04 avril 2008
Si, comme moi, vous vous êtes souvent demandé....
comment les pédophiles peuvent, en toute impunité, continuer à roder autour de leurs victimes, lisez l'article du Parisien sur le Principal exhibitionniste...et relevez ceci :
"En 2005, l'homme avait été condamné en appel pour des faits similaires à quinze jours de prison avec sursis.
La justice avait alors estimé qu'il s«agissait d'un accident» et avait
prononcé une dispense d'inscription au casier judiciaire pour ne pas le
priver de son travail, ce qui explique l'absence de réaction de sa
hiérarchie et qu'il ait pu continuer à exercer dans l'Education
nationale."
Moi, ça me donne envie de hurler.
Pascale,
maman de Théo et de Roxane
31 mars 2008
943 millions d'euros de bénéfice...
pour la Poste en 2007 !
Réjouissons-nous, les amis ; au moins, on sait désormais pourquoi on réfléchit à deux fois au prix d'envoi avant de poster un colis et d'acheter un ti-quelque-chose à un particulier sur Price Minister ou e-bay.
Pascale
maman de Théo (05.07.00) et de Roxane (31.07.04)
16 mars 2008
L'évolution...au fil des générations
Nostalgique des dessins animés de mon enfance, j'ai décidé, il y a quelques temps d'offrir à mes enfants (qui ne regardent pas les programmes télé pour enfants), en plus de leur petite vidéothèque de Disney, Pixar and Co, quelques coffrets desdits DA disponibles pour quelques euros sur Price Minister, ou lors des promos des Editions machin Chose à la maison de la presse de ma ville.
Ainsi Ulysse 31 (celui-là offert par un tonton tout aussi nostalgique), Bouba et "Il était un fois la Vie et l'Homme", se sont vus rejoindre dernièrement par "Tom Sawyer", "Rémi Sans Famille", "Albator", "les mystérieuses Cités d'or".
Les enfants, et particulièrement l'aîné bien sûr (qui a aujourd'hui le même âge que moi quand j'ai commencé à les regarder), ont, comme moi à l'époque, bien "accroché". Pourtant, ils ont remarqué des choses qui ne m'avaient jamais effleurée petite ! fiston, par exemple, est venu me dire "Maman, je ne comprends pas, Albator boit de l'alcool...". Moi : "hein ? qu'est -ce -que -c'est que cette
histoire ??". Et effectivement, il m'a montré les scènes où le héros de mon enfance a bouteille et verre rempli d'un liquide bien rouge (c'est d'ailleurs une image régulière), et une où on devine que, fin soûl, il n'est même plus capable de les tenir !
Les images du DA disponibles sur Internet sont explicites :
Mais ce n'est pas tout, ils se sont aussi choqués que les coups de fouet soit allègrement distribués dans "Tom Sawyer" : "Maman, tu te rends compte, Tom est battu avec un fouet et à l'école aussi !", que Rémi soit autant violenté et forcé durement à travailler par celui qui l'achète malgré ses pleurs : "Maman, pauvre Rémi, il pleure parce-qu'il a honte et peur de devoir jouer devant tout le monde" et pas mal de choses plus ou moins graves que je n'avais même pas remarqué petite !
Alors, bien sûr, ces réalités différentes, ces conditions de vie difficiles des enfants, ces diverses maltraitances, cette addiction, ont donné matière à discussion et réflexions avec les enfants sur l'alcoolisme, la violence, la dureté de la vie à certaines époques et encore aujourd'hui pour pas mal (trop) d'enfants dans le monde. Au départ, pertubée de les avoir mis devant de telles images, j'ai failli leur demander de ne plus les regarder. Mais au final, j'ai trouvé que leurs remarques et réflexions montraient qu'ils savaient très bien ce qui était choquant et m'ont prouvé que l'alcool n'avait pas sa place dans leur quotidien (ce qui est extrêmement important pour moi). Leur montrer la "réalité" en d'autres lieux, d'autres circonstances, d'autres époques, leur ont finalement donné à mesurer l'avancée de leur condition d'enfant, mais aussi que d'autres adultes vivent bien différemment de leurs parents pour X raisons. Encore faut-il être là pour en parler avec eux !
En tout cas, je suis heureuse que mes enfants ne trouvent pas cela "normal".
