22 janvier 2008
S'occuper de bébé...
en tout simplicité ;-p
Pascale
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
07 novembre 2007
Bébés version écolo
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-975149,0.html
Quand je vous le disais...hier des hurluberlues rétrogrades, aujourd'hui très "tendance"...demain, d'avant-garde ? :-)
Il est étonnant de constater combien cette nouvelle génération de femmes, de mères, surprend encore...pourtant, le mouvement existe depuis bien des années maintenant...pour une fois, les médias sont en retard de quelques encablures :-) Cela viendra pourtant, j'en suis sûre.
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
25 juillet 2007
On continue les photos de stars porteuses
Non, non, vous n'êtes pas sur un blog "people", mais un peu de légèreté ne fait pas de mal hein ?
Arf, ce n'est pas avec ça que je vais être moins fan :-)
eh oui, j'avoue être complètement gaga de ce grand gaillard hollywoodien typique depuis "Et au milieu coule une rivière", puis "légendes d'automne", puis "rencontre avec Joe Black", "l'armée des 12 singes" et "fight club", "spy game" et et et...le seul blond de la terre qui puisse me faire autant d'effet :-)
mon côté midinette, quoi :-)
Merci à Magali de m'avoir fait découvrir la photo :-)
Pascale,
maman de Théo et de Roxane
14 septembre 2006
L’endormissement en question
Ma mère accompagnait notre
endormissement. J’accompagne l’endormissement de mes enfants : je lis
une histoire au plus grand, après la douche et le lavage des dents,
avec sa soeur sur les genoux ou s’amusant à quelques centimètres.
Câlins, paroles d’amour, promesses, réassurance, souhaits de bonne
nuit. Puis je couche la plus petite : histoire et tétée, puis dépôt
dans son lit encore éveillée. Et je reste auprès d’elle pour
l’accompagner alors qu’elle glisse dans le sommeil.
Malgré la
fatigue ou la tension certains soirs (que j’explique alors), je n’ai
pas envie de faire autrement. Pas envie d’apprendre à mon enfant à
s’endormir dans la solitude d’une chambre noire et totalement
silencieuse, alors qu’il n’est pas encore prêt. Pas envie de lutter
s’il ne peut s’y résoudre, de fermer la chambre en le laissant pleurer.
Pas envie de l’obliger à utiliser un substitut à ma présence : doudou,
sucette ou biberon de lait longuement tété aux dépens de ses dents (car
le lait est naturellement sucré, vous le saviez ?).
Ces
substituts qui font dire fièrement aux parents « moi, le mien, il
s’endort seul », dans une inexacte vérité : leurs bébés s’endorment en
se passant d’une présence humaine, mais pas seuls, puisqu’ils ont
besoin, à l’instar des miens, d’un rituel qu’ils vont trouver tant bien
que mal, de sucer ou de tripoter quelque chose ! expliquez-moi la
différence entre prendre une tétée et sucer un biberon ou une sucette ?
le besoin exprimé est le même : celui du réconfort de la succion….mais
l’un est comblé par un être humain, l’autre par un objet. Le premier
savoure que maman reste auprès de lui, le deuxième s’en passe, il
s’habitue.
Je ne sais pas faire autrement d’ailleurs. Il m’est
inconcevable de poser un bébé sans l’accompagner dans son sommeil.
Probablement, parce-que je sens, je sais, que s’endormir dans les bras
de maman, contre son corps doux et odorant, et plus tard, empli de
l’assurance de sa présence après un bon moment passé avec elle,
peut-être avec sa main qui tient la nôtre ou effleure notre front, est
un des bonheurs les plus doux de la vie. Et des plus simples… c’est
pourtant si difficile à accorder dans nos contrées, où l’endormissement
et le sommeil solitaires sont les baromètres de l’aptitude parentale à
« bien élever son enfant »...
Aujourd’hui, j’ai le recul
nécessaire, grâce à mon expérience parentale, pour dire que je ne me
trompe pas. J’en ai entendu des conseils divers, éculés et ridicules
(pour ne pas dire criminels lorsqu’il s’agit de bébés de quelques
heures) sur le nécessaire apprentissage de la solitude ! je n’oublierai
pas cette amie éducatrice qui m’a affirmé avoir appris pendant ses
études que les enfants devaient dormir loin des parents parce-que «
c’était nécessaire pour l’apprentissage de la séparation
parents-enfants »…ce à quoi j’ai répondu que s’endormir, c’était déjà
se séparer ! et s’endormir paisiblement, c’est accepter la séparation.
