21 janvier 2008
10 ans...
10 ans,
10 ans aujourd'hui,
10 ans déjà depuis ce jour si bouleversant où j'étais allongée,
en attente d'être longuement opérée de mon pauvre foie malade,
10 ans déjà que l'on m'enlevait 60 % de ce vital organe,
sans savoir s'il pourrait "repartir", ni si les tumeurs n'étaient qu'hémorragiques ou bien cancéreuses,
10 ans depuis ce terrible jour,
débutant un long et douloureux périple
10 ans depuis qu'une partie de moi est morte,
certes, pour mieux renaître,
mais morte quand même
10 ans que ma vie en reste bouleversée,
10 ans que tout a changé,
10 ans que je ne veux plus m'embêter en futilités,
10 ans que j'ai retrouvé le goût de l'essentiel,
10 ans de conscience,
la Vie est précieuse, surtout ne pas la gâcher.
10 ans que j'ai arrêté de fumer,
pour ne pas perdre au nom du plaisir cette Vie qu'on venait de me sauver,
pour tenter de ne pas provoquer l'énoncé d'un diagnostic aussi terrifiant.
parce-que cela fait 10 ans que je sais, au fond de mes tripes, ce que l'on ressent...
10 ans que je ne peux retenir mes larmes
dès qu'un autre que moi l'entend à son tour
10 ans, débutés dans l'angoisse terrifiante de la maladie et de la mort,
10 ans prolongés par l'urgence de vivre,
plus haut, plus fort,
moins futile mais plus léger,
plus vrai, plus vivant et plus profond
10 ans après les longs mois de souffrance
10 ans de renouveau, de naissances, de renaissance,
10 ans d'énergie, de vitalité,
de force et de volonté,
mais aussi 10 ans de fragilité,
10 ans, qui ont tout changé.
Oui, 10 ans aujourd'hui.
(Pensées émues vers le Professeur Pradères, de l'hôpital Purpan de Toulouse)
Pascale,
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
12 janvier 2008
La lumière au coeur des moments difficiles
Il m'arrive souvent de critiquer et dénoncer ce qui ne me plait pas, et en particulier dans les domaines qui me tiennent le plus à coeur, comme la grossesse, l'accouchement et la Périnatalité.
Mais que seraient les critiques si elles n'étaient que négatives ? sans valeur. Savoir apprécier, reconnaître ce qui vaut d'être valorisé permet la critique juste, autorise la dénonciation.
Alors aujourd'hui, je tiens à rendre hommage à ceux qui m'ont accompagnée dans un moment extrêmement douloureux. A souligner combien il est précieux de pouvoir compter sur l'aide, l'amour, la présence de tous ses proches, mais aussi la compétence, l'humanité et la compassion d'une équipe médicale.
Aujourd'hui, et pour la troisième fois de ma vie, j'ai perdu le bébé que je portais.
Malgré l’éventualité bien présente à mon esprit, j’espérais tellement...nous étions si heureux.
Bref, c’est la vie dans ses tumultes parfois difficiles ; heureusement que Théo et Roxane, si lumineux et tellement présents, sont là pour contrecarrer l’impression douloureuse de la vie qui se refuse à nous malgré toute notre volonté et l’amour que nous avons encore à multiplier.
Contrairement à ce que j'avais souhaité en mars dernier (attendre l'expulsion naturelle), j'ai décidé de rentrer en clinique pour une aspiration après que l'échographie ait montré que bébé ne vivait plus. Je ne supportais pas l'idée d'attendre à nouveau 3 semaines. Trop dur, trop long, trop difficile à vivre, y compris pour mon entourage dont les deux plus petits membres en avaient été assez secoués puisque présents au moment.
Qu'elles sont difficiles à vivre ces heures-là...suspendue dans la brume de l'esprit qui se refuse à admettre, l'impression d'irréel - non, ce n'est pas possible, je me sens encore enceinte - bataillant âprement contre la dureté de la réalité. Ainsi, les mots et les pensées que j’ai reçues depuis hier m’ont vraiment beaucoup aidée. Je me suis sentie entourée de douceur, et ça m’a été précieux.
Précieuse aussi, la belle aventure humaine que j'ai, quelques heures, partagé avec l'équipe médicale.
Ça a été beaucoup plus douloureux qu’il y a 4 ans, et je ne me rappelais pas que c’était un acte aussi médicalisé (je pense que j'ai furieusement zappé les “détails” à l’époque).
