déclarations de ce monsieur sur l'antenne de RMC Info à 13h aujourd'hui :
"ça ne sert à rien de réduire la vitesse sur route pour limiter la production de CO2, parce-que 1) les centrales à charbon polluent beaucoup plus que les voitures 2) les chinois construisent une centrale à charbon par semaine. Conclusion : c'est comme vider un océan à la petite cuillère."
Logique...pourquoi réduire les sources de pollution diverses puisqu'il y a toujours une plus grande source, hein ? et puis, pourquoi ferions-nous des efforts puisque d'autres polluent ?
"une voiture moderne ne pollue presque plus. Il faut encourager l'achat de voitures neuves et le remplacement du parc automobiles"
ah oui ? on se demande qui ça arrange le plus ?
"il est impossible de réduire l'usage de la voiture ! vous imaginez une maman amener ses enfants à pied à l'école ? vous l'avez déjà fait, vous, de marcher avec un bambin de chaque côté ? c'est impensable".
hum...sur quelle planète vivez-vous M. Gérondeau ? pas la mienne, on dirait. Mais il ne faudrait pas oublier trop vite que vous êtes un des représentants du lobby automobiles en France...que vous vivez à Paris, et que forcément, ça limite votre horizon sur les pauvres mamans que nous sommes, incapables d'initier des enfants à utiliser leurs jambes sur plus de quelques mètres (pour information, ma fille de 3 ans marche 3 ou 4 kilomètres, et son grand frère de 7 ans plus d'une dizaine, sans problèmes).
"1000 kw produits à l'éolienne coûte 22 euros, contre 5 euros en nucléaire : voilà le coût du délire des écologistes".
En effet, c'est un argument de poids !
"la pollution la plus grave n'est pas celle des automobiles, mais des intérieurs des habitations".
C'est pour cela qu'à chaque pic de pollution au CO2 dans les grandes villes, il y a une forte augmentation des décès ? Ce doit être à cause des moquettes !
Le livre sort, à point nommé, dira-t-on, pour le Grenelle de l'environnement...surtout ne pas bousculer trop fort les petits pépères bien installés dans une vie de consommation énergétique effrénée "à l'occidentale" ; surtout pointer la responsabilité des pays émergents (elles ont bon dos la Chine et l'Inde...qui ne font que nous imiter pourtant) pour se dédouaner de la nôtre.
"C'est pas notre faute, c'est la faute à l'autre ; regardez, ils polluent plus que nous, alors pourquoi on ferait des efforts ?"...et gnia, gnia, gnia, gnia.
Attitude puérile pour de grands gamins irresponsables.
Est ce parce-que leur vie est derrière eux qu'ils se fichent aussi royalement des conséquences de leurs actes et modes de vie ?
Ou parce-que ce type de livres répond à l'angoisse grandissante et paralysante de ceux qui savent bien au fond d'eux qu'ils faudraient qu'ils modifient quelque chose à leur vie, mais dont le confort prime ? il est effectivement difficile de prendre conscience sans agir ; sans actions concrètes et significatives, on ne peut que s'enfoncer dans la culpabilité (inconsciente) et la peur (retournée en colère contre les écologistes).
Merci, MM. Gérondeau et Allègre, de rassurer ceux qui ne peuvent pas changer leurs regards ni se remettre en question, pauvres martyrisés des écologistes archaïques autant que révolutionnaires...peut-être consommeront-ils moins d'anti-dépresseurs grâce à vous ? et puis, ouf, l'industrie, le commerce et les emplois seront sauvés !
Et félicitations, au fait, je suis sûre que vos livres sont des petits jack-pots. Ils sont nombreux ceux qui vont se délecter de vos écrits, préférant douter que réfléchir, palabrer qu'agir, rire des écologistes plutôt que se moquer d'eux-mêmes, pauvres pantins modernes.
Mais ils sont moins nombreux que nous.
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans) dont l'avenir est entre nos mains