Je sais que je ne me trompe pas. Mes enfants s’endorment facilement et paisiblement.
Mon
aîné s’endort seul (entendez : après notre moment ensemble) depuis ses
3 ans à sa demande (il arrive qu'il me renvoie de sa chambre en me
disant "bon, allez maman, je vais dormir") et ma fille glisse dans le
sommeil en quelques minutes, après sa tétée.
Ce sont des enfants
gais, et contrairement à ce qu’il m'est habituellement avancé comme
argument à la "nécessaire frustration de présence" , non dépendants de
moi, ni scotchés, ni indifférents…vivant leur vie d’enfant quoi.
Bien
sûr, cela nécessite que j’y consacre du temps chaque soir. Mais aussi,
que je ne les couche pas avant qu’ils ne montrent les signes
annonciateurs de sommeil évidents (ma fille commence même à réclamer «
dodo » depuis quelques semaines), sinon, c’est la bagarre assurée dont
témoigne tant de parents épuisés par des enfants qui ne « veulent
jamais se coucher ».
Et si je souhaite réguler ou moduler leurs
heures de coucher, je veille à ce qu’ils aient suffisamment d’activité
énergétivore (condition sine qua none ici pour que mes enfants soient
calmes) et surveille leur temps de repos quotidiens : il est évident
que quand ma fille se lève d’une sieste à 17h parce-qu’elle a fait la
grasse matinée et n’a pas pu se recoucher avant 15h, je ne vais pas la
coucher à la même heure que la veille où sa sieste s’est terminée à 15h
! de même, les jours où mon fils ne mettra pas le nez dehors pour cause
de mauvais temps, je serais indulgente s’il a du mal à s’endormir et
modulerais son heure de coucher, contrairement aux jours où il va faire
plusieurs km à pied ou nager plusieurs heures. Il m’est ainsi arrivé de
coucher le plus grand à 20h, harassé par une sortie scolaire et une
journée caniculaire, mais de garder ma fille sur mon dos pour arroser
le jardin à la tombée de la nuit, jusqu’à ce qu’elle ait besoin de son
lit. Ou de faire faire une longue ballade « préméditée » à ma
fille pour qu’elle puisse être assez fatiguée pour une sieste ni trop
précoce ni trop tardive, une bonne sieste dont la qualité va préparer
celle de son sommeil nocturne (en cas d’absence de sieste – déjà testé
– c’est la catastrophe).
Comme dans l’allaitement, pas de
montre, mais le respect de leurs besoins présumés, pressentis, ou
affichés. Est ce que je me couche, moi, quand je n’ai pas sommeil juste
« parce-que c’est l’heure » ? non.
Par contre, rien n’empêche que
je leur procure une rythme adéquat (par là, j’entends « équilibrant »
en fonction de la personnalité et des besoins de chacun) par la
régularité de leurs activités quotidiennes ! j’y veille aussi car je
pense que les repères temporels, tout comme la chronobiologie, sont
importants pour structurer une existence et apaiser les possibles
angoisses et perturbations que génèrent de trop grands flottements.
Cerise
sur la gâteau, cet accompagnement se transmet : mon mari peut endormir
les enfants lui aussi, en mon absence. Roxane se passe de tétée si je
ne suis pas là, tout comme son frère l’avait fait avant elle.
Petite devinette : qu’est ce que j’adore au moment de me coucher ?
Me
glisser et me lover contre mon mari, pardi. M’endormir contre lui est
un des merveilleux moments qu’il m’est donné de vivre chaque jour.
Pourquoi refuserais-je à mes enfants ce que je m’accorde avec bonheur ?
Justesse, souplesse, équilibre dans la réponse aux besoins de présence.
Un exemple du discours "psy" qui
culpabilise l'accompagnement du
sommeil, et épingle les besoins de présence de l'enfant comme un
conditionnement donné par le parent, ou une "mauvaise habitude", dans
le dernier numéro de "Vies de famlle" de la caf à une
maman dont la petite fille de 13 mois "ne s'endort pas pas si elle
n'est pas à côté d'elle".