Mais le Docteur (le même qui m'a accueillie il y a 4 ans dans des circonstances identiques, le même qui a pratiqué ma révision utérine sous AG après mon AAD sans aucun commentaire ni réprobation) a été vraiment adorable ; prévenant et professionnel, il m’expliquait tout en détail, s’inquiétait de ce que je
ressentais physiquement et psychologiquement avant, après et durant l’intervention, ponctuant chaque geste d'un "attention, je vais faire ça....", compatissant à la douleur. Lui, que je n'ai que rarement vu sourire (certainement parce-qu'il ne m'a vue que dans des circonstances difficiles), l'a fait à plusieurs reprises aujourd'hui, illuminant ses yeux aussi doux que tristes de me voir à nouveau sur la table.
L’aide-soignante, aussi, a été précieusement présente ; 10, 20 fois, elle est venue dans ma chambre me demander comment j'allais, me couvrir les jambes, me remonter l'oreiller, m'offrir un verre d'eau et ses "n'hésitez pas à appeler, je suis là pour cela" pendant que j'attendais l'effet des médicaments. Elle s'est aussi démenée pour répondre à mes questions concernant ce que je refusais d'avaler sans en connaître la molécule ni les effets secondaires. Patiente, elle n'a montré aucun signe d'agacement, et soulignait sans arrêt qu'elle était là pour ça. Elle m’a tenu la main durant toute l’intervention ; j’en ai été très touchée.
"C'est bête", certains diront..."encore heureux" s'écrieront d'autres...peut-être ; c'est là où je me rends compte - avec tristesse - que nous nous habituons tout doucement à manquer de ces gestes si bons, si doux entre être humains, et que nous en sommes surpris quand nous les recevons. Pourtant, même en état de fragilité comme aujourd'hui, je sais sentir la vraie bonté, et pas uniquement parce-que j'en avais besoin.
Le tableau ne serait pas complet sans la jeune sage-femme de garde avec qui j’ai sympathisé. Quand nous avons commencé à discuter de mes maternités et fausses-couches, s’en est suivie un beau partage sur l'accouchement physiologique, l'AAD etc. et une promesse de se revoir en dehors du cadre professionnel.
J’ai été, en tout cas, vraiment sensible à leur prévenance, leur douceur, leur gentillesse à tous les trois. Et je me devais d'en parler ici. Pour leur rendre hommage, et à travers eux, aux milliers d'hommes et de femmes qui nous accompagnent chaque jour dans la douleur, la souffrance et la maladie avec toute la foi et la générosité dont ils sont capables. Je n'oublie pas toutes celles et ceux qui ont souffert de comportements contraires, leurs témoignages me faisant souvent froid dans le dos. Mais je serais injuste de passer sous silence et de considérer seulement comme un dû ce qui m'a été donné aujourd'hui. J'ai franchement admiré leur capacité d'attention, d'écoute, de gentillesse et de sollicitude.
Ne doutons pas qu'ils puissent être des lumières au coeur de ces sombres moments, tout comme la présence et l'amour de nos proches.
Que c'est doux de pouvoir s'y reposer. La lumière au coeur des ténèbres.
Pascale,
maman de Théo (7 ans et demi) et de Roxane (3 ans et demi).
13 octobre 2007
Un fabuleux pied-de-nez
aux Christian Gérondeau dont j'ai récemment décrié les positions, Claude Allègre et compagnie, tristes compères qui crient à la cabale quand ils s'expriment sur le réchauffement climatique : Al Gore et le GIEC viennent de recevoir le Prix Nobel de la Paix 2007.
Que les travaux du GIEC et d'Al Gore soient ainsi récompensés et mis en avant aux yeux du monde entier est un signe fort que les combattants de la première heure du réchauffement climatique ne sont pas des farfelus manipulateurs.
Enfin, quand on hurle aux loups, il semble difficile de s'arrêter...Claude Allègre apprenant les nouveaux nominés du Nobel en aurait rajouté une couche bien épaisse en déclamant qu'il ne comprenait pas, que la climatologie n'était pas une science, et que "tout ça n'était que politique" !
Bientôt, on nous soutiendra la thèse du grand complot écologiste et altermondialiste destinés à ruiner les braves gens qui suent sang et eau pour se payer à prix d'or leur pétrole et leur électricité bien mérités, vous verrez.
Certains n'ont pas peur du ridicule.