Ce qui me pose le plus de souci, c'est que personne ne s'est ému de ces images, de ces thèmes, dans des DA à l'époque. Comme si c'était "normal". Et c'est ce que je devais penser, petite, puisque je ne l'avais même pas remarqué...Quels étaient le but et les raisons d'être de ces DA finalement très sombres quand on y réfléchit ?
0n va donc oublier "Candy"...parce-que c'est le DA qui m'avait semblé le plus dur, qui m'avait fait pleurer souvent devant la télé et l'histoire de cette petite fille si malmenée. J'imagine qu'il sera encore plus dur à regarder pour mes enfants dont le quotidien est bien différent, qui ont acquis d'autres notions, d'autres valeurs. Ai-je vraiment pour ambition de les faire pleurer ou de les choquer ? non ! ne pas leur cacher d'autres réalités que la leur, les y sensibiliser, oui. Mais, en douceur.
Et vivre Franklin ! :-) (et les Mystèrieuses Cités d'0r ainsi qu'Ulysse 31, quand même).
Pascale, maman de Théo (05.07.00) et de Roxane (31.07.04)
11 mars 2008
Plaidoyer pour un "nouveau" Baccalauréat
A l'occasion d'une ahurissante enquête sur le caractère aléatoire de la notation du bac,
Jean-Robert Pitte, Président de la Sorbonne, réclame sa disparition sous la forme que nous connaissons, au profit d'une notation en controle continu qui reflèterait bien plus la réalité du travail de l'élève : Ici.
Pascale
"Il faut fermer les écoles maternelles en France"
Un point de vue choc sur les écoles maternelles en France d'un Inspecteur de l'Education Nationale qui s'exprime de façon anonyme (preuve que l'EN est toujours un haut-lieu de démocratie exemplaire pour nos chérubins) : ici, sur RTL.
Il est certain qu'avec des classes de 25-30 petits et touts-petits, un instituteur est-il vraiment dans les meilleures conditions pour travailler ? Raison pour laquelle ma fille, scolarisée quelques mois avec bonheur l'année dernière dans l'école de notre hameau, est instruite en famille après sa fermeture (et donc obligation de se rendre dans une école bondée où la classe de PS compte...29 élèves).
Si l'école obligatoire dès 5 ans est à discuter, l'exemple des pays nordiques où les enfants entrent à l'école bien plus tard devrait, c'est évident, nous inspirer (et notamment la Finlande). Nous sommes pratiquement les seuls au monde à mettre nos enfants aussi tot à l'école...avec quels résultats au final ? pas les meilleurs et loin de là.
En tout cas, repenser et redéfinir le mode d'accueil et d'instruction des enfants avant 5 ans n'est pas pour déplaire à l'élève en pédagogie Montessori que je suis. Reste que créer des classes passerelles ou des jardins d'éveil a un coût, pour les collectivités, et certainement les familles.
Pascale
maman de Théo (7 ans et demi) et de Roxane (3 ans et demi), instruits en famille.
29 février 2008
Flambée des prix (bis) : cessez de consommer les aliments en cause !
Vous y gagnerez sur le porte-monnaie, mais aussi en santé ; en rapport avec mon précédent article sur le sujet : http://www.lanutrition.fr/Blé-et-lait-augmentent-Changeons-de-régime-a-1911-.html
Pascale
27 février 2008
La Flambée des prix
La flambée des prix qui fait la Une des médias depuis quelques jours et l'inquiétude des familles depuis quelques mois, est l'occasion, je crois, de réfléchir à notre mode de consommation.
Ainsi, je suis très étonnée d'entendre parler d'une aussi forte augmentation des prix en quelques mois (il parait que certains produits ont pris de 50 à 180 % d'augmentation !). Parce-que je n'achète jamais de pain (je le fais)...et que je ne la constate pas dans le magasin bio où je fais pratiquement toutes mes courses (je n'y achète pas la viande car je me sers chez les producteurs amis et voisins) ; mieux j'ai même vu pas mal de prix baisser (les oeufs, le lait de riz, les pâtes à l'épeautre par ex) !
J'y achète aussi les quelques produits ménagers dont j'ai besoin en dehors du vinaigre et des recettes non polluantes que j'utilise pour l'entretien de ma maison. Du coup, j'agis à double titre : je pollue le moins possible et j'évite de donner les ressources de ma famille aux industriels qui se sont entendus illégalement pour maintenir leurs prix et leurs marges sur votre dos (ils sont 9 à jouer ce jeu...).