E. Rigon, psychologue, lui répond : "le
sommeil de votre petite fille est conditionné par votre présence. Il
faut donc casser ce conditionnement ! Couchez-là, mettez-lui une petite
musique, éventuellement une veilleuse, restez quelques minutes avec
elle mais n'attendez pas qu'elle s'endorme. Bien sûr, au début, elle va
protester et pleurer. Mais tenez bon, on peut changer des habitudes en
quelques jours seulement !"
Ou comment culpabiliser les parents de
répondre aux besoins de présence en les accusant, non d'être des
parents attentifs et accompagnants, mais de créer une dépendance...un
comble :-( et la base du fossé entre ce que sentent intimement les
parents (sans oser se l'avouer souvent) et les sirènes accusatrices de
la psychologie de bazar à qui malheureusement les parents font
confiance en l'absence de repères hérités, de confiance en leur
ressenti et capacités, de capacité à entendre leur coeur de parent
pourtant si doué, d'autorisation d'écouter leurs enfants sous peine
d'être "de mauvais parents" qui ne préparent pas assez leurs enfants à
cette vie terrible qui les attend...
Et
comment font donc les peuples qui ne disposent pas de plusieurs
chambres par famille ? ceux qui dorment avec leurs enfants et les
allaitent sans se poser de questions nuit et jour jusqu’au sevrage
naturel ? ceux qui s'endorment avec eux et auprés d'eux à la nuit
tombée ? leurs enfants sont-ils plus déglingués que les nôtres ?
Oui,
j’y reviens toujours et encore, car il me semble essentiel de souligner
que nos normes ne sont pas « celles des humains » comme on voudrait
dogmatiquement nous le faire croire, mais celle de l’Occident
seulement…vous savez, ce monde où les enfants vont mieux qu’ailleurs.
Pascale,
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
08 septembre 2006
Ces plages pleines de cris, de pleurs et de menaces
Ce devrait être un lieu de joie, de jeux, de rires et de plaisirs partagés.
Pourtant, si on tend l’oreille (oui, moi, je la tends, car je m’éloigne des plages bondées), on entend tout autre chose : des pleurs, des cris, des hurlements, des disputes, des menaces, des chantages, des coups qui tombent.
Et on voit des pères jeter à l’eau glacée des garçons pour qu’ils soient forts les fils, pas des-mauviettes-qu’ont-peur-de-l’eau… des mères promettre glaces ou fessées, c’est selon pour se « faire obéir », et qui, de fait, alterne les deux promesses en 5 minutes, excédées mais coupables. Des grands frères hurler sur leurs petites sœurs parce-qu’elles ne sortent pas de l’eau illico, des oncles rire, goguenards, d’un petit tout bronzé en l’appelant « mon petit négro »….des tantes mielleuses distribuer sarcasmes et « petite princesse », des mamies contredire leur belle-fille « mais si, ce petit a froid » comme si elle seule « savait » et surtout pouvait mieux que la mère, des papies empêcher les enfants de sauter dans l’eau ou y jeter des cailloux (à croire que la mer n’est pas faite pour ça), des mères encore interdire une ballade sur les rochers minuscules alors que leurs petits crêvent d’envie de pêcher des petits crabes…
Que de violence.
Pascale
maman de Théo (05/07/00) et Roxane (31/07/04)
Ces bébés si seuls
Il m’arrive parfois d’imaginer l’arrivée d’extra-terrestres sur terre… des extra-terrestres façon « la belle verte »….de ceux qui se seraient éloignés de la Terre pour fuir une humanité plus très humaine et retrouver l’essence et le sel de leur existence, retrouver l’essentiel.
Je
me dis que s’ils atterrissaient dans un pays d’Occident, ils seraient
sûrement éberlués de voir tous nos bébés ou presque dans des petites
carrioles plus sophistiquées les unes que les autres : à 3 roues, à 4,
ergonomique, « tout terrain », spartiate, ultra-confortable pour bébé,
ou minimale pour le confort des parents…tout cela loin des bras
surtout, avec un minimum de contact physique. J’arrive souvent à me
détacher de la foule, à l’embrasser d’un œil « extérieur », à
m’extraire….et je ne vois que ces landeaux, que ces
poussettes…Partout !