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
09 octobre 2007
Maternage, portage, cododo...
de génération en génération :-)
Ma fille a décrété que le poupon que j'ai acheté pour mes ateliers de portage dans un vide-grenier hier était "son bébé". Elle ne le quitte pas d'une semelle, elle lui parle tout doucement, lui caresse la tête, lui demande pourquoi il pleure, fait semblant de le consoler...trés émouvant de la voir faire :-)
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
08 octobre 2007
c'était le 17 septembre 2007
aux environs de 17h...une "tornade blanche" venait de s'abattre sur une partie de ma ville.
En quelques minutes, quelques quartiers d'Albi et sa rocade furent dévastés :

ce n'était pas de la neige, mais de la grêle...
Impressionnant ?! de ma vie, je n'avais jamais vu cela.
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
29 septembre 2007
Une idéale ambassadrice de l'instruction en famille...
Chevalier de la légion d'honneur, et peut-être future secrétaire d'état à la Jeunesse : Maud Fontenoy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maud_Fontenoy
Extrait du site : http://www.voilesnews.fr/fr/info_38_4824.html
“Portrait - Toute une vie sur un bateau, la tête dans les étoiles :
À quoi ressemble une aventurière ? Quelle allure se donne une pionnière, une pourfendeuse d’impossible ? Maud Fontenoy, 28 ans, a le regard bleu comme les mers du sud, les sourires accueillants, la coupe de cheveux soigneusement négligée.
Sur son bateau, on la sent prête à toutes les manoeuvres, audacieuse, appliquée, donnant l’impression de maîtriser chacun de ses gestes. À la table d’un restaurant parisien, les joues rosies par la passion qu’elle met dans son récit, elle se raconte avec le même naturel, la conversation jamais en retard d’un bon mot, d’une anecdote, d’un souvenir baigné d’humour ou d’émotion.
Son passeport est formel : Maud Fontenoy a vu le jour à Meaux, en Seine-et-Marne. A moins d’une heure de voiture de la capitale, loin des embruns et de l’air du large. Mais toute son existence semble avoir été bercée, depuis les premiers jours, parle mouvement des mers. Elle n’a pas encore une semaine le jour où ses parents la pose sur le pont de la goélette familiale. « J’ai passé mon enfance à voyager, sur l’eau, raconte-t-elle. Ma chambre à coucher, c’était un hamac tendu entre les deux mâts du bateau. J’ai découvert le monde sans aller à l’école, mes parents étaient mes deux seuls professeurs. »
Formée à l’école des Glénan, elle traverse l’adolescence au pas de course, épuisant son goût de l’effort et son besoin de sensations en multipliant les activités. La voile, bien sûr, mais aussi la natation et l’équitation. Un moment responsable d’une agence immobilière, elle ressent bientôt des fourmis dans les jambes. Et une envie, plus forte que tout, de partir à l’aventure, en quête d’essentiel et de liberté et de tordre le cou au bon sens. À 25 ans, elle entreprend, le 13 juin 2003, la traversée de l’Atlantique nord, à la rame, dans le sens ouest-est. Quatre mois plus tard, elle accoste en Espagne, pour une première féminine.
Deux ans plus tard, son nouveau défi l’entraîne sur les traces du radeau Kon-Tiki, dans le Pacifique. Elle quitte le port de Callao, au Pérou, le 12 janvier 2005, pour rallier la Polynésie française. À la rame, une nouvelle fois. Seule, comme toujours. Et sans la moindre assistance, embarquée pendant 73 jours de mer sur un canot de 7,5 m de long et 1,6 m de large. Comme deux ans plus tôt, la réussite l’attend sur la terre ferme. Le 26 mars, elle touche Hiva Oa, une île des Marquises, pour signer, cette fois encore, une première féminine la traversée du Pacifique à la rame.
Aujourd’hui, Maud Fontenoy a rajouté des voiles à son besoin d’absolu. Elle s’attaque à un tour du monde, en solitaire, à contre-courants. Mais en gardant, solidement chevillée au corps, la même obsession de transmettre aux enfants ses valeurs de persévérance, de volonté et de refus de la fatalité. Une aventure humaine et écologique, autant que sportive. «Je ne pars pas pour établir un record, c’est pour moi avant tout un engagement, un terrible désir de me renforcer en mer, tout en vivant ma passion. » Et l’envie, plus forte que la raison, de croire très fort en ses rêves. Et d’y entraîner les autres.
S'il y a bien quelqu'un qui représente pour moi la force, le courage, l'indépendance et la liberté, c'est elle !
et il faut que ce soit quelqu'un qui n'est jamais allé à l'école...à bon entendeur, hein ?
A contre-courant...comme le joli nom donné à son site personnel.
Espérons que cela aura quelques bénéfiques influences sur notre Président, et sur le regard parfois peu amène et volontairement soupçonneux de quelques politiciens aussi acerbes qu'impopulaires.