J'ai mis longtemps à me décider pour une consommation biologique (à 80 % environ).
Il
est vrai que les prix en magasin bio peuvent rebuter, surtout si on a
des ressources modestes et qu'on les compare à ceux d'un discount. Mais
si on compare les produits à qualité égale (biologique), on se rend
vite compte que les grandes surfaces sont plus chères sur les prix au
litre ou au kilo de beaucoup de produits biologiques.
Consommer biologique et écologique permet de réviser les quantités achetées au profit de la qualité (alors que dans le discount, le principe est inverse) ; de s'interroger sur ce que l'on consomme et sa qualité nutritionnelle, de revoir ses priorités, et de ne plus considérer certains nutriments comme essentiel juste parce-qu'on nous le répète depuis des décennies (je pense par exemple aux produits laitiers, aux nombreux produits à base de blé, à tous ceux emplis de graisses saturées ou de sucre).
Bien sûr, l'alimentation est moins variée, et plus basée sur les rythmes des saisons ; et elle nécessite de revoir les quantités consommées, tout en la remettant prioritairement au centre de son budget : aujourd'hui, l'alimentation est un poste qui a beaucoup diminué au profit d'autres postes. Souvent, on a le sentiment (ça a été mon cas longtemps) que nous n'avons pas le choix...et pourtant, consommer autrement est possible, même et (je dirais presque surtout) si on a un petit budget. Vous me direz "c'est impossible au vu des prix du bio"...ce n'est vrai que si vous continuez à consommer sans vous poser de questions sur la qualité, la quantité et l'essentialité de ce que vous consommez, si vous voulez le beurre et l'argent du beurre, si vous n'êtes pas dans l'optique de faire une choix...ici, nous avons éliminé pas mal d'aliments de notre consommation courante, et pratiquement éliminé tout loisir payant de notre budget (hormis le cinéma le lundi à 5,30 euros de temps en temps), réduit fortement selon les années les vacances à l'extérieur de notre maison, économisons l'essence au maximum, achetons nos vêtements d'occasion ou en période de grandes soldes uniquement (en janvier, sur le net on pouvait acheter jusqu'à - 70 % !), cherchons toujours à acheter d'occasion ce dont nous avons besoin.
"C'est pas une vie..." ou "trop contraignant" me suis-je entendue souvent dire...mais "la Vie", est -ce forcément consommer sans s'interroger ? travailler plus pour consommer plus ? quand on en a les moyens, c'est possible, mais à l'heure actuelle beaucoup de familles ne les ont pas et souffrent des prix qui s'envolent.
Ce qu'on y gagne ? une consommation plus responsable, plus équilibrée et bien sûr meilleure pour la santé,
recentrée sur l'essentiel ; on y gagne aussi le respect de soi et le dégoût du gaspillage, défaut
majeur de notre société.
Si je ne vous ai toujours pas convaincu, interrogez-vous sur la consommation d'essence depuis quelques mois : beaucoup se sont responsabilisés et l'ont diminué. Ils ont cherché et souvent trouvé comment "faire autrement". Alors...c'est possible (dommage quand même qu'il faille en passer par le porte-monnaie pour ouvrir les yeux mais c'est ainsi).
Alors, les amis, consommez bio, vous consommerez moins mais mieux, agirez pour la santé de votre famille et celle de la planète...et vous ne serez plus les dindons de la grotesque farce que sont en train de vous jouer les industriels de la consommation qui vous font croire qu'ils n'ont pas d'autres choix que d'augmenter les prix en suivant le coût des matières premières ! si c'était vrai, les prix du magasin bio augmenteraient aussi... ; les incrédules nous parlent souvent de façon moqueuse de ceux qui choisissent d'acheter biologique et de consommer écologique. Au mieux, nous passons pour des illuminés, des "bobos" ou des "richards", au pire carrément pour des cons ou des charlots qui cèdent à la pression des "écolos-qui- veulent - la-ruine-du-monde". Grand bien leur fasse ; aujourd'hui, et au vu de l'actualité, on voit très bien qui se fait avoir...et qui aura le plus de mal à le reconnaître, préférant râler, critiquer, qu'agir.