Une obsession dirait ma mère…ingrate en plus,
puisque j’ai aussi une poussette achetée à prix d’or pour mon premier
bébé et que j’ai abondamment utilisée.
Oui, mais voilà.
J’ai goûté au plaisir du portage de mon bébé des heures, des journées, des mois, des après-midis, des promenades entières.
J’ai
goûté au bonheur de la porter sur mon ventre, alors qu’elle en était à
peine sortie, mes mains parcourant son dos arrondi dans l’écharpe comme
autrefois dans mon fort intérieur.
J’ai savouré l’aisance de satisfaire sa soif, sa faim, son besoin de téter immédiatement sans avoir à
interrompre mes activités, et sans me « déballer » devant des yeux pas
toujours gentils. J’ai aimé la facilité à m’occuper du plus grand, de
la maison de la cuisine sans avoir à la laisser seule, ou à pleurer.
J’ai apprécié de me déplacer, faire mes courses, me promener, aller à
l’école, à la plage sans m’encombrer d’une poussette qui bien que
prometteuse, ne roule jamais assez bien dans les chemins cabossés ou le
sable, ou n’est jamais assez petite pour se faufiler dans une boutique
sans accrocher un rayon ou esquiver les voitures malencontreusement
garées sur le trottoir. J’ai adoré transporter l’unique moyen de
locomotion et le lit super luxe de ma toute petite, pliée en quatre
dans mon sac ou à cheval sur mon épaule*.
Aujourd’hui,
j’aime toujours et encore avoir ma fille sur mon dos. Elle me parle
dans l’oreille, me caresse les cheveux et le dos, me fait des
multitudes de bisous. Elle s’y endort aussi, bercée par mes mouvements.
Bien sûr, elle y monte de moins en moins souvent, c’est qu’elle est
indépendante et vaillante, ma luciole. Elle marche de plus en plus, et
sur des distances époustouflantes pour un petit bout de 2 ans….faut
dire qu’elle n’a pas la poussette sous la main…alors, elle choisit soit
de monter sur mon dos, soit de marcher. Logique.
Mes vacances,
cette année, ont été ponctuées de deux surprises. L’une très agréable
et régénérante, l’autre dévastatrice pour mon moral.
Commençons
par la plus agréable : j’ai eu de nombreuses marques d’intérêt pour mon
portage. Beaucoup de mamans m’ont demandé comment je nouais mon
écharpe, parmi elles, un nombre majoritaire d’africaines qui ne
connaissaient que le « boubou qui écrase la poitrine ». Il y a eu aussi
ces deux jeunes garçons dans une file à la sandwicherie…j’ai été
étonnée que ça les intéresse autant !
Ma mauvaise surprise :
c’est le nombre de bébés laissés « seuls ». Que ce soit dans une
poussette ou un transat (qui ont fleuri sur la plage cette année – y
avait peut-être un magazine Famille-machin-chose qui vantait ses
avantages ?), j’ai vu beaucoup de bébés laissés seuls, parfois des
heures. A la piscine, sur la plage…bébé dort ou pas….papa et maman se
baignent, sans lui.
Dieu que j’ai souffert en regardant ce bébé de
6/7 mois laissé sur son transat au milieu des serviettes durant….1h30 !
sa famille – grande – était à l’eau. Bébé avait un chapeau, des
lunettes, un biberon immanquablement rempli de sirop comme je vois si
souvent à portée de main (à croire qu’on le pensait capable de se
servir tout seul pour siroter tranquille !). Ses frères et sœurs
passaient et repassaient sans un mot, ni geste. Son père sortait
parfois de l’eau en fumer une petite à 2 ou 3 m de lui…sa mère ? je
l’ai vue deux fois : elle est sortie de l’eau pour discuter devant lui,
debout….elle le regardait quelques secondes…il ne pleure pas ? tout va
bien alors, je continue. Je l’ai vue réagir aux bruits (et quel vacarme
sur une plage bondée), s’agiter en tous sens à plusieurs reprises,
manifester gêne, inconfort, mécontentement, sans que personne ne vienne
jamais le prendre ou lui parler…vous me direz, il ne pleurait pas,
c’est que donc tout allait bien ? mais non, ça n’allait pas ! de tout
son corps il appelait, mais personne n’a décodé son langage bien à lui.