Merci Maud, pour ton exemple, ta liberté, ta franchise et ta spontanéïté. Nul doute que les spectacteurs de France 2 ce soir auront été quelque peu ébahis devant ton beau sourire quand tu as dit "je ne suis jamais allée à l'école".
Et j'irais même jusqu'à parier que devant ton exemple d'instruction en famille, personne n'ose te déblatérer les blabla habituels sur l'enfermement, l'isolement, "les pauvres enfants qui sont privés d'école et de copains", le soi-disant manque de sociabilité et de débrouillardise, l'inaptitude à vivre, voire la secte ! ...belle leçon que tu leur donnes, là, à ceux qui savent en donner sans vraiment savoir de quoi ils parlent, habités par la peur, hantés et paralysés par le discours si bien ancré. Tiens, on fait le pari que dans ton cas "ils" trouvent cela merveilleux ?
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans), tous deux en IEF.
17 septembre 2007
L'IEF dans les colonnes de mon journal
http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200709160070
Entre tous les articles et reportages tv sur l'Instruction en Famille qui ont été largement diffusés en cette rentrée (bravo aux associations qui se battent pour faire reconnaître et respecter ce droit comme un choix à part entière), le Ministère de l'Education Nationale qui s'achète une page entière de publicité pour son service du CNED titrant "LE RESPECT DE VOTRE AUTONOMIE", les choses bougeraient-elles un peu ici-bas ? :-)
Et peut-être bien qu'à force les esprits obtus et/ou rigides s'ouvriront ? on n'entendra peut-être moins brandir le soupçon de comportement sectaire ? bien que je n'ai personnellement jamais entendu cela et bien au contraire, malgré les très nombreuses personnes à qui j'en parle (la dernière fois, c'était avec mon ancien conseiller d'orientation au collège qui s'est montré très réceptif et m'a même proposé son aide en Maths !), mais mon mari, lui, oui.
Plus prosaïquement, on n'acceptera aussi que les petits soient à l'école en pyjama...si, si, je vous assure que ça choque certains , j'ai une amie qui m'a fait un flan ce WE alors que j'étais toute fière de lui montrer notre classe, le matériel, les travaux et dessins !?! très sérieuse, elle m'a décrété que les enfants devaient s'habituer à être habillés au saut du lit ! que plus tard, blablabla.....quand on sait que ma fille a 3 ans à peine ! et puis, ben mince alors, moi qui adore trainer en pyjama le WE pour des longs petits déjeuners complices et familiaux avec un papa qu'on voit si peu ! et combien sommes-nous dans ce cas-là ? j'ai vraiment cru, au début, qu'elle me faisait une blague ! sachant qu'à un moment ou à un autre, mes enfants sont habillés (souvent, pendant une pause récréation) et qu'on sort tous les jours se ballader, crapahuter, rencontrer des amis et / ou recevoir !.
Que c'est dur d'accepter une certaine LIBERTÉ D'ETRE, DE FAIRE ET DE PENSER, quand on ne se l'autorise pas hein ? et de ne pas la juger encore plus ? et je répète à l'envi en ce moment, un proverbe indien que j'affectionne : "Avant de juger son frère il faut avoir marché plusieurs lunes dans ses souliers."
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
13 septembre 2007
Reprise d'"Arrêt sur images" !
Sur internet, et par abonnement : http://arretsurimages.net/abonnement
Soyons nombreux !
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
07 septembre 2007
"Je suis le Roi de France...
je suis Nicolas Sarkozy !"
Rassurez-vous, cette phrase ne sort que de la bouche de mon fils...on se demande bien où il va chercher tout ça, hein ?
En tout cas, ça m'a d'abord fait mourir de rire, et peu après, réfléchir au ressenti de mon fiston.
A bon entendeur.
Pascale
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
Hommage
"Il y avait des ténors, et il y avait Pavarotti" (Franco Zeffirelli)
Signore,
sans vous, "O Sole Mio" n'aura plus le même charme,
et votre "Ave Maria" fera couler mes larmes,
comme aujourd'hui, en ce triste jour.
Mon émotion rejoint celle de vos proches et des italiens ;
avec un souvenir ému et intense du jour où j'ai découvert votre voix, toute impressionnée par le géant italien qui voulait me faire goûter la musique de son ami d'enfance.
16 ans déjà mais je n'ai rien oublié de l'intensité et de la félicité du moment.
Arrivederci al paradiso, Luciano.
Pascale, maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)