Mes amis, reprenez les rennes de votre budget et le pouvoir sur vos vies et votre santé, et pas uniquement en dédiant votre consommation au "moins cher possible"...on en saisit toute l'absurdité du système et le piège tendu alors que les prix flambent et qu'on vous a persuadés que vous faîtes quand même de bonnes affaires. Restez lucides : la cherté ne fait pas toujours la meilleure qualité...mais le meilleur prix est rarement le prix le plus "juste" en terme de pouvoir d'achat, de qualité et de préservation de votre santé, surtout depuis que les scandales d'entente illicite sur les prix secouent notre pays et que ce qui reste le plus important aux yeux des fabricants, ce n'est pas Vous, mais leurs marges...
"Consommer bio, c'est voir plus loin".
Pascale
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
06 décembre 2007
Les Ayatollah...de quel côté ?
Il arrive souvent, en ces moments de grande discussion autour de l'interdiction de fumer dans les lieux accueillant du public, que l'on s'insurge contre ceux qui en sont contents...certains même les appelant des "Ayatollah".
Pourtant, mon vécu me donne une toute autre vision des choses.
Vendredi soir, première sortie en tête à tête au restaurant depuis la naissance de notre fille, au resto chinois que nous aimons beaucoup.
Dans la salle, nous sommes 8... 6 fumeurs, 2 non-fumeurs (nous, pardi).
Le début du repas se passe sans trop d'encombre, mais à un moment donné, la table de 4 jeunes gens a fini son repas...ils allument tous en même temps une cigarette.
Je commence alors à avoir du mal à respirer...mon nez, par réflexe protecteur (celui que perdent les fumeurs à force...je sais de quoi je parle puisque j'ai fumé 14 ans) se bouche. De fait, je n'arrive plus à manger et avaler de l'air en même temps. Je vais aux toilettes une première fois pour avaler un peu d'air moins vicié (c'est agréable, hein ?). J'en sors, et là, c'est pire : l'air est teinté de bleu, et me picote les yeux. Mes tempes commencent à battre la chamade, comme si l'afflût d'oxygène manquait à mon cerveau. Je tente tant bien que mal de résister, mais je ne peux pas, j'étouffe et je sais que ça ne va pas s'arranger puisque l'autre table s'est aussi mise à fumer. Nous décidons alors de nous "sauver"...sans dessert, sans café, sans avoir eu le temps de profiter de notre tête-à-tête. Retour à la maison à 22h30...
Cerise sur le gâteau : en rentrant, mes enfants me demandent l'air dégouté : "beurk maman, qu'est ce que tu sens ? ça pue...."
Lundi soir, 18h. Je m'arrête dans un tabac presse acheter mon magazine. J'entre dans 15m2 environ, occupé par le vendeur et 4 de ces amis dont...2 qui fument. Ils ne voient pas mon air froncé et mon nez plissé quand je rentre (tellement ça pue) et se permettent d'oser m'interpeller grassement. Je paie très rapidement, et là encore, me sauve...ce n'est pas la première fois que dans un tabac (non agrémenté d'un bar je précise), je me retrouve face à des gens qui rentrent clope au bec (et même cigare !), sans vergogne.
Et j'ai déjà vu l'entraineuse de sport de mon fils arriver à un tournoi, la voiture remplie de gamins pris au passage...fumer sans ciller ; sa mère au volant, fumant elle aussi...
Alors, d'après vous, qui sont les emmerdeurs et les emmerdés dans l'histoire ? et qui y perd, finalement, quand le consommateur "se sauve" en courant ? quid de cette fameuse "convivialité" tant vantée quand on évoque la cigarette et l'alcool en France ? ce n'est pas pour rien que nous ne mettons pas les pieds dans un bar en dehors des périodes d'été...et nombre de mes amis non fumeurs témoignent faire à l'identique, surtout quand on a des enfants.
PS : à ceux qui me liraient et ricaneraient en disant que les ex-fumeurs sont les plus durs, je réponds : "arrêtez, et vous verrez ensuite. Le sevrage est tellement difficile - la preuve, vous n'y arrivez pas - que le corps s'en souvient et déclenche une réaction de type allergique en présence d'une cigarette". Avec le recul, je me rends compte, et j'en frémis, de ce que j'ai fait subir à mon corps pendant tant d'années ; qu'a-t-il eu besoin de faire taire pour s'adapter à une telle agression et même y trouver tant de plaisir ?