Il ne hurlait pas certes…mais à quoi bon ? il a dû s’égosiller tant de
fois sans émouvoir personne qu’il SAIT très bien que ça ne sert à rien.
Il a fini par chouiner, sa mère s’est penchée sans s’arrêter de
discuter, sans même s’agenouiller devant son transat, a saisi le
biberon, le lui a fourré dans la bouche. C’est sûr, il ne pouvait que
pleurer de soif ou de faim….pas d’inconfort ni de solitude, ni d’ennui.
Il a englouti son sirop en digne bébé très potelé. Elle s’est relevée
et a continué à parler (et là, il faut qu’on m’explique en quoi un bébé
dans les bras, ça empêche de parler ? Je ne comprends pas, je ne
comprends rien….irrécupérable je crois)
Elle a fini par le prendre
dans les bras…au moment du départ. Elle l’a glissé dans un porte
bébé…il s’est mis à pleurer doucement en mordant ses poings. La
poitrine dénudée de maman laisse entrevoir que ce bébé avait, encore
récemment, été allaité….raison pour laquelle le contact contre la peau
de maman lui a laissé espérer le délice et le réconfort d’une tétée qui
l’aurait probablement fait somnoler. Mais non, maman ne veut plus,
maman parle à sa copine. Alors, bébé pleure doucement en continuant à
ronger ses poings…ce qui semble exaspérer maman. Peine perdue…et
intégrée dans le corps et l’âme d’un si petit être humain.
Je ne comprends pas, je ne comprends rien….irrécupérable je crois.
Pourquoi ce bébé, ces bébés, ne pourraient-ils pas s’amuser dans l’eau dans les bras de leurs parents ?
Ils
sont figés dans leurs transats ou leurs poussettes, comme des statues
(je dis des plantes vertes quand je suis en colère) qui ne peuvent pas
participer aux activités de la famille…pourquoi ? goûter aux joies de
l’eau dans les bras de maman, de papa…quoi de plus éveillant ?
Pas
besoin de mobiles hyper sophistiqués avec tout le tintouin qui
brille (si, si, j’ai vu des portiques sur la plage !), quand on a deux
bras, un cœur de parent, et la conviction qu’aucun objet ne peut
remplacer le contact humain ! Le plus injuste, c’est qu’un jour, il
leur sera reproché de ne pas « participer à la vie de famille », de
n’être « jamais contents d’être avec leurs parents », d’être égoïstes
ou « solitaires » parce-qu’ils préfèreront un écran de télé ou de
gameboy…les parents s’inquièteront, craindront peut-être une fugue, se
lamenteront que les « gosses, c’est ingrat, vous leur donnez tous, et
puis, ils vous tournent le dos », ou essaieront désespéremment de leur
faire aimer une famille qui pourtant n’avait de cesse de les laisser «
pour souffler » quand ils étaient bébés.
Je ne comprends pas, je ne comprends rien….irrécupérable je crois.
* à noter que l’écharpe sert aussi de pare-soleil dans la voiture, de tapis de sol, de couverture etc. !
Pascale,
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
01 juillet 2006
C'est encore mieux quand c'est dit comme ça...
Pourquoi les enfants connaissent-ils l’angoisse de séparation et la peur des étrangers ?
Beaucoup de signes témoignent que l’angoisse de séparation et la peur des étrangers sont des phénomènes normaux et sains, n’indiquant aucune déviance et n’ayant aucun caractère pathologique.
En fait, les parents devraient plutôt s’inquiéter de leur absence.
«
l’absence totale des deux réactions aurait des implications grandement
pathologiques et serait
représentative d’un développement anormal ou de
l’inexistence presque totale d’une relation mère-enfant normale »
(Benjamin, 1961 Journal of American Psychoanalytical Association).
La
preuve en est que les enfants élevés dans des institutions où le
personnel est insuffisant n’éprouvent pas d’angoisse de séparation ou
de peur des étrangers et acceptent n’importe quelle personne pour
s’occuper d’eux (Spitz 1951).
Les nourrissons ayant une mère
disponible, sensible à leurs signaux, et tolérante à l’égard de leur
comportement montraient un attachement très net et sans ambivalence à
leur mère dans un lieu étranger : ils l’utilisaient comme une base sure
à partir de laquelle ils s’aventuraient et partaient en exploration et
presque tous étaient angoissés quand elle sortait de la pièce et
s’agrippaient fortement à elle quand elle revenait. Les auteurs
(Ainsworth et coll. 1971) en concluent ; « ce type de relation
mère-nourrissons, qui s’accompagne de sensibilité maternelle, procède
d’un comportement normal et sain de l’enfant ».
Les enfants de cette
étude qui avaient reçu des soins maternels moins sensibles s’écartaient
de ce comportement habituel de plusieurs façons : « ceux, par ex, que
la mère avait tendance à rejeter et à ignorer, montraient peu de
dispositions, voire aucune, à la recherche de proximité, l’échange ou
le contact avec leur mère ». Ils ne montraient aucune angoisse quand
elle les laissait avec un inconnu et, quand elle revenait, ils
l’évitaient, ou l’ignoraient, ou semblaient l’accueillir tout en s’en
allant d’elle. La qualité de la relation mère-enfant affecte les signes
d’attachement que montre l’enfant. Un attachement fort et sans
équivoque est le fruit d’une relation profonde et privilégiée avec un
support maternel sensible.
Les enfants ont besoin d’entretenir une
relation continue et prévisible avec au moins 1 personne. La première
relation affectueuse servira de fondement à toute relation future. «
Même avec le meilleur substitut parental, quand un enfant s’est formé
un attachement à un support maternel, la séparation est dangereuse et
doit, autant que possible, être évitée ».
Une autre explication : la
théorie de la communication. L’enfant crée un langage avec ses parents.
Il préfère être avec des gens qui le connaissent et le comprennent.
C’est pour cette raison que la peur des étrangers et l’angoisse de
séparation déclinent après 18 mois, avec l’apparition du langage.
Il
y a, en outre, le fait que jusqu’à 18 mois environ, les enfants
n’ont pas la capacité de comprendre que leurs parents reviendront, même
si on le leur explique. Ils n’ont absolument aucun moyen de visualiser
un événement dans le futur et peu de notion du temps. « tout ce qu’il
peut savoir est que sa mère est partie. Et comme il n’est pas
autonome, qu’il ne peut pas fonctionner sans les soins d’un adulte
(soins qu’il reçoit de sa mère généralement), il y a de grandes chances
qu’il éprouve une douloureuse impression de manque et une sensation
confuse d’avoir perdu sa propre identité » (Leach 1976).
Ne pas
oublier non plus que nos ancêtres étaient menacés par de nombreux
prédateurs, et qu’il aurait été très dangereux que les jeunes
s’aventurent seuls au moment de se déplacer. C’est ainsi qu’un fort
attachement à la mère, accompagné de l’angoisse d’en être séparés, a
assuré leur survie.
Aletha Solter In « mon enfant comprend tout ».
Pour
répondre aux regards de travers et de suspicion sur ma fille et moi
alors qu'elle n'accepte pas d'être approchée, caressée, touchée,
interpellée par un inconnu qui "la trouve bien mignonne"...ou par des
gens qu'elle voit trop peu pour y être habituée.
Pour répondre
aux suggestions de la "laisser pour l'habituer" ou "la laisser pour
souffler"...et à l'interrogation soupçonneuse bien que muette devant le
refus virulent de mon absence.
Pour
clouer le bec à tous les faiseurs de leçons qui pensent qu'on doit
habituer le bébé à l'absence et aux repères mouvants, le forcer aux
contacts même quand il éprouve une terreur ou une répulsion évidente.
Pour le respect de nos enfants. Apprenons d’eux.
Pascale
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
28 mai 2006
Le concept du Continuum (1)
J'ai commencé la lecture de ce captivant livre, enfin traduit, et qui m'a été offert par deux généreuses amies pour mon anniversaire :-)
Je suis sûre que je vais avoir envie de vous faire partager quelques morceaux choisis.
Dont voici le premier :
"Je serai honteuse d'avouer aux Indiens que là d'où je viens, les mamans se sentent incapables d'élever leur enfant tant qu'elles n'ont pas lu les recommandations d'un homme qu'elles ne connaissent pas"
Jean Liedloff in "le concept du continuum : à la recherche du bonheur perdu"