Pascale,
maman de Théo (7 ans) et de Roxane (3 ans)
09 juillet 2007
Quand l'avortement ne se cache plus...
"je sais ce que beaucoup de gens pensent : elle s'est fait faire un enfant à 39 ans, elle s'est trouvé un géniteur. Mais c'est faux, entièrement faux. J'ai été enceinte plein de fois et de très beaux garçons, mais c'est cette fois-ci que j'ai voulu le garder. Parce-que lui, je l'aime mieux".
Mathilde Seigner in Psychologies Magazine Juillet-août 2007
Formidable avancée, ou terrible constat ?
Possibilité amère mais bienvenue ou nouveau moyen de contraception ?
Mes pensées devant de tels propos à toutes les mamans qui attendent des mois et des années la venue d'un enfant, celles meurtries par leur(s) fausse(e)-couche(s)...et celles blessées à vie par une décision inéluctable mais si difficile à vivre.
Pascale
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)
09 mai 2007
Prix spécial de la con**** au Dr Sauvanet
qui s'exprime dans les colonnes de "vies de famille", l'indécrottable magazine de la caf, dans le dossier "plein feux sur les progrès médicaux qui ont métamorphosé la maternité" :
"Interne il y a 25 ans, quand je rentrais dans une salle de travail, les femmes hurlaient, un vrai capharnaüm ! maintenant, la majorité des femmes ne souffre plus et accouche plus sereinement"
Sans commentaire.
PS : tiens, à toutes celles qui ont accouché à la maison et qui sont nombreuses à me lire : avez-vous "hurlé", vous ? parce-que moi, non...je gémissais, je vocalisais, je chantais, j'ai rouspété mais jamais je n'ai HURLE à gêner les pauvres petites noreilles de ceux qui m'accompagnaient dans cette houle de naissance !
A voir et lire les documents qui circulent sur internet sur l'aad ou la naissance respectueuse avec des mamans qui parlent de leur bonheur ou ont les yeux qui pétillent de sourire, j'ai du mal à imaginer les mamans qui vivent sereinement leur accouchement (et pas forcément avec péri, Dr Sauvanet ! mais surtout sans peur et gestes portés sur elle) en train de hurler tout du long, terrorisées...je vois plutôt calme, vocalise, chants, gémissements, mélopées, repli sur soi cerveau reptilien non entravé....mais peut-être que je me trompe ? alors, dîtes-moi :-) il serait d'ailleurs intéressant de pouvoir filmer des Aad :-)
Vos réponses me permettront sans doute de pouvoir prolonger la discussion avec une sage-femme qui m'a proprement envoyée bouler samedi dernier en m'affirmant que la péridurale était un énorme progrès...elle a été tellement agressive que je n'ai pas pu répliquer ce que moi, je mets sur le terme "progrès" : ce n'est ni l'absence de douleurs, ni la suppression du ressenti qui supprime du coup la capacité à se sentir accoucher, mais le respect de la physiologie afin de ne pas amplifier la douleur, la prise en compte de la douleur et son accompagnement avec toutes les méthodes disponibles, la certitude que la mère "sait" accoucher et non qu'elle doive "être accouchée", la confiance, l'accompagnement, l'aide, le soutien, la protection et...l'empathie. Car bien qu'elle ait d'elle-même reconnu quelques minutes avant que la péridurale permettait en priorité que les salles soient "calmes"...elle n'a pas du tout apprécié que je parle de l'amplification des douleurs dans certaines conditions d'accouchement (plat dos, gestes non expliqués, immobilisation etc.) et que j'affirme que l'accouchement n'était pas "forcément" un calvaire...à condition que la physiologie et la maman soient respectés.
Croyant que je lui affirmais que l'accouchement n'était pas "douloureux", elle s'est trompée de cible et d'affirmation en pensant que je faisais une généralité. Car douloureux, il l'est pour moi aussi. Et même beaucoup par moment. Mais il n'est pas insurmontable, ni calvaire...la douleur me servant à faire cheminer mon bébé par la recherche de positions me soulageant ; il est l'épreuve et l'initiation dont j'avais besoin pour m'ouvrir au monde et à la vie, être mère et avoir conscience de pouvoir et savoir l'être au moment du passage fabuleux de l'enfant à travers mon ouverture, me faisant devenir mère de cet être-là.
Pascale,
maman de Théo (05/07/00) et de Roxane (31/07/04)